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Pasta, riso & cie

Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /Avr /2008 21:50

 


 


 



Rentrer du travail un peu plus tôt, passer chercher l’enveloppe tant attendue, rentrer chez soi, retarder le plus possible le moment de découvrir le résultat. Se résoudre à sortir la feuille de son contenant. Lire, replier le document. Encaisser le coup avec un certain fatalisme. Statistiquement, ce n’est pas une surprise. Le miracle du bébé-éprouvette n'est pas donné à tout le monde. C'est injuste, mais c'est ainsi.


Déballer un colis de colorants en poudre et songer à la couleur des prochains macarons. Sentir la colère monter. Envoyer à la poubelle, avec fracas, quelques tasses à thé ébréchées que l’on s’obstinait à garder dans un coin, des fois, là aussi, qu’un miracle se produise...


S’en vouloir de ne même plus avoir envie de recommencer, laisser s'installer une tristesse muette qui ressemble à de l’indifférence. Laisser J. lâcher un « M….e ça fait ch….r », ce qui, dans son cas, est l’expression de la plus amère déception. Suivi d'une bonne question : « Qu'est-ce qu'on va faire ? »


Qu’est-ce qu’on va faire ? Comme d'habitude.

- entamer la lecture d’un nouveau roman

- battre son record au Bubble breaker sur le Pocket PC

- se laisser bercer par le style brisé (= arpégé) d’une sarabande, encore une sarabande. D'un luthiste français du 17e siècle, François Dufaut.


 


cliquez sur la photo pour écouter la 'zique

 


- s’offrir les bienfaits d’une molécule miracle pour mettre un terme à cette journée noire, en espérant un puissant effet amnésique au réveil.

- s’habituer une fois pour toutes à ne pas voir le bout du tunnel, tout en se répétant que la voie n'est pas sans issue.

 

 


Un couloir de la BnF


- célébrer le début du printemps (enfin !) avec des asperges vertes, des petits pois, des carottes nouvelles, et des copeaux fondants de parmigiano reggiano. Le tout réuni dans un risotto cremoso cremoso, morbidissimo morbidissimo (j'adore ce mot italien qui signifie "très moelleux", mais il sonne généralement mal aux oreilles des francophones, à qui il rappelle un mot qui n'a pas du tout le même sens...). Ce risotto de printemps est un grand classique italien, comme vous savez sans doute.

 

 



Le risotto al dente et onctueux en même temps, c'est très facile à faire contrairement à ce qu'on peut s'imaginer. Il faut juste choisir de bons ingrédients (des légumes frais, en l'occurrence) et surveiller de près la cuisson du riz au bouillon, ce qui suppose de ne pas s'éloigner de la poêle pendant 15 à 18 petites minutes. C'est tout ! C'est bête comme chou. Et ça en jette, quoi qu'il arrive.


Après ça, on ne peut que continuer à aimer la vie et ses petits plaisirs ! 


Note du 16/05/08 : cette recette est ma contribution au jeu Recettes tradition qu'organise Marie-Laure, dont le site Ô Délices compera bientôt 1000 recettes (bravissima !)

 

 

Risotto onctueux aux asperges vertes


Pour un couple sans enfants :

 

- 100g de riz italien (variété Arborio ou Carnaroli)

- 1 poignée de petits pois frais écossés

- 1 botte d'asperges vertes

- 1 carotte nouvelle

- 2 tiges de cive (ou des etits oignons grelots)

- 1 gousse d'ail nouveau

- 7,5 cl de vin blanc sec

- 3 cs de crème fraîche épaisse : 1 pour lui, 1 pour vous, 1 pour... le plaisir et l'onctuosité

- 1 cs d'huile d'olive

- sel, poivre du moulin

- 30g de parmigiano reggiano en copeaux

- 1 noix de beurre (20g)

- 1 litre de bouillon de volaille + 1 cs rase de fond de veau déshydraté (résultat final plus goûteux...)

 

 

1. Rincer les asperges, les sécher, couper et réserver les pointes.


2. Tailler les tiges d'asperges en brunoise après avoir éliminé les parties filandreuses (s'il y en a). Tailler la carotte de même, en tout petits dés. Emincer les tiges de cive et hacher la gousse d'ail.

Pour faire mes brunoises en 10 secondes top chrono, je dispose d'un instrument génial, repéré dans un catalogue de VPC pour mamies, mais qui me rend bien des services... On pose les légumes sur la grille métallique, on rabat le dessus et hop, on récupère une brunoise parfaitement régulière.


 



3. Faire chauffer le bouillon et la cuillérée de fond de veau dans une casserole. Poser par dessus un panier vapeur avec les pointes d'asperges pour qu'elles cuisent pendant la préparation du risotto (ou faire cuire les asperges à la vapeur, à part) (dans tous les cas, le bouillon doit rester sur le feu jusqu'à la fin de la préparation).


4. Dans une grande poêle, faire revenir les tiges de cive et le riz dans l'huile d'olive, à feu doux. Lorsque le riz devient translucide, ajouter le vin blanc, la brunoise d'asperges et de carottes ainsi que les petits pois.

 

5. Lorsque le riz a absorbé tout le vin blanc, ajouter une première louche de bouillon. Attendre qu'il soit complètement absorbé par le riz avant d'ajouter la deuxième louche. Continuer ainsi de suite jusqu'à ce que le riz soit juste cuit (15 minutes environ). Goûter pour vérifier. Surveiller la cuisson des pointes d'asperges et les retirer du panier vapeur dès qu'elles sont al dente ; les réserver.

 

6. Ajouter au risotto la crème fraîche, les pointes d'asperges et les copeaux de parmesan. Terminer par une noix de beurre coupée en petits morceaux. Remuer délicatement. Goûter et rectifier l'assaisonnement en sel et poivre si nécessaire. Laisser reposer 2 minutes à couvert : il riso sarà più cremoso e morbido, il parmigiano leggermente fuso (riz plus crémeux et moelleux, parmesan légèrement fondu).



Pour finir : il m'arrive de mettre quelques pistils de safran dans le bouillon de volaille. Cela donne une jolie couleur au riz, et un goût caractéristique. Mais je crois que je préfère ce risotto nature. On sent mieux le goût des asperges vertes sans le safran.


 



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Laissez votre grain de sel - 20 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 06:32

Une blogueuse culinaire parlait récemment, avec l'humour féroce qui la caractérise, de son addiction à la blogosphère culinaire, et des mesures draconniennes qu’elle avait dû prendre pour lutter contre cette dépendance.

Il est certain que tenir un blog expose à de graves risques d'accoutumance. Cela prend (beaucoup) de temps, souvent bien plus de temps que les blogueurs ne veulent l'admettre. D'ailleurs, plus ils sont en état d'addiction, plus ils minimisent le temps passé et nient leur pathologie (c'est comme avec n'importe quelle drogue, n'est-ce pas ?)

Ecrire ne serait-ce qu'un billet par semaine n'est donc pas tout à fait une sinécure. Surtout quand votre hébergeur est connu sous le (sur)nom d’overb(l)og. A chaque mise en ligne, vous vous demandez quelle farce il vous réserve. En même temps, vous n'osez pas vous lancer dans l'aventure d'un changement de plate-forme, c'est au-dessus de vos capacités informatiques.

Après la mise en ligne, en incurable perfectionniste que vous êtes, vous reprenez dix fois le texte pour corriger petites coquilles et aléas de mise en forme. Parfois, de grossières erreurs sur les proportions des recettes viennent se glisser : fautes impardonnables, dont les conséquences pourraient être dramatiques, vu les milliaaards d'internautes susceptibles de vous lire et peut-être d'essayer une de vos recettes (et de les rater à cause de vous, ce qui ruinera forcément votre réputation et votre honneur).

Heureusement, la vie se charge de vous imposer des périodes de sevrage de temps en temps. Surtout quand, en pleine période d’intense création musicologique, votre disque dur (enfin, celui de l’ordi, pas votre cortex, encore que...) vous largue la seule fois de votre vie où vous n'avez pas fait de sauvegarde quotidienne de vos fichiers sensibles.

Le week-end, au lieu d'un sympathique brunch entre blogueurs, au lieu de vous lancer à nouveau dans une galette à la frangipane, vous avez supplié une bonne âme de vous prêter son ordinateur portable (merci pôpa !) et entrepris de refaire le boulot perdu.

Résultat garanti
: vous n'allez même plus envie d'aller sur internet, hormis pour vérifier vos e-mails ou l’état de votre compte en banque. Pour la première fois depuis des mois et des mois, vous avez acheté une soupe toute prête au supermarché. Pour une fois, c'est l'Homme qui, rentré du travail avant vous, s’est mis aux fourneaux.

Comme il vous arrive encore de dormir un peu, ou d’aller au cinéma voir le dernier Ken Loach (terrifiant, mais au moins, en sortant, vous ne risquez plus de vous plaindre de votre boulot), vous avez, en gros, déserté vos blogs préférés depuis une bonne semaine...


... et oublié qu'au mois de décembre, vous avez participé à un concours "Epices : de Marco-Polo à Ali-Baba" organisé par l'association Miam-Miam. En triant des dizaines de courriels non lus, vous vous apercevez avec surprise que vous avez gagné le premier prix avec une recette de riz au lait d'amandes et aux épices douces.


C'est un riz au lait pas classique, sans lait de vache, cuisiné un jour où je n'avais que la boisson aux amandes de marque Bjorg sous la main. Le résultat m'a plu, j'ai trouvé cela non seulement goûteux, mais très digeste. Au lieu du lait d'amandes tout prêt, on peut fabriquer le sien : il suffit de mixer des amandes avec de l'eau ou du lait de vache. Pour les proportions exactes, voyez les recettes de Peggy (Ma dolce vita).

 

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- 1l de lait d'amandes (fait maison ou tout prêt : marque Bjorg, par exemple)

- 100 g de riz rond
- 100 g de sucre (75 g seulement si vous utilisez la boisson amandes Bjorg, déjà légèrement sucrée)

- 1 gousse de vanille

- 1 bâton de cannelle (ou 1/2 cuillère à café rase de cannelle en poudre)

- 5- 6 filaments de safran (ou une dosette de poudre)

- 5 gousses de cardamome verte

- caramel liquide pour accompagner (facultatif)


1.
Faire cuire le riz 3 minutes dans une grande casserole d'eau bouillante additionnée d'une pincée de sel. Egoutter.

2. Porter à frémissement le lait d'amandes avec la gousse de vanille fendue et grattée, et le safran. Ajouter également le bâton de cannelle fendu dans le sens de la longueur et les gousses de cardamome, en prenant soin de les enfermer dans une boule à épices ou un nouet, afin de pouvoir les retirer plus facilement en fin de cuisson.

3. Ajouter le riz et le sucre au lait d'amandes et aux épices. Laisser cuire 30 à 40 minutes à tout petit feu. Retirer la gousse de vanille en fin de cuisson.

4. Déguster tiède ou froid, avec un filet de caramel ou nature.


Attention, à la fin de la cuisson, la préparation doit rester assez liquide. En refroidissant, le riz continue à absorber le lait d'amandes, et l'ensemble prend une consistance crémeuse. Si vous prolongez la cuisson plus longtemps, le résultat risque d'être très sec et bourratif une fois refroidi.

 

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Laissez votre grain de sel - 10 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 19:30


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Après les fêtes, l’actualité alimentaire est à la cure détox. Mais je n'ai nullement l'intention de compenser des excès que je n’ai pas faits (avouez qu'il est rare de faire des indigestions de caviar, en tout cas, je ne connais personne qui s’en soit vanté !). 

Il fait gris, les vacances sont finies (en fait elle n’ont jamais commencé), il y a du travail pour des journées de 48h, et les week-ends sont de véritables marathons. Il faut bien se consoler avec des choses qui nourrissent et qui réchauffent, comme ces pâtes à la carbonara. Espérons que vous les trouverez plus appétissantes que la galette (un sacré four, dites donc...)

Carbonara
et bolognaise sont sans doute les deux façons les plus connues d’accomoder les pâtes. Mais entre la version italienne et son adaptation française, il y a une différence… certaine. Notre bolo nationale croule sous le bœuf haché, tandis que le ragù alla bolognese reste avant tout une sauce à la tomate et aux légumes, même s'il y a un peu de viande. Et notre carbonara dégouline de crème fraîche, un ingrédient qui n'existe même pas en Italie (la panna n'a pas grand chose à voir avec notre crème acidulée).

Ce qui suit est une recette plutôt traditionnelle (authentique ?) de pâtes à la carbonara, extraite d'un charmant petit livre de Toni Vianello, ancien chef du restaurant l'Osteria à Paris.


 

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On y trouve des classiques pas toujours connus de ce côté-ci des Alpes (par exemple la pasta alla zucca, une spécialité de Mantoue) ; et des idées beaucoup plus originales dont je vous reparlerai une autre fois. Pour aujourd'hui, restons dans les choses traditionnelles...

Pasta alla carbonara per due

- 250g de pâtes fraîches : spaghetti, linguine, tagliatelle ou si on suit à la lettre Toni Vianelli, des perciatellini, c'est à dire des spaghettis creux...
- 1 oeuf + 2 jaunes
- 50g d'un mélange de pecorino et de parmesan (ou tout parmesan, si vous ne trouvez pas de pecorino)
- 100g de pancetta découpée en dés
- poivre du moulin

1. Faites rissoler la pancetta à sec, à feu vif, jusqu'à ce qu'elle dore (Vianello la fait rissoler dans de l'huile d'olive, mais comme je veux mettre la terre entière au régime - dixit J. - j'omets l'huile. Réserver au chaud sans jeter la graisse.

2. Faites cuire les pâtes al dente dans un grand volume d'eau bouillante salée. Pendant ce temps, battez l'oeuf entier et les jaunes avec la moitié du mélange pecorino-parmesan. Poivrez généreusement.

3. Egouttez les pâtes en prenant soin de garder un peu d'eau de cuisson (env. 5 cl maxi) au fond de la marmite. Reversez les pâtes dans la marmite chaude, ajoutez la pancetta et sa graisse puis le mélange oeuf-fromage et remuez vivement : avec la chaleur, les oeufs et l'eau de cuisson vont former une sauce onctueuse

4. Ajoutez alors le reste de fromage râpé, mélangez une dernière fois et servez immédiatement.


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Depuis que je l’ai testée, je suis restée fidèle à cette recette simplissime dont j'adore le goût d’oeuf mêlé au lard grillé. Ce goût, on ne le trouve pas (ou alors très atténué) dans les recettes "à la française". Rien n'empêche pour les inconditionnels de rajouter une lichette de crème liquide, si on aime avoir une sauce plus abondante (je le fais quelquefois). En principe, si on utilise suffisamment d'eau de cuisson, le résultat
est très crémeux et plus digeste qu'avec une grande quantité de crème fraîche.

Finalement, je trouve que cette carbonara a toute sa place dans les menus "détox" du mois de janvier !



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Laissez votre grain de sel - 11 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 22:26

 

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Vincent Prat. Perspective sur le futur.
(http://www.vincentprat.info/wordpress/2006/06/12/potw-06-06-12/)


Après deux ans de thèse et post-thèse financés par un généreux mécène, votre cher et tendre époux, il a bien fallu retourner à la vie "active", retourner au bureau, retrouver la vie d'avant (c'est à dire avant Dakar).

Parce que la musicologie médiévale est une discipline à peu près aussi inutile pour gagner sa vie que l'étude de l'
inuktitut. Ce ne sont pas quelques heures d'enseignement par-ci, par-là, qui vont couvrir le montant du loyer parisien. En revanche, leur préparation va occuper soirées, week-ends et (rares) jours de congés.

Parce qu'on ne peut pas compter sur une improbable maternité pour retarder de quelques mois ce retour tant redouté.

Parce que même le décès de votre dernier grand-parent n'a pu repousser le jour de la rentrée, ce triste 1er octobre 2007. Vous n'avez même pas osé aborder la question avec votre tout nouveau chef de service.

Si la misérable et solitaire vie de chercheur vous plonge régulièrement dans des abîmes de désespoir, que ne donneriez vous pour vous y consacrer entièrement, au lieu de passer 8 heures par jour dans des réunions de coordination, groupes de travail, commissions d'arbitrage et autres ateliers de concertation, 8 heures par jour à arpenter des tours et des couloirs démesurément grands, affreusement tristes, froids, venteux, nus, à vous demander pourquoi vous êtes obligée de jouer les bureaucrates, alors que vous n'avez aucune des qualités requises, tandis que d'autres pourraient faire ce travail à votre place (bien mieux, évidemment). Et si vous plaquiez tout cela, une bonne fois pour toutes ?
 
 
Dans cette vie qui vous mène tout droit à la schizophrénie, tenir un blog peut être salvateur, ou carrément masochiste. Ici, c'est plutôt la 2e option. Chaque jour qui passe, ce "chant des casseroles" créé un peu par hasard, "juste pour voir", vous paraît de plus en plus inutile, médiocre. Une preuve supplémentaire de votre incapacité à créer quelque chose d'intéressant. Ne serait-il pas préférable de préparer vos cours, et de vous occuper un peu de vous ? Vous songez à régler définitivement le sort de ce blog : un simple clic de souris, et on n'en parlerait plus.

Blog ou pas, de toute façon, rien ne vous empêchera de continuer à cuisiner. Combien de recettes avez-vous laissées de côté, ces derniers temps, faute de temps et d'inspiration pour écrire le billet qui allait avec ? Ce risotto noir, servi à des amis lors d'un dîner, en fait partie. Il a eu un succès certain, et pas que pour sa couleur inhabituelle. Si ce blog doit bientôt disparaître, autant que ce risotto y ait une place, même éphémère.
 


*******


Risotto noir (et rose) 


 
 
 


Pour 4 personnes
(comme primo piatto, comme en Italie, suivi d'un plat de viande ou de poisson ; en plat principal à la française, convient plutôt à 2-3 personnes)

- 250 g de riz rond italien type Arborio (ou du riz rond japonais à sushis, ça marche très bien aussi)
- 24 crevettes moyennes, impérativement crues (rayon surgelés)
- 1,5 litre de bouillon de crustacés
- 4 g soit 1 cuillère à soupe environ d'encre de seiche (se vend en petits sachets chez le poissonnier)
- huile d'olive
- 10 cl de "panna" italienne (à défaut, prendre de la crème liquide)
- persil et coriandre ciselés
- 4 petites échalotes
- 2 gousses d'ail dégermées
- 1 citron jaune

 

 

1. Faire chauffer le bouillon de crustacés (il devra rester sur feu doux tout au long de la cuisson). Décortiquer les crevettes que vous aurez légèrement décongelées au préalable (on peut aussi les décortiquer d'avance et les réserver au réfrigérateur).

2. Emincer les échalotes et les gousses d'ail. Les faire revenir dans une large poêle, avec 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, sans laisser colorer. Ajouter le riz.

3. Lorsque les grains de riz deviennent translucides, verser l'encre de seiche et une louche de bouillon. Laisser mijoter à feu moyen jusqu'à ce que le liquide soit absorbé. Ajouter alors une autre louche de bouillon. Poursuivre ainsi jusqu'à ce que le riz soit presque cuit, mais encore un peu croquant sous la dent.


4. Ajouter alors les crevettes et un peu de bouillon si nécessaire, ainsi que le jus d'1/2 citron. Saler et poivrer légèrement (selon que le bouillon est au départ salé ou non, on adaptera la dose). Lorsque les crevettes sont cuites et le bouillon absorbé, ajouter la crème liquide. Le risotto doit être légèrement crémeux, les grains de riz fermes et brillants.

5. Goûter et rectifier l'assaisonnement si nécessaire. Dresser le risotto dans des assiettes creuses, parsemer de persil et de coriandre ciselés, décorer de rondelles de citron.

 
Si je devais refaire ce risotto
, là maintenant, je mettrais encore plus d'encre de seiche, et je remplacerais le rose des crevettes par le blanc-gris de quelques calamars. Question d'humeur. Peut-être même ajouterais-je du sésame noir au persil et à la coriandre ciselés. Ce plat s'appellerait "risotto noir pour un succès d'enfer", et il signerait la fermeture du blog.

 

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Laissez votre grain de sel - 16 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 16:05


Cette recette renouvelle un peu les habituelles salades de pâtes de l'été. On peut la préparer à l'avance et l'emporter en pique-nique sans problème. J'adore déguster ce genre de plat le midi, à Paris, lorsque je travaille et qu'il fait chaud. Je suis bien à Dakar et non à Paris, et il fait chaud... et j'essaie de bosser un peu (dur, dur). Ces nouilles ont été notre dîner d'hier soir. Cela cale bien, tout en restant léger et digeste. La quantité de sauce peut paraître importante, mais on n'utilise pas forcément tout. De plus une partie de cette sauce sera absorbée par les pâtes lorsque vous les mettrez à rafraîchir au frigo.







Pour 4 personnes :

- 300 g de nouilles asiatiques (nouilles de blé ou de sarrasin, rondes de préférence).
Je n'avais que des nouilles chinoises de blé, plates, dans mon placard et ici il ne vaut mieux pas partir faire ses courses en ayant une idée trop précise de ce que l'on veut : on s'approvisionne comme on peut, quand on peut, où on peut, et on prend ce qu'on trouve ! Alors si vous voulez tester la recette, faites ce que je dis, pas ce que je fais ;-)))

- 200 g de blancs de poulet cuit ou de porc maigre cuit ou de talon de jambon blanc
- 1 concombre
- 1 mangue pas tout à fait mûre (cette idée d'ajouter de la mangue m'est venue après avoir mangé des nouilles de ce genre chez Zenzoo, l'accord avec les autres ingrédients était excellent : mais là, sur la photo, pas de mangue, honte à moi ! J'ai tout mangé avec sel, sucre et piment !!! Et les mangues mûres ont fini dans d'autres préparations...)
- 4 oeufs
- 1 petit paquet de feuilles de nori (feuilles d'algues pour les sushis) découpées en fines lamelles (en épicerie japonaise)
- 20 cl de dashi froid (bouillon d'algues japonais, s'achète sous forme de sticks déshydratés)


- 5 cl + 1 cuillère à soupe de mirin (vin de riz japonais) (à défaut, remplacer par du vinaigre de riz blanc)
- 4 cuillères à soupe de sauce de soja
- 2 cuillères à soupe d'huile de sésame
- 2 cuillères à soupe rase de sucre
- 1 cuillère à soupe d'huile d'arachide
- un peu de wasabi (condiment japonais ressemblant au raifort, se vend tout prêt en petits tubes ou en poudre qu'il faut mélanger à de l'eau pour obtenir une pâte)
- quelques brins de ciboulette

1. Battre les oeufs avec 5 cl de dashi, 2 cuillères à soupe de sauce de soja, 1 cuillère à soupe de mirin et 1 cuillère à soupe de sucre. Ne pas saler le dashi et la sauce soja le sont déjà. Faire chauffer une poêle avec 1 cuillère à soupe d'huile d'arachide et faire cuire les oeufs à feu moyen, de façon à obtenir une omelette fine et cuite de manière homogène (on peut la retourner à mi-cuisson au besoin). Laisser refroidir complètement puis tailler cette omelette en fines lamelles.

2. Pendant ce temps, tailler le porc ou le poulet cuit en bâtonnets. Eplucher et épépiner le concombre, éplucher la mangue, tailler la chair en bâtonnets.

3. Faire cuire les pâtes al dente dans de l'eau frémissante salée. Egoutter et passer sous l'eau froide.

4. Pendant que les pâtes cuisent, préparer la sauce en mélangeant le reste de dashi, l'huile de sésame, le reste de sauce soja, de mirin et de sucre, la ciboulette ciselée. Goûter et rectifier les proportions si nécessaire.

5. Assaisonner les pâtes avec la moitié de la sauce. Réserver au frais ces pâtes ainsi que les autres ingrédients pendant 1 heure au moins.


6. Dans des bols ou des assiettes, disposer les pâtes, puis poser les différentes garnitures par-dessus : viande, concombre, mangue, omelette. Arroser à nouveau de sauce et parsemer de lamelles de feuilles d'algues. Disposer sur le bord de l'assiette une pointe de couteau de wasabi que l'on pourra mélanger à la salade de pâtes (il faut y aller doucement, le wasabi fait pleurer même les messieurs...). Déguster avec un thé vert ou une bière...



Laissez votre grain de sel - 3 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
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