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Dimanche 29 avril 2007

 

Cette recette est une version personnelle des Petits pots indiens du site Marmiton... et c'est un pur délice !! J'en fait très régulièrement et ces petites douceurs remportent toujours un franc succès.


Crème brûlée au lait de coco, safran et cardamome



Pour 4 personnes :

- 25 cl de crème de coco (crème et non lait)

- 30 cl de lait de vache

- 55 g de sucre

- 4 jaunes d'œufs

- 5 ou 6 pistils de safran (à défaut une dosette de safran en poudre)

- 10 gousses de cardamome verte

- un peu de sucre pour caraméliser

 

1. Préchauffer le four à 120°C (thermostat 4). Ecraser les gousses de cardamome pour les ouvrir. Amener le lait à ébullition avec les pistils de safran (ou la dosette) et la cardamome. Eteindre le feu, laisser infuser 5 minutes.

2. Pendant ce temps, fouetter les jaunes d'oeufs avec le sucre. Ajouter le lait de coco.

3. Filtrer le lait bouilli pour récupérer les gousses de cardamome. Si on aime, on peut garder quelques graines pour les ajouter à la crème. De même avec les pistils de safran qui continueront d'infuser pendant la cuisson et feront un joli décor.

4. Verser dans de petits ramequins et faire cuire au bain-marie pendant environ 45 minutes.

5. Laisser refroidir et réserver au frais. Quelques minutes avant de servir, placer les crèmes dans un récipient d'eau froide, saupoudrer de sucre et faire caraméliser au chalumeau de cuisine.

par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Jeudi 26 avril 2007
 

La betterave rouge est très à la mode. Il y a deux ou trois ans, je n'aurais jamais eu l'idée d'en acheter. Lorsque la cantine en proposait (en vinaigrette, bien sûr !) je regardais cela comme le met le plus ringard et le plus ordinaire qu'on puisse imaginer, en dehors peut-être de la macédoine de légumes à la mayonnaise.

Mais la betterave a redoré son blason et se décline désormais toutes sortes de façons. Sa couleur spectaculaire est sans doute l'une des raisons de son retour...

Mon homme m'a suggéré d'en faire des chips. Un premier essai, puis un deuxième. C'est un peu délicat à réaliser mais c'est très sympa : rouges, un peu translucides, croquantes et légèrement acidulées sur l'arrière, ces chips sont délicieuses à l'apéro.

 

Chips-betteraveblog.jpg

Il faut couper les betteraves en tranches très fines, idéalement à l'aide d'une mandoline. On les essuie dans du papier absorbant, on les farine, on tamise pour enlever l'excédent. On fait frire dans un bain d'huile très chaud, en surveillant de près. C'est cette phase qui est la plus délicate. Il faut que les betteraves soient assez cuites sinon elles restent molles après refroidissement. Mais pas brûlées non plus, or la marge de manoeuvre est faible. Il faut se fier à leur couleur et les retirer du bain de friture lorsqu'elles passent du rouge violacé au rouge-orangé. Après les avoir déposées sur un papier absorbant, on les sale, et on laisse bien refroidir, jusqu'au lendemain de préférence.

Si par hasard certaines sont encore un peu molles, on les passe à four doux (120°) pendant 1/4 d'heure environ, en surveillant bien.

Chips-betterave2blog.jpg



par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Mercredi 25 avril 2007



Grande nouvelle : j'ai ENFIN trouvé la recette idéale de crème au chocolat. Dans Elle à Table.

Je n'aime que le chocolat noir. Toute trace de lait m'écoeure au plus haut point. Alors évidemment, jusqu'ici, les crèmes au chocolat, ce n'était pas trop mon truc.

J'ai fini par débusquer le numéro mars-avril de Elle à Table à Dakar (oui, enfin, le 20 avril...). Une recette inespérée que celle de cette "Crème très chic au chocolat" : du chocolat, de l'eau, de la crème fraîche, un caramel et du beurre. Voilà qui m'a semblé parfait. Ou presque. J'ai rajouté de la fleur de sel, parce qu'avec le chocolat comme avec le caramel, c'est cent fois meilleur. Et j'ai légèrement augmenté la proportion de chocolat noir.

Donc on fait fondre ensemble 300g (250g dans la recette originale) de chocolat à 64% de cacao minimum, 20 cl d'eau et 20 cl de crème fleurette. On laisse frémir 10 minutes. A part, on fait un caramel avec 80g de sucre et un peu d'eau. On verse le caramel encore liquide dans le mélange chocolat-crème. On ajoute encore 10 cl de crème et 80g de beurre (demi-sel ou du beurre + de la fleur de sel). J'ai également mis une pincée de cannelle, mais on peut mettre du rhum ou du whisky.

C'était FABULEUX. Crémeux, légèrement élastique (un peu comme un caramel mou, mais... plus mou quand même), pas du tout écoeurant à condition de ne pas forcer sur la quantité (prévue pour 6 à 8 personnes). Le goût du chocolat noir est bien là, rassurez-vous, le caramel ne domine pas. L'aspect est lisse, brillant comme un miroir (désolée, aucune de mes photos n'a réussi à rendre cet aspect).

Je les ai servies à mes parents, avec des poires revenues dans un mélange de sucre, d'eau et de Banyuls. Je crois qu'ils ont bien aimé. Surtout ma mère, pour qui dessert = chocolat.


 
Cr--me-choco-caramelblog.jpg

 

 
 

P. S. Petite info tant que j'y suis... pour expliquer le petit ralentissement d'activité sur le blog... Je suis en France pour quelques semaines, pour diverses occupations professionnelles et familiales. Je vais pouvoir m'empiffrer de tout ce que l'on ne trouve pas à Dakar : du chocolat de qualité, du jambon persillé de Bourgogne et plein d'autres cochonailles, des Saint-Jacques (c'est la fin... profitons des dernières), des asperges, bref, la grande vie ! Les recettes et les photos suivront autant que possible...

 



 

par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Dimanche 22 avril 2007


Les mangues commencent à devenir envahissantes (douce invasion !) sur les étals dakarois. Il faut faire face, croyez-moi...  ; - )) 


Lorsqu'elle est mûre, qu'elle ne peut plus attendre avant d'être consommée, sucrée et fondante, la mangue est bien meilleure crue que cuite. C'est mon avis, en tout cas. Elle n'a alors besoin d'aucun apprêt : tout au plus un peu de gingembre et de citron vert si on en la sert en salade. Mais c'est encore nature de chez nature que je la préfère.


mangue-crue.jpg


Prenez une mangue bien mûre, juteuse, au parfum intense, magnifiquement orangée, et faites la cuire, avec du sucre et même avec un peu de beurre, ce ne sera plus qu'une purée au goût assez décevant.

Malgré cela, j'ai tenté de recycler deux fruits (plein d'autres m'attendent pour les prochains jours...) en une sorte de clafoutis, pour changer. J'ai pris une recette de flognarde sur le site Papilles et Pupilles, un blog que je visite souvent... Une valeur sûre, a priori. J'avais repéré cette recette grâce à la superbe photo que l'on peut voir sur la page d'accueil... L'auteur la réalise avec des poires qu'elle fait poêler puis flamber avant de les incorporer à l'appareil. Pour ne pas risquer de me retrouver avec une purée de mangues, j'ai simplement mis les morceaux à macérer avec le sucre et le rhum (non flambé).

Pour la pâte de la flognarde proprement dite, j'ai respecté les proportions à la lettre. J'avais un reste de miettes de crumble que j'ai réparties sur le dessus du clafoutis à mi-cuisson, pour donner un peu de croquant.

Verdict : Les mangues se sont un peu défaites à la cuisson mais sans dénaturer la pâte, suffisamment consistante pour « envelopper » les morceaux de fruits. Côté goût, j'ai trouvé que c'était un peu fade (pourtant en plus du rhum j'ai mis de la vanille...), et que la consistance de l'appareil était un peu élastique. Sans doute un peu trop d'oeufs, et pas assez de beurre à mon goût.... Une lichette de crème n'aurait pas été de trop, sans doute.

Bref, je n'ai pas été tout à fait satisfaite du résultat. Je ne sais pas si je l'aurais été, d'ailleurs, avec un autre fruit que la mangue ! Les miettes de crumble n'ont rien changé à tout cela. A revoir donc, avec une autre recette de pâte, et des mangues peut-être un peu moins mûres.


 

Clafoutis-mangue.jpg



par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Jeudi 19 avril 2007


Le corossol est un drôle de fruit, pas facile à manger tel quel, mais délicieusement parfumé. Un parfum exotique, un parfum de fleur, très doux. Sous la peau rugueuse et verte, une chair d'une consistance crémeuse un peu curieuse (désolée je n'ai pas fait de photo...), blanc nacré et des pépins plats, un peu comme des graines de courge, mais noirs. Impossible à couper en morceaux, impossible à servir proprement. On le déguste donc la plupart du temps en jus ou en sorbet. C'est la deuxième option qui m'a tentée pour cette fois.

corossol.jpg


Ne me demandez pas les proportions, j'ai fait çà au pif, et c'est presque toujours par approximations successives que je réalise mes sorbets... Je cherche à atteindre LA consistance ferme mais pas dure ni cristallisée, ni trop pulpeuse ni trop aqueuse. C'est sans doute quasi impossible à atteindre sans l'aide de la "chimie" : sirop de glucose, stabilisateur, etc. D'un fruit à l'autre, d'une tentative à l'autre, c'est jamais tout à fait pareil. Bref faire des glaces, je suis convaincue que c'est un travail de pro. Lorsque je rentrerai en France (très très bientôt), j'irai faire une virée chez Raimo, mon glacier préféré, dans le 12e arrondissement de Paris ! Si la température le permet...

Il y avait deux corossols bien mûrs (c'est à dire très mous) au départ, ce qui devait peser environ 1 kg. Une fois épluchés et épépinés (une opération plutôt fastidieuse car la chair est assez glissante et les pépins bien cachés), il devait en rester, disons, 700g. J'ai mixé tout çà le mieux possible. Le corossol, c'est mou mais çà se mixe difficilement. Il reste toujours des paquets de pulpe.

J'ai fait un sirop avec de l'eau et du sucre que j'ai fait chauffer avec les graines d'une demi-gousse de vanille, en maintenant à ébullition 2 minutes. J'ai versé ce sirop tiédi sur la pulpe de corossol et ajouté le jus d'un demi citron vert. J'ai remixé un coup puis passé l'ensemble au tamis (pour éliminer les morceaux de pulpe ayant résisté au mixeur).

Prise en sorbetière : 20 minutes, puis au congélateur 4 heures. Résultat : excellent pour le goût, un poil de sucre en plus aurait été bienvenu bien que je ne sois pas un bec sucré. La consistance est un rien trop dure à mon goût, mais au moins, il ne fond pas à vue d'oeil dans la coupe. Du coup je l'ai servi avec un filet de miel d'acacia, c'était divin... Je compte réessayer en mettant le miel directement dans la préparation.





par Natalia publié dans : GLACES ET SORBETS
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Mercredi 18 avril 2007

Une huile vanillée et citronnée dans une salade, ça change de l'éternel trio moutarde-huile-vinaigre. Et cela vous relève ladite salade tout en douceur. Avec du poulet, l'association est particulièrement réussie, mais çà marche aussi bien avec les crustacés, et notamment les langoustines, la langouste, les crevettes, le homard...


Pour aujourd'hui on en reste au poulet, c'est ma salade de midi, toute légère...

 

Salade-de-poulet----la-vanilleblog.jpg

 


Pour 2 personnes :

- de la salade douce type laitue iceberg, mâche ou batavia
- une douzaine de tomates séchées
- 2 oeufs durs
- 2 blancs de poulet
- 5 c. à soupe d'huile d'arachide ou de pépins de raisin
- 3-4 cm de gousse de vanille
- 1 citron jaune
- une poignée de haricots verts ou de pois gourmands cuits ou toute autre légume au choix

1. Gratter les graines du morceau de gousse de vanille et les mélanger à 4 c. à soupe d''huile. Faire chauffer tout doucement l'huile dans une petite casserole pour faire infuser la vanille. Laisser refroidir.

2. Faire cuire les blancs de poulet dans une poêle à feu vif avec la c. d'huile restante. Retourner à mi-cuisson. Laisser refroidir puis détailler en fines lamelles. Saler et poivrer légèrement.

3. Tailler les tomates séchées en lamelle fines (c'est plus joli), couper les oeufs durs en morceaux, mélanger avec la salade et les haricots verts ou les pois gourmands.

4. Emulsionner l'huile vanillée avec 2 c. à soupe de jus de citron (ajuster la dose au goût) et une pincée de sel. Verser sur la salade et mélanger.

Je prépare un flacon d'huile vanillée avec 1 gousse de vanille entière pour 30 cl d'huile, ainsi, j'en ai toujours sous la main !

 

par Natalia publié dans : VIANDES
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Mardi 17 avril 2007


C'est un gâteau à mi-chemin entre pain et cake (grâce à la levure de boulangerie), au bon goût de noix, relevé d'une pointe de gingembre confit. La farine complète s'accorde bien avec les noix et donne une jolie couleur brune à la pâte. A peine sucré, il se déguste aussi bien au petit-déjeuner avec (ou sans) confiture, que toasté et tartiné de fromage frais de chèvre ... 

Que dire de plus ? C'est une improvisation, je ne voulais ni d'un cake traditionnel, ni d'une véritable pâte levée qu'il faut pétrir (flemmarde... et ce n'est pas dans nos contrées "reculées" que je vais me procurer une MAP, à quatre mois de regagner la France...). 

En fait je me suis vaguement inspirée de la recette du bobka polonais, mais sans battre les blancs d'oeufs en neige. Et le résultat n'est pas mal du tout... Peut-être diminuerai-je un poil la quantité de lait, la prochaine fois (15 cl?), pour obtenir une texture un peu plus sèche. Cela dit, c'est très bon comme cela, ça sèche d'ailleurs tout seul à partir du 2e jour... et le gâteau n'en est que meilleur !

Malgré la présence de levure de boulangerie, la pâte obtenue ne monte quasiment pas pendant la phase de repos, c'est normal.

 


Pour un moule à cake de 24 cm de long :

- 20 cl de lait
- 250g de farine complète
- 1 sachet de levure de boulangerie
- 120g de beurre
- 80g de cerneaux de noix réduits en poudre
- 20g de cerneaux de noix concassés
- 50g de gingembre confit coupé en morceaux
- 80g de sucre en poudre
- 2 c. à soupe d'huile de noix
- 3 oeufs


 

 

 

 

1. Faire fondre le beurre dans le lait, à feu doux, sans faire bouillir. Laisser refroidir quelques minutes.

2. Battre les oeufs et le sucre jusqu'à obtenir un mélange mousseux. Ajouter les noix en poudre.

3. Mélanger la farine et la levure, ajouter le lait et le beurre (qui ne doivent pas être trop chaud sous peine de "tuer" la levure), le mélange oeufs-sucre, l'huile de noix.

4. Incorporer les noix concassées et le gingembre confit. Verser la pâte dans un moule à cake et laisser reposer 1 heure.

5. Enfourner dans le four préchauffé à 180° C pour 50 minutes à 1 heure. Une lame de couteau doit ressortir sèche.

6. Démouler tiède et laisser refroidir sur une grille.

 

 

Meilleur au bout d'un ou deux jours, il se conserve sans problème 4 à 5 jours.

 

 


par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Lundi 16 avril 2007


Les fraises et le basilic, c'est très bon... et désormais classique.

Le basilic et l'huile d'olive, quoi de mieux ? Les fraises et le mascarpone, c'est divin... Si on mettait tout cela ensemble, avec un peu de poivre en plus ?

Il n'y a rien de sorcier là-dedans, au propre comme au figuré... C'était notre dessert d'hier soir et nous sommes toujours vivants, impatients d'y goûter à nouveau. D'ailleurs, il me reste de la crème au mascarpone et des fraises entières. Quant au(x) basilic(s), je n'ai qu'à aller le cueillir...


fraises_mascarpone_basilicblog.jpg



Pour 4 personnes :

- 400g de fraises bien parfumées
- 125g de mascarpone
- 10 cl de crème liquide
- 5 cl de lait
- 50g de sucre en poudre
- 5 cl de sirop de sucre de canne
- une poignée de feuilles de basilic thaï et de basilic à grandes feuilles italien
- 1 c. à soupe d'huile d'olive douce et fruitée, de bonne qualité
- un tour de moulin à poivre



1. Ciseler très finement le basilic puis l'écraser dans un mortier pour en exalter les saveurs. Ajouter les fraises coupées en morceaux, piler grossièrement pour les écraser (pas trop quand même). Ajouter le sirop de sucre, donner un tour de moulin à poivre.

2. Fouetter ensemble la crème liquide et le mascarpone, comme pour une chantilly. Ajouter peu à peu le sucre. Si la crème devient trop ferme, détendre avec un peu de lait.

3. Dans des verres ou des coupes, disposer une couche de crème, puis le pesto de fraises, en alternance.

4. Terminez par un filet d'huile d'olive, si vous aimez. Déguster bien frais !

 

 


par Natalia publié dans : FRUITS
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Dimanche 15 avril 2007


C'est une recette trouvée sur le site internet d'Elle à Table. Le principe de la cuisson à sec des calamars à feu vif, au wok, est intéressant. Il permet d'éliminer l'eau des bestioles en question. Attention de ne pas trop prolonger cette opération, surtout avec de petits calamars, sinon ils risquent de durcir. J'ai remarqué, pour l'avoir déjà fait par le passé, que cette méthode fonctionne mieux avec des calamars de taille moyenne (ceux que conseille, d'ailleurs, la recette d'Elle).




Je vous remets la liste des ingrédients et la recette car j'y ai, bien entendu, apporté quelques modifications :

Pour 2 personnes :

  • 500g de calmars (poids net, nettoyés)
  • 1 cc de paprika en poudre
  • 1 pincée de piment d'espelette séché
  • 1 pincée de cumin en poudre
  • 1 gousse d'ail hachée finement
  • 2 cs de persil plat ciselé
  • 1 cs soupe de vinaigre balsamique
  • 2 cs d'huile d'olive
  • sel

1. Pelez la gousse d'ail et hachez-la menu. Mélangez au persil, ajoutez le paprika, le piment, le cumin.

2. Nettoyez et épongez les calamars, détaillez les en morceaux. Mettez-les dans un wok sur feu vif et laissez cuire 3 à 5 mn en fonction de leur taille, en tournant sans cesse, jusqu'à ce qu'ils ne rendent plus d'eau.

3. Ajoutez le mélange ail-persil et épices dans le wok, l'huile d'olive et le vinaigre balsamique. Salez. Prolongez la cuisson d'une à deux minutes et servez.


par Natalia publié dans : POISSONS ET CRUSTACÉS
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Dimanche 15 avril 2007

 


Le retour à Dakar a fait ressurgir mes envies de chinoiseries. Il faut dire que durant notre petite croisière, l'ambiance culinaire était plutôt franco-sénégalaise.

Voici une recette de poisson à la sauce aigre-douce. La sauce d'un beau rouge vif met de la gaîté dans les assiettes et stimule agréablement les papilles, sans écoeurer. Le riz parfumé est l'accompagnement tout désigné de ce genre de plat, mais on peut également préparer un wok de légumes printaniers... A vous de voir !


Pour 4 personnes :

- 4 daurades entières de 300g chacune environ
- 2 cm de racine de gingembre frais haché ou râpé
- 1 c. à café de gros sel de mer
- 1 c. à soupe de sauce pimentée thaïlandaise (petite fantaisie personnelle qui est tout à fait facultative)


Pour la sauce :
- 2 cs de sucre
- 2 cs de coulis de tomate
- 2 cs de vinaigre de riz blanc chinois (à défaut, prendre du vinaigre de cidre)
- 1 gousse d'ail passée au presse-ail
- 1 cm de racine de gingembre hachée
- 2 cs de sauce de soja claire
- 25 cl de bouillon de volaille ou d'eau
- 2 cs rases de maïzena délayées dans 2 cs d'eau
- 1/2 cc de sel fin
- 1/2 cc de poivre blanc moulu


Pour le décor :
- 1 tige de ciboule
- quelques feuilles de coriandre.


 

 


1. Frotter les daurades de gros sel puis entailler la chair en forme de croisillons. Parsemer de gingembre, badigeonner de sauce pimentée si vous aimez. Faire cuire à la vapeur pendant environ 15 minutes. Prendre soin de tapisser vos paniers en bambou (ou le fond de votre cuit-vapeur) d'une feuille de papier sulfurisé pour ne pas que la peau des daurades accroche.


 




2. Mélanger 20 cl du bouillon aux autres ingrédients de la sauce, excepté la maïzena. Porter à ébullition et laisser mijoter pendant 3-4 minutes. Retirer du feu, ajouter la maïzena en filet tout en remuant, puis remettre sur le feu et porter à nouveau à ébullition. La sauce va épaissir. Si jamais elle était trop épaisse à votre goût, corrigez en rajoutant le reste de bouillon ou un peu d'eau.


3. Dresser les daurades sur les assiettes, parsemer de sauce et décorer de ciboule ciselée et de coriandre.

 


 

par Natalia publié dans : POISSONS ET CRUSTACÉS
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Samedi 14 avril 2007


Après une semaine de dépaysement total sur un joli bateau sillonnant le fleuve Sénégal entre Saint-Louis et Podor (le bateau de la photo dans le dernier billet).

Activité proche de zéro, en dehors de la contemplation : celle des paysages, de la faune et de la flore, de la vie quotidienne des riverains. Conversation avec les autres passagers, quelques excursions dans les villages alentours, et c'est tout.

La gastronomie n'est pas le but de ce genre de voyage, mais j'ai tout de même rapporté deux mortiers et pilons de taille respectable, modèle local bien entendu. Bien plus grands que ceux de nos cuisines occidentales, puisqu'ils servent essentiellement à piler le mil.



pilons-1.jpg


pilonster.jpg


Qu'un "toubab" (un blanc) veuille acheter ce genre d'objet suscite généralement l'étonnement. Et je ne peux m'empêcher de me moquer de moi-même, car il est clair que la bouillie de mil ne fait pas partie de nos menus... Enfin, si un de ces jours il faut que je me lance dans la vente de pesto genovese ou de pâtes de curry pour arrondir mes fins de mois (ou de gomasio... c'est plus tendance à ce qu'il paraît), ces mortiers me rendront bien service. En attendant, je vous le concède, leur usage sera plutôt décoratif. Au sujet du retour en force de cet outil "un peu primitif" dans nos cuisines, Grand Chef a laissé le mois dernier un billet poêlant sur A la bonne vôtre : le pilon, c'est bobo.


Depuis le retour, je me suis sens un peu flemmarde. Deux oeufs aux plats, deux toasts pour le dîner d'hier. Et encore, c'est mon homme qui a tout fait. Aujourd'hui, un peu de poisson grillé, de la ratatouille, des fraises au sirop de basilic.


Après avoir été faire les courses ce matin, je n'ai ressenti qu'un enthousiasme modéré face aux victuailles qu'il fallait laver au permanganate de potassium, rinçer, essorer, découper, essuyer, congeler ou ranger au frigo. J'ai encore fait appel à Monsieur pour le nettoyage d'un kilo de tout petits calamars sortant directement de l'eau (du sable, je devrais dire)... Leur sort n'est pas encore tout à fait fixé, mais je vous tiendrai au courant.

 

par Natalia publié dans : VARIA
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Samedi 7 avril 2007


Petite pause sur ce blog pour cause de vacances...


Merci pour vos récents commentaires

A très bientôt de vous lire
!



Bou-el-Mogdad-sur-le-fleuve-S--n--gal.jpg
photo : http://www.cheminsdesable.com




par Natalia publié dans : VARIA
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Jeudi 5 avril 2007


Le baba au rhum est d'origine polonaise, il est arrivé en France grâce au roi Stanislas, au 18e siècle. Baba, c'est en fait bobka ou babka, mot qui désigne une femme âgée, une grand-mère dans les langues slaves. A part le nom, rien à voir aujourd'hui entre notre fameux baba au rhum et les diverses recettes de biscuits, briochés ou non, parfois imbibés de sirop, que l'on sert en Pologne.

Pour faire écho à une recette récemment postée sur Amuses bouches, voici une autre déclinaison possible du bobka polonais, ici une sorte de biscuit brioché assez dense mais moelleux et fondant en bouche, parfumé au citron, aux noix et au macis.

 

P.S. : j'attends avec impatience que ma belle-soeur me donne une autre recette, délicieusement citronnée, qu'elle a récemment soutirée (!) à la tante Gertrude, l'aïeule polonaise de la famille de mon mari.... Je ne sais pas si je pourrai négocier les droits d'exploitation sur le net !!!

 

 




Pour 8 personnes :

- 20 cl de lait
- 250 g de farine
- 150 g de beurre
- 100 g de sucre
- 75 g de raisins secs (inutile de les faire gonfler au préalable)
- 75 g de noix (si vous n'aimez pas remplacez-les par des amandes en poudre, le goût sera évidemment beaucoup moins marqué) 
- 3 oeufs
- 1/2 cuillère à café de poudre de macis (à défaut, râpez un peu de muscade)
- 50 g d'écorces de citron confites finement hâchées (ou un zeste râpé et quelques gouttes d'arôme de citron)
- 1/2 c. à café de sel fin (sauf si vous utilisez du beurre salé)
- 1 sachet de levure de boulangerie lyophilisée
- du sucre glace ou un glaçage au citron pour le décor



1. Faites chauffer le lait, le macis et le beurre tout doucement. Retirez du feu avant ébullition et mélangez pour faire fondre complètement le beurre. Laissez tiédir. Préchauffer le four à 180°.


2. Mélangez le sucre, le sel et les jaunes d'oeufs, ajoutez les raisins, les amandes, les écorces de citron (ou le zeste et l'arôme). Ajoutez le mélange lait-beurre.


3. Battez les blancs en neige ferme avec une pincée de sel. Incorporez-les délicatement. Vérifiez que le mélange obtenu est tiède, sinon laissez tiédir encore. Ajoutez alors la farine et la levure de boulangerie. Oui je sais c'est un ordre un peu bizarre mais çà marche...


4. Versez la pâte dans un moule à kouglof ou à brioche et laissez reposer 1 heure à une température comprise entre 22 et 25°C. Le volume de la pâte augmente très peu, mais c'est normal.


5. Faites cuire pendant 45 minutes environ. Le gâteau doit être bien doré sur le dessus. Laissez refroidir complètement avant de saupoudrer de sucre glace ou d'enduire le gâteau d'un glaçage au citron.



par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Jeudi 5 avril 2007


La courgette, c'est toujours un peu fadasse. La roquette, c'est tout le contraire, surtout celle du jardin ! Forte, piquante, sauvage, elle me rappelle celle que je mangeais, en salade ou sur une pizza primavera, du côté de Matera, en Basilicata, dans le sud de la Botte, où dans une vie précédente j'ai passé pas mal de temps.


Pourquoi est-ce que je fais pousser de la roquette ? Parce que je n'ai jamais trouvé trace de roquette sur les marchés de Dakar, encore moins dans les supermarchés où la salade en sachet sous vide est parfaitement inconnue. En matière de salade, on trouve (si on cherche bien) pas mal de choses : laitue, batavia, frisée, feuille de chêne, et même cresson. Mais la roquette, y en a pas, "amoul" comme on dit en wolof.


Qu'à cela ne tienne, on en a semé. En même temps que des herbes aromatiques : aneth, cerfeuil, basilic à grandes feuilles (celui que l'on trouve ici est du basilic thaï, très bon aussi, mais si différent...). Et ma foi, çà pousse... du moment qu'on arrose !


Pour ce velouté du soir, j'ai tenté une association courgette-roquette. Pas mal du tout ! Pour conserver son petit côté piquant et éviter trop d'amertume, je n'ai pas fait cuire la roquette.

 

 



Ah, que c'est beau ce vert pétant !! Décidément, c'est une manie ces derniers temps, entre la gelée de thé vert, le smoothie au concombre et petits pois, les crèmes brûlées à la pistache....


Sans doute faut-il voir dans cette idée fixe l'expression d'une frustration profonde. Dans ce coin du monde, le vert est tout au plus la couleur de la mer ou des mosquées, certainement pas celle de la végétation. Un petit aperçu ? Cette photo a été prise par J. lors d'un vol en hélicoptère au-dessus de Dakar, l'année dernière...

 

 



En ce début de printemps (officiellement, sur le calendrier), on cherche le vert désespérément. Ici la dernière pluie remonte à la mi-octobre, et la prochaine ne devrait pas se produire avant le début du mois de juillet.

Je sais ce que vous pensez : elle a bien de la veine, elle ne va quand même pas faire son ingrate, quelle chance d'habiter dans un pays où il fait toujours beau ! Le problème, c'est qu'un jardin sans eau (autre que celle d'arrosage, fort coûteuse), c'est assez moche. En ce moment, avec le vent qui souffle sur Dakar, les arbres sont couverts de poussière de latérite, bref, les feuilles sont marron-beige. Je vous assure, çà déprime à la longue !

 


Remède tout vert et anti-déprime pour 2 personnes :

- 500g de courgettes
- une poignée de feuilles de roquette
- 1 gousse d'ail
- 75 cl de bouillon de volaille
- 2 c. à soupe de parmesan râpé
- 2 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 c. à soupe de crème fraîche épaisse
- poivre du moulin


Faire cuire les courgettes et la gousse d'ail dans le bouillon, à petit feu et sans couvrir (ou en couvrant à moitié), jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Mixer avec le reste des ingrédients. Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre. Ajouter un peu de liquide en fonction de la consistance désirée. Servir chaud ou froid (froid, c'est très bon aussi...)


par Natalia publié dans : SOUPES
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Mardi 3 avril 2007

En gros, il y a deux méthodes pour faire des gelées à partir d'ingrédients qui n'ont pas, à la différence des fruits (du moins de certains fruits) de pectine leur permettant de prendre facilement.

Autant dire que dans le thé, le bissap (c'est à dire une variété d'hibiscus, j'ai posté une recette il y a quelque temps déjà...), ou encore le vin, la pectine est rare. Donc, soit on prend du Vitpris ou un sucre gélifiant type Gelsuc, qui apportent un mélange d'acide citrique et de pectine nécessaire à la prise, soit on part d'une base de gelée de pomme que l'on parfume.

Pour le bissap, j'utilise en général du Vitpris, mais il me semble que pour le thé vert, du moins le Matcha, la gelée à base de pomme donne un résultat plus savoureux. Il faut des pommes qui ne soient ni trop sucrées, ni d'un goût trop fort, afin de préserver la dominante matcha ainsi que la couleur du thé : les Granny Smith sont les plus adéquates. Vous obtiendrez une couleur vert bouteille qui n'est certes pas la plus attirante qui soit, mais le résultat est delicatissimo, frais, un peu tanique, très long en bouche.

J'ai lu sur le net que la prise en gelée, avec le thé, est parfois aléatoire. Certains thés riches en tanins rendent la gélification impossible. Avec le matcha, je n'ai pas eu de souci, pour l'instant du moins...

 

 



Pour 2 pots de 400 g environ :

- 1,5 kg de pommes Granny Smith
- 1 citron jaune
- sucre cristal
- 1 cuillère à soupe rase de Matcha

1. Laver et couper les pommes en quartiers sans retirer ni la peau ni les pépins. Les couvrir de 1,5 l d'eau et les faire cuire 30 minutes à couvert.

2. Verser les pommes avec leur jus de cuisson dans une passoire tapissée d'une étamine. Appuyer sur les fruits pour recueillir un maximum de jus de cuisson.
3. Peser le jus obtenu, ajouter 800 g de sucre par litre recueilli ainsi que le jus de citron dans lequel on aura délayé le thé matcha.
4. Verser le tout dans une casserole à fond épais ou une bassine à confiture, faire cuire 20 minutes jusqu'à ce que la gelée prenne (une goutte de sirop posée sur une assiette froide doit se figer).

Mettre en pot et fermer hermétiquement.

 

par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Mardi 3 avril 2007


A part dans les petits pois ou (éventuellement) en velouté, qui songe à manger la laitue autrement que crue ?

Les Chinois, eux, la font cuire. Même que c'est succulent, et que la couleur est magnifique, verte et légèrement translucide ... Puisque je vous le dis ! Depuis que j'ai découvert la laitue à la sauce d'huître, je regarde tout à fait différemment ma salade lorsqu'elle a séjourné plus de 24h au frigo : ce n'est plus « faut la manger tout de suite sinon je vais encore la jeter », mais plutôt : « humm... elle sera délicieuse cuite, ce soir ou demain ».

La laitue ainsi assaisonnée constitue une excellente garniture pour une viande grillée : car la sauce d'huître ne sent pas le poisson ou la marée, mais a plutôt une saveur carnée, douce, et une texture qui enrobe parfaitement notre salade. C'est un accompagnement parfait pour une viande grillée, comme sur la photo (en l'occurrence du filet de zébu, le boeuf local...)

La recette est simplissime. Il suffit d'avoir de la sauce d'huître dans son placard ou au frigo, éventuellement un peu de gingembre et d'ail frais (on peut s'en passer).




 

 

Pour 2 personnes :


- 1 gousse d'ail

- 1 cm de racine de gingembre frais haché très finement

- de la laitue (environ 300g, attention, çà fait du volume, mais çà se ratatine à la cuisson...)

- 2 ou 3 c. à soupe de sauce d'huître


1. Faire blanchir la laitue 1 minute dans une grande casserole d'eau bouillante salée (pas plus, elle doit encore un peu croquante).

2. Pendant ce temps, dans un wok ou une petite casserole, faire chauffer 1 c. à soupe d'huile d'arachide, y faire sauter à feu très vif, pendant quelques secondes, l'ail et le gingembre qui doivent légèrement dorer. Retirer du feu, ajouter la sauce d'huître, bien mélanger.

3. Egoutter soigneusement la laitue et l'assaisonner du mélange. Ne pas saler, la sauce d'huître l'est déjà. Servir immédiatement.