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Mercredi 23 janvier 2008

Une blogueuse culinaire parlait récemment, avec l'humour féroce qui la caractérise, de son addiction à la blogosphère culinaire, et des mesures draconniennes qu’elle avait dû prendre pour lutter contre cette dépendance.

Il est certain que tenir un blog expose à de graves risques d'accoutumance. Cela prend (beaucoup) de temps, souvent bien plus de temps que les blogueurs ne veulent l'admettre. D'ailleurs, plus ils sont en état d'addiction, plus ils minimisent le temps passé et nient leur pathologie (c'est comme avec n'importe quelle drogue, n'est-ce pas ?)

Ecrire ne serait-ce qu'un billet par semaine n'est donc pas tout à fait une sinécure. Surtout quand votre hébergeur est connu sous le (sur)nom d’overb(l)og. A chaque mise en ligne, vous vous demandez quelle farce il vous réserve. En même temps, vous n'osez pas vous lancer dans l'aventure d'un changement de plate-forme, c'est au-dessus de vos capacités informatiques.

Après la mise en ligne, en incurable perfectionniste que vous êtes, vous reprenez dix fois le texte pour corriger petites coquilles et aléas de mise en forme. Parfois, de grossières erreurs sur les proportions des recettes viennent se glisser : fautes impardonnables, dont les conséquences pourraient être dramatiques, vu les milliaaards d'internautes susceptibles de vous lire et peut-être d'essayer une de vos recettes (et de les rater à cause de vous, ce qui ruinera forcément votre réputation et votre honneur).

Heureusement, la vie se charge de vous imposer des périodes de sevrage de temps en temps. Surtout quand, en pleine période d’intense création musicologique, votre disque dur (enfin, celui de l’ordi, pas votre cortex, encore que...) vous largue la seule fois de votre vie où vous n'avez pas fait de sauvegarde quotidienne de vos fichiers sensibles.

Le week-end, au lieu d'un sympathique brunch entre blogueurs, au lieu de vous lancer à nouveau dans une galette à la frangipane, vous avez supplié une bonne âme de vous prêter son ordinateur portable (merci pôpa !) et entrepris de refaire le boulot perdu.

Résultat garanti
: vous n'allez même plus envie d'aller sur internet, hormis pour vérifier vos e-mails ou l’état de votre compte en banque. Pour la première fois depuis des mois et des mois, vous avez acheté une soupe toute prête au supermarché. Pour une fois, c'est l'Homme qui, rentré du travail avant vous, s’est mis aux fourneaux.

Comme il vous arrive encore de dormir un peu, ou d’aller au cinéma voir le dernier Ken Loach (terrifiant, mais au moins, en sortant, vous ne risquez plus de vous plaindre de votre boulot), vous avez, en gros, déserté vos blogs préférés depuis une bonne semaine...


... et oublié qu'au mois de décembre, vous avez participé à un concours "Epices : de Marco-Polo à Ali-Baba" organisé par l'association Miam-Miam. En triant des dizaines de courriels non lus, vous vous apercevez avec surprise que vous avez gagné le premier prix avec une recette de riz au lait d'amandes et aux épices douces.


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C'est un riz au lait pas classique, sans lait de vache, cuisiné un jour où je n'avais que la boisson aux amandes de marque Bjorg sous la main. Le résultat m'a plu, j'ai trouvé cela non seulement goûteux, mais très digeste. Au lieu du lait d'amandes tout prêt, on peut fabriquer le sien : il suffit de mixer des amandes avec de l'eau ou du lait de vache. Pour les proportions exactes, voyez les recettes de Peggy (Ma dolce vita).

 

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- 1l de lait d'amandes (fait maison ou tout prêt : marque Bjorg, par exemple)

- 100 g de riz rond
- 100 g de sucre (75 g seulement si vous utilisez la boisson amandes Bjorg, déjà légèrement sucrée)

- 1 gousse de vanille

- 1 bâton de cannelle (ou 1/2 cuillère à café rase de cannelle en poudre)

- 5- 6 filaments de safran (ou une dosette de poudre)

- 5 gousses de cardamome verte

- caramel liquide pour accompagner (facultatif)


1.
Faire cuire le riz 3 minutes dans une grande casserole d'eau bouillante additionnée d'une pincée de sel. Egoutter.

2. Porter à frémissement le lait d'amandes avec la gousse de vanille fendue et grattée, et le safran. Ajouter également le bâton de cannelle fendu dans le sens de la longueur et les gousses de cardamome, en prenant soin de les enfermer dans une boule à épices ou un nouet, afin de pouvoir les retirer plus facilement en fin de cuisson.

3. Ajouter le riz et le sucre au lait d'amandes et aux épices. Laisser cuire 30 à 40 minutes à tout petit feu. Retirer la gousse de vanille en fin de cuisson.

4. Déguster tiède ou froid, avec un filet de caramel ou nature.


Attention, à la fin de la cuisson, la préparation doit rester assez liquide. En refroidissant, le riz continue à absorber le lait d'amandes, et l'ensemble prend une consistance crémeuse. Si vous prolongez la cuisson plus longtemps, le résultat risque d'être très sec et bourratif une fois refroidi.

 

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par Natalia publié dans : RIZ, PÂTES & Cie
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Lundi 14 janvier 2008


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Après les fêtes, l’actualité alimentaire est à la cure détox. Mais je n'ai nullement l'intention de compenser des excès que je n’ai pas faits (avouez qu'il est rare de faire des indigestions de caviar, en tout cas, je ne connais personne qui s’en soit vanté !). 

Il fait gris, les vacances sont finies (en fait elle n’ont jamais commencé), il y a du travail pour des journées de 48h, et les week-ends sont de véritables marathons. Il faut bien se consoler avec des choses qui nourrissent et qui réchauffent, comme ces pâtes à la carbonara. Espérons que vous les trouverez plus appétissantes que la galette (un sacré four, dites donc...)

Carbonara
et bolognaise sont sans doute les deux façons les plus connues d’accomoder les pâtes. Mais entre la version italienne et son adaptation française, il y a une différence… certaine. Notre bolo nationale croule sous le bœuf haché, tandis que le ragù alla bolognese reste avant tout une sauce à la tomate et aux légumes, même s'il y a un peu de viande. Et notre carbonara dégouline de crème fraîche, un ingrédient qui n'existe même pas en Italie (la panna n'a pas grand chose à voir avec notre crème acidulée).

Ce qui suit est une recette plutôt traditionnelle (authentique ?) de pâtes à la carbonara, extraite d'un charmant petit livre de Toni Vianello, ancien chef du restaurant l'Osteria à Paris.


 

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On y trouve des classiques pas toujours connus de ce côté-ci des Alpes (par exemple la pasta alla zucca, une spécialité de Mantoue) ; et des idées beaucoup plus originales dont je vous reparlerai une autre fois. Pour aujourd'hui, restons dans les choses traditionnelles...

Pasta alla carbonara per due

- 250g de pâtes fraîches : spaghetti, linguine, tagliatelle ou si on suit à la lettre Toni Vianelli, des perciatellini, c'est à dire des spaghettis creux...
- 1 oeuf + 2 jaunes
- 50g d'un mélange de pecorino et de parmesan (ou tout parmesan, si vous ne trouvez pas de pecorino)
- 100g de pancetta découpée en dés
- poivre du moulin

1. Faites rissoler la pancetta à sec, à feu vif, jusqu'à ce qu'elle dore (Vianello la fait rissoler dans de l'huile d'olive, mais comme je veux mettre la terre entière au régime - dixit J. - j'omets l'huile. Réserver au chaud sans jeter la graisse.

2. Faites cuire les pâtes al dente dans un grand volume d'eau bouillante salée. Pendant ce temps, battez l'oeuf entier et les jaunes avec la moitié du mélange pecorino-parmesan. Poivrez généreusement.

3. Egouttez les pâtes en prenant soin de garder un peu d'eau de cuisson (env. 5 cl maxi) au fond de la marmite. Reversez les pâtes dans la marmite chaude, ajoutez la pancetta et sa graisse puis le mélange oeuf-fromage et remuez vivement : avec la chaleur, les oeufs et l'eau de cuisson vont former une sauce onctueuse

4. Ajoutez alors le reste de fromage râpé, mélangez une dernière fois et servez immédiatement.


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Depuis que je l’ai testée, je suis restée fidèle à cette recette simplissime dont j'adore le goût d’oeuf mêlé au lard grillé. Ce goût, on ne le trouve pas (ou alors très atténué) dans les recettes "à la française". Rien n'empêche pour les inconditionnels de rajouter une lichette de crème liquide, si on aime avoir une sauce plus abondante (je le fais quelquefois). En principe, si on utilise suffisamment d'eau de cuisson, le résultat
est très crémeux et plus digeste qu'avec une grande quantité de crème fraîche.

Finalement, je trouve que cette carbonara a toute sa place dans les menus "détox" du mois de janvier !



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par Natalia publié dans : RIZ, PÂTES & Cie
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Mercredi 9 janvier 2008



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Il y a des jours comme ça. Des jours où, en toute bonne foi, vous accumulez les bourdes.

Cela commence par une petite boulette de rien du tout à propos des responsabilités administratives d'un collègue. Oups, vous vous rendez compte de l'erreur, vous rectifiez et vous excusez platement.
Ensuite, comme vous allez toujours un peu trop vite, lorsque votre chef vous parle "numérique", vous interprétez "numérisation". Grave erreur ! 

A la troisième action décisive de la journée, un futur chef putatif, sans doute levé du pied gauche, vous envoie une volée de bois vert. Le procès que l'on vous fait est injuste, ça ne fait aucun doute. Vous essayez de calmer le jeu, mais vous avez le sentiment de vous enfoncer. De toute façon vous n'avez jamais eu le sens de la flatterie hiérarchique... 

Mortifiée pour le reste de la journée par cet épisode, vous arrivez chez vous en vous disant qu'une bonne galette fera oublier tout ça.

Vous étalez votre pâte feuilletée, tout fière de votre oeuvre. Vous préparez la frangipane d'après la recette de Pascale sur Goosto.fr
:


Pour la crème d'amande (pour une grande galette...)
  • - 3 oeufs
  • - 125 g de poudre d'amandes
  • - 125 g de sucre
  • - 125 g de beurre mou
  • - 2 gouttes d'extrait d'amandes amères
  • - 2 cuil. à soupe d'eau de fleur d'oranger ou d'un alcool de votre choix
Pour décorer
  • - 1 jaune d'oeuf
  • - 1 cuil. à soupe de lait
  • - une fève
    - une couronne
1. Travaillez le beurre à l'aide d'une fourchette jusqu'à ce qu'il soit bien crémeux. Ajoutez la poudre d'amandes, le sucre et mélangez. Ajoutez les oeufs légèrement battus, l'extrait d'amandes amères et l'eau de fleur d'oranger. Mélangez bien à l'aide d'un fouet. Réservez au frais afin que la crème soit suffisamment ferme pour être étalée sans couler.

2. Préchauffez votre four à 200 °C (th. 7). Mélangez un jaune d'oeuf avec le lait. Sur une plaque de cuisson anti-adhésive, posez un disque de pâte feuilletée. Badigeonnez son pourtour avec le mélange oeuf-lait, sur environ 2 cm de largeur. Etalez la crème d'amandes en laissant le pourtour badigeonné libre. Déposez une fève en l'enfonçant légèrement. Posez le second disque, lissez avec vos mains afin de faire sortir l'air. Faites-le adhérer avec le premier en appuyant légèrement avec vos doigts, sur tout le pourtour.

3. Faites une légère entaille au milieu afin que la galette ne gonfle pas trop. Faites des petites entailles sur le pourtour, avec la pointe d'un couteau. Dessinez sur la surface, avec le coté non tranchant d'un couteau des losanges, des épis ou autre dessin. Dorez toute la surface avec le mélange jaune d'oeuf/lait en passant 2 fois.

4. Mettez au frais pendant 30 minutes.

5. Enfournez et faites cuire pendant environ 25 minutes, la galette doit être bien dorée. 


20 minutes plus tard
vous observez le résultat à travers la vitre du four. Horreur : ce n'est plus une galette, c'est une catastrophe nucléaire. La 4e boulette de la journée ! Une partie de la frangipane s'est échappée par les bords et a brûlé sur la feuille de cuisson. Et votre galette est plutôt raplapla. Vous en riez de bon coeur avec J., parce que de toute façon, il n'y a pas mort d'homme.



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Finalement, après quelques coups de bistouri, la galette est devenue esthétiquement acceptable. Et elle est très bonne. Si le feuilletage avait été plus aérien, cela aurait été encore mieux. Mais il a été écrasé sous le poids de la garniture : vous en avez trop mis, sans doute, d'où l'explosion. Malgré cela, il vous reste plein de crème d'amande au frigo : chic, vous pourrez refaire une galette dès demain ; - )

 

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par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Dimanche 6 janvier 2008


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Saint-Gall, Stiftsbibliothek, ms. 340, XIe s.

Pour vous donner une idée visuelle de la musique qui accompagne mes expériences culinaires...



Après le Réveillon sans casseroles, l'Epiphanie sans galette. 2008 commence bizarrement.

Cette année comme les années précédentes, je n'avais pas l'intention de me lancer dans une galette entièrement maison. Jusqu'au 6 janvier 2008, faire une pâte feuilletée était quasiment impensable, pour la maladroite et impatiente que je suis. Un truc qui allait me stresser (comme si j'avais besoin de ça...) et me faire perdre une demi-journée, pour un résultat que j'imaginais forcément décevant. Non, j
e voulais bien faire une galette, mais avec la pâte feuilletée du supermarché. Seule la frangipane et la cuisson seraient home made.

Le problème, comme dirait mon homme, c'est qu'à Paris, quand on a une idée, il y a toujours 20 000 autres personnes qui ont la même, au même moment. En ce week-end de l'Epiphanie 2008, acheter de la pâte feuilletée toute prête était à peu près aussi illusoire que trouver deux places pour le concert anniversaire en hommage à Stéphane Grappelli à la salle Pleyel.

Des pâtes brisées, sablées, des pâtes à pizza, il y en avait tant et plus dans les rayonnages des Monop', Franprix, G20 et autres Picard. Des pâtes feuilletées, je n'en ai pas vu une seule. A croire que tout le monde avait décidé de faire une galette des rois...

Dimanche midi, après avoir inspecté les rayons de quatre enseignes différentes, je me suis dit que la situation était désespérée. Deux solutions : acheter une galette chez le boulanger, ou se lancer dans la confection de la pâte feuilletée et reporter la dégustation de quelques heures, voire d'un jour (et tant pis pour le calendrier liturgique).

J'ai vite opté pour la seconde solution, après avoir consulté une source solide et rassurante : la recette de Joël Robuchon testée et approuvée par Pascale Weeks. Tout en préparant mes conférences de musicologie (voir la belle image ci-dessus), une confiture de kiwis et un pot-au-feu (tout ça pas exactement au même instant, pour être tout à fait sincère, mais tout de même en un seul après-midi), j'ai réalisé mes 6 tours de feuilletage réglementaires. Finalement, ce n'était pas insurmontable... suffisait juste d'être un peu hyperactive voire masochiste.

 

Ingrédients pour 500 g de pâte feuilletée :

- 200 g de farine
- 150 g de beurre (doux) bien ferme
- 70 g de beurre fondu (j'ai utilisé du beurre 1/2 sel, du coup, je n'ai pas rajouté de sel)
- 1 pincée de sel
- 80 g d’eau
- 50 g de farine pour étaler la pâte
- ma touche personnelle : une gousse de vanille pour parfumer la pâte

 

1. La détrempe : fastoche !

Mettez la farine dans un grand saladier et creusez un puit au centre. Faire fondre les 70g de beurre, laisser refroidir, ajouter le sel (sauf si vous prenez comme moi du beurre demi-sel) et les graines de la gousse de vanille. Versez ce liquide dans le puit et mélangez rapidement du bout des doigts. Formez une boule, fendez-la en croix à l’aide d’un couteau (ce que j'ai oublié de faire). Emballez cette pâte (que l'on appelle la détrempe) dans du film transparent et laissez-la au réfrigérateur ½ heure (ou un peu plus, ce n'est pas gênant).

2. Idéal pour les mains sèches

Au bout d’une ½ heure, sortez 150g de beurre doux du frigo, posez-le sur du papier sulfurisé et formez ce beurre en un carré, sur 1 cm d’épaisseur, en vous aidant d'un rouleau à pâtisserie. Tassez avec vos mains ou avec une règle pour que les bords du carré soient bien nets et droits.

pate-feuilletee1-copie-2.jpg
    

 

un joli carré de beurre, façonné à la main...

 

3. Attention, ça se complique...

Farinez légèrement le plan de travail. Sortez la détrempe du réfrigérateur et étalez-là en forme de croix. Le centre doit avoir la forme d’un carré de la taille du carré de beurre.

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Quelque chose m'échappe : comment faire pour étaler une boule de pâte en forme de croix ? Sans doute un mystère inaccessible à la mécréante que je suis. Il faut dire, j'ai péché par négligence dès la première étape, en oubliant de fendre ma détrempe... Enfin, en trichant en peu (encore un péché) on finit par y arriver
.

 

4. Profitons-en, le plus dur est à venir...

Posez le beurre au centre de la croix et rabattez les 4 bras de façon à obtenir une enveloppe carrée. Farinez légèrement cette enveloppe.


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5. On arrive au moment crucial

Abaissez le carré de pâte obtenu en un rectangle d'une longueur trois fois supérieure à la largeur (entre 30x10 et 36x12 cm environ). Essuyez l’excédent de farine avec une brosse ou du papier absorbant. Pliez ce rectangle en 3, de façon à obtenir de nouveau un carré. Tournez-le d'¼ de tour vers la gauche, farinez-le puis étalez-le en un rectangle aux mêmes dimensions que précédemment. Retirez à nouveau l’excédent de farine. 

A partir de ce moment, le beurre a eu tendance à s'échapper un peu sur les côtés de la pâte, du coup j'ai rajouté de la farine plus que je n'en ai enlevé...

Pliez le second rectangle obtenu en trois : le premier double tour est terminé. Enfoncez 2 doigts sur un angle de la pâte (pour ne pas perdre le nord). Emballez ce carré dans un film plastique et laissez reposez au frais ½ heure minimum.


6. On remet ça

Sortez la pâte du frigo, recommencer les opérations de l'étape 5. C'est le second double tour : enfoncez fois 4 doigts dans un angle du carré, ainsi si vous jonglez avec deux ou trois autres activités (et que vous êtes de toute façon d'une incorrigible distraction (c'est mon cas), ça vous aidera à vous y retrouver pour l'étape suivante. Laissez la pâte reposer à nouveau ½ heure.


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7. Et une dernière fois, pour parfaire la technique

Reprenez une dernière fois le point 5 pour donner le troisième double tour. Laissez encore reposer ½ h (ou plus) au frais avant d'utiliser la pâte.

 



Conclusion : ce n'est pas si terrifiant que je le pensais.

En tout, pour réaliser une pâte feuilletée, il faut prévoir environ 3 heures de délai. Cela ne veut pas dire que l'on va travailler pendant tout ce temps : la préparation elle-même nécessite tout au plus 30 à 40 minutes (sans doute moins quand on n'est plus un débutant).

Enfin, il n'est pas nécessaire d'intervenir précisément toutes les 30 minutes, on peut laisser la pâte reposer 1h ou plus entre deux tours. Finalement, le plus difficile est de réaliser des abaisses bien proportionnées et d'étaler la pâte sans faire sortir le beurre qui est emprisonné dans les plis.

Concernant le résultat gustatif, je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. Pour ne pas avoir l'air déraisonnable aux yeux de mon homme (si tant est que ce soit possible...), la confection de la galette a été reportée à demain soir. Affaire à suivre !

P.S. du 07/01/08 : comme le note
Ours de Pyrène, pour remédier au problème du beurre qui s'échappe, il suffit sans doute de remettre la pâte au frigo 1/2 h entre l'étape 4 et 5, de façon à le raffermir. Curieusement, cela n'était pas précisé dans la recette d'origine, que j'ai suivie (à tort?) à la lettre. Après coup, pourtant, il paraît évident que le beurre était devenu un peu trop mou.

 

par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Mardi 1 janvier 2008


Depuis le début de l'automne, je me trouvais drôlement résistante aux miasmes et au froid, pour quelqu'un revenant des tropiques : 


- j'ai côtoyé deux collègues de bureau fiévreuses, toussant et crachant comme des phtisiques depuis plus de 15 jours

- j'ai résisté à -10° à Munich pendant trois jours

- j'ai survécu à plusieurs heures de climatisation-ventilation à 30 km/h et à 18°C dans les magasins de livres de la BnF, en fin de semaine dernière.


Du coup, lorsque J. s'est laissé abattre par une méchante rhinopharyngite, je ne me suis pas méfiée plus que ça. Et paf, ça n'a pas traîné, hier, réveil fiévreux, la tête lourde, la gorge en feu, la voix éteinte. Beau 31 décembre en perspective !

Vu mon état, j'ai sagement laissé mes casseroles au placard, de peur qu'elles ne se mettent au diapason, enfin, je veux dire, qu'elles se mettent à chanter faux, ce qui,
je le répète, n'est pas du tout naturel pour des casseroles, contrairement à certaines idées reçues.

De toute façon, nous n'avions rien prévu d'autre qu'un sage réveillon à deux, égayé de quelques zakouskis :


Table-de-reveillon.jpg

Cette jolie table est l'oeuvre de J.
Les élégants photophores sont un cadeau de D. et J.-Y.



Les sprats (anchois de la Baltique, au premier plan), la vodka, les tranches d'esturgeon fumé (devant la bouteille de vodka), la crème sure (dans le bol) viennent de chez Gastronomia (juste en face de chez nous...)


Gastronomia.jpg


Quant aux petits oeufs qui vont bien (dans le bol de glace pilée), ils viennent... d'Iran ; -)
Autant que vous le sachiez, j'assume entièrement l'indécence de ce luxe ostentatoire, dégusté au moment même où le débat sur le pouvoir d'achat des Français faisait rage sur France Inter (cette inconséquence va me valoir des ennuis avec la blogosphère de gauche, je le sens bien...)

Pour tartiner tout cela (enfin, pas tant que cela), il y avait des blinis maison, d'après la recette "minute" de Tit' (je vous la conseille, elle est inratable et lorsque vous l'aurez essayée, vous ne pourrez plus jamais manger de blinis de supermarché). Et un peu de chou rouge râpé aigre-doux (maison aussi). 

Pour clore l'année 2007, le dessert le plus flemmard et le moins inventif qui soit, même pas pris en photo : une coupe de glace à la crème de marrons (François Théron chez Picard), servie avec une chantilly à la vanille (maison) et un filet de sirop de cacao (Terre Exotique). Cela a suffi à notre bonheur...



 

en ce 1er janvier

Je vous souhaite à tous une excellente année

du bonheur
d
e la gourmandise
des espoirs qui se réalisent

des projets qui se concrétisent
!



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par Natalia
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