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Des fruits

Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 22:00





Où commencer, depuis le temps que j'ai laissé de côté ce blog ? Que vous raconter ?

Vous avez  été  si assidus dans vos visites, je vous en remercie. Je m'excuse de ne pas toujours avoir répondu à vos commentaires, mais je les ai tous reçus avec un plaisir infini. Merci pour vos messages de réconfort et vos témoignages d'amitié.

Tant de choses pouvent changer dans une vie en l'espace de quelques semaines.

Le virage professionnel annoncé a eu lieu : le 29 août dernier, j'ai dit adieu à la BnF pour entrer dans le monde "étrange et convoité" des profs d'université (dixit mon chef lors du pot de départ : somme toute il n'a pas tout à fait tort). Depuis le 8 septembre, je partage mes semaines entre Paris et Poitiers. J'enrichis la SNCF  et m'énerve après son site web sans cesse en rade, j'enrichis les hôtels et la restauration rapide d'inspiration italienne, je suis payée au lance-pierre (pire qu'avant, c'est dire) mais je baigne dans la musique, alors tout va bien.

L'autre grand virage, le principal responsable de cette longue absence, c'est un miracle de la médecine procréative : un petit Kriskov prévu pour le début du printemps. Le monstre m'a  rendue bien malade ! Imaginez avoir la gastro (pas -nomique, mais -entérite) pendant 10 semaines consécutives. Je ne suis ni la première ni la dernière à avoir vécu ce cauchemar, je le sais bien. N'empêche. Ne plus mettre un pied en cuisine, ne plus pouvoir mettre le nez au marché d'Aligre, le dimanche, ne même plus pouvoir mettre par écrit la liste des courses sans rendre ses tripes, ne plus pouvoir jeter un oeil aux blogs de cuisine, à commencer par le sien, c'est terrible. Avec ça, il a bien fallu se lever, prendre le train, préparer des cours, tenir le crachoir devant les étudiants.

Heureusement tout cela a pris fin depuis quelques jours, même si ce n'est pas la grande forme culinaire, loin de là. J'ai bien fait quelques incursions dans la cuisine, mais seulement pour des recettes ultra basiques, toute cette période ayant été placée sous le signe de la plus terrifiante régression du goût !

Avec ce billet de rentrée (voici Grand Chef coiffé au poteau, et la réputation des profs encore un peu plus piétinée), je comptais vous confier un secret bien gardé, celui d'un dessert trois *** dont le secret est détenu de mère en fille dans la famille Kriskov : le petit-suisse à la crème de marrons.

Non je blague ;-)

Après des semaines de régression de ce style, j'ai décidé de faire un effort. Oh, un tout petit effort... En fin d'hiver dernier, j'avais préparé un dessert sympa et un peu chic, et puis j'avais complètement oublié de le publier : des clémentines en sabayon gratiné aux pistaches caramélisées.
Cela tombe bien, l'hiver approchant, on commence à trouver de bonnes clémentines sur les marchés, donc c'est le moment de tester cette recette.


C'est curieux, mais le sabayon ne fait pas partie des préparations à la mode, c'est carrément vieux jeu, ça a un petit côté dîner petit-bourgeois de la ménagère des années 50. Curieusement, le sabayon est resté plus actuel de l'autre côté des Alpes, les Italiens le pratiquent encore beaucoup. C'est fin et parfumé, cela se marie  à merveille avec les agrumes (ou d'autres fruits). Enfin, ce n'est pas bien compliqué à réaliser. Il faut simplement veiller à ne pas trop le cuire, sinon il devient pâteux et perd son aspect mousseux.


Voici donc cette recette, en attendant des billets et des recettes de plus grande fraîcheur chronologique.




Clémentines en sabayon gratiné aux pistaches caramélisées






Pour 4 portions :

- une douzaine de petites clémentines bien juteuses et sans pépins
- 4 cuillères à soupe de jus d'orange
- 3 jaunes d'oeufs
- 6 cuillères à soupe de sucre
- 1/2 cuillère à café de cannelle en poudre ou 1 pincée de 4 épices
- 4 cuillères à soupe de pistaches décortiquées, non grillées et non salées
- 2 cuillères à soupe de mandarine impériale ou de Cointreau (ou tout autre alcool à base d'agrumes)


1. Peler les clémentines et séparer les quartiers sans les abîmer. Retirer le maximum de petites peaux blanches.
 
2. Préparer le sabayon. Dans une casserole et sur feu très doux (idéalement au bain-marie), fouetter ensemble et sans arrêt les jaunes d'oeufs, 2 cuillères à soupe de sucre, l'alcool et le jus d'orange, pendant 6 à 8 minutes environ, de façon à obtenir une texture mousseuse et un peu épaisse. Ajouter la cannelle ou le 4 épices en fin de cuisson.

3. Faire caraméliser les pistaches grossièrement hachées avec 4 cuillères à soupe de sucre blanc, à sec, dans une poêle antiadhésive et sur feu vif. Réserver. Faire préchauffer le gril du four.

4. Dans des verres ou des coupes, disposer les quartiers de clémentine, ajouter la moitié des pistaches caramélisées, puis recouvrir de sabayon, enfin terminer par les pistaches restantes.

5. Passer le tout 3 à 4 minutes sous le gril bien chaud, juste assez pour que le dessus dore un peu. Servir aussitôt.






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Laissez votre grain de sel - 24 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 20:50


Paris court les soldes. Paris fait ses valises. Paris vit à l'heure des travaux d'été. Paris n'en finit pas de s'agiter. Et les blogueurs parisiens (ou non) se mettent à l'heure du pique-nique


D. a compris ma lassitude, elle m'a offert quelques heures de paix, loin de cette ambiance oppressante.

Nous avons écouté de la musique, parlé enluminure et auteurs antiques, feuilleté des livres de cuisine. D. a préparé un tajine de poulet aux pruneaux et à la fleur d'oranger à la manière de Fatéma Hal. Nous avons partagé un « petit cœur »* ultra crémeux. Je suis repartie avec salade, courgettes, rhubarbe, confitures. Le corps reposé, l'âme sereine.

C'est fou comme la vie peut être différente, à 40 minutes de la Gare de Lyon.

 


Hortus floridus

 


 

Lavande et capucine

 


 

 

Marché à domicile

 


 

Fior di zucca

 


Tourbillon de fraîcheur

 


***********

 

 

Après la monomanie sernik, je suis passée à des envies plus fruitées : comme j'aime les fruits d'été plutôt nature, cela ne fournit pas toujours matière à recettes. Heureusement, il y a aussi les confitures, les tartes, les compotes.

L'Homme était parti en voyage, il y a trois jours, en suggérant de transformer un surplus de pêches en soupe. La soupe, c'est une idée que j'aime bien. Mieux que la compote, en tout cas.

La soupe fut improvisée pour son retour : pêches jaunes, safran, miel et romarin. Une association délicate qui ne gâte pas le parfum naturel des fruits, à condition d'avoir la main légère sur les accessoires...

 


Soupe de pêches au safran et au romarin




 

 

 

Pour 2-3 personnes :

- 4 pêches jaunes mûres à point mais pas trop (les blanches sont moins indiquées dans la mesure où elles se défont très vite à la cuisson)
- 30 cl d'eau
- 4 à 6 c. à soupe de miel de romarin (selon votre appétence pour le sucré… et selon les pêches)
- quelques aiguilles de romarin frais
- 1/2 capsule de safran en poudre (ou 5-6 filaments : restez raisonnable, sinon ça peut tout gâcher)


Portez l'eau, le miel, le safran et les aiguilles de romarin à frémissement. Ajoutez les pêches détaillées en quartier (éventuellement épluchées, mais je ne trouve pas que ce soit indispensable).

Laissez cuire à tout petits bouillons jusqu'à ce que les pêches soient juste tendres (pas défaites). Versez le tout dans un saladier et laissez refroidir, puis mettez au réfrigérateur au moins 3h avant de servir, de façon à ce que la soupe soit bien fraîche.

 


 

* Mélange de fromage frais type petit-suisse et de crème fraîche épaisse, moulé en forme de cœur : une spécialité d'autrefois, largement oubliée aujourd'hui, mais que certains fromagers pratiquent encore... à 40 km de Paris (si quelqu'un repère ça dans la capitale, qu'il me prévienne : il suffit d'y goûter une fois pour être accroc. Dommage pour la culotte de cheval...)

 


Laissez votre grain de sel - 16 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /Sep /2007 12:45
 
A mes casseroles !


Cette fois je m'y mets, aux jeux de la blogosphère, au lieu de rester toute seule dans mon coin.


Je troque donc les amandes du dernier billet pour des noix, et je vous resers les figues, puisque ce sont les deux ingrédients requis pour
la 13e édition du concours lancé par Marie-Laure. Cela tombe très bien parce que non seulement j'adore les figues, comme j'ai déjà dit, mais j'ai des noix en stock depuis notre dernier passage chez les parents de l'Homme. Super, les beaux-parents, en matière de fourniture de fruits et légumes.

 

Cuisiner les fruits dans des sirops à base de vins doux et d'épices est une sorte de manie. J'ai une prédilection pour le Banyuls, mais cette fois c'est au Muscat de Beaumes de Venise que j'ai eu envie de m'attaquer (enfin, avec modération, hein ?).

Pourquoi le Beaumes de Venise ? Une banale associations d'idées. La dernière fois que je vais à la boulangerie, je remarque un stock de confitures aux noms rigolos voire carrément incongrus : confiture de sorcière, confiture du Vert-Galant, Gratte-cul, et surtout... Couille du pape. Dans le règne végétal, je ne voyais pas du tout à quoi pouvait correspondre cette amusante appellation. Après recherche, je découvre que l'appendice masculin apostoliquement rebaptisé est une variété de figues provençales. Provence, vallée du Rhône, voilà comment j'arrive au Muscat de Beaumes de Venise, un nectar qui m'avait conquise il y a quelques années, et que j'ai eu envie de goûter à nouveau, pour changer du sempiternel Muscat de Rivesaltes familial.

 
 

Me voilà donc repartie sur une recette de figues. Au lieu de les cuire dans un sirop, comme je l'avais fait pour les poires au Banyuls de l'année dernière, je les garde crues (vraiment cela me fait mal au coeur de cuire des figues de Solliès aussi magnifiques que celles que je trouve au marché d'Aligre, en ce moment). Simple macération dans le sirop, c'est parfait, ça ne gâche pas le goût et la consistance, et cela demande encore moins de travail.

Pour accompagner, il faut du croquant, du croustillant, mais du léger : des tuiles aux noix, une recette de
Mamina. Oui, la moitié de ma contribution au jeu A vos casseroles est un plagiat... M'en fiche, je voulais absolument goûter ces tuiles, et vu le succès qu'elles ont eu, je peux vous dire que j'aurais eu tort de me priver.

*******


Figues au Muscat et tuiles croustillantes aux noix



figues-au-Muscat--tuiles-aux-noix2.jpg

 
  Pour 4 personnes :

 

16 figues de Solliès bien mûres (ou de figues "couilles du pape", si vous en trouvez ;-)
25 cl de Muscat de Beaumes de Venise
80g de sucre
1 bâton de cannelle
½ gousse de vanille 

On fait chauffer le Muscat avec les épices et le sucre jusqu'à obtenir un sirop (environ 20 minutes de cuisson à feu doux). On verse ce sirop légèrement tiédi sur les figues coupées en quartiers ou en deux, on mélange pour bien enrober, on réserve au frais au moins 2 heures.


Pour les tuiles croustillantes aux noix d'après Mamina
(recette originale ici, j'ai divisé les proportions par deux) : 

50g de beurre (salé pour moi)
– 120g de sucre (il y en avait un tout petit peu plus chez Mamina, et un mélange de sucre et de cassonade)
– 50g de farine

50g de jus d'orange (environ 1 petite orange ; la pesée est importante pour la réussite des tuiles)
– 100g de noix décortiquées et hachées au robot (pas en poudre) 


1. Préchauffer le four à 230°. Mélanger au fouet le beurre ramolli et le sucre jusqu'à obtenir une crème, ajouter la farine, le jus d'orange, puis les noix hachées.

2. Disposer de petits tas de pâte (j'ai bien dit petits : ça s'étale à la cuisson) bien espacés les uns des autres (au moins 7-8 centimètres) sur une plaque à patisserie couverte d'une feuille de papier sulfurisé (ou d'une feuille de silicone). Les aplatir avec une fourchette mouillée, enfourner pour 8 minutes environ. Les bords des tuiles doivent être caramélisés, le centre légèrement doré.

3. Laisser refroidir avant de détacher les tuiles de la feuille de cuisson. Sauf si vous voulez leur donner une forme arrondie, ce qu'il faut faire lorsqu'elles sont encore chaudes (je me la joue flemmarde, mes tuiles sont plates).

 


J'aurais pu baptiser ce dessert "
Couilles du pape en marinade de Beaumes de Venise, tuiles crousti-caramélisées aux noix"... Mais vu que la moitié de la recette n'est pas de mon fait, je me sens un peu hors concours. Bref, c'est pas le moment de la ramener... alors je me suis censurée (pour une fois).

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Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 10:46


Pfff... encore un titre à rallonge qui sent la snobinardise à plein nez, pas vrai ? Mais pour qui elle se prend, cette Natalia ? Elle qui ricane avec dédain devant les cartes inutilement alambiquées de certains restos...

C'est ainsi, il faut toujours que je donne le plus de précisions possibles quand je m'exprime. Au risque de devenir ennuyeuse. Impossible de simplifier, d'aller à l'essentiel. Ce qui ne garantit pas que l'info passe auprès de mon entourage : en matière d'efficacité communicationnelle, je suis sans doute assez proche d'Aurélie.

Après les dégringolades culinaires et morales de la fin de semaine dernière, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de me consoler, et qui dit consolation, dit douceurs, sucre. Oui, le cornichon à 4h du mat', ça va bien de temps en temps, mais faudrait pas en faire une habitude, voire une thérapie, ça décape un peu trop l'oesophage. Je suis suffisamment ulcérée par la vie comme ça !

Donc, dans la série des douceurs consolatrices, il y avait :
 
1. Un gâteau au chocolat et aux framboises, de quoi faire remonter une chocolatémie tomblée dans les chaussettes, comme dirait J. La photo vous en dira plus qu'un long discours...


 
Choco-framboises-Maison-du-chocolat-copie-1.jpg

Je précise pour ceux qui n'ont pas suivi l'épisode précédent que ce n'est pas moi qui l'ai fait, ce gâteau, c'est la Maison du chocolat. La ganache chocolat-framboise qui couvre le biscuit est irrésistible pour l'oeil (la couleur acajou...) comme pour les papilles.

 

2. Un Elixir d'amour à l'Opéra Bastille, un vrai petit bijou d'opéra. Depuis le célébrissime air de Nemorino, Una furtiva lagrima... me trotte dans la tête.

 



3. Enfin, u
ne virée au Loir dans la théière avec La Mangue, histoire de partager quelques-uns des traits les plus atypiques de notre moi profond, vautrées dans des fauteuils en cuir, devant un crumble aux pommes et une tarte aux pêches et au romarin (énorme dans l'assiette, légère dans l'estomac, jouissive pour la vue comme pour le palais). N'allez pas croire que c'était une séance d'auto-psychanalyse, hein ? Juste une façon compliquée (nataliesque, donc) de dire qu'on a papoté sans rencontrer d'obstacle à la compréhension mutuelle (enfin je crois...)

 

En souvenir d'un regard gourmand posé, au moment de quitter le Loir, sur une alléchante tarte aux figues, j'ai eu envie de marier ces fruits (dont je suis une adoratrice inconditionnelle) avec un sablé bien croquant à l'huile d'olive.

Si j'étais un peu plus au courant de ce qui se passe sur la blogosphère, j'aurais opté pour un sablé aux noix plutôt qu'aux amandes, histoire d'apporter ma contribution au
jeu de Marie-Laure, A vos casseroles. Tant pis, ce sera pour une prochaine recette. De toute façon, les figues, je peux en manger une douzaine tous les jours.

Ce dessert façon tartelette se sert tiède ; pour le plaisir du contraste chaud et froid, je l'ai accompagné d'une boule de glace au lait d'amandes et aux macarons Picard (on peut faire la glace soi-même mais pour un dessert improvisé, celle de chez Picard est très bien, quoique un tout petit peu trop sucrée à mon goût).

 

 
Sabl--s-aux-figues-r--ties2.jpg

Je vous livre ici un premier état de la recette, non sans douter quelque peu des proportions pour les sablés. En fait, j'ai fait un peu comme ça, au pif, et je ne me souviens plus exactement des quantités d'amandes, de sucre et de farine employées. Il faudra que j'en refasse pour être sûre de mon coup (avec des noix ?)... 

 

Pour les sablés (d'après ma mémoire approximative de trentenaire déclinante) :

– 20 g d'amandes effilées ou entières
– 20 g de beurre salé
– 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
– 40 g de farine
– 10 g de cassonade
– 1 pincée de cannelle en poudre

 

Pour la garniture :

– 6 petites figues mûres à point
– 1 c. à soupe de miel
– 1 pincée de cannelle en poudre
– 2 c. à soupe d'amandes effilées
– de la glace au lait d'amandes François Théron (chez Picard)


1. Préchauffez le four à 200° (thermostat 6-7). Dans un robot, mélanger les 40g d'amandes effilées, le beurre salé bien froid, la farine et la cassonade, l'huile d'olive, la cannelle. Actionnez le robot par à-coups de manière à obtenir une sorte de pâte à crumble.
2. Prenez 2 moules à tartelette individuels et tassez la pâte obtenue dans les fonds (inutile de beurrer s'ils sont anti-adhérents). Enfournez pour 10 minutes environ en surveillant bien la cuisson. Sortez les sablés du four, laissez tiédir et sécher un peu avant de les démouler sur une grille (ils sont très friables et risquent de se casser si on les démoule dès la sortie du four). On peut confectionner ces sablés d'avance, c'est encore mieux, ils sont beaucoup moins fragiles et plus croquants le lendemain.

3. Chauffez à nouveau le four, sur position gril. Disposez les sablés (tièdes ou froids) sur une plaque. Coupez 5 figues en quatre, la figue restante en deux (dans la largeur). Disposez les quartiers en rosace sur les sablés, côté peau vers le bas. Terminez en mettant une moitié de figue au centre de chaque tartelette (toujours côté peau vers le bas).
4. Comprimez légèrement les fruits pour qu'ils couvrent les sablés de manière homogène et adhèrent bien (à l'aide d'un film alimentaire posé sur les tartelettes, par exemple). Puis arrosez de miel et passez au gril quelques minutes.

5. A part, faites griller les 2 c. à soupe d'amandes effilées à la poêle, à sec.

6. Dressez les tartelettes sur des assiettes et servez avec une boule de glace au lait d'amandes.

 


Sabl--s-aux-figues-r--ties.jpg

 


Dégustez sans tarder, la glace fond si vite qu'on n'a pas le temps de faire une photo digne de ce nom ! Ne vous fiez pas à l'apparence rustique de la présentation, c'était pas mal du tout, peut-être un rien trop sucré quand même, mais c'est surtout la faute à la glace Picard. J'en ai tenu compte dans les proportions indiquées ci-dessus (moins de cassonade dans le sablé, moins de miel sur les figues), mais la prochaine fois, sûr, je sors ma sorbetière.


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Laissez votre grain de sel - 9 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 08:37



Manoir-d-A.1.jpg

 

Entre deux expéditions au BHV ou chez Bricolex, une petite pause en pays de Caux nous a permis de redécouvrir l'opulente campagne française. Que de verdure après l'Afrique ! Ajoutez à cela qelques concerts au festival d'A.* (un bourg dont le nom évoque une célèbre bataille de la fin de la Renaissance) et vous imaginerez sans peine mon bonheur... 

Une chance inespérée nous a permis de loger dans une merveilleuse petite auberge, un endroit insoupçonnable et tout simple où nous sommes arrivés presque par hasard. Un ravissant manoir du XVIe siècle pourvu d'un jardin-verger-potager à l'ancienne, où des massifs de fleurs côtoient tomates, poiriers, courges, rhubarbe, salades, pommiers, pruniers. Un coin de paradis venu d'une autre époque.


Manoir-d-A0.jpg


Quelques musiciens viennent loger là chaque année avec leur famille. L'auberge propose une cuisine du terroir sans chichis, parfaite dans sa simplicité. Les produits viennent tout droit du jardin, où rien n'interdit d'aller croquer quelques pommes ou de chaparder quelques quetsches après le petit déjeuner ou le dîner, en laissant le regard se perdre dans le ruisseau qui borne la propriété et en respirant l'humidité presque automnale.

 

Manoir-d-A.2.jpg


De cette escapade nous avons rapporté des pommes, des pommes, et encore des pommes. Souvent chapardées, ce sont des pommes qui ont le goût de pomme, comme celles d'autrefois, bien acidulées, bien croquantes. Des spécimens introuvables sur nos marchés. Rien à voir avec les variétés commercialisées à grande échelle. Bref, les meilleures pommes du monde... qui nous rappellent au passage que l'été est pour ainsi dire fini, en dépit du calendrier...

 
 
Pommes-d-autrefois.jpg


Il est presque dommage de cuisiner des fruits aussi croquants et savoureux. Mais il faut bien avouer que ces pommes se prêtent très bien aux compotes ou aux tartes, avec leur côté acidulé.

J'ai donc utilisé une partie du "butin" pour confectionner ces verrines aux pommes caramélisées et épicées, avec du yaourt bien crémeux. Un dessert qui permet de prolonger cette escapade normande, qui ressuscite des souvenirs de vacances enfantines et de cuisine de grand-mère, à savourer entre deux séances de perceuse ou de ménage, entre deux coups de fils rageurs à notre fournisseur d'accès internet (car contrairement aux apparences nous n'avons TOUJOURS PAS de connexion).


Verrines-pommes-caram--lis--es---pic--es1.jpg

 

Pour deux verrines au parfum de vacances :

Petite note ajoutée à ce billet le 14/10 : cette recette est ma contribution au concours "Souvenirs de vacances" du site 750g.com 

300g de pommes acidulées et croquantes (poids épluchées et coeurs ôtés)

125g de yaourt bien crémeux (type yaourt grec)

50g de sucre blanc + 1 c. à soupe

1 c. à soupe de cassonade

cannelle, cardamome, gingembre en poudre (1 bonne pincée de chaque)

1 c. à soupe d'eau

1 noix de beurre salé

6 cerneaux de noix

 

1. Détailler les pommes en fines lamelles. Faire chauffer le sucre et les épices avec l'eau dans une large poêle antiadhérente jusqu'à obtenir un caramel ambré. Jeter les pommes et remuer vivement pour les saisir sur toutes les faces, à feu vif, pendant 1 ou 2 minutes. Baisser un peu le feu et poursuivre la cuisson sans cesser de remuer jusqu'à ce que les pommes soient fondantes. Ajouter une belle noix de beurre salé et laisser refroidir.

2. Pendant ce temps remettre la poêle sur feu doux et faire griller les cerneaux de noix grossièrement émiettés (2 minutes environ). Ajouter alors une c. à soupe de sucre pour les faire caraméliser (remuer constamment). Laisser refroidir.

3. Mélanger le yaourt et la cassonade, attendre que cette dernière soit parfaitement fondue dans le yaourt.

4. Confectionner les verrines en alternant couches de yaourt et couches de pommes. Terminer en décorant de noix caramélisées.

 

  

 

 
Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
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