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Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Mardi 27 novembre 2007

L’école ne laisse pas que de bons souvenirs aux gens doués pour les études. Aussi brillante qu’elle ait été (enfin c'est ce qu'on dit...), ma scolarité a été humainement difficile.

En maternelle, j’étais déjà à part, les autres ne parlaient pas assez bien pour soutenir la conversation que j’aurais voulu avoir avec eux. Et puis je n’aimais pas la pâte à modeler, ça sentait mauvais et ça "rendait les mains grasses" (sic). Je m’ennuyais tant en compagnie des autres que je refusais, parfois, d’aller en cour de récréation. Si jeune et déjà bêcheuse... Je me demande encore comment j’ai pu trouver grâce aux yeux de
M.-L. et de C., mes deux seules copines de l’époque.

 

J’ai appris à lire « toute seule », en regardant Des chiffres et des lettres à la télévision. Au bout d’un trimestre de CP, l’institutrice a convoqué mes parents : ça n'allait pas du tout, il fallait me faire passer en CE1. Je me suis retrouvée chez les grands : à la récré, mes camarades venaient m’interviewer sur mon âge, ma taille et mon poids, tellement j'étais minuscule à côté d'eux.

 


Au collège et surtout au lycée, ça a été pire que tout. Tandis que les profs s'extasiaient sur mon cas, des chipies m’en faisaient voir de toutes les couleurs. Les garçons ne s’intéressaient évidemment pas plus à moi que je ne m’intéressais à eux. J’étais infréquentable, et j'en étais très malheureuse, malgré mes airs détachés. Ma seule vraie copine, c'était
D., avec qui je discutais danse classique et musique.

 

Tout ça s’est arrangé un peu en arrivant en classe prépa. Au moins, sur le plan intellectuel, j’étais rentrée dans la norme. Ce n’était pas encore gagné sur le plan social : la plupart des élèves étaient issus de milieux bourgeois tandis que je n’étais qu’une modeste banlieusarde. Toutefois c'est là que j'ai rencontré l’un de mes meilleurs amis, A., un garçon introverti, féru d’opéra, un peu vieille France, qui mitonnait d’excellents osso-buco et des tartes divines.

 

Aujourd’hui, ça va, j'arrive à me convaincre que je suis comme tout le monde. Même mes collègues de bureau m'apprécient, semble-t-il. Mais je fais toujours un peu peur, avec mon cerveau qui galope et mes réparties parfois cinglantes. Quant à ma vie professionnelle, elle n'a rien de particulièrement brillant. Dix ans que j'aspire à obtenir un poste correspondant à ma formation de musicologue, et qu'on trouve tout à fait normal de me faire des choses qui n'ont rien à voir. Comme quoi, il ne suffit pas d'être soi-disant brillant pour réussir au travail.

 

********


Sans transition, après ce lamento nombriliste, les recettes du jour. Classiques, simples, chics et sans risque : des crèmes brûlées au foie gras et des Saint-Jacques aux cèpes. Histoire de se préparer aux incontournables fêtes de fin d'année...
 
 

 

Pour les crèmes brûlées au foie gras (pour 4) : 

Creme-brulee-foie-gras.jpg

 

- 80g de foie gras de canard mi-cuit
- 20 cl de crème fleurette entière
- 20g de cassonade
- 4 pincées de 5 épices

1. Porter la crème fleurette à ébullition. Verser sur le foie gras, passer au mixeur pour obtenir une crème bien lisse. Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre.

2. Verser ce mélange dans des ramequins à crème brûlée. Inutile de faire cuire. Réserver directement au frais, en refroidissant, la crème va prendre.

3. Juste avant de servir, mélanger le sucre et le 5 épices, saupoudrer sur le dessus des crèmes et faire caraméliser au chalumeau.

Servir avec des toasts de pain de campagne, ou du pain d'épices, et une salade de topinambours à l'huile d'argan (recette bientôt). C'est crémeux, c'est à peine un peu sucré et épicé, bref, c'est divin.

 

Pour les Saint-Jacques (toujours pour 4 personnes ) :
 

 

Saint-Jacques-cepes.jpg

 

- 16 belles noix de Saint-Jacques avec leur corail (pas indispensable mais plus joli)
- 500 g de cèpes frais
- 2 gousses d'ail dégermées
- 1 cuillères à soupe de Xérès sec (Fino, Manzanilla) ou à défaut de Noilly Prat (ou d'un autre vermouth)
- 4 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
- 1 noix de beurre pour la cuisson- fleur de sel, poivre 5 baies
- quelques brins de persil pour le décor


1. Nettoyer soigneusement les cèpes en évitant de les gorger d'eau, les sécher soigneusement, les détailler en lamelles. Presser les gousses d'ail au dessus des champignons de façon à n'en recueillir que le "jus", pas la pulpe (le goût sera plus délicat : ça, c'est un truc de l'Homme). Mélanger soigneusement.

2. Faire chauffer une poêle anti-adhésive sur feu vif, y saisir les cèpes à sec pendant 2 ou 3 minutes, en remuant constamment, puis baisser le feu, couvrir et laisser étuver jusqu'à ce qu'ils soient juste tendres. Saler, poivrer, réserver sur des assiettes chaudes (ou mieux, sur des assiettes entreposées dans un four préchauffé à 100°C). 

3. Dans la même poêle, déposer une noix de beurre, saisir les noix de Saint-Jacques à feu très vif, 1 minute de chaque côté, pas plus. Saler et poivrer, réserver à côté des cèpes sur les assiettes chaudes.

4. Déglacer avec le Xérès, ajouter la crème fraîche, mélanger et donner un bouillon, puis napper de cette sauce les cèpes et les noix de Saint-Jacques. Parsemer de persil ciselé, servir sans attendre.

Pour varier un peu : si votre entourage est prêt à vous suivre hors des sentiers battus, osez donc les Saint-Jacques à la Réglisse de Mamina, celles à la sauce ponzu au yuzu de Gracianne, ou même (pour les plus téméraires) celles au Gini et à la sauce Tagada de Didier (pour ne citer que ces trois là).


 

Imprimer les deux recettes

Par Natalia - Publié dans : Des crustacés, des mollusques
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Vendredi 4 mai 2007


Une recette de crevettes en sauce sans un poil de gras. Oui, ça existe. Si vous aimez la cuisine thaï mais que vous trouvez les (délicieux) currys incompatibles avec votre (inévitable ?) diète de printemps, cette recette est pour vous.

A Dakar, nous avons le bonheur de pouvoir trouver des montagnes de crevettes toutes fraîches pour un prix quasiment ridicule (tout au moins aux yeux d'un Européen...). Pour cette recette il est préférable d'utiliser des crevettes crues. Achetez-les congelées (chez Picard par exemple...). Si vraiment vous n'avez que des crevettes cuites sous la main, choisissez-les aussi grosses que possible et limitez au maximum le temps de (re)cuisson.

 

Crevettes-citron-vert-citronnelleblog.jpg


Pour 4 personnes :

- 400 g de crevettes crues, décortiquées et déveinées
- 1 citron vert
- 2 c. à soupe rases de Maïzena délayées dans 2 c. à soupe d'eau
- 2 c. à soupe de sauce de poisson (nuôc-mam)
- 1 c. à soupe de sucre de palme (à défaut, remplacer par du sucre roux)
- 10 cl de bouillon de volaille léger (ou d'eau)
- 1 cm de racine de gingembre frais
- 1 tige de citronnelle fraîche
- 3 feuilles de combava (en épicerie exotique)
- un peu de coriandre fraîche pour le décor

 

1. Hacher finement la citronnelle et le gingembre. Prélever le zeste du citron vert. Mettre le tout dans un mortier et piler soigneusement, mélanger avec les crevettes décortiquées.

 

2. Presser le citron vert, mélanger ce jus au sucre, à la sauce de poisson et au bouillon de volaille.

 

3. Faire sauter les crevettes au wok 1 minute dans 1 cuillère à soupe d'huile très chaude, pour les saisir sur toutes les faces.

 

4. Ajouter le mélange liquide, les feuilles de combava et laisser mijoter à feu doux 3-4 minutes. Ajouter alors la Maïzena mélangée à l'eau, monter le feu et laisser cuire 1 minute jusqu'à épaississement de la sauce. Décorer de quelques feuilles de coriandre.


Par Natalia - Publié dans : Des crustacés, des mollusques
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Dimanche 15 avril 2007


C'est une recette trouvée sur le site internet d'Elle à Table. Le principe de la cuisson à sec des calamars à feu vif, au wok, est intéressant. Il permet d'éliminer l'eau des bestioles en question. Attention de ne pas trop prolonger cette opération, surtout avec de petits calamars, sinon ils risquent de durcir. J'ai remarqué, pour l'avoir déjà fait par le passé, que cette méthode fonctionne mieux avec des calamars de taille moyenne (ceux que conseille, d'ailleurs, la recette d'Elle).




Je vous remets la liste des ingrédients et la recette car j'y ai, bien entendu, apporté quelques modifications :

Pour 2 personnes :

  • 500g de calmars (poids net, nettoyés)
  • 1 cc de paprika en poudre
  • 1 pincée de piment d'espelette séché
  • 1 pincée de cumin en poudre
  • 1 gousse d'ail hachée finement
  • 2 cs de persil plat ciselé
  • 1 cs soupe de vinaigre balsamique
  • 2 cs d'huile d'olive
  • sel

1. Pelez la gousse d'ail et hachez-la menu. Mélangez au persil, ajoutez le paprika, le piment, le cumin.

2. Nettoyez et épongez les calamars, détaillez les en morceaux. Mettez-les dans un wok sur feu vif et laissez cuire 3 à 5 mn en fonction de leur taille, en tournant sans cesse, jusqu'à ce qu'ils ne rendent plus d'eau.

3. Ajoutez le mélange ail-persil et épices dans le wok, l'huile d'olive et le vinaigre balsamique. Salez. Prolongez la cuisson d'une à deux minutes et servez.


 

Par Natalia - Publié dans : Des crustacés, des mollusques
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Jeudi 22 mars 2007


Encore une recette à base de crevettes ! Il faut dire que c’est une denrée des plus communes par ici. Il faut donc varier les plaisirs...

Cette recette au poivre vert est d’inspiration thaïlandaise. Elle change des currys et elle est un peu plus légère. Les crevettes sont marinées puis sautées au wok. C’est un plat qui réveille les papilles, mais sans excès, délicatement parfumé : l’alliance entre le poivre vert, l’ail, la coriandre en grains et la coriandre fraîche est fameux. Procurez-vous dans la mesure du possible un pied de coriandre fraîche avec la racine. Hachée menu et écrasée au pilon, elle donne au plat toute sa saveur. À défaut des racines, utilisez les tiges. Réservez les feuilles pour le décor, elles ne doivent pas cuire.

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Pour 4 personnes :

- 24 gambas ou grosses crevettes sauvages crues (si elles sont congelées, faites les dégeler  dans de l'eau tiède et épongez-les soigneusement dans du papier absorbant)

- 2 gousses d'ail
- 1 échalote
- 1/2 cuillère à café de graines de coriandre
- 1 cuillère à café de grains de poivre vert séché
- 1 pied de coriandre fraîche avec sa racine si possible
- 3 cuillères à soupe d'huile neutre (arachide de préférence pour sa résistance à la chaleur lors de la cuisson).


1. Décortiquer les gambas en laissant un petit morceau de la carapace sur la queue (c'est plus joli). Les déveiner soigneusement.

2. Hacher menu 1 gousse d'ail, la racine et les tiges du pied de coriandre. Broyer le tout dans un mortier avec 1 cuillère à soupe d'huile. Mélanger la marinade et les gambas, laisser macérer 1 heure au frais.

3. Faire d'abord frire la gousse d'ail restante et l'échalote au wok dans 1 cuillère à soupe d'huile, à feu moyen, en remuant constamment. Au bout d'une minute environ, lorsque le mélange est un peu doré, retirer du feu et réserver.

4. Essuyer le wok et y faire chauffer 1 autre cuillère à soupe d'huile. Faire sauter les gambas à feu très vif 2 à 3 minutes en remuant constamment. Ajouter l'ail et l'échalote frits, prolonger la cuisson de quelques secondes. Parsemer de coriandre ciselée et servir immédiatement.

J’accompagne généralement ces gambas de nouilles de riz sautées à l’ail et au gingembre, ou d’une salade de vermicelles de soja froids. Seules, ces gambas peuvent également constituer une entrée, adaptez les quantités en fonction de l’appétit de vos convives…
Par Natalia - Publié dans : Des crustacés, des mollusques
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Jeudi 8 mars 2007



Aujourd'hui j'ai cuisiné tout l’après-midi en vue du dîner de demain soir, où nous serons 8 à table. J'avais préparé entre autres choses (vous en saurez plus bientôt) des crevettes marinées à l'orange, dont la recette est tirée du volume Marinades chez Marabout). Je songeais les servir comme amuse-gueule demain soir. Mais mon homme les a trouvées bien appétissantes... et j'avais la flemme de préparer autre chose.


Nous avons donc "volé" ces crevettes à nos invités... qui n'en sauront rien ! Accompagnées de pain grillé trempé dans le jus de la marinade et d’une petite salade de tomates à l'huile d'olive et au basilic, c'est un pur régal. Et c'est si simple...


 

Pour 2 personnes :

- 350g de crevettes (poids cuites et décortiquées)
- 1 orange
- le jus d’1/2 citron jaune
- 4 c. à soupe d’huile d’olive
- 1 gousse d’ail
- quelques branches de persil plat
- sel et poivre

Si vous achetez des crevettes crues (meilleures mais onéreuses), décortiquez-les et déveinez-les soigneusement avant de les cuire 3 minutes au court-bouillon (dépend évidemment de leur taille). Egouttez et laissez tiédir. 

Râpez le zeste de la moitié de l’orange et pressez en le jus. Ajoutez le jus du ½ citron, la gousse d’ail passée au presse-ail, l’huile d’olive, le persil ciselé, du sel et du poivre. Arrosez les crevettes de cette marinade et laissez au frais au moins 3 heures.



Par Natalia - Publié dans : Des crustacés, des mollusques
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