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Des confitures

Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /Mai /2007 18:10


En ce moment, le blog tourne au ralenti. Mais ma vie est plutôt agitée.

Comme vous savez j'habite à Dakar, mais je rentre régulièrement en France. Et quand je suis en France, je ne suis pas chez moi. Je squatte principalement chez ma mère, en banlieue parisienne, parfois chez ma belle-fille, ou dans quelque appartement qu'on me prête ou que je loue... Pas simple ! A chaque fois, je m'adapte à ce que je trouve (pas que dans la cuisine). Souvent, je n'ai pas le temps de cuisiner, encore moins de faire des photos de plats, de rédiger de nouveaux billets.... Non seulement ma cuisine et mes petites habitudes sont à 4500 km d'ici, mais mon homme aussi. Sniff ! Voilà deux raisons majeures, déjà, de ne plus trop avoir envie de faire chanter les casseroles.

Quand je ne suis pas entre deux étapes de la tournée des grands ducs ou entre deux séminaires, je visite des appartements en vue de notre réinstallation prochaine à Paris (car heureusement cette vie de camping touche à sa fin, nous rentrons en France).

Sinon, j'essaie de préparer mes interventions dans les colloques auxquels je dois participer cet été... Ah oui, j'oubliais, je passe aussi deux oraux pour le concours du CNRS : au départ ce concours était la raison principale de mon séjour... De toute manière, passer ce concours, ça revient à jouer au loto vu le nombre de postes offerts et le nombre de candidats.... Accessoirement, il faut que je trouve un poste où me recaser dans mon administration d'origine, puisque que je vais devoir reprendre le travail à l'automne (et il y a peu de chances que ce poste soit au CNRS... ).

Je vous passe d'autres détails familiaux si tristes qu'il vaut mieux ne pas en parler.

Donc en ces temps particulièrement durs et amers, je me nourris. Mais je ne cuisine pas, ou si peu. Comble de la décadence, je finis souvent dans un fauteuil chez
Starbucks. Non pas que je me délecte des terrifiantes boissons lactée et sucrées qu'on y sert (beuuurk... moi qui n'aime déjà pas le café au lait ! ).

Non, rassurez-vous, je me contente généralement d'un expresso (très bon en général) ou d'un thé (assez infâme, mais ça hydrate et ça réchauffe mieux que l'expresso). Starbucks, qui a proliféré de façon incroyable ces derniers mois à Paris, offre un espace entièrement non fumeur, bien chauffé (c'est essentiel quand on arrive d'Afrique), les fauteuils sont confortables et on peut squatter des heures, brancher son ordinateur à une prise électrique, surfer sur internet (moyennement finance, quand même). C'est parfait pour la SDF de luxe que je suis. Et tant pis si c'est américain... Enfin je n'insiste pas, je sens que ça ne va pas être très bien vu tout ce que j'écris là.

Tout ça pour vous avouer que je n'ai rien cuisiné de bien fabuleux ces derniers temps. Juste un crumble aux poires fait hier à la va-vite, mais drôlement bon, sans me vanter. Ah oui, des lasagnes et des crèmes au chocolat pour le repas familial, ce week-end. Classique de chez classique.

Bref, dans les recettes récentes et de saison, je n'en vois qu'une à vous faire partager : une confiture de fraises au poivre long réalisée à Dakar, juste avant de partir. J'étais tellement fière d'avoir déniché du poivre long, là-bas...






- 500 g de fraises mûres mais fermes
- 375 g de sucre
- le jus d'un citron jaune
- 1 ou 2 gousses de poivre long, râpée(s) ou soigneusement pilée(s) (en épicerie fine)

1. Laver et sécher les fraises. Les équeuter en les laissant entières (à moins qu'elles ne soient très grosses), mettre à macérer avec le sucre, le poivre long et le jus de citron pendant 12 heures.

2. Au bout de ce temps, porter le tout à ébullition, retirer aussitôt du feu et laisser macérer encore 12 heures au frais.

3. Filtrer le sirop obtenu et le porter à ébullition. Faire cuire 10 minutes le sirop seul, puis ajouter les fraises. Faire cuire une dizaine de minutes en écumant régulièrement jusqu'à ce que la confiture prenne (1 goutte de sirop versée sur une assiette froide se fige). Laisser tiédir la confiture pendant 30 minutes environ, dans une bassine de cuisson : les fraises vont se gorger de sirop et regonfler.

4. Verser dans des pots ébouillantés et séchés. Fermer les couvercles. Consommer dans les 6 mois de préférence. En principe on y arrive bien avant.... à moins d'avoir vraiment raté sa confiture ;-))).




 
Laissez votre grain de sel - 7 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 14:00

En gros, il y a deux méthodes pour faire des gelées à partir d'ingrédients qui n'ont pas, à la différence des fruits (du moins de certains fruits) de pectine leur permettant de prendre facilement.

Autant dire que dans le thé, le bissap (c'est à dire une variété d'hibiscus, j'ai posté une recette il y a quelque temps déjà...), ou encore le vin, la pectine est rare. Donc, soit on prend du Vitpris ou un sucre gélifiant type Gelsuc, qui apportent un mélange d'acide citrique et de pectine nécessaire à la prise, soit on part d'une base de gelée de pomme que l'on parfume.

Pour le bissap, j'utilise en général du Vitpris, mais il me semble que pour le thé vert, du moins le Matcha, la gelée à base de pomme donne un résultat plus savoureux. Il faut des pommes qui ne soient ni trop sucrées, ni d'un goût trop fort, afin de préserver la dominante matcha ainsi que la couleur du thé : les Granny Smith sont les plus adéquates. Vous obtiendrez une couleur vert bouteille qui n'est certes pas la plus attirante qui soit, mais le résultat est delicatissimo, frais, un peu tanique, très long en bouche.

J'ai lu sur le net que la prise en gelée, avec le thé, est parfois aléatoire. Certains thés riches en tanins rendent la gélification impossible. Avec le matcha, je n'ai pas eu de souci, pour l'instant du moins...

 

 



Pour 2 pots de 400 g environ :

- 1,5 kg de pommes Granny Smith
- 1 citron jaune
- sucre cristal
- 1 cuillère à soupe rase de Matcha

1. Laver et couper les pommes en quartiers sans retirer ni la peau ni les pépins. Les couvrir de 1,5 l d'eau et les faire cuire 30 minutes à couvert.

2. Verser les pommes avec leur jus de cuisson dans une passoire tapissée d'une étamine. Appuyer sur les fruits pour recueillir un maximum de jus de cuisson.
3. Peser le jus obtenu, ajouter 800 g de sucre par litre recueilli ainsi que le jus de citron dans lequel on aura délayé le thé matcha.
4. Verser le tout dans une casserole à fond épais ou une bassine à confiture, faire cuire 20 minutes jusqu'à ce que la gelée prenne (une goutte de sirop posée sur une assiette froide doit se figer).

Mettre en pot et fermer hermétiquement.

 

Laissez votre grain de sel - 3 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /Avr /2007 09:00

 

 


 

Toujours dans la série autour des confiseries d'agrumes, voici non pas une marmelade, mais une gelée agrémentée de pétales de fleurs d'oranger. 

L'oranger de notre jardin ayant été très avare de fleurs cette année, je me suis tournée vers Fauchon qui vend ces précieux pétales sous forme séchée. Ils donnent un petit goût de miel à la gelée. J'ai trouvé cette merveille ici, à Dakar, à l'Epicerie fine (la seule épicerie fine de la ville, en fait...)


 

 

 

 

 

 Voici la recette (pour 2 pots environ) :

- 700 g de pamplemousses (aujourd'hui c'était les merveilleux petits pamplemousses jaunes de ma voisine Lucie) 
- 300 g d'oranges 
- 2 citrons verts (ou un citron jaune)   
- 1 litre d'eau de source
- 800 g de sucre  
 
-  2 c. à soupe de pétales de fleurs d'oranger séchés (ou frais)
- 3 c. à soupe d'eau de fleurs d'oranger

 
1. Mettre les pétales d'oranger à tremper dans 5 cl d'eau tiède additionnée d'1 c. à soupe d'eau de fleurs d'oranger pour les réhydrater.

2. Brosser les fruits sous l'eau chaude, les sécher, les presser pour récupérer le maximum de jus. Récupérer les pépins et les mettre dans un nouet.

3. Mettre le jus, les coques des pamplemousses et des oranges (pas les citrons), le nouet avec 1 litre d'eau de source dans une marmite à fond épais ou une bassine à confiture. Porter à ébullition et laisser frémir (pas bouillir) à tout petit feu pendant 1h environ, en couvrant aux trois-quarts. Le jus va réduire environ de moitié.

4. Retirer la marmite du feu. Retirer les coques des fruits et le nouet en prenant soin de les presser afin de récupérer un maximum de jus et de pectine.

5. Verser le sucre dans la marmite, remuer pour le dissoudre. Ajouter les pétales et leur eau de trempage, ainsi que 2 c. à soupe d'eau de fleurs d'oranger. Remettre sur feu vif, amener à
ébullition et faire cuire environ 15 minutes jusqu'à ce que la gelée prenne : une goutte versée sur une assiette froide se fige.

6. Mettre en pots sans attendre, fermer puis retourner les pots pour les stériliser et laisser refroidir.


Avec les coques restantes, on peut confectionner de délicieuses écorces confites dont je vous donnerai le secret dans un prochain billet !

 

Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /Avr /2007 08:34



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Dans la série consacrée aux marmelades d'agrumes
, entamée sur ce blog il y a quelques semaines déjà, voici la marmelade de pamplemousse !

 

En janvier dernier, ma voisine m'en a donné plus de 4 kg tout droit issus de son jardin, juteux et parfumés à souhait. Le résultat était au-delà de mes espérances : un véritable délice ! Depuis je m'en gave tous les matins au petit déj', impossible de m'en lasser.

 

J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans une préparation pur pamplemousse, craignant l'amertume de ce fruit. J'ai cherché en vain une recette dans mes livres de cuisine et ce que j'ai trouvé sur internet ne semblait pas vraiment correspondre à mes attentes... Finalement j'ai repris et adapté une recette de marmelade d'oranges amères trouvée sur le site Marmiton.

 

Le goût de cette marmelade rappelle d'ailleurs énormément celle d’oranges amères... L'amertume du pamplemousse est contrebalancée par la douceur du sirop obtenu. Avis aux amateurs : on trouve du pomelo toute l’année alors que la saison de l’orange amère de Séville est brève...

 

Pour 4 pots environ :

 

- 500 g de pomelos à chair jaune ou rose, si possible non traités et à peau fine. On peut mélanger pomelos jaunes et roses bien sûr.

- le jus d'1 citron

- 1,1 kg de sucre blanc

- 1 l d’eau de source 


1. Laver les pamplemousses en les brossant, les sécher, ôter le pédoncule. Les éplucher après les avoir entaillés en quartiers, réserver les écorces.

 

2. Couper chaque quartier de chair en deux ou trois selon leur taille. Récupérer les pépins et les mettre dans un nouet (il en faut une douzaine pour favoriser la prise en gelée : si vous n’en avez pas assez essayez d’en récupérer sur d’autres agrumes).


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3. Couper les écorces en lanières de 2 à 3 mm de large. Faire macérer la pulpe, les écorces, le nouet dans l’eau de source pendant 12 à 24 heures, à température ambiante.

4. Au bout de ce temps, mettre le tout dans une marmite à fond épais, faire frémir à feu très doux pendant 2 heures en couvrant aux 3/4, de façon à ne pas faire trop réduire le jus. Ne pas écumer.

5. Retirer la marmite du feu, ajouter le sucre et le jus de citron, remuer délicatement jusqu’à dissolution complète. Remettre la marmite sur feu vif, compter environ 15 minutes de cuisson après reprise de l’ébullition. Les écorces vont devenir transparentes et tendres, le sirop va réduire un peu. La température de cuisson ne doit pas dépasser 105°C à 106°C.

Vérifier la nappe en faisant le test de l’assiette froide, sinon prolonger la cuisson de quelques minutes. Mettre en pots, fermer les couvercles et retourner les pots. Attendre dix jours avant de déguster (au minimum...)

 
 
Marmelade-pamplemousses2.jpg

 
 
Laissez votre grain de sel - 6 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 15:44


Que faire avec des bananes bien mûres quand on n'a pas l'intention d'en faire une cure ?

Des bananes flambées, un crumble, de la confiture, ou encore un banana curd, façon lemon curd (moins acide il faut bien le reconnaître...)





Pour 2 pots environ :


- 4 bananes mûres à point
- 150 g de sucre
- 1 citron vert
- 1/2 citron jaune
- 2 oeufs
- 25 g de beurre
- 1 cuillère à soupe de Maïzéna



1. Râper finement le zeste du citron vert et presser le jus.

2. Dans une casserole, faire fondre le beurre, ajouter le zeste et le jus du citron vert.

3. Détailler les bananes en morceaux, les arroser du jus d'1/2 citron jaune et les verser dans la casserole. Faire cuire environ 10 minutes. Retirer du feu, mixer finement pour obtenir une crème bien lisse.

4. Battre les oeufs avec le sucre et la Maïzéna, ajouter à la purée de bananes en fouettant vivement.

5. Remettre sur feu doux et faire épaissir en remuant constamment au fouet pour ne pas que la crème attache. Si jamais il reste des morceaux, mixer à nouveau la préparation.

6. Mettre en pots et conserver au réfrigérateur, ou congeler pour un usage ultérieur.


On peut également ajouter de la vanille, du rhum ou tout autre parfum. Parfait sur un fond de tarte ou pour fourrer un biscuit roulé... mais aussi sur les tartines du matin ou du goûter, et bien sûr à la petite cuillère...



Laissez votre grain de sel - 11 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
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