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Des (gros) gâteaux

Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 00:00

 

      Cake au citron PH

 

 

Depuis la fin du mois de mars, j'ai complètement décroché du boulot et de mes préoccupations habituelles. Comme vous l'aurez constaté, le blog est resté en friche... Je me suis lancée depuis quelque temps dans la fabrication des yaourts maison et toute mon activité culinaire se résume, en gros, à faire tourner la yaourtière.

Cette période a été occupée par un gros (remue-)ménage de printemps dans les relations familialesAvec Miss K., demi-soeur de mini K., la joie de faire enfin la paix. Et d'apprendre à mieux se connaître. Il aura fallu quinze ans, 16 000 km de distance et 12h de décalage horaire.


Simultanément, la découverte fortuite des manipulations d'une belle-soeur en qui j'avais toute confiance, visant à alimenter l'idée que l'Homme (son frère, donc) aurait mérité mieux que de se faire épouser par une femme atteinte d'autisme (vous m'aurez forcément reconnue).

Avis aux auteurs de Plus belle la vie : s'ils cherchent des idées de scénarios pour les prochains épisodes, j'ai de la matière croustillante à fournir... 

Il y a dix ans, exactement au même moment de l'année, entre fin mars et avril, cette situation familiale compliquée nous avait conduits, l'Homme et moi, à une séparation temporaire. Le 8 mai 2003, nous nous étions rencontrés par hasard à la FNAC Saint-Lazare. Nous avions déjeuné ensemble. Nous nous étions balancé à la figure ce que nous avions sur le coeur et étions repartis fâchés. Enfin, surtout moi. Quatre jours plus tard, l'Homme me suppliait de lui accorder un moment de discussion supplémentaire. Cette fois, nous sommes repartis main dans la main. Cela fait dix ans que nous faisons à nouveau route ensemble. Parce que c'est ainsi. Parce que c'est lui, parce que c'est moi.

 

  

********

 

 

La recette du jour a fait depuis longtemps la tournée des blogs culinaires : géniale et toute simple. C'est le cake au citron de Pierre Hermé. Une texture fine, légère, ni sèche, ni compacte. Une saveur très citronnée.

Mini K. n'aime pas beaucoup le goût du citron, j'avoue que cela m'arrange. Je ne suis pas obligée de remplacer le rhum par un parfum non alcoolisé (le rhum est essentiel dans ce cake). A la place et pour ne pas qu'elle devienne aussi culinairement snob que sa mère, je lui fais découvrir les choses simples de la vraie vie bonbons Krema, fraises Tagada, et tutti quanti ;-)

M'enfin je crois que le mal est déjà fait : cette chère petite fille préfère quand même les macarons moelleux de sa maman ou les mini figues sèches "Calabacita" (mot à mot : petite calebasse) que j'achète en magasin bio.  


 

Le cake au citron de Pierre Hermé

 

Cake au citron PH2

 

 

Pour 2 moules à cake de 19cm x 9 cm x 6.5 de hauteur :

- 375g de farine T45
- 3/4 de cc de levure chimique
- le zeste de 3 citrons bios finement râpés
- 400g de sucre (à mon avis 370g sont amplement suffisants compte tenu du sirop d'imbibage)
- 6 œufs moyens à température ambiante
- 190g de crème fleurette
- 3,5 cs de rhum blanc
- 1 pincée de sel
- 135g de beurre doux fondu ou de beurre clarifié. 

 

Sirop d'imbibage :

- 150g d'eau
- 65g de sucre
- 2cs de jus de citron

 

1. Dans le bol du robot frottez entre vos doigts les zestes de citron râpés et le sucre. Laissez reposer 10min pour que le sucre se parfume. Préchauffez le four à 160° C. Si vous n'utilisez pas de moules en silicone, beurrez et  farinez les moules en prenant soin d'enlever l'excédent de farine. Tamisez la levure et la farine.

2. Quand le sucre a bien reposé, ajoutez-y les œufs et fouettez l'ensemble pendant 5min. L'appareil doit être mousseux et pâle. Ajoutez dans l'ordre, la crème fleurette, le rhum puis le sel. Fouettez pour bien mélanger tous les éléments. Incorporez la farine en 3 fois pour obtenir un mélange épais et onctueux. Ajoutez alors lentement le beurre refroidi.

3. Remplissez sans attendre les moules et enfournez pendant une heure en vérifiant le bon degré de cuisson à l'aide d'une pique.

4. Pendant la cuisson des cakes, préparez le sirop d'imbibage : portez à peine à ébullition le sucre et l'eau juste pour faire fondre le sucre. Laissez refroidir et ajoutez alors 2 belles cs de jus de citron fraîchement pressé.

5. Démoulez les cakes sur une grille. Si vous avez choisi de les imbiber de sirop badigeonnez-les à ce moment, pris laissez-les refroidir. Vous pouvez aussi les glacer : portez à ébullition dans une casserole ou plus simplement au micro-ondes, 250g de marmelade de citron. Passez-la au chinois puis avec un grand pinceau à pâtisserie, badigeonnez toute la surface des cakes sauf le fond d'une fine couche de glaçage. Laissez sécher avant de déguster. 


Bien emballés dans du film alimentaire, ces cakes se conservent une semaine. Vous pouvez évidemment diviser les proportions par deux pour n'en faire qu'un à la fois...

 

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Laissez votre grain de sel - 3 petits grains de sel
Publié dans : Des (gros) gâteaux
Vendredi 10 août 2012 5 10 /08 /Août /2012 15:53

 

Recettes-2012-1633.JPG

version aux reines-claudes      

 

 

Jusqu'à l'année dernière, je pensais avoir un prunier (et un seul) ; lequel produisait des reines-claudes absolument divines, sucrées, parfumées, juteuses, protégées par une très fine peau acidulée... Le seul défaut dudit prunier est que tous les fruits arrivent à maturité sur 7 à 10 jours, au cours de la première quinzaine d'août.


 

Reines-claudes-copie-1


Outre ce merveilleux prunier, nous avons un autre arbre que jusqu'ici j'appelais "prunus", pensant que c'était un arbre d'ornement : un jeune arbre au tronc fin et droit, assez haut, au port érigé et fortement ramifié. Planté bien trop près de la maison, et à un endroit plutôt incongru. Il donnait jusqu'ici une poignée de petits fruits. 

 


Prunes bleues

 

 

Cette année, contre toute attente, le "prunus" s'est mis à produire une quantité sensiblement plus importante de petites prunes qui commencent à arriver à maturité ces jours-ci, prenant le relais de l'avalanche reine-claudine. Ces petites prunes ont une forme très légèrement plus haute que large et dissymétrique, avec une lèvre plus développée que l'autre. Elles rappellent les quetsches par la couleur aubergine couverte d'une abondante pruine bleutée, par leur chair dorée, douce et peu juteuse. Mais ce ne sont pas des quetsches, du moins, je ne crois pas. Elles sont plus petites et n'ont pas la forme ovale en "ballon de rugby" caractéristique de ces dernières. Peut-être s'agit-il de la variété de prune dite "petite bleue" ? 


  

Prunes.jpg

 


Ces prunes sont meilleures cuites que crues : la cuisson révèle leur côté fruité-acidulé, leur côté un peu fruit rouge qui les différencie nettement des prunes jaunes ou vertes comme les reines-claudes, les mirabelles, etc. Elles se tiennent très bien en compote, en tarte, en clafoutis, mais je les aime encore plus dans ce simple et tendre crumble cake, à déguster au petit-déjeuner ou au goûter.      

La recette vient de Sigrid (Il Cavoletto di Bruxelles). J'ai doublé la dose de prunes, que je trouvais un peu chiche dans la V.O. Il faut dire que des prunes, j'en ai à ne plus savoir quoi en faire ces jours-ci, il faut écouler la production...  

J'ai d'abord fait une version aux reines-claudes seules (photo du haut), puis une version mixte avec des petites prunes bleues et des reines-claudes, encore plus miam slurp (photo ci-dessous : les violettes au centre, les vertes à l'extérieur)Naturellement, tout autre fruit de saison sera bienvenu, de préférence s'il est légèrement acidulé.

 

 

Crumble cake aux deux prunes du Cavoletto


        Crumble-cake-2-prunes-copie-1.jpg 

version aux deux prunes


 

Pour le biscuit

- une vingtaine de reines-claudes et/ou de prunes violettes type quetsches (je n'ai pas pesé et tout dépend de la taille des prunes ; l'essentiel est d'avoir de quoi recouvrir la pâte)

- 260 g de farine T45

- 180 g de sucre

- 120 ml de lait entier

- 1 yaourt nature au lait entier (125g)

- 1 oeuf (60g)

- 2 cs de beurre (j'ai mis 25g + 10g pour graisser le papier cuisson)

- 1/2 cc de bicarbonate de soude

- 1/2 cc de levure chimique

- une pincée de sel

- le zeste d'1/2 citron jaune non traité, finement râpé

 

Pour le crumble

- 2 cs de beurre 

- 2 cs de cassonade

- 4-5 cs de farine T65 (j'ai remplacé une cs de farine par des amandes en poudre)

- une pincée de cannelle


1. Battez le beurre mou, le sucre et l'oeuf pendant 5 minutes, au fouet électrique. 

2. Mélangez le lait et le yaourt d'un côté, la farine, la levure, le bicarbonate et le sel de l'autre. Ajoutez alternativement les deux mélanges dans la crème beurre-sucre-oeuf. Parfumez avec la cannelle et l'eau de fleurs d'oranger.

3. Garnissez un moule à gratin de papier sulfurisé que vous prendrez soin de beurrer. Versez l'appareil. Couvrez de prunes coupées en quartiers.

4. Du bout des doigts, mélangez les ingrédients du crumble jusqu'à obtenir un sable grossier. Répartissez le mélange sur les prunes.

5. Enfournez à 180°C pour 40 à 45 minutes. Laissez tiédir sur une grille. Dégustez froid ou tiède, accompagné de rien du tout, ou de fromage blanc, ou d'une boule de glace ou de compote (de prunes, pardi !)

 

 

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Laissez votre grain de sel - 8 petits grains de sel
Publié dans : Des (gros) gâteaux
Mercredi 1 août 2012 3 01 /08 /Août /2012 16:34

 

Déjà le mois d'août, hélas. Un été pourri comme jamais. Pas seulement à cause de la météo, mais n'ayez crainte, je ne vais pas vous raconter tous les petits malheurs de ma petite vie. Allez, quelques nouvelles du jardin : tout mon univers se limite à cela désormais... 


Actualité n°1. Les tomates. On en a beaucoup trop planté pour deux personnes, c'est de la folie. Il faut sans arrêt les contenir tellement ça pousse vite, tellement ça drageonne, tellement ça fleurit. Et maintenant, voilà que ça mûrit en masse. Fallait s'y attendre... Que vais-je faire de toutes ces tomates ? Mini K. les a en horreur. Mes voisins en ont eux aussi ; ceux qui ne sont pas esclaves d'un jardin sont partis à l'autre bout du monde, en vacances... Ces prochaines semaines, je ne vais plus savoir quoi faire des tomates. Vous me voyez en mama italienne en train de stériliser des litres et des litres de sauce tomate ? Moi pas... 


Actualité n°2. Les reines-claudes. Elles ont été plus abondantes, mais malgré tout, y a ce qu'il faut... et tout ça vat nous tomber sur la tête d'ici 4-5 jours. Suivies par les prunes d'ente (moins nombreuses heureusement). Donc, on va faire des confitures, même s'il y a mieux que la prune en confiture... Enfin si vous avez des idées alternatives, je suis pruneuse... 

 

Actualité n°3. Les cultures abortives. Entre deux séances prolongées de pousser de balançoire, je me lamente sur les courgettes, absolument minables (jamais eu de bol avec les courgettes sur cette terre poitevine), les poivrades tout aussi minuscules, durs et pleins de foin, les salades qui ne poussent guère et les framboises toujours aussi misérables. Grâce à une connaissance, toutefois, j'ai récupéré 5 kg de framboises vite transformés en coulis et en gelées, qui font les délices de mini K., grande adepte de la tartine beurrée-confiturée

 

Actualité n°4. Hot milk sponge cake. Ce gâteau est une merveille. La recette est presque incroyable. Le résultat fabuleux. Les superlatifs ne sont pas mon genre, mais j'ai été totalement conquise par cette recette de Tish Boyle, publiée dans The cake book

 La liste des ingrédients n'a pourtant rien d'extraordinaire : beurre, oeufs, sucre, lait, farine, levure. Le "tour de magie" consiste à verser le lait et le beurre bouillants sur le mélange de sucre et d'oeufs. Pareille idée ne me serait jamais passée par la tête. Dans la recette d'origine, il y a un peu moins de farine et plus de sucre. Le résultat est un peu plus humide.

La version que je vous propose permet d'obtenir un biscuit d'une très belle épaisseur, aéré, tendre et peu gras. La texture est souple mais d'une excellente tenue, ce qui le rend apte à être coupé et garni de ce que vous voudrez. J'aime bien le fourrer d'une généreuse couche de gelée de framboises. Mais il ne perd rien de sa délicatesse si on le sert nature, simplement recouvert d'un petit glaçage et/ou accompagné d'un coulis de fruits. 

Il se conserve 3 jours à température ambiante sans se tasser ni se dessécher, et même au-delà, si vous prenez soin de l'emballer dans du film alimentaire. 

 

 

 

 

Hot milk sponge cake 

 

 Hot milk sponge cake

 

Pour un gâteau de 20 à 22 cm de diamètre, très épais.

Prévoir un moule à fond amovible et à bords hauts.

 

Pour le biscuit

- 120 ml de lait frais entier

- 60g de beurre (demi-sel pour moi)

- 160g de farine T45

- 160g de sucre en poudre (blanc, pour la couleur)

- 6g de levure chimique

- 3 gros oeufs à température ambiante

- 1/3 c. à café de vanille en poudre

- le zeste râpé d'1/2 citron non traité

- une petite pincée de sel fin

 

Pour les finitions

- fourrage : 150g de gelée de framboises (ou autre parfum au choix)

 - glaçage léger : 2 c. à soupe de jus de citron et 80g de sucre glace (si on aime et qu'on en a sous la main, on peut remplacer le jus de citron par du jus de groseille non sucré, le glaçage sera légèrement teinté de rose)

- accompagnement : du coulis de framboises (ou d'un parfum assorti à la confiture)

 

 

Hot milk sponge cake 1

 

1. Tamisez deux fois la farine et la levure chimique (très important pour éviter les grumaux lors du mélange final).

2. Préchauffez le four à 175° C. Faites chauffer beurre et lait dans une petite casserole, jusqu'à ce que le beurre soit fondu. Retirez du feu.

3. Au batteur électrique, fouettez les oeufs entiers pendant 1 minute environ. Ajoutez la vanille en poudre. Ajoutez le sucre en 3 ou 4 fois et continuez à battre pendant 10 minutes. Le mélange doit tripler de volume et être mousseux.

4. Incorporez délicatement la farine et la levure, en 3 fois, en mélangeant de bas en haut à l'aide d'une spatule. Cette opération est assez longue et il ne faut pas s'inquiéter si la farine fait, malgré le tamisage initial, quelques grumaux.

5. Remettez le mélange de lait et de beurre sur le feu et portez à frémissement. Versez doucement dans l'appareil à gâteau, en mélangeant avec la spatule, jusqu'à obtenir une pâte homogène. 

6. Garnissez le moule de papier cuisson même s'il est antiadhérent et beurrez-le légèrement. Versez l'appareil et enfournez pour 30 à 35 minutes. Laissez tiédir légèrement avant de démouler le gâteau.

7. Lorsque le biscuit est parfaitement refroidi, coupez-le en deux et garnissez-le généreusement de gelée de framboises.


 Hot milk sponge cake 2


8. Préparez le glaçage en mélangeant le jus de citron (ou jus de groseille) et 50g de sucre glace. En fonction de la consistance et de l'épaisseur désirée, ajoutez le reste de sucre glace ou allongez avec un peu d'eau. J'aime bien quand le glaçage forme une très fine couche croquante sur le gâteau, presque imperceptible. Nappez le dessus et les côtés du biscuit avec ce mélange.

 

 

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Laissez votre grain de sel - 21 petits grains de sel
Publié dans : Des (gros) gâteaux
Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 13:35

 

Printemps-2012.jpg

 

 

C'est le printemps, oui, mais ce n'est pas encore la saison des fraises (bien qu'on en trouve partout), et côté fruits d'hiver, ça décline tout doucement.


En période de
soudure, on mange des confitures. C'est le moment de se jeter sur les fruits secs et les fruits confits (pourquoi seraient-ils réservés à l'automne, à l'hiver et aux fêtes de fin d'année ?).


C'est le moment de faire des cakes : ces bons vieux cakes anglais plein de fruits confits et de raisins secs... 

 
Si comme moi vous n'aimez pas beaucoup les cerises rouge pétard insipides ou le navet (?) vert émeraude déguisé en soit-disant angélique, ne mettez dans votre cake que raisins secs, écorces d'agrumes, gingembre et fruits séchés ou confits achetés en épicerie fine (poire, ananas, kiwis, melons, fraises, mangues ou papayes, libre à vous de choisir).


La recette dont je me suis inspirée est celle de Gérard Mulot. Je l'ai découverte grâce au blog Un déjeuner de soleil. Le secret, car il y en a un, et de taille, c'est qu'on prépare la pâte en deux fois, avec un repos de 24h environ. Cela change tout : le cake lève mieux car la levure a eu le temps d'agir pleinement sans laisser cette âpreté désagréable qui peut gâcher certains gâteaux, même maison. 
Le fait de préparer la pâte en deux fois favorise, de plus, une bonne répartition des fruits. Et le goût est incomparablement meilleur.

 
Par rapport à la recette d'origine, j'ai modifié le choix des fruits. Cela donne un cake assez compact, mais très moelleux et goûteux, un vrai cake, quoi. Je pense toutefois (en toute modestie, Monsieur Mulot m'en voudrait-il ?), qu'on peut diminuer la quantité de sucre glace (125g devraient suffire) et augmenter de 50g la quantité de fruits. J'en referai un, et je vous dirai...

 

 

 

 

Cake aux fruits de Gérard Mulot

 

 

P1000598.JPG

 


- 160 g de raisins (de Corinthe et de Smyrnes)
- 150 g de beurre mou + un peu
- 150 g de sucre glace
- 3 oeufs (env. 150 g)
- 250 g de farine
- 6 g de levure chimique (1/2 sachet)
- le zeste d'une orange non traitée
- 60 g de cerises déshydratées (remplacées par 30g d'ananas séché et 30g de gingembre confit)
- 20 g d'écorces d'orange confite
- 20 g de melon confit 
 - 5 cl de rhum (pour les fruits et le cake) + 2-3 cs de jus d'orange


1. La veille, mettre les fruits dans un bol et couvrir de rhum dilué dans un peu de jus d'orange. Laisser gonfler pendant une heure. En prélever la moitié et laisser macérer la reste toute la nuit.

2. Peser la moitié du beurre et le mélanger à la moitié du sucre en fouettant jusqu'à ce qu'il ait une texture crémeuse. Incorporer 2 oeufs, le zeste d'orange et la moitié de la farine tamisée avec la moitié de la levure. Ajouter la moitié des fruits macérés (et égouttés) et mélanger pour que la pâte devienne homogène. Couvrir de papier film et garder au réfrigérateur jusqu'au lendemain.

3. Le lendemain, préchauffer le four à 160°C. Préparer l'autre moitié de la pâte en procédant de la même manière avec le reste des ingrédients. Garder le reste de rhum + jus d'orange pour imbiber le cake à la sortie du four. Mélanger soigneusement les deux pâtes puis verser le tout dans un moule à cake généreusement beurré.

4. Cuire pendant 50 minutes environ, chaleur tournante. le cake doit dorer et la pointe d'un couteau doit ressortir sèche.
Imbiber le cake avec 3 cs du mélange de rhum et jus d'orange restant dès la sortie du four. Laisser refroidir avant de démouler.

Ce cake se garde 2 jours couvert de papier film.


 

Laissez votre grain de sel - 4 petits grains de sel
Publié dans : Des (gros) gâteaux
Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 19:00


Déjà le 3e dimanche de l'Avent. Noël - 15 jours, si vous préférez. Nous nous sommes enfin décidés à faire un sapin. Cette année il y a même une crèche : mini et mimi, rapportée de Prague par A.

creche1-copie-1.jpg
 
Le dessert de Noël 2011 a pris de l'avance. Il mûrit depuis quinze jours déjà : c'est un Christmas pudding, bien sûr.


christmas-pudding-1.jpg

Mais ce n'est pas le même que l'année dernière. L'année dernière, il s'agissait d'un Christmas cake, pas d'un pudding. Nuance.
 
La recette est inspirée de celle de Delia Smith. J'ai divisé les proportions par deux. 
 
Les ingrédients : des fruits secs, des fruits secs, encore des fruits secs
Dans la recette originale, on distingue trois sorte de fruits : les "sultanas", c'est à dire les raisins secs blonds, les "raisins", mot générique qui désigne plutôt les raisins secs bruns, et les "currants". A vrai dire je ne sais pas trop ce que doivent être ces "currants". Le terme semble avoir un sens large : petits fruits qui peuvent être des raisins (oui mais on nous demande par ailleurs d'en mettre des blonds et des bruns), ou d'autres baies séchées, type airelles ou cranberries. Il faut théoriquement 10 onces de "currants" dans la recette de Delia Smith... Même en divisant les proportions par deux, cela fait plus de 150g. J'ai remplacé la part des "currants" par un mélange de raisins secs blonds et bruns, d'airelles, d'abricots et de figues secs. Et tant pis si ce n'est pas conforme à la tradition anglaise. De même, j'ai remplacé la graisse végétale par du beurre. De toute façon, idéalement, vous savez bien qu'il faut de la graisse de rognons de boeuf, une denrée quasi introuvable. De toute façon vu la quantité
de fruits secs et d'épices, le goût du beurre ne risque pas de ressortir trop fortement...

La cuisson

Je n'ai pas voulu sacrifier une journée à faire cuire le pudding au bain-marie pendant 8 heures, comme il se doit selon la plus pure tradition anglaise. Oh, shocking !

Je l'ai bien fait cuire 6h (compte tenu du fait que j'avais diminué les proportions de moitié), mais dans un cuiseur à riz. C'est une méthode qui évite de devoir rester at home pour surveiller le gaz et rajouter de l'eau au fur et à mesure que le bain-marie s'évapore... Il suffit de faire cuire le pudding au bain-marie dans un cuiseur à riz qui ferme hermétiquement, c'est à dire avec un système de verrouillage et non un simple couvercle à poser comme dans bon nombre de modèles. L'eau ne s'évapore quasiment pas pendant la cuisson. Et on peut même aller se balader tranquillement pendant que cela cuit. Cette méthode rend le pudding un peu plus humide qu'avec la cuisson au bain-marie. C'est pourquoi j'ai adapté la recette et mis moins de liquide dans la pâte (en remplaçant le mélange rhum + bière par 5 cl de whisky). Le résultat était impeccable. Et tant pis si mon pudding n'est pas authentiquement authentique. En attendant, il sent incroyablement bon.


Proportions pour un bol de 20 cm de diamètre et de 10 cm de profondeur environ :
  • 55 g de beurre doux
  • 25g de farine à gâteaux (ou 25g de farine ordinaire + 1/2 cc rase de levure chimique)
  • 55g de pain de mie blanc
  • ¼ cc rase d’épices à pain d’épice
  • ¼ cc rase de cannelle en poudre
  • 110g de sucre brun
  • 250g d’un mélange de raisins noirs et blonds, de dattes et de figues sèches
  • 25g d’écorces d’orange et de citron confites
  • ½ pomme acidulée (50g environ)
  • le zeste râpé d’1/2 orange
  • le zeste râpé d’1/2 citron
  • 5 cl de whisky 
  • 1 œuf 

 

Prévoir un bol en Pyrex, du papier cuisson, du papier aluminium, de la ficelle de cuisine.

 

 

La veille du 1er dimanche de l'Avent soit 4 semaines avant Noël (mais non, le pudding ne pourrira pas d’ici Noël ; et oui, il a besoin de tout ce temps pour être à point)

1. Dans un grand saladier, mélangez le beurre, la farine, le pain de mie passé au mixeur pour en faire de la chapelure fraîche, les épices et le sucre. Ajoutez les raisins et les fruits secs, les écorces d’orange et de citron, la pomme hachée au couteau, les zestes et mélangez bien.

2. Dans un petit bol, mettez le whisky et l'oeuf et mélangez. Ajoutez ce mélange au précédent. Couvrez et laissez reposer au frais jusqu'au lendemain.

3. Couvrez le saladier avec un torchon et laissez reposer une nuit.

 

Le lendemain

1. Mettez le mélange dans un bol en Pyrex légèrement beurré. Couvrez de deux feuilles de papier cuisson découpées au diamètre exact du bol (diamètre interne). Couvrez ensuite de deux couches de papier aluminium en rabattant largement ce dernier sur les côtés du bol. Faites tenir le tout avec un ou deux élastiques. Enfin, fabriquez une poignée avec de la ficelle de cuisine de manière à pouvoir soulever le bol pendant et après la cuisson sans risque de brûlure.

2. Faites cuire au bain-marie, dans le cuiseur à riz, position "cuisson lente" si elle existe, pendant 6h. Au bout de ce temps, retirez le papier d’aluminium et remplacez-le par du papier d’aluminium propre. Conservez emballé et l'abri de la lumière jusqu'à Noël. Delia Smith conseille de le faire mûrir sous votre lit...  

 

Le jour de Noël

Le jour de Noël, il faudra faire "réchauffer" le pudding 1h30 ou 2h, au bain-marie toujours. Si vous en avez le temps et l'envie...  Pour accompagner le pudding, préparez un Brandy butter. Battez 90g de beurre doux et autant de sucre roux au fouet électrique, puis ajoutez progressivement, toujours en fouettant, 3 cs de Brandy. Réservez au frais et servez bien froid pour faire contraste avec le pudding chaud. La recette est encore de Delia Smith, version originale ici.

 

 

 

       sapin 2011

 

 

Laissez votre grain de sel - 4 petits grains de sel
Publié dans : Des (gros) gâteaux

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