
Automne dans le parc du château de la Verrerie (Berry)
Quand le vent dépouille les arbres de leur manteau flamboyant, que la nuit s’invite dès l’heure du thé, et que le
sol se couvre de givre tous les matins (faisant de l’esplanade mortellement triste de la BnF une
esplanade mortelle tout court…), bref, quand on redécouvre, après deux ans et quelques mois, l'hiver européen, il faut se dorloter un peu.
- Acheter un beau sapin et le parer de jolies décorations rapportées des voyages en Europe centrale, et d'une guirlande
lumineuse que l'on allumera conscieusement, chaque soir, en rentrant du travail
- Cuisiner quelques douceurs (ou se les faire offrir par d'autres !), sans se priver de vacherin crémeux, ni du vin qui va avec...
...et tant pis si ces derniers temps, on a abusé du gras et du sucré
- Ecouter des cantates de Bach, parce qu'il n'y a pas plus beau en cette saison, sauf peut-être les lieder de Malher, pour
les âmes plus mélancoliques
- Repeindre une chambre et se déchaîner sur le ménage, pour ne plus penser au travail (intellectuel) qui
s'accumule
...parce qu’après ça, on dort beaucoup mieux, tout à coup
- Partir un week-end à Munich, pour faire quelques emplettes, un (gros) détour par l'Alte Pinakothek, sans oublier de se réchauffer à la
saucisse et au Glühwein (faut ce qu'il faut par -6°...)
Le Glühwein, en fait, je n'en suis pas très fan : je trouve cela souvent écoeurant. Enfin, tout dépend de la qualité du vin
(rarement au top) : on peut se retrouver avec une migraine d'enfer, surtout lorsque la boisson est copieusement dopée au Schnaps.
Traditionnellement, le vin chaud se fait plutôt avec du rouge. Je le préfère au vin blanc, le résultat est plus fin, plus doux. A défaut
d'une vraie recette, voici une idée de Glühwein différent, un Glühwein blanc.
A consommer avec modération...
Weisser Glühwein (vin blanc chaud épicé)
- 50 cl de vin blanc sec d’Alsace (type Riesling, éventuellement un Pinot gris, moins sec)
- 10 cl d'eau ou de jus de raisin blanc
- 2,5 cl d'alcool de fruits (schnaps) J'aime bien l'abricot que j'ai rapporté d'Autriche, mais ça marche aussi avec la poire, la mirabelle, le kirsch, la
quetche...)
- 5 morceaux de sucre
- 2,5 cl de jus d'orange
- 1 bâton de cannelle fendu dans la longueur
- 2 étoiles de badiane (anis étoilé)
- 3 capsules de cardamome verte
- 1 petit morceau de gingembre frais ou un trait de sirop de gingembre
- 2 c. de soupe de miel de sapin
Porter le tout à frémissement, laisser infuser une paire d'heures. Réchauffer avant de servir (surtout sans faire
bouillir, cela dénature le goût du vin).
Bon, d'accord, c'est pas une recette (mais vous pouvez quand même l'imprimer). De toute façon, j'ai écrit ce billet rien que pour caser quelques
photos ; -)

... et ces très photogéniques petits gâteaux sont de Mingoumango...
par Natalia
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À BOIRE...
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Ces jours-ci, vu la météo, je passe le plus clair de mon temps à lutter contre le froid. Ben oui, partout, dans
les bibliothèques où je fais mes recherches, chez ma mère ou chez ma belle-fille, le "froid administratif" est officiellement révolu depuis le 1er mai. Comprenez que le chauffage collectif a
cessé de fonctionner depuis cette date, qu'il fasse 30° ou 5° dehors. Je suis née frileuse au possible et mon séjour sous les tropiques n'a pas contribué à améliorer les choses. Pour me
réchauffer, je bois des litres de thé. Ce n'est pas ce qui manque, je ne me déplace plus sans MON thé, je refais le plein quand je viens à Paris, et ça fait bien longtemps que je boycotte les
"tisanes de foin" que sont les Lipton Yellow et autres thés de bas de gamme en sachet...
En ce moment, j'ai à ma disposition un Darjeeling de printemps, un thé vert Puits du Dragon, deux thés noirs du
Yunann (un relativement ordinaire pour le matin, un "Colline d'or" de luxe, pur bourgeons, pour les après-midi), un thé noir Panyang "nid doré" (rien que le nom est ravissant), un thé vert aux
algues et à la menthe de chez Kusmi (l'Algothé). Ces savoureuses boissons indo-chinoises finissent cependant par perturber mon sommeil.
Alors aujourd'hui, pour changer, j'ai tenté une expérience bizarre : faire une infusion de feuilles de combava,
pour voir. Le combava (ou kaffir lime ou citrus hystrix... pardon pour ceux qui connaissent tout ça
depuis longtemps) est un agrume utilisé dans la cuisine de l'Asie du sud-est et de l'Océan indien. Ses fruits ressemblent à des citrons verts à l'écorce verruqueuse (pardon pour la terminologie,
mais c'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit... et le plus évocateur je crois). On utilise surtout les feuilles, qui sont d'un beau vert luisant et qui dégagent un parfum intense et
caractéristique (entre autres dans les currys thaïlandais).

photo : http://www.aromatiques.com/fichesculture/combava.html
J'ignore quelles sont les vertus médicinales du combava en infusion, et à vrai dire je m'en fiche. Je voulais
savoir quel goût cela aurait. Je craignais surtout que cela donne une boisson amère ou âpre. Rien de tel ! C'est dé-li-cieux ! Si vous n'avez jamais essayé et qu'il vous reste des feuilles de
combava dans le congélateur, ne vous privez pas d'essayer à l'occasion. J'ai pris 6 feuilles pour 25
cl d'eau environ. Cela donne une boisson d'un vert très pâle, extrêmement parfumée mais sans la
moindre agressivité. Au premier abord cela rappelle la citronnelle, mais avec une longueur en bouche, des notes chaudes et poivrées incomparables. On peut faire réinfuser les feuiles au moins une fois, la saveur reste intacte. Je vais trouver la traditionnelle citronnelle des dîners dakarois bien fade après cela...
Cet essai m'a donné l'envie de tester les feuilles (ou le zeste) de combava dans des desserts. Je crois que je
vais essayer d'en faire une crème brûlée, avec du lait de coco, ça devrait être intéressant. M'est avis que ça doit être fameux aussi dans une confiture d'agrumes ou de fruits exotiques (les
mangues....?). A très bientôt, donc, pour de nouvelles aventures autour de ces précieuses feuilles de citronnier !
par Natalia
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À BOIRE...
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