Non, je n’ai pas disparu de la blogosphère. Je vous lis, je reçois vos commentaires avec le plus grand plaisir.
Je suis là, même si je ne vous ai pas fait signe depuis un moment.
Ce week-end, J. et moi étions à Cracovie pour une parenthèse intime. Une escapade qui tenait une place
particulière dans "notre" histoire. Question de lieu, de date. Tout cela serait trop long à raconter... et puis c'est notre jardin secret.
Je voudrais quand même partager avec vous quelques images de la
capitale de la Małopolska (dites "mawopolska" avec le w de "kiwi"), cette "Petite Pologne" en plein coeur de l'Europe, à 1300 km à l'est d'ici, si proche de nous et
pourtant si exotique par certains aspects.
Embrasser du regard la ville ancienne, de la colline de Wawel
Zoomer sur une adorable fenêtre renaissante (château de Wawel)
S'étonner qu'une trompette sonne chaque heure du haut de l'église Sainte-Marie, sur la grande place du marché (Rynek) (cliquez sur l'image pour entendre la
mélodie).
Envahie par les Mongols, Cracovie fut sauvée grâce au trompettiste qui donna l'alarme, mais fut transpercé, ce faisant, par une flèche ennemie. Depuis, la mélodie du "Hejnal"
s'interrompt brutalement, en souvenir de cet épisode de l'histoire polonaise.
Se recueillir un instant au cimetière juif de Kazimierz
Mur des lamentations
Immeuble en attente de réfection
Salon de thé,
sous les arcades fleuries de la Halle aux draps, où l'on peut savourer...
... un "sernik"
(la version locale du cheesecake, il en existe plusieurs sortes, vous en trouvez une ici, j'en publierai une autre un de ces jours)
L'une des nnombrables terrasses qui fleurissent aux beaux jours... et où l'on aime flâner tant qu'il fait bon...
... en grignotant ce
qu'on veut, quand on veut, si on veut. Comme ces raviolis typiquement polonais (pierogi),
farcis au chou, au
fromage frais et aux pommes de terre, ou encore à la viande
Suivre des yeux
d'élégantes calèches...
et rire de quelques scènes cocasses !
Piwo (bière) gratis...
Petits pains au sésame ou au pavot à tous les coins de rue, que l'on grignote en se baladant
Le soir venu, se laisser amadouer par des mets rustiques : pain tartiné de fromage aux herbes ou de saindoux
aux croûtons et à l'oignon frit (qui ose dire beurk ??)
lustre en sel, vu du dessous
Faire une virée nocturne dans l'une de ces caves-bars musicaux fort peu éclairés (et à la bougie), au décor aussi délirant qu'insoupçonnable
de l'extérieur, puis une expédition souterraine dans d'anciennes mines de sel
et remonter à la surface le temps de jeter un dernier coup d'oeil aux immeubles cossus de
la rue Kanonicza
Un mystérieux personnage juché sur une fontaine
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Pour me faire pardonner de ne pas publier de recette aujourd'hui, je vais vous dévoiler deux ou trois trucs sur mes préférences alimentaires. Pour faire plaisir à deux adorables tagueuses,
Lisanka (Cuisinez en WG) et Barbara (Etudiante et gastronome).
1. Je déteste la cervelle (c’est dans la tête) et les tripes (question
d’incompatibilité intestinale).
2. J’aime énormément le fromage, tous les fromages, surtout la tome brebis des Pyrénées (Ardi Gasna). Je pourrais manger du poisson cru tous les jours. A la saison, je traque la
rhubarbe avec une opiniâtreté qui confine au pathologique.
3. Toutes les recettes que j’ai postées sur ce blog pourraient prétendre au titre de
favorites. Mais s’il fallait n'en garder qu'une, ce serait la marmelade de pamplemousses.
4. Je bois tout ce qui est bon. Eau, thé, café, vin, bière, cidre, armagnac, whisky,
vodka, muscat, schnaps, calvados, porto, banyuls, madère, xérès, champagne et j’en oublie (mais tout ça avec modération, bien sûr). En revanche, vous ne me ferez jamais boire la moindre
gorgée de coca, orangina, fanta, schweppes, sprite, en bref aucun soda. Je ne peux pas, ça me dégoûte au plus haut point.
5. J’aimerais savoir faire quelques spécialités chinoises comme
le canard laqué et le poulet croustillant. Il me manque le temps, mais, plus encore, la patience !
6. Mon souvenir culinaire le plus cher est le couscous de ma
grand-mère maternelle (celle qui a grandi à Bab El Oued). Ma mère le fait, moi aussi, mais ce n’est jamais tout à fait pareil. Dans un autre registre, j’ai mangé récemment, à Colmar, dans un
restaurant plutôt respectable, des os à moëlle parsemés de fleur de sel et de lamelles de truffe noire. C’était à mourir de plaisir.
Je passe le relais à qui voudra… s’il se trouve encore des gens qui n’ont pas été tagués…