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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /2008 22:00

 

 

 

Une promenade culinaire m'a récemment conduite chez Gato Azul. J'y ai trouvé quelque chose de très beau et de très surprenant. Pas une recette inouïe ou une idée de génie (je ne veux pas dire que ce blog n'en compte pas !). Pas d'ingrédient insolite en passe de devenir du dernier chic bloguistique comme le seva (notez au passage que yuzu, pandan, fève tonka et matcha sont complètement has been).


Non, j'ai été surprise par une musique peu habituelle sur la Toile. La mélodie pudique et contemplative d'une sarabande. Je suis restée plusieurs minutes, accablée par l'émotion, savourant chaque note, écoutant la pièce en boucle. Un plaisir mêlé à une sensation d'étrangeté. Une sarabande pour luth sur un blog de cuisine ! L'auteur de la pièce ? Sylvius Leopold Weiss, un contemporain de Bach, le plus grand luthiste du 18e siècle. Un Polonais (si l'on peut considérer comme tel un homme né en Silésie en 1687).


Le luth est l'instrument dont j'ai rêvé pendant des années avant de commencer à en jouer. La forme en poire, le dos côtelé, le manche cassé, la sonorité douce et raffinée, cela m'a toujours fascinée.


Dans la famille, tout le monde lit la musique. Je suis tombée dans la marmite très tôt, presque avant de savoir lire tout court. Côté maternel, la musique, c'était surtout (je devrais dire seulement) la guitare. Ascendence ibérique oblige... J'ai donc commencé la guitare sous l'égide de mon grand-père, pédagogue austère ne jurant que par la méthode Pujol - des milliers d'exercices aussi efficaces que peu avenants. Ensuite, je suis entrée au conservatoire.


Les années passant, j'ai commencé à me sentir à l'étroit avec la guitare. J'aimais la musique ancienne. Je regrettais de ne pouvoir jouer dans l'orchestre, avec mes copines. Rien de tout cela n'était fait pour la guitare. Quelle frustration.


Mon frère a été plus habile : lui, c'était le piano ou rien. Mes parents ont froncé le sourcil mais ont cédé. Le plus drôle, c'est qu'après avoir été un excellent pianiste, il s'est épris de guitare. Dans son répertoire plutôt électrique que classique, n'empêche, il est sacrément fortiche. 


Vers 15 ans, j'ai suggéré à mes parents de me laisser apprendre un 2e instrument. Je lorgnais sur le violoncelle (le luth était encore du domaine de l'imaginaire pur). On a jugé que c'était déraisonnable. Je faisais bien assez de choses. Après, il y a eu la prépa, le(s) concour(s), les études, puis le boulot. J'ai continué à gratter (je déteste ce mot) de temps en temps, mais j'étais insatisfaite tant de l'instrument que de mes performances déclinantes. Je songeais de plus en plus à passer au luth…


Un jour, ce rêve est devenu réalité. Mon luth est venu de la forêt de Brocéliande, mon professeur d'Argentine. J'ai partagé des moments uniques avec d'autres amateurs de musique ancienne. 







Puis il y a eu le départ au
Sénégal. Là-bas, point de luthiste, point d'ensemble, point de professeur. J'ai perdu la main. Depuis le retour à Paris, le luth est dans sa boîte, dans un petit coin, comme en disgrâce. Le temps que je consacrais au luth, je l'ai donné aux Casseroles, d'une certaine manière. On ne peut pas tout faire... Mais je me dis que je pourrais parler un peu plus de musique, après tout, sur ce blog.


La rencontre inattendue avec la Sarabande de Weiss m'a fait ressortir un disque pas vraiment exceptionnel, mais dont vous apprécierez, comme moi, je pense, la délicieuse pochette. La petite histoire dit que Bach et François Couperin entretenaient une correspondance, aujourd'hui disparue : Mme Couperin se servait de ces lettres pour couvrir ses pots de confiture...










Confiture de rhubarbe et fraises des bois
comme chez les Couperin






Pour deux petits pots environ :

- 500g de rhubarbe (un peu rose de préférence, pour obtenir une couleur bien acidulée...)
- 300g de sucre
- 1 petite barquette de fraises des bois (environ 100g) (à défaut, des Mara des bois, ou des fraises d'une autre variété selon la saison)
- le jus d'un demi-citron

Eplucher un peu la rhubarbe si elle est filandreuse. Tailler les tiges en deux dans la longueur puis découper en tronçons de 2 cm de long environ.

Couvrir avec le sucre et laisser macérer à température ambiante pendant 12 heures environ.

Au bout de ce temps, ajouter le jus du demi-citron et les fraises des bois entières. Faire cuire à feu vif jusqu'à atteindre le point de gélification (105° C environ). Mettre en pots, retourner les pots fermés quelques minutes, puis laisser refroidir.

Couvrir les couvercles des pots avec le manuscrit de votre choix (musical pour moi). 


Consommer dans les 6 mois et conserver en lieu frais (cave, à défaut au réfrigérateur) car cette confiture contient peu de sucre. Ne vous inquiétez pas de la prise, la rhubarbe est riche en pectine.

Avec du mascarpone parfumé au sirop de gingembre et quelques fraises des bois fraîches, cela fait un dessert de printemps tout frais et pimpant.

N.B. : après dégustation, prenez soin de conserver le bout de manuscrit qui recouvre les pots de confiture et d'en faire don à la
Bibliothèque nationale de France, vous régalerez des générations de bibliothécaires et de chercheurs...

N.B. (2) : on peut corser cette confiture avec 30g de gingembre confit haché, ajouté en fin de cuisson.





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Par Natalia - Publié dans : Des confitures
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Commentaires

Bonjour Natalia,

Comme le plus grand nombre, sans doute, j'ai commencé à faire cyber-connaissance avec toi par l'intermédiaire de tes magnifiques recettes de l'Internaute.
Soit dit en passant, et à mon avis, aussi humble qu'il soit, quelle prodigieuse réussite qu'une telle rubrique de gastronomie, et plus généralement, de cet organe de presse, même avec quelques réserves, comme c'est quasiment inévitable !

Au risque de froisser irrémédiablement ta modestie, quelle admiration pour toi n'ai-je pas ressentie !  Un tel sentiment n'est d'ailleurs partagé chez moi   -non sans quelque parcimonie revendiquée-    qu'avec celui que j'éprouve seulement à l'égard d'une toute petite pincée de contributeurs de l'Internaute, et ce, majoritairement en raison de leur créativité vigoureuse, comme c'est ton cas !!!!.

Dans un commentaire de recette, il a fallu que je lise à la volée que tu avais un site pour que j'aie la curiosité d'y venir voir.

Et là, second choc, et non des moindres !
Justifie-t-il que je prenne ma plume électronique (ce qui, au demeurant, est fort rare) ? En tout cas, selon moi, il l'explique.

Décidément, nous partageons les mêmes goûts pour la Gastronomie et pour la Musique.

Mais il fait bien avouer que  je suis un gastronome d'un genre un peu bizarre, en cela que je dois, plus souvent qu'à mon tour, me contenter de savourer LE CONCEPT de la recette, car, avec le temps, me voici devenu à la fois hypertendu (pas de sel) et diabétique (pas de sucre, sans oublier le fait que je ne tolère pas trop l'aspartam).
Sic transit gloria mundi, comme on le dit dans les pages rousses du Petit Larose ! (L-P FARGUE).

Quant à la Musique, j'en écoute depuis près de soixante ans maintenant.
Mais, me diras-tu, les vaches regardent passer les trains pendant vingt-cinq ans, sans devenir ingénieurs de la SNCF pour autant !..
C'est sans doute cette raison qui fait comprendre que je ne sois toujours qu'un simple mélomane de base, même si, avec le temps (encore une fois)  je crois ne plus confondre tout-à-fait  "Viens Poupoule" (1) et la IXème symphonie de BEETHOVEN.
(1) A l'origine, chanson allemande  des années 1890, qui faisait les beaux soirs du Kursaal de Berlin lorsqu'elle était encore intitulée "Komm Karolinchen, komm"... 

J'adore moi aussi le son suave, raffiné et aristocratique du luth (quelle drôle de phrase en 2009 où il est plutût question de luth final, non  ?).

Au delà de WEISS (qu'il est moins que jamais de mon intention de négliger)  je suis certain que tu dois siroter comme il convient   -à délicieuses petites gorgées-     la musique élisabéthaine. Douce, mélancolique, subtile, diaphane, élégantissime, elle demeure trop souvent, hélas (avec la cuisine anglaise ?) la grande inconnue des français, y compris de nombreux mélomanes.
Après tout, si on ne peut pas se détester cordialement entre ennemis héréditaires, où allons nous !

Permets moi de te faire une suggestion : celle d'une recette que tu inventerais, et qui pourrait accompagner "Les petites crémières de Bagnolet", de qui tu sais.  Mais que dis-je !... Te connaissant un peu maintenant, c'est sans doute DEJA fait !!!

Te rappelles-tu qu'à un certain moment (années 85 ?) on a édité une collection de CDs (support qui, en France, n'avait alors que deux ans) juxtaposant un menu proposé par un chef célèbre et un concert, évidemment contenu dans le disque ?On y joignait même les recettes ! (Au fait, je me demande si ce n'était pas une collection Erato).

Naturellement, si j'ose écrire, une telle idée n'a rencontré aucun succès (A ma courte honte,  d'ailleurs,  je n'ai moi-même pas acheté, et pourtant, à l'époque j'étais encore un   -déjà vieux-  célibataire, et je recevais BEAUCOUP)

Depuis, ma vie s'est littéralement illuminée par la gracieuse présence d'une toute charmante Edwige (2) et à partir de ce mariage, nous n'avons cessé de (nous) cuisiner de notre mieux, ensemble, certes, mais chacun dans son répertoire, évidemment.
(2) Ascendence ukrainienne assez lointaine, mais certaine, et aussi libanaise.

Si bien que l'on doit pouvoir dire sans forcer la note que nous avons été unis par les liens sucrés du mariage, d'où, selon toute vraisemblance, le diabète qui en a résulté pour moi..

Remarquons que c'est à partir des années ci dessus évoquées qu'à commençé à s'installer en France la sinistre chape de plomb bien lourd et bien gris qui allait désormais peser sur le pays des petits-enfants des Couperin, Berlioz, Debussy et Ravel (pour ne citer qu'eux) le tout, avec le résultat que l'on sait !!!!

Une (simple ?) question, pour terminer : comment peut-on faire de la gastronomie, de la musicologie et de la création de site, et chaque fois à un niveau d'excellence aussi élevé ?
Es-tu TROIS personnes, comme on le dit au catéchisme ?


En tout cas, mille milliards de bises à toi (naturelles : ni sel ni sucre, et sans photo ! Temps de préparation ! 0 ; Temps de cuisson : 0.  Temps de repos : 0),

Je n'oublie pas non plus d'adresser mes meilleurs pensées à celui qui a VRAIMENT tiré le gros lot en t'épousant 

Mais puisque c'est son rôle de te le dire bien mieux que moi, je n'ai pas le moindre doute à propos du fait qu'il s'en acquitte avec brio...

Yves.
Commentaire n°1 posté par Yves le 27/11/2009 à 05h30
Bonjour, je découvre ce blog, j'y reviendrai. Je ne connais pas la musique ancienne, mais quelle beauté, quelle harmonie ! Quant à la gourmandise, hmmm, elle s'accorde bien avec la musique. Belle musique, donc, et blog original.
Commentaire n°2 posté par Schlabaya le 22/01/2009 à 21h25
Alors bienvenue sur ce blog !
Réponse de Natalia le 25/01/2009 à 22h14
Derrière cette "présence" musicale, c'était donc un luth qui se cachait. Je n'y connais rien à la musique, si ce n'est la "connaissance" qu'elle me donne lorsque je l'écoute. Les émotions, et le bien-être.
Commentaire n°3 posté par belleble le 22/01/2009 à 13h33
On a le droit d'apprécier sans connaître ! C'est mieux, parfois
Réponse de Natalia le 25/01/2009 à 22h19
Bonjour, je découvre votre site, étant moi-même mélomane et cuisinière, je me régale...
Pourriez-vous donner les références des airs qui passent sur l'Ipod?
En vous remerçiant
Commentaire n°4 posté par Marie le 17/10/2008 à 20h24
super ce blog mais mauvais car je suis gourmand a+
Commentaire n°5 posté par carambaole le 10/05/2008 à 01h49

Fraises et rhubarbe, un de mes duo préférés quand arrive le Printemps!

Commentaire n°6 posté par Flo Bretzel le 16/04/2008 à 18h14
Merci de nous dévoiler ce côté savoureux de ta passion pour la musique. Monsieur Couperin devait mieux aimer la confiture de Madame que sa correspondance avec J.S., tout simplement... à moins que J.S. ne lui ait envoyé des partitions qui ont été sacrifiées sur l'autel des fraises des bois? Tu sais, musique et gastronomie ne sont pas mutuellement exclusives, loin de là et je suis heureuse qu'en heurtant les droits d'auteur (ou devrais-je dire droits d'interprète) de Michel Cardin, il ait trouvé sa route jusque chez toi. Je l'ai découvert, comme un cadeau de Noël, le premier matin des vacances de fin d'année, justement, où j'avais oublié de désactiver le cadran réveil. Dans un demi-sommeil j'ai entendu les notes d'un cd complet de Weiss à la radio et ce fut l'enchantement. J'ai fait des recherches pour trouver le co-producteur des albums de Cardin à Montréal et je me suis procuré l'intégrale (qui n'était pas complète à ce moment). Je l'ai complétée durant un concert à l'Église Notre-Dame-de-Bonsecours à Montréal pendant le Festival de musique ancienne où Michel Cardin s'est présenté. Je suis, somme toute, assez chanceuse. Quant à l'expression «gratter» la guitare, c'est mon cas car je suis autodidacte n'ayant jamais eu la chance d'être formée musicalement. La Musique a perdu là un grand trésor ;-P Merci pour ce billet.
Commentaire n°7 posté par Louise (Gato Azul) le 16/04/2008 à 15h36
Mon fils vient de jouer de la trompette (eh oui) à une première audition, c'était renversant d'émotion; il chante toute la journée, et du coup, sa soeur aussi; ils ont l'air de bien s'y trouver, je trouve ça génial (je n'ai pas eu cette chance dans mon enfance, mais j'apprends la guitare en autodidacte!). 

Les épouses des grands hommes sont souvent complètement sidérantes, ça doit être de la jalousie, de la vengeance du temps qu'ils ne leur accordaient pas.
Commentaire n°8 posté par Grand Chef le 15/04/2008 à 17h39
De la trompette, diable, c'est plus sonore que le luth ;-) Les enfants sont déconcertants lorsqu'ils tiennent un instrument entre leurs mains. Je suis toujours émerveillée par ça.
Quand aux femmes... oui, il y avait sans doute une forme de frustration. Génitrices, oui, mais créatrices pas question...
Réponse de Natalia le 15/04/2008 à 21h33
J'aime beaucoup passer chez Louise, en partie a cause de la musique qui t'acccueille. Le luth est un instrument qui parle a l'imagination tout de suite, je ne te connais pas, mais je t'imagine penchee sur l'instrument, l'air reveur.
J'ai essaye en vain ado d'apprendre la guitare avec la methode Pujol ;) En vain, je n'ai pas l'oreille musicale, c'etait un vrai desespoir pour moi. Alors j'admire.
Passe nous un morceau de musique de temps en temps, la musique, on n'en parle pas, on l'ecoute.
Quant a l'idee des partitions sur les pots de confiture, elle est geniale.
Commentaire n°9 posté par gracianne le 15/04/2008 à 10h21
Pujol est un tortionnaire ; -) Même ceux qui ont l'oreille musicale (surtout ceux-là) ont parfois laissé tomber ! Je vais remettre de la musique sur le blog, même si le respect du droit d'auteur commande le contraire... ;-)
Réponse de le 15/04/2008 à 21h35

Je voulais te dire la même chose que Patoumi, je ne connais rien en musique ancienne, je serais très heureuse que tu nous en parles un peu... Et ta confiture est super chouette, rhubarbe et fraises ça va tellement bien ensemble !

Commentaire n°10 posté par Eleonora le 14/04/2008 à 08h13
Merci... ! sur la musique ancienne, il y a de très bons blogs aussi... mais pourquoi pas...
Réponse de Natalia le 14/04/2008 à 22h16
Tes petits pots sont somptueux. J'aime la musique aussi et je trouve le luth d'une grande beauté ;-). je suis flûtiste (traversière) donc ça s'éloigne un peu de mon type d'instruments mais ascendance slave oblige, je me mettrais bien à la balalaïka!
Commentaire n°11 posté par Lisanka le 13/04/2008 à 10h43
Lisanka, merci. Tu joues toujours de la flûte ?
Réponse de le 14/04/2008 à 22h14
tes propos me transportent! quant à la recette, j'imagine combien cela doit être délicieux avec du fromage blanc. Bonne journée
Commentaire n°12 posté par Diane le 13/04/2008 à 09h58
Merci ;-) je crois que c'est encore mieux avec du mascarpone et du gingembre...
Réponse de le 14/04/2008 à 22h33
Je ne suis pas musicienne mais mélonmane et j'adore le son du luth, et la musique médiévale !
Quant à cette confiture, dis nous où, mais OU as tu trouvé des fraises des bois !?
Commentaire n°13 posté par Tiuscha le 13/04/2008 à 09h00
j'aime beaucoup la coquille 'mélonmane'. Très musicalo-culinaire !
Alors pour les fraises des bois : tout simplement au marché d'Aligre, et sans les chercher. J'ai craqué (ce n'est pas raisonnable, quand on voit le poids des barquettes, et la qualité par rapport à des fraises réellement cueillies dans les bois...)
Réponse de Natalia le 14/04/2008 à 22h18
Oh oui parle nous de musique!
J'ai fait du violoncelle, puis de la guitare mais je rêve de jouer du piano...
Commentaire n°14 posté par patoumi le 13/04/2008 à 00h31
tiens tiens, violoncelle et guitare... tu sais, il n'est jamais trop tard, quand on a déjà une formation... mais j'imagine que dans ton cas, c'est AUSSI le temps qui fait défaut...
Réponse de le 14/04/2008 à 22h19
Superbe billet ! J'adore quand tu nous parles de musique. Mais pourquoi ne l'as-tu pas fait plus tôt ???
Les lettres qui recouvrent des pots de confiture, ça me rappelle un passage du Crime de Sylvestre Bonnard ;-)
Bref, Merci Gato Azul !
(Dis, tu me montreras ton luth ?)
Commentaire n°15 posté par La Mangue le 12/04/2008 à 22h16
Ben c'est vrai, j'aurais dû... je suis un peu distraite et à côté de la plaque, quoi qu'il arrive !
Si tu veux voir mon luth, faudra venir faire un tour chez Natalia, pour me raconter ce passage du Crime que je n'ai jamais lu (la honte...)
Réponse de le 14/04/2008 à 22h27
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