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Jeudi 28 juin 2007

 

La saison des cocktails touche (enfin) à sa fin... encore ce soir, et c'est fini. OUF ! L'Homme disait hier soir en sortant de table : j'ai l'impression d'avoir pris 5 kg en une semaine. Tant qu'il ne pense pas que c'est moi qui ai pris 5 kilos, tout va bien (je plaisante bien sûr).

Depuis mon ratage de biscuits sablés de l'autre jour, l'envie d'une douceur parfumée au matcha m'est restée. Malgré la suralimentation de ces derniers jours, je n'ai pas pu résister à l'envie de faire cette recette, repérée  sur La tartine gourmande, un marbré matcha-chocolat blanc. D'ordinaire je regarde avec dédain le chocolat blanc, moi qui n'aime que le noir ... aussi noir que possible. Mais l'idée du contraste entre l'amertume légère du matcha et la douceur lactée du chocolat blanc m'a plu. De la tentation à la tentative, et même la réalisation, il n'a pas fallu longtemps. Quelques minutes pour convertir les proportions de la recette d'origine, qui sont indiquées en onces, et hop, voici ma version (entre autres j'ai mis un peu moins de sucre que dans la recette originale).

Marbr---matchablog-copie-2.jpg
 


Pour un moule à cake de 24 cm environ :

 

-3 œufs

 

-180 g de farine

 

-80 g de chocolat blanc

 

-120 g de beurre salé

 

-125 g de sucre

 

-1 cc légèrement bombée de thé matcha

 

-1 cc de levure chimique

- 1 cc de bicarbonate de soude


 

1. Faire fondre le beurre. Faire fondre (à part) le chocolat blanc au bain-marie (cela met du temps, et ça donne une pâte épaisse et collante : normal c'est bourré de sucre...! mais ça se mélange sans problème à l'appareil)

 

2. Mettre les oeufs avec le sucre dans un saladier et battre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter la farine tamisée et la levure, le beurre fondu. Préchauffer le four à 180°C.

3. Diviser la préparation en deux, 2/3 et 1/3. Ajouter le chocolat fondu aux 2/3 de la pâte et la poudre de thé matcha dans le 1/3 restant.

4. Beurrer un moule à cake s'il n'est pas en silicone et verser la moitié de la préparation au chocolat blanc, puis la préparation au matcha, puis terminer avec le reste de pâte au chocolat. Marquer légèrement le milieu du cake avec un couteau ou une spatule pour éviter qu'il n'éclate à la cuisson.

5. Enfourner pour 50 minutes environ à 180°. Une lame de couteau insérée dans le cake doit ressortir sèche. Laisser tiédir légèrement avant de démouler.



Verdict : un délice, moelleux, dense mais pas bourratif. Le contraste entre le goût du matcha et celui du chocolat blanc est vraiment très très réussi. J'adore. Ce cake se mange sans faim, il est hautement dangereux en période de régime bikini ou contre les effets secondaires d'une vie sociale bien remplie, mais très indiqué pour se remonter le moral quand on sait que dans une semaine, on sera à Paris, par 15° (l'après-midi), sous la pluie et qu'il n'y aura plus d'Homme ni de mangues (sauf dans les pots de confitures).

Y a quand même un détail qui m'intrigue, lorsque je regarde l'allure de ce marbré : d'abord il n'y a que deux couches et non trois, ensuite la couche matcha du cake s'est bizarrement retrouvée en bas. Alors que j'avais bien commencé par étaler une couche de chocolat blanc, puis une de matcha, en terminant par le reste de chocolat ... Et puis logiquement la pâte au chocolat blanc devrait être plus lourde que celle au matcha... alors pourquoi est-elle remontée (ou plutôt : pourquoi le matcha est-il descendu ?) Mystère !

Allez, c'est pas tout, mais j'ai encore des confitures sur le feu, et des cartons à boucler...


Calimero-2.jpg



Avant de vous quitter, une petite photo des dernières fournées exotiques... avec en prime mon fond d'écran actuel, une fleur de lotus "rapportée" de notre dernier voyage en Chine...


nti_bug_fck
Mes-confiotes.jpg

par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Mercredi 27 juin 2007
 


Un tout petit clin d'oeil avec cette photo prise  par un collègue de mon mari, de passage à Dakar...  le genre de scène que l'on finit par ne plus voir à force de vivre ici, mais qui est tellement rigolote que je ne résiste pas au plaisir de vous la livrer. En guise de petit déjeuner.... Ce pain là doit être tout chaud, car s'il ne sort du four, il sera réchauffé par la température ambiante !

 



Livraison-du-pain-copie-1.jpg

A vélo avec deux sacs de pain... chapeau !







Ah non, trois sacs.... carrément épatant !



Quant à moi je continue mes confitures en même temps que j'avance dans les cartons, entre deux repas et cocktails d'adieu : bananes-passion, mangue au citron vert encore et toujours (j'en ai déjà donné à droite et à gauche, il faut reconstituer les stocks...), mangues-fraises, ananas au lait de coco, mangues-combawa.

Bref ça usine dans la cuisine ! Les photos et les recettes bientôt !

 





par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Mardi 26 juin 2007
 

Pour répondre à l'invitation de Minouchkah de Passion Culinaire, voici les épices de ma cuisine dakaroise, quelques jours avant que j'emballe tout cela pour rapatriement vers la France.




mes---pices-copie-1.jpg


Pas de mise en scène particulière, comme vous pouvez voir. Je conserve ces épices dans un coin assez sombre de la cuisine (je n'ose pas dire un endroit frais et sec, c'est impossible, je me marre à chaque fois que je vois cette consigne de conservation sur les emballages des produits alimentaires...). J'ai simplement ouvert les pots et disposé l'ensemble sur le plan de travail pour prendre une photo à la lumière du jour.

Il y a essentiellement des choses très classiques, d'autres un peu plus rares, comme la cardamome noire ou les feuilles de curry, ou le sumac, un condiment typiquement libanais que je ne connaissais pas avant de venir à Dakar.


Les boîtes blanches ou les pots en verre que vous voyez sont évidemment, pour la plupart, de la récup'. Ces choses-là ne se jettent pas, ici tout particulièrement. J'ai donc une collection de contenants aussi abondante que disparate (dans le tas il y a quelques pots de chez Ducr.... ou Albert M..., mais ils sont finalement minoritaires). Ces pots récupérés à droite et à gauche ne servent pas seulement au stockage des épices, mais aux conserves maison... principalement des confitures !

Pour revenir aux épices, je disais qu'elles vont être exclues temporairement de ma cuisine, puisqu'il faut faire partir notre caisse maritime un mois avant notre propre retour en France. Si je les gardais ici, je serais obligée de tout racheter une fois rentrée en France. Résignons-nous, de toute façon nous n'aurons plus de vaisselle, plus de casseroles, plus de petit électroménager... Ce sera camping et sandwichs ou resto pour quelques semaines. Enfin surtout pour l'Homme, car pour ma part j'ai des occupation intello-estivales en Europe, des colloques où le chant sera à l'honneur, mais sans doute pas dans les casseroles... Attention je ne suis pas en train de vous dire que je vous abandonne ! Je vais encore une fois squatter la cuisine (et l'appartement) de maman, en attendant d'emménager dans notre nouveau chez nous, mi-août.

Voilà en quelques mots le programme de cet été.... à très bientôt, quoi qu'il arrive !


par Natalia publié dans : VARIA
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Dimanche 24 juin 2007

Voilà un dimanche bien maussade. Nuageux, assez chaud et humide. Oui, pas de soleil, ça arrive ici aussi...

 

Convertie aux sablés à la Vache qui rit de Paprikas, j'ai eu envie d'en refaire, version matcha. J'aurais mieux fait de ne pas m'embarquer dans cette aventure. D'abord, allez savoir pourquoi, ma pâte était plus difficile à travailler que la dernière fois. C'est quand même pas la cuillérée et ½ de matcha qui a changé la face du monde... ni le rapport température-hygrométrie du jour. C'est vrai aussi que j'ai oublié la levure. Trop tard pour la rajouter, la boule était formée. Tant pis, me suis-je dit, peut-être que ce sera bien de ne pas avoir ce petit arrière goût de levure chimique.

 

J'enfourne, je fais deux ou trois trucs en attendant, 10 minutes après je reviens voir....   Catastrophe molt calamiteuse, mes sablés au matcha sont en train de brûler !

 


Enfin, sur le dessus, ça ne se voit pas trop, ils ont même l'air sympa, hein ?


Sabl--s-matcha.jpg


Mais sur le dessous.... ça se passe de commentaires !! Et encore, la couleur n'est rien...


Sabl--s-matcha1.jpg

Le pire, c'est le goût ! Le matcha cramé, c'est franchement amer. Beuuurk.... Bien fait, la prochaine fois, je m'en tiendrai à la recette de base, qui marche à 200%, au lieu de me prendre pour une chef cuisinière.

En fait je ne suis pas seule responsable de ce ratage. Mon four à gaz modèle de base d'une marque dont j'aurai la charité de ne pas citer le nom est une M....E !! Ce n'est pas la première fois que je le dis, il me joue régulièrement de sales tours. Je ne l'ai pas choisi, il faisait partie de la villa que nous louons, à prendre ou à laisser.

Récemment j'ai râlé, on me l'a changé, celui qui est arrivé, flambant neuf, ne marche pas mieux que le précédent. Avec un four à gaz, faire de la pâtisserie relève de la haute voltige. Cela vous crame tout par en bas, le réglage du thermostat est fiable à 50° ou 100° près, en gros.... Il faut surveiller constamment, pas moyen d'être tranquille, je fais même cuire mes petites crèmes et mes cheesecakes la porte entrouverte, par 30° humide, cela relève de l'héroïsme.

Pourquoi est-ce qu'on a des fours à gaz au Sénégal, me demandez-vous... Mais parce qu'avec les « délestages » (c'est à dire les coupures d'électricité) fréquents, imprévisibles et de durée variable (de 2 minutes à 8 heures, parfois quotidiennement à la saison des pluies), le four à gaz est fortement recommandé, pardi ! Et avec une bouteille de gaz d'avance, s'il vous plaît, parce qu'en plus il y a des périodes de pénurie de gaz à Dakar, plus moyen de trouver une bouteille, il faut faire la queue pendant des heures...


 
IMG-1857.jpg





par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Samedi 23 juin 2007
 

Chaque fois que je passe sur le blog de Mingoumango, La bouche pleine (et je passe souvent car ze l'aime vraiment très très beaucoup ce blog...), je rigole en lisant le décompte journalier de la chasse aux pigeons (au pistolet à eau, en l'occurrence... ). Aussitôt je songe au nombre impressionnant de moustiques que nous abattons quotidiennement, mon homme et moi (là on ne tient même plus les comptes...). Chacun son gibier ! 

Je ne sais pas d'où viennent et comment se reproduisent les centaines de moustiques qui vivent dans notre villa, pourtant entièrement pourvue de moustiquaires aux fenêtres et régulièrement désinsectisée, et où l'eau stagnante (l'eau tout court) est rare, surtout en cette fin de saison sèche.

Les moustiques résistent à tout : aérosols, prises électriques, serpentins que l'on fait brûler, répulsifs à appliquer sur le corps, la bonne vieille citronnelle, les bracelets dernier cri à ultrasons (pourtant vantés par une amie ayant séjourné au Brésil). Non, vraiment, rien ne les arrête. Comme dit mon mari : "tu lui balances un coup de bombe, il te fait un bras d'honneur"'. Face au moustique dakarois, une seule parade : la raquette électrique.

 


Raquette----moustiques.jpg



Ce magnifique objet de torture made in China (of course...) est un jouet auquel on s'attache très vite. Au point que nous avons acheté une deuxième raquette, comme ça chacun a la sienne, on fait des matchs. Munie de deux piles de 1,5 V, cette raquette diffuse un courant électrique (pour peu qu'on appuie sur le bouton ad hoc) qui grille illico le moustique ou tout autre insecte nuisible en vol, posé sur un mur, sur un meuble. Petite étincelle, faisceau bleu électrique, odeur de kératine brûlée, c'est jouissif ! On massacre ainsi une vingtaine de moustiques à l'heure, au petit déjeuner si l'on n'est pas trop dans le cirage, tout en faisant sa toilette (ils adorent évidemment la salle de bains) ou le soir après dîner.

Parfois je regarde mon homme faire les cent pas dans le séjour, raquette à la main, auscultant les moustiquaires et les coins sombres en espérant accroître son tableau de chasse. Là, je me dis que ça devient grave... 

 

Raquette-et-moustiques-morts-copie-1.jpg




* * *


Maintenant que vous savez tout de nos crimes contre la faune africaine, une recette à base de figues, notre dessert d'aujourd'hui. Je sais, ce n'est ni la saison des figues ni le pays où en trouver... Mes figues étaient surgelées, bien évidemment. Elles m'ont fait envie, pour changer un peu des mangues.

Dans une autre vie j'ai eu le bonheur de manger des kilos de figues de variété blanche (les meilleures à mon avis...) fraîchement cueillies, quelque part au fin fond de la Lucanie. Dans cette belle région du sud italien, les figues étaient vendues, à l'époque, moins de 500 lires le kilo, soit environ 26 centimes d'euros. Comme tout le monde avait un figuier dans son jardin, personne ou presque n'en achetait, c'était le fruit du pauvre, en somme. Depuis, je n'en ai jamais retrouvé d'aussi bonnes. Même si certaines figues violettes sont excellentes, ce n'est pas pareil.


P
as question donc de manger ces figues crues comme des fruits frais. J'en ai donc fait une compote avec un reste de Banyuls (on continue à vider les placards... et puis le Banyuls cela va bien avec les figues) et quelques épices.




- 1 kg de figues décongelées à température ambiante et légèrement égouttées
- 200g de sucre en poudre
- 1 dl de Banyuls
- 2 étoiles de badiane, 1 bâton de cannelle coupé en deux, 5 gousses de cardamome verte

Mettre le tout dans une marmite à fond épais et laisser compoter à feu moyen en remuant régulièrement jusqu'à ce que le jus ait suffisamment réduit. Servir tiède ou frais, comme dessert ou en accompagnement d'un fromage de chèvre à l'huile d'olive, c'est pas mal du tout.






par Natalia publié dans : FRUITS
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Vendredi 22 juin 2007
 

Ah, l'Eglise et la cuisine... tout une histoire !!

 

Ce matin, me promenant sur la blogosphère, je tombe sur dans la Marmite de Cathy qui parle de Curé nantais, un fromage dont j'ignorais totalement l'existence, bien entendu. Il paraît qu'on peut le cuisiner avec des galettes bretonnes (pas les galettes Saint Michel mais les crêpes de sarrasin ou blé noir) et l'associer à du Salidou, autre spécialité nantaise (un divin caramel au beurre salé). Ma foi, ça a l'air carrément diabolique !

En y repensant, je me suis dit que les Panzani de Don Patillo gagneraient elles aussi à être assaisonnées au curé nantais voire à la tête de moine, ça doit changer du gruyère.

 


Enfin ce curé nantais m'a fait sourire, moi qui m'était mise au clavier, tôt ce matin, pour pianoter une recette de nonnettes de Dijon, ces petits pains d'épices fourrés à la marmelade d'orange que fabriquaient autrefois les nonnes dans leurs monastères (qui sait si elles ne le font pas encore). Si vous n'en avez jamais goûté en version originale, vous n'ignorez sans doute pas ce que sont les Chamonix : ça ressemble un peu aux nonnettes, c'est fourré à la marmelade d'orange comme les nonnettes, sauf que ça s'appelle Chamonix Lu et pas nonnettes de Dijon. Les Chamonix, c'est l'un des seuls gâteaux industriels qui m'ont fait saliver pendant toute mon enfance, et même encore... Depuis plusieurs jours je rêvais de nonnettes de Dijon et j'avais repéré depuis longtemps une recette revue et corrigée par Mercotte (copiée-collée ci-dessous), que j'ai confectionnée avec mes fonds de placards (oui en ce moment il faut vider les placards.... déménagement en vue !).

 

 



Nonnettesblog.jpg


Voici pour environ 20 petites nonnettes (dans des moules à mini-muffins en silicone) :

- 100g de farine de seigle, 100g de farine T55, 75g de farine de gruau (non mais franchement où est-ce que je vais trouver ça à Dakar, dites-moi ? J'ai mis moitié farine complète, moitié farine blanche T 45, voilà  et c'est très bien ainsi !)
- 75g de cassonade
- 200g de miel (remplacé par du Golden Syrup, faute de miel...)
- 20cl d'eau (j'ai mis du lait, il fallait finir une brique entamée)
- 75g de beurre (salé)
- 1cc de bicarbonate
- 1 cc d'arôme orange (gouttes d'huile essentielle d'orange douce pour moi)
- 1/2 cc de cannelle, de cardamome, d'anis vert
- 1 cc d'épices à pain d'épices
- gelée d'orange (marmelade de pamplemousse maison, l'orange est finie depuis longtemps...)



1. Faire chauffer l'eau, le miel (Golden Syrup pour moi), le sucre, le beurre et l'arôme en remuant sans arrêt. Ôter du feu aux premiers frémissements et bien mélanger.

2. Tamiser la farine, la levure, et les épices et verser dessus le liquide chaud en fouettant pour obtenir une pâte homogène. Verser dans les moules à muffins et laisser reposer quelques heures au frigo.

3. Mettre la gelée selon la technique suggérée (c'est à dire avec une poche à douille, après avoir fait chauffer la marmelade et mis de côté les zestes qui boucheraient le dispositif).

4. Cuire 14 mn à 200° en surveillant. A la sortie du four, les glacer avec du sucre glace délayé avec très peu d'eau. Laisser sécher et déguster si possible le lendemain.


Verdict : un délice, moelleux et fondant, pas trop sucré, avec un bon goût d'agrumes et d'épices. Je craignais que le Golden Syrup ne donne pas d'aussi bons résultats que le miel, mais c'est tout le contraire, au moins en ce qui concerne la consistance... Pour le goût j'imagine qu'un bon miel doit ajouter un petit plus, le Golden Syrup est quand même plus neutre (et moins naturel aussi...). Je ne sais pas si ça peut encore s'appeller des nonnettes, mais c'est irrésistible, j'en ai avalé quelques-uns avec mon thé Pu-Ehr de la Maison des Trois thés, à l'instant !!
Merci Mercotte !

 

par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Jeudi 21 juin 2007




A Dakar ce n'est pas seulement la saison des mangues, c'est aussi celle des cocktails. Un élément incontournable de la vie d'expat' : on vient dans un pays pour deux, trois, cinq ans, et chaque année la population se renouvelle en partie.

Chaque année, en octobre et en juin, on navigue de pots de départ en soirées d'adieux, de cocktails de bienvenue en brunchs de cohésion pour épouses ayant suivi leur mari. Curieusement c'est rarement le contraire... on a beau faire et beau dire, on n'échappe pas à des schémas ancestraux...

Celles qui, comme moi, ont gardé des activités sur un autre continent restent des exceptions. Elles s'excluent automatiquement du groupe des « nanas qui n'ont d'autre souci que se demander ce qu'elles mettront au prochain cocktail (dîner, brunch, voire petit-déjeuner à l'ambassade de France), passent leurs journées à courir après chiffons, parures, tissus, bijoux, déco pour leur maison, etc. etc. J'exagère ? A peine...

Ce n'est pas
(seulement) par esprit de contradiction, mais voilà, pour un tas de raisons dont certaines m'échappent, je n'ai jamais été dans le moule. Atypique : combien de fois m'a-t-on accolé cet épithète, pas toujours sur un ton très positif... Les réjouissances de la société néo-post-coloniale m'ennuient prodigieusement, je hais plus que tout les soirées dansantes (j'ai pourtant fait 15 ans de danse classique dans ma prime jeunesse). En somme mon cas est grave : je ne suis pas seulement atypique, je suis carrément asociale, pour certains. C'est l'image que je donne, donc ça doit être en partie vrai !

L'inconvénient des cocktails d'ici, c'est non seulement qu'on tourne un peu en rond, mais que la nourriture y est rarement bonne. Je pèse mes mots. A la troisième ou quatrième soirée dans la même semaine, l'estomac et les papilles se révoltent.

Pour nous reposer un peu sur le plan digestif, entre deux séances de lourdeur gastronomico-sociale (tous les jours depuis samedi dernier, et jusqu'à vendredi prochain), j'ai confectionné un dessert d'une simplicité presque inavouable, tout frais, tout léger, plein de vitamines, diurétique, anti-oxydant etc... à base de pamplemousse et de thé vert aux algues. Parfait pour commencer l'été.

Ce thé vert aux algues, c'est l'Algothé de chez Kusmi. Un thé vert de Chine garni de feuilles de menthe et d'algues diverses. Il est rafraîchissant (même chaud, c'est un comble), il a un petit goût d'algues bien perceptible, qui le distingue d'un "banal" thé vert, mais ce goût d'algues ne domine pas (c'est plutôt la menthe qui prend le dessus). On vous rassure tout de suite, on peut boire la tasse .... sans avoir l'impression de boire la tasse (au sens salé du terme !). Froid, il est encore meilleur. Parfait pour les chaleurs estivales, et pour se détoxifier un peu.






Fraîcheur de pamplemousse rose à l'Algothé (pour 2 personnes)

- Un pomelo rose
- 2 c. à soupe d'Algothé
- 50g de sucre
- 1 c. à soupe de zeste râpé de citron vert


1. Prélever les suprêmes du pomelo rose (c'est à dire les quartiers sans peau (et sans pépins)). C'est ce qu'il y a de plus difficile dans la recette.
2. Faire infuser le thé 3-4 minutes dans 30 cl d'eau à 85° (pas d'eau bouillante, cela tuerait le thé vert, et pas plus longtemps, il serait amer).
3. Retirer l'infusat, ajouter le sucre, mettre sur feu doux avec le zeste de citron vert et laisser réduire un peu ce sirop léger.
4. Laisser tiédir puis verser le sirop sur les suprêmes de pamplemousse. Mettre au frais 4h avant de consommer. 







 

 

 

par Natalia publié dans : FRUITS
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Mercredi 20 juin 2007

Vu l'énôoorme succès de mon précédent billet (hum hum, même pas un commentaire... quel bide !), je ne vais pas vous fatiguer trop longtemps avec mes histoires de confitures...

Mais quand même, si quelqu'un pouvait m'aider à identifier toutes ces variétés de mangue, je serais heureuse de sortir de mon ignorance crasse.

Depuis dimanche j'ai récidivé dans la version mangue citron vert. Mieux que l'autre, moins prise (cuisson mieux maîtrisée), avec plus de citron vert, miam. Papa a du souci à se faire, y a de la concurrence maintenant ;-))).

Sinon, comme promis la dernière fois, voici la recette de la variante mangue-gingembre :

- 1,1 kg de pulpe de mangue, 1/3 plus mûre, 2/3 moins mûre comme on dit en français du Sénégal.
- 650 à 700g de sucre
- le jus de deux petits citrons vert (ou d'un gros)
- 30g de gingembre frais passé au presse-ail (ça élimine les parties fibreuses)


On procède comme pour la mangue-citron vert :

- On porte à ébullition les mangues + les jus de citron + le gingembre + le sucre.
- On laisse reposer au frais jusqu'au lendemain (8 à 12 heures en moyenne)
- On fait cuire à 104-105° jusqu'à ce que la confiture prenne (environ 20 minutes).


Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre une photo de la mangue-citron vert d'aujourd'hui (c'est plus joli que la mangue-gingembre qui n'a pas de "déco" particulière)




Confiture-mangue-citron-vertblog.jpg

Tant que j'y suis, en bonus, voici mon placard à confitures  (la mangue-gingembre est au bout à droite). Tous ces pots (et d'autres en préparation) vont bientôt être emballés dans la caisse maritime, direction la France...


Placard----confitures.jpg
par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Dimanche 17 juin 2007

 

Vous allez dire : en-coore ! Ben oui, on n'en sort pas... La saison des mangues bat son plein et l'une de mes missions avant le retour définitif en France est de rapporter un bon petit stock de pots de confiotes exotiques.

Donc je suis à l'affût des mangues, mûres, moins mûres, de variétés différentes. Je les achète par deux ou trois kilos. Reste une frustration profonde : la plupart du temps je n'ai aucune idée de la variété de mangue que je viens d'acheter. Parfois je pose la question au vendeur, mais il n'en a généralement pas la moindre idée. Je regarde sur internet, mais cela reste difficile à identifier... en dehors de la Kent ou de l'Amélie que l'on trouve fréquemment en Europe.

D'un fruit à l'autre, le goût et l'aspect varient énormément. Plus ou moins fleuri, plus ou moins poivré. La couleur de la peau peut être vert pâle à peine teinté de jaune, ce qui n'est pas forcément signe d'immaturité. Uniformément jaune-doré, ou encore vert foncé légèrement teinté de jaune, vert foncé teinté de rouge voire de bordeaux (les variété Kent sont souvent ainsi). Mais aussi : vert moyen virant au jaune pâle à maturité, rouge-orangé, rouge uniforme.... c'est infini. Sans parler des formes, rondes ou ovales, à peu près symétriques ou pas du tout, plus ou moins plates avec cette terminaison typique en haricot, très grosses, moyennes, toutes petites.

  

 

Mango4.jpg

 

Mango5.jpg




Certaines mangues sont très juteuses et fondantes, ce ne sont d'ailleurs pas les plus adaptées à la cuisson, il vaut mieux les déguster crues. D'autres sont fibreuses, ce qui n'est pas terrible non plus pour faire des compotes ou des confitures, mais elles peuvent avoir un goût de fleurs très prononcé et être très sucrées, comme cette petite mangue ronde et rouge sur la photo : il faut juste prévoir un cure-dent ou un bon brossage après dégustation...


    


Les plus appréciées des "toubabs" (les blancs), celles qui arrivent sur les marchés d'Europe et que les marchands de légumes d'ici nous proposent spontanément ont une chair ferme et serrée et sont moins juteuses, comme les variétés Kent ou Amélie, mais ont un goût plus poivré et un peu d'acidité. Ce sont celles qui se tiennent le mieux à la cuisson et elles sont tout aussi savoureuses crues.


mangue-crue.jpg



Bon, la démonstration d'"amateur mal éclairé" des mangues est terminée ! Revenons donc à nos confiotes...

Pour faire de la confiture de mangues il est préférable de mélanger des mangues mûres à point et des mangues plus vertes, un peu plus acides, qui tiennent mieux à la cuisson et aident à la prise. Les mangues très mûres se défont à la cuisson. Combiner les deux permet d'avoir une texture très douce, avec quelques morceaux. Sauf qu'en ce moment il devient difficile de trouver des mangues non mûres : même très fermes au toucher, elles sont bien colorées et très peu acides. Il est intéressant aussi de prendre des variétés différentes, les plus parfumées possibles, car la mangue perd beaucoup de son goût en cuisant, malheureusement...

A l'usage, je me suis aperçue que faire cuire les noyaux des mangues dans la confiture aide à la prise. Il doit bien y avoir un peu de pectine dans ces noyaux... Bien sûr on les enlève avant de mettre en pot. Il paraît que ça donne du goût aussi, mais honnêtement, je ne vois pas comment on peut faire réellement la différence.


1ère recette : mangue au citron vert.
C'est celle que mon père réussit mieux que personne, version Natalia (parce que chacun a son coup de main, même si la recette de base est la même... lui doit avoir ses propres petits secrets bien gardés...)

- environ 1 kg de chair de mangue (je mets 1/3 de mangue bien mûre et 2/3 de mangue presque mûre, c'est à dire encore ferme au toucher)
- 3 citrons verts bien juteux
- environ 650g de sucre


Râper les zestes de 2 citrons ou les détailler avec un zesteur sans prendre la partie blanche. Faire blanchir 2 fois ces zestes, départ eau froide. Egoutter et laisser sécher sur un papier absorbant. Presser le jus des 2 citrons dont on aura prélevé le zeste. 

Détailler les mangues en petits morceaux et les arroser de jus de citron. Ajouter le sucre et porter le tout à ébullition, faire bouillir 1 minute, puis retirer du feu. Laisser mariner à température ambiante pendant 12 heures environ.

Le lendemain détailler le citron restant en tranches fines. Blanchir ces tranches trois fois, départ eau froide. Egoutter, laisser sécher. Prélever environ 5 cl du sirop dans lequel baignent les mangues et faire confire les tranches de citron à feu très doux dans une petite casserole (le sirop doit couvrir les tranches à hauteur). Bien surveiller pour ne pas laisser caraméliser. Arrêter la cuisson dès que les tranches deviennent translucides (environ 15 minutes).

Ajouter ces tranches aux mangues et faire cuire le tout jusqu'à ce que la confiture prenne (105°C environ). Ecraser un peu les morceaux de mangue si vos fruits sont restés très fermes. Eviter d'écraser les tranches de citron en revanche. Retirez ces dernières délicatement en fin de cuisson et plaquez-les sur le fond et les côtés des pots de confiture pour faire joli, puis remplissez les de confiture, terminez par une tranche de citron s'il vous en reste. Fermez les pots, retournez les quelques instants, puis laissez refroidir. 


Verdict : c'est la meilleure recette de confiture de mangue que je connaisse, ça ne fait aucun doute... Mais ma confiture était un tout petit peu trop prise (j'avais peur du contraire, mais non !). Comme je garde le souvenir des pots faits par mon père, évidemment, je l'ai trouvée un peu moins bonne, en tout cas différente. Je crois que lui prend des mangues un peu plus mûres, d'où une texture plus compotée, et il doit faire cuire plus longtemps car la couleur est plus ambrée (peut-être met-il encore moins de sucre aussi...). Et puis mes citrons verts étaient peu juteux car ils avaient un peu trop séjourné sous le soleil, je crois. La prochaine fois je veillerai à ce qu'ils soient de première fraîcheur...

Après ces mangues au citron vert, j'ai également fait de la confiture de mangues au gingembre. Même principe, la recette sera dans le prochain billet...

 

 

 

par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Jeudi 14 juin 2007

 

Après une panne sèche de deux jours, l'eau est revenue en force chez Natalia.

La Sénégalaise des eaux ne s'est jamais déplacée contrairement à ce qu'elle avait annoncé avec force incantations. Allah a oeuvré pour elle... c'est sans doute ce qu'elle attendait. Ou plutôt : la société en charge des travaux à hauteur de notre maison a finalement décidé de nous rebrancher. Ben oui, pas de canalisation cassée en fin de compte. De guerre lasse je me suis pointée sur le chantier pour demander aux ouvriers ce qu'il en était. Ils nous avaient tout simplement débranchés du réseau, comme ça, sans prévenir. Je leur ai demandé quand ils comptaient nous rebrancher. En guise de réponse, on me gratifie d'un haussement d'épaules et on me tourne le dos.
Je rentre chez moi plus désespérée que jamais, me préparant à affronter ce régime sans eau pendant un nombre de jours indéterminé. Mais miracle, on a eu pitié de nous, 1/4 d'heure plus tard, j'entends avec joie la chasse d'eau des toilettes se remplir. Alleluia ! Mais comme vous allez voir Allah est grand, voir magnanime. A une heure déjà tardive de la soirée, un drôle de bruit d'écoulement d'eau me parvient du fond du jardin. Il fait nuit noire, je prends une lampe de poche, je vais voir.  Cette fois la cuve de secours déborde ! Le flotteur d'arrêt d'alimentation n'a pas fait son oeuvre... Dans la pénombre la plus totale, moi, manuelle et bricoleuse née..., en l'absence de l'Homme, je cherche une vanne, un robinet à fermer. Mais je ne trouve rien. Oui je sais je suis nulle, mais on n'y voit rien, j'ai les mollets dans l'eau, les cafards grouillent aux alentours, j'ai des excuses. Bref, je m'apprête à entamer un chant de procession médiéval spécialement indiqué en cas de surabondance d'eau, et puis je me dis : non, on se calme ! J'appelle le voisin le plus sympa (il ne s'appelle pas Allah : parfois il faut prendre son destin en main). Je suis secourue en moins de 10 minutes, la vanne est fermée. Ouf. On va vivre sur la réserve jusqu'à ce que le niveau baisse et que le flotteur puisse à nouveau... flotter.

Pour vous dire à quel point Allah est généreux en matière d'eau, nous avons été gratifiés, cette nuit, vers 4 h30, de la première pluie de la saison, la première pluie depuis le mois d'octobre : voilà qui ne fera pas de mal au jardin, poussiéreux et étique comme jamais.


Avec tout ça j'ai repris le chemin de la cuisine et confectionné ces petits sablés à la Vache qui rit, une recette épatante qui vient du blog Paprikas. Ils sont absolument divins, ces sablés, croquants à souhait, avec un bon goût de beurre, un peu salés grâce à la vache qui rit (j'ai renforcé ce goût de sel avec du beurre salé plutôt que du doux), avec ces petits grains de sucre (cassonade pour moi) pour enrober le tout. Miam, merci Nadia !!!


Sabl--s-VQR.jpg



 


par Natalia publié dans : GÂTEAUX
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Mercredi 13 juin 2007


 

Catastrophe dans la cuisine de Natalia ! Pardonnez cet emploi de la 3e personne, ça aide à garder un peu de distance avec les événements. Plus d'eau depuis hier matin : mais alors, rien, plus une goutte, ni d'eau chaude (un luxe inutile !), ni d'eau froide.

 

Avec les travaux de voirie devant chez nous, il semble qu'une canalisation se soit rompue. Résultat : grosse flaque d'eau sur la route, les voitures peuvent se karcher gratos, mais y a plus une goutte pour nous.

 

J'appelle le plombier, il passe deux fois plutôt qu'une, pour me dire avec un grand sourire que ce n'est pas notre installation qui a un problème (ce qui est déjà arrivé par le passé...), mais l'eau qui n'arrive plus... bref, c'est pas lui, faut voir avec la Sénégalaise des Eaux.

 

J'appelle donc la SDE, il y a une friture épouvantable sur la ligne téléphonique, comme toujours, je fais répéter trois fois tout ce que me dit le type. Lui aussi a bien du mal à me comprendre, j'épelle mon nom. Il me dit qu'il va envoyer quelqu'un (il est 14h, y a encore un espoir... mais son ton me paraît bien peu convaincant...). On attend, mais rien ne se passe. Je ne m'étonne pas trop. On charrie des bassines d'eau en sollicitant les voisins (les veinards, ils ont échappé à ça !), on s'organise. Parce que là, ça peut durer longtemps. Comme par hasard il commence à faire chaud ces jours-ci, l'hivernage approche (comprenez la saison la plus chaude, humide, où on éprouve le besoin de se doucher au moins 2 fois par jour). Sympa, sans eau.

 

Je rappelle la SDE. Il est 17h30. Même type au bout du fil, mais il ne semble pas avoir le moindre souvenir de mon appel précédent, je recommence à décliner nom, adresse, à expliquer le problème. Ah oui, il y a des travaux, c'est à cause de cela, on répare, il faut bien couper l'eau pour réparer la fuite. Moi : mais là, en ce moment, ils réparent ? Je n'ai vu personne.... Lui : si, si, Madame, ils sont en train de réparer... Moi : Ah bon, mais alors l'eau sera rétablie quand, ce soir, demain matin ? Réponse longue et évasive du bonhomme, je prends mon mal en patience, arrive la péroraison finale : il faut s'en remettre à la grâce de Dieu. S'il croit que ça me rassure, il se plante légèrement... Etant donné l'heure qu'il est, avant le lendemain, il ne se passera rien, sauf miracle d'origine divine, j'ai bien compris le message.

 

Je me résigne, de toute façon, que faire d'autre ? Je fait même cuire la confiture de mangues aux fruits de la passion qui macère depuis 12 heures. Le soir, repas sans cuisson et avec un minimum de vaisselle pour ne pas trop entamer ma bassine de réserve. Comme une catastrophe n'arrive jamais seule, cette nuit, je mets un peu de climatisation dans la chambre, la première fois depuis longtemps, car j'ai chaud (par solidarité avec l'Homme qui souffre par 46° en brousse...). Un écoulement bizarre me réveille vers 1h du matin : la circuit d'évacuation de l'eau condensée fuit, me voilà avec une belle flaque d'eau dans la chambre, à un endroit où bien sûr il y a une prise électrique... J'arrête la clim', j'éponge l'eau, je me recouche en soupirant (et en transpirant).

 

Ce matin, je me réveille après avoir rêvé que j'ouvrais le robinet et que l'eau était revenue. Authentique. Mais il n'y a pas plus d'eau qu'hier. Je rappelle la SDE, c'est le début de la journée, ce n'est plus le même type au bout du fil et celui-ci semble un peu moins lymphatique que celui d'hier. Il reprend mon nom (toujours aussi péniblement) et mon adresse, me demande même mon numéro de portable. On tient le bon bout, me dis-je. On me rappelle presque aussitôt sur le portable pour me redemander le numéro de villa et l'adresse, et pour me dire qu'on va intervenir... Je reçois même un SMS de confirmation, où mon nom se trouve étrangement transformé (à quoi bon me tuer à l'épeler quatre fois ? Je me demande !). Enfin, c'est plutôt bon signe, ils ont l'intention de bouger.

Deux heures plus tard, j'attends toujours de voir la SDE débarquer... Cependant le plombier d'hier est repassé à l'instant pour me dire, pour la troisième fois et toujours avec le même sourire Colgate, qu'il ne pouvait rien pour mon cas... C'est sans doute une forme de soutien moral de sa part... Ah, l'Afrique...!!!


Je me console cependant : la confiture de mangues et fruits de la passion est très réussie. Gélification parfaite, consistance moelleuse, couleur orangée superbe, goût légèrement acidulé comme j'aime. C'était ma première tentative de combinaison des deux fruits (en confiture je veux dire). La mangue seule est un peu trop douce, il faut la relever avec quelque chose d'acide ou de piquant : gingembre, citron vert... Les maracujas apportent cette nécessaire note acide et leur parfum de fleurs si caractéristique. Et tout ça, sans une goutte d'eau ajoutée !!

 
Mangues-fruits-de-la-passionblog.jpg


Voici la recette, inspirée de la spécialité de mon père, la marmelade de mangue au citron vert (que je vous dois depuis un moment, je sais... patience !) :

- 1,1 kg de chair de mangues : j'ai pris une mangue bien mûre, une autre pas tout à fait mûre (mais pas verte non plus), le résultat est meilleur
- 15 cl de pulpe (jus) de fruits de la passion
- 700g de sucre blanc
- le jus d'un citron jaune

Porter les mangues coupées en petits dés avec leurs noyaux, la pulpe de fruits de la passion, le jus de citron et le sucre à ébullition. Eteindre le feu, laisser mariner à température ambiante pendant 8 à 12 heures.

Au bout de ce temps porter le tout à 105°, vérifier la nappe, retirer les noyaux avant de mettre en pot.



par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Mardi 12 juin 2007
Les mangues, toujours les mangues...

Je me suis lancée dans la confection de marmelade, mais cela ne suffit pas à écouler les stocks, vu la rapidité avec laquelle ces fruits mûrissent.

Pour changer un peu et avoir un dessert fruité mais un tout petit peu plus élaboré que le fruit brut, j'ai tenté ces verrines mangue-passion-coco. En bas, une purée de mangues avec une touche de passion et un rien de gélatine (presque insoupçonnable, ce n'est pas de la jelly parce que j'ai ça en horreur et mon homme aussi...) pour que ça se tienne. Par dessus, une crème fouettée parfumée à la crème de coco. Et pour la touche finale, un filet de caramel au citron vert + un soupçon de noix de coco râpée. Pas de quoi se prendre le chou, ni de quoi faire du lard. C'est frais, ça sent bon l'été et ça passe tout seul. L'Homme ayant été muté quelques jours au fond de la brousse, j'ai fini les deux verrines qui restaient (j'en avais fait quatre), une hier soir, une autre ce midi. 



Verrines-mangue-coco-passion1blog.jpg


Pour 4 : 

- 1 mangue mûre à point
- 5 cl de pulpe de fruits de la passion (on peut remplacer par du jus d'orange si on n'en a pas)
- 2 ou 3 feuilles de gélatine (2 1/2 pour moi...)
- 40g de sucre en poudre + 15 morceaux pour le caramel
- 10 cl de crème liquide entière
- 10 cl de crème de coco (22% de m.g. minimum)
- 1 sachet de Fixe chantilly (facultatif)
- 4 c. à soupe de noix de coco râpée
- le jus et le zeste d'un petit citron vert

1. Mixer la pulpe de mangue jusqu'à obtenir une purée lisse. Faire tremper les feuilles de gélatine dans l'eau froide pour les ramollir. 

2. Faire chauffer jusqu'à frémissement la pulpe de fruits de la passion et le sucre (40g), y jeter les feuilles de gélatine essorée en remuant pour bien les dissoudre. Laisser tiédir quelques instants.

3. Mélanger la pulpe de passion + la gélatine à la purée de mangue. Répartir dans des verres ou des coupes à glace. Laisser prendre au frais au moins 2 heures.

4. Placer un cul de poule, la crème de coco et la crème liquide au congélateur 1 bonne heure avant de les fouetter ensemble. Si on veut obtenir une crème assez ferme on peut ajouter un sachet de fixe-chantilly, sinon, ne pas s'inquiéter si le résultat obtenu reste assez liquide. Verser cette crème sur la purée de fruits et laisser prendre au frais encore 2 heures minimum. 

5. Préparer le caramel avec les morceaux de sucre et 1 c. à soupe d'eau. Lorsqu'il atteint une couleur ambrée, le décuire avec le jus de citron vert. Ajouter ensuite le zeste râpé. Laisser refroidir au frais.

Au moment de servir, verser un filet de caramel sur le dessus des verrines et décorer de noix de coco râpée.


Verrines-mangue-coco-passion2blog.jpg



par Natalia publié dans : FRUITS
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Lundi 11 juin 2007


Cette recette renouvelle un peu les habituelles salades de pâtes de l'été. On peut la préparer à l'avance et l'emporter en pique-nique sans problème. J'adore déguster ce genre de plat le midi, à Paris, lorsque je travaille et qu'il fait chaud. Je suis bien à Dakar et non à Paris, et il fait chaud... et j'essaie de bosser un peu (dur, dur). Ces nouilles ont été notre dîner d'hier soir. Cela cale bien, tout en restant léger et digeste. La quantité de sauce peut paraître importante, mais on n'utilise pas forcément tout. De plus une partie de cette sauce sera absorbée par les pâtes lorsque vous les mettrez à rafraîchir au frigo.







Pour 4 personnes :

- 300 g de nouilles asiatiques (nouilles de blé ou de sarrasin, rondes de préférence).
Je n'avais que des nouilles chinoises de blé, plates, dans mon placard et ici il ne vaut mieux pas partir faire ses courses en ayant une idée trop précise de ce que l'on veut : on s'approvisionne comme on peut, quand on peut, où on peut, et on prend ce qu'on trouve ! Alors si vous voulez tester la recette, faites ce que je dis, pas ce que je fais ;-)))

- 200 g de blancs de poulet cuit ou de porc maigre cuit ou de talon de jambon blanc
- 1 concombre
- 1 mangue pas tout à fait mûre (cette idée d'ajouter de la mangue m'est venue après avoir mangé des nouilles de ce genre chez Zenzoo, l'accord avec les autres ingrédients était excellent : mais là, sur la photo, pas de mangue, honte à moi ! J'ai tout mangé avec sel, sucre et piment !!! Et les mangues mûres ont fini dans d'autres préparations...)
- 4 oeufs
- 1 petit paquet de feuilles de nori (feuilles d'algues pour les sushis) découpées en fines lamelles (en épicerie japonaise)
- 20 cl de dashi froid (bouillon d'algues japonais, s'achète sous forme de sticks déshydratés)


- 5 cl + 1 cuillère à soupe de mirin (vin de riz japonais) (à défaut, remplacer par du vinaigre de riz blanc)
- 4 cuillères à soupe de sauce de soja
- 2 cuillères à soupe d'huile de sésame
- 2 cuillères à soupe rase de sucre
- 1 cuillère à soupe d'huile d'arachide
- un peu de wasabi (condiment japonais ressemblant au raifort, se vend tout prêt en petits tubes ou en poudre qu'il faut mélanger à de l'eau pour obtenir une pâte)
- quelques brins de ciboulette

1. Battre les oeufs avec 5 cl de dashi, 2 cuillères à soupe de sauce de soja, 1 cuillère à soupe de mirin et 1 cuillère à soupe de sucre. Ne pas saler le dashi et la sauce soja le sont déjà. Faire chauffer une poêle avec 1 cuillère à soupe d'huile d'arachide et faire cuire les oeufs à feu moyen, de façon à obtenir une omelette fine et cuite de manière homogène (on peut la retourner à mi-cuisson au besoin). Laisser refroidir complètement puis tailler cette omelette en fines lamelles.

2. Pendant ce temps, tailler le porc ou le poulet cuit en bâtonnets. Eplucher et épépiner le concombre, éplucher la mangue, tailler la chair en bâtonnets.

3. Faire cuire les pâtes al dente dans de l'eau frémissante salée. Egoutter et passer sous l'eau froide.

4. Pendant que les pâtes cuisent, préparer la sauce en mélangeant le reste de dashi, l'huile de sésame, le reste de sauce soja, de mirin et de sucre, la ciboulette ciselée. Goûter et rectifier les proportions si nécessaire.

5. Assaisonner les pâtes avec la moitié de la sauce. Réserver au frais ces pâtes ainsi que les autres ingrédients pendant 1 heure au moins.


6. Dans des bols ou des assiettes, disposer les pâtes, puis poser les différentes garnitures par-dessus : viande, concombre, mangue, omelette. Arroser à nouveau de sauce et parsemer de lamelles de feuilles d'algues. Disposer sur le bord de l'assiette une pointe de couteau de wasabi que l'on pourra mélanger à la salade de pâtes (il faut y aller doucement, le wasabi fait pleurer même les messieurs...). Déguster avec un thé vert ou une bière...



par Natalia publié dans : RIZ, PÂTES & Cie
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Lundi 11 juin 2007

Les amateurs de devinettes étaient peu nombreux, dites-moi !!

Ce n'était ni de la polenta, ni de la patate douce, ni de l'ananas. La Dakaroise Salwa (du blog Sahten) avait la bonne réponse (ou presque ! on reconnaît les gens du pays !) : c'était de la mangue verte avec un mélange de sel, piment et... sucre. Bravo également à Mia qui a identifié le piment d'Espelette... à son odeur particulière, je suppose ;-)

La mangue verte assaisonnée de sel et de piment est une friandise très prisée des enfants par ici. Mais il n'y a pas qu'en Afrique que ce genre de pratique existe : en Thaïlande (mon tropisme asiatique n'aura échappé à personne...) il paraît que l'on mélange, comme je l'ai fait, sel, piment et sucre. En apéritif, c'est aussi simple que stimulant pour les papilles... et très léger, à moins que vous ne renversiez le paquet de sucre sur vos cubes de mangue. Si vous avez acheté des mangues vraiment trop vertes et qu'elles n'arrivent pas à mûrir (même ici cela arrive, la preuve), tout n'est pas perdu...




Tandis que je finis de rédiger ce billet, le chant des bulbuls, des oiseaux de jardin qui sont un peu comme les merles en Europe, annoncent le lever du soleil...




par Natalia publié dans : VARIA
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Samedi 9 juin 2007


Pour un pot de fin d'année universitaire quelque peu improvisé, j'ai fabriqué ces petits amuse-gueule salés avec ce que j'avais dans les placards et le frigo. Il était 14h et des poussières, tout le monde était affamé, il y avait un peu de vin blanc, résultat, tout est parti en moins de 10 minutes top chrono...



1. Au pesto, d'après la recette largement testée et approuvée sur la blogosphère, celle d' Ô Délices :

- 115 g de farine
- 2 c. à café de levure chimique
- 30 g de parmesan râpé
- 1 pincée de sel
- 1 oeuf
- 1 yaourt nature (125g)
- 2 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 poignée de feuilles de basilic
- 30 g de pignons de pin

Préchauffer le four à 180°C. Mixer les feuilles de basilic avec l'huile d'olive. Dans un saladier, tamiser la farine, la levure, le parmesan et le sel. Dans un autre récipient, battre l'oeuf avec le yaourt. Ajouter le basilic mélangé à l'huile et les pignons de pin. Mélanger les deux préparations sans trop travailler la pâte. Enfourner environ 10 min (pour des moules à madeleines ou à mini-muffins, en silicone de préférence, ça cuit plus vite ; sinon pensez à la graisser et rajoutez environ 5 minutes de cuisson). Laisser les muffins tiédir quelques minutes avant de les démouler.







2. Au piment d'Espelette et à la coriandre

- 115 g de farine
- 2 c. à café de levure chimique
- 1 c. à café rase de sel
- 1 c. à café rase de piment d'Espelette en poudre (très parfumé et pas trop fort... si vous optez pour une autre variété de piment, adaptez la dose, surtout s'il s'agit de piment de Cayenne, beaucoup plus puissant.