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Des tartes salées

Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 06:30





Mardi matin, je me rends au rond-point du Luxembourg. J'ai rendez-vous avec un universitaire qui a ses habitudes au Rostand. L'adresse est chic, la terrasse baignée de soleil. La carte n'a aucun intérêt mais cela tombe bien, les intellos du quartier fréquentent ce lieu pour se restaurer les neurones, pas pour s'en mettre plein la panse.

Il est dix heures passées de cinq minutes, et malgré le poids de mes 8 mois de grossesse, je suis arrivée avant le professeur C. Je m'installe et commande un Darjeeling, nom qui semble dérouter le jeune serveur, apparemment novice en ces lieux. Je m'explique en lui montrant la carte (où, du reste, il n'y a que quatre variétés de thé possibles, toutes de chez Mariage). 

Une bonne heure passe et je dois me rendre à l'évidence : M. le Professeur n'est pas venu au rendez-vous. Pas de message sur le portable, aucune nouvelle.





Je ne suis qu'à moitié fâchée, connaissant le type à qui je dois ce "lapin". Après tout, la journée est belle et la traversée du Luxembourg est plus tentante qu'un entretien protocolaire. Le printemps, lui, est au rendez-vous.






Ma petite promenade faite, je rentre à la maison et me lance dans une tarte aux parfums des beaux jours : une pâte un peu rustique, moitié farine de blé, moitié farine d'épeautre, des feuilles de blettes bien tendres, des pignons de pin, du fromage de chèvre, des raisins de Corinthe pour une note légèrement sucrée, quelques feuilles de basilic pour relever la fraîcheur méditerranéenne de la préparation. Une tarte à déguster sans autre forme de procès, tiède ou froide, en pique-nique ou sur le balcon d'un appartement parisien...



Tarte aux blettes, chèvre, raisins et pignons








Pour la pâte :
- farine de blé T65 (semi-complète) : 100g
- farine blanche d'épeautre : 75g
- parmesan râpé : 2 cs
- sel fin : 1 petite cc rase
- beurre doux : 80g
- 5 cl d'eau glacée additionnée d'1 cs de vinaigre

Pour l'appareil :
- jeunes feuilles de blettes : 200g (poids de la partie verte seulement)
- raisins secs : 1 poignée
- pignons de pin : 1 poignée
- ail : 1 petite gousse, dégermée, hachée finement
- oignon : 1/2, haché finement
- lait : 15 cl
- crème liquide entière : 5 cl
- chèvre frais à tartiner (type Chavroux) : 50g
- tomme de chèvre râpée : 50g (peut être remplacée par un autre fromage à pâte dure râpé)
- oeufs : 2
- farine : 2 cs rases
- sel, poivre du moulin
- basilic frais à grandes feuilles : 6-8 feuilles
- huile d'olive : 1 cs


1. Mélangez les farines, le parmesan et le sel, ajoutez le beurre à température ambiante, mélangez du bout des doigts. Ajoutez l'eau glacée additionnée de vinaigre par petites quantités, jusqu'à pouvoir former une boule souple mais pas collante. Réservez la pâte au frais, emballée dans du film alimentaire, pendant 1 heure minimum.

2. Préchauffez le four à 200° C. Lavez et séchez les feuilles de blettes. Ne gardez que la partie verte pour cette recette (on peut aussi faire une tarte avec les cotes blanches, recette à venir).. Emincez les feuilles.

3. Faites revenir à feu doux, dans 1 cs d'huile d'olive, l'ail, l'oignon, les feuilles de blettes. Au bout de 3 mnutes environ, ajoutez les raisins secs et les pignons de pin ainsi que les feuilles de basilic grossièrement ciselées. Poursuivez la cuisson 2 minutes, salez et poivrez, poudrez de 2cs de farine, mélangez et retirez du feu.

4. Dans une jatte, mélangez les oeufs, le fromage de chèvre frais, la crème liquide, le lait. Salez et poivrez.

5. Etalez la pâte et foncez-en un moule à tarte ou un cercle à tarte (ici, une version carrée) posé sur une plaque de cuisson. Piquez le fond et les côtés de la pâte. Répartissez les blettes au fond, puis versez l'appareil liquide par dessus. Terminez en saupoudrant de tomme de chèvre râpée.

6. Enfournez pour 35-40 minutes environ. Baissez éventuellement le thermostat du four à 180° pour les 10 dernières minutes, si la pâte et le dessus colorent trop vite.




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Par Natalia - Publié dans : Des tartes salées
Mettre son p'tit grain de sel - 21 autres p'tits grains de sel
Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 09:30


 




La semaine dernière, j'ai fait un tas de choses désagréables.


J'ai piqué une colère (froide !) au sujet de la température des salles de cours de la fac. Cela paraît ridicule dans le contexte universitaire actuel, plutôt... échauffé





Je me suis soumise à un test sadique consistant à avaler un demi-litre de sirop de glucose en guise de petit-déjeuner, puis à subir quatre prises de sang. On me soupçonne d'intolérance au glucose...




... et c'est sûr, je préfère étaler du saccharose converti en marmelade sur mes tartines qu'ingurgiter ce machin orange au goût douteux. Quant à ma glycémie, marmelade ou glucose anhydre, elle s'en moque, scrogneugneu ! Enfin, quand c'est fait... ce n'est plus à faire. Résultat, pas l'ombre d'un soupçon de début de diabète. Ouf.


La semaine dernière, j'ai réalisé que certaines situations familiales se répétaient indéfiniment et que je ne savais toujours pas y faire face. Ah, si je pouvais reprogrammer certaines zones du cortex...


La semaine dernière, il y a eu quand même des moments agréables : un délicieux bagel en compagnie de La Mangue à l'Arobase café, le plaisir d'offrir quelques confitures, les premiers achats pour mini Kriskou, la perspective d'une petite escapade en amoureux, avant que la vie à trois ne change tout...


Côté cuisine et gourmandise, ce n'est pas non plus la grande forme. Il y a eu tout de même cette délicieuse tourte feuilletée, rustique et douce, à faire et à refaire en attendant les beaux jours...



Tourte feuilletée aux oignons doux, cumin et jambon







Préparation : 20 minutes

Cuisson : 45 minutes


Pour une tourtière de 22 cm de diamètre à bords un peu hauts :


- pâte feuilletée : 300g (à défaut de pâte maison, celle de chez Picard est la plus recommandable).

- jambonneau cuit ou talon de jambon : 150g

- oignons doux des Cévennes : 3 gros

- vin blanc sec (type Riesling par ex.) : 5 cl

- cumin entier : 1 cc

- oeufs : 2 + 1 jaune

- lait demi-écrémé : 10 cl

- crème liquide entière : 10 cl

- fromage râpé (emmental, comté, ou ce qui vous plaira...) : 1 poignée

- poivre du moulin, sel

- beurre : 25g


1. Préchauffez le four à 200° C, chaleur tournante si possible (la pâte sera plus croustillante). Garnissez une tourtière à bords hauts de pâte feuilletée en repliant les bords de la pâte vers l'intérieur de façon à obtenir un boudin de pâte rustique en guise de "trottoir" (pour une fois, en somme, ne coupez pas les bords de la pâte au ras du moule...). Piquez le fond et les bords du moule avec une fourchette. Réservez au frigo.

2. Faites fondre le beurre dans une sauteuse ou une large poêle et faites revenir les oignons doux émincés avec les graines de cumin à feu doux, en remuant souvent. Ajoutez le vin blanc, poursuivez la cuisson jusqu'à ce que les oignons soient tendres et que tout le liquide soit évaporé.

3. Dans une jatte, fouettez les oeufs et le jaune, ajoutez la crème fleurette et le lait, le fromage râpé, salez et poivrez. Détaillez le jambonneau en dés d'1/2 cm de côté environ.

4. Sortez la tourtière garnie de pâte du frigo, disposez au fond les oignons, les dés de jambonneau, versez l'appareil par dessus. Enfournez pour 30 minutes environ, surveillez la cuisson pour ne pas que les bords dorent trop vite).

5. Dégustez tiède. Cette tourte, réchauffée dans un four traditionnel, est meilleure et encore plus croustillante le lendemain.




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Par Natalia - Publié dans : Des tartes salées
Mettre son p'tit grain de sel - 17 autres p'tits grains de sel
Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /2008 23:30




- Allô ? Lestaurant Osaka. Bonsoil.

Ce type a un accent japonais à couper au couteau (japonais of course).

- Bonsoir, c’est pour une livraison.

- Votele numelo de téléphone sivouplé ?

- 01, 4..., …, …, …

- Zélo un, qualante…

- L'adelesse, svouplé ?

- Euh, pardon ? Je n'ai pas compris.

- Votleu adelesseu sivouplé ?

- Ah, oui bien sûr. 11ter boulevard de la flemme culinaire.

- Onzeu boulevaleu…

- Non monsieur, pas 11, 11ter. Il y a 11, 11 bis et 11ter. Moi c’est au 11ter. C’est un immeuble différent du 11.

- … Onztel ? Onztel bouleval de la flammecu…

- Non pas flammekü(che ?), flem-meu cu-li-nai-reu, flem-meu cu-li-nai-reu. Numéro 11 ter. OK ?

- D’accol. Le nom madame ?

- Kriskova

- Kiss-coô…

- Non c'est pas du tout Kisscool. C'est Kriskova. K, R, I, S, K, O, V, A.

Imaginez l'aventure si je m’appelais Natalia Krzywczyńska ou Natalia Wskrzeńska…(ne croyez pas que j’exagère, ces noms existent vraiment)

- Madame Kliskola, onzeu bouleval… Le numelo de l’immeuble ?

- Pardon ?

- Je demande le numelo de l’immeuble.

- Je vous l’ai dit, 11 ter.

- Si il y a le code…

- Ah... Oui, il y a un code. 30C25. 3, 0, C, 2, 5.

- 3, 0, C, 2, 5, 11 tel.  

- 11 ter c’est pas le code de l’immeuble, on est bien d’accord, c’est le numéro dans le boulevard. Vous avez bien noté 11 ter ?

- Oui madame. L’étage ?

- Quatrième, porte gauche. Et, pour la commande, ce sera L14, L15 et L7.  

(Ouf, cette fois, on s'est compris du premier coup).

 

30 minutes plus tard. Le téléphone sonne. Un autre Nippon au bout du fil, pas plus à l'aise avec la langue de Molière :


- Allô, c’est le liveleur de Osaka. Le code de l’immeubele n’est pas bon.

- 30C25 ?

- Non c’est pas ça.

- Ah mais si. Vous êtes sûr que vous êtes au 11ter ?

- …

- 11 ter ? Pas 11, hein ?

- Je ne compelends pas.

- Je crois que vous êtes devant le 11 et non devant le 11ter. Il faut aller au 11ter. Ce n’est pas le même immeuble !

- …..

- Bon, ne bougez pas, on descend chercher les sushis.

 

On respire. Au besoin, on écoute un morceau de Shakuhachi (flûte japonaise). Pas mieux pour redevenir zen. Et puis on se calme, parce que les sushis sont là.



La morale de l’histoire ?

 


1. 90% des Japonais ne savent pas prononcer le "r" (un son qui n'existe pas dans leur langue). Si vous n'êtes pas physionomiste, faites confiance à votre feuille : vous ne prendrez jamais plus un Nippon pour un Chinois, un Cambodgien ou un Vietnamien (et ce n'est pas une raison pour continuer à dire que de toute façon, ils ont tous la même tête. Grrr.)


2. Quand vous cherchez un appartement ou une maison, soyez plus finauds que les Kriskov, évitez les numéros bis, fuyez les ter. Parce que plus de 80% (allez, soyons objectifs, au moins 99%) des gens n’ont pas la moindre notion de numération latine (et dire qu'on ose encore avoir des quater). A moins que cela vous plaise d'être la victime impuissante des logiciels d’adressage, des secrétaires qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs (faux) ongles, des facteurs débutants, des livreurs d'Osaka. Pensez aux conséquences : votre nouvelle machine expresso livrée à la gardienne de l’immeuble voisin, son chat se régalant de vos sushis (par exemple)


3. Les soirs où vous êtes trop flemmard(e) pour cuisiner, pas assez zen pour passer commande chez Osaka, vous pouvez bricoler en 15 minutes cette tarte chèvre-piperade.


 

 

Tarte chèvre-piperade express

 





Pour un petit moule à tarte de 22-24 cm de diamètre, à bords un peu hauts si possible :


- pâte brisée (même une pâte toute prête, on n’en mourra pas)

- 250g de poivrons rouges verts et jaunes en lanières surgelés (Picard)

- 250g de tomates en dés à l’italienne surgelées (Picard)

- 1/2 gousse d’ail (si possible de l'ail nouveau, moins fort)

- 100g d’oignons en rondelles surgelés (Picard)

- un reste de bûche de chèvre (pas besoin de prendre une AOC super affinée, celui de la supérette du coin qui est en train de mourir dans le frigo fera bien l'affaire)

- 2 œufs + 1 jaune

- 15 cl de lait

- 10 cl de crème liquide entière

- un talon de jambon type Bayonne ou de jambon cuit (env. 50g)

- 1 cc rase de piment d’Espelette

 

 

1. Préchauffez le four à 180° C.

2. Faites décongeler les poivrons et les tomates dans une sauteuse, sans matière grasse. Réservez.

3. Faites revenir tout doucement les oignons et l’ail écrasé dans 1 cs d’huile d’olive. Lorsque les oignons sont tendres, ajoutez les tomates, les poivrons et le piment d’Espelette.

4. Etalez la pâte et garnissez-en un moule à tarte. Piquez le fond, versez le mélange de légumes par-dessus, ajoutez le talon de jambon coupé en cubes ou en lamelles.

6. Battez les œufs et les jaunes avec le lait et la crème. Versez sur les légumes. Coupez le fromage de chèvre en tranches et disposez les tranches sur le dessus. Enfournez pour 35-40 minutes. Dégustez tiède.

 

Sans chichis, efficace, se customise à volonté. Le plus long, c'est d'attendre que ce soit cuit... puis que ce soit à la bonne température. Avec les sushis, c'est sûr, on n'a pas ce genre de souci.


 

 

 

 

 

P.S. : en dernier recours, si le congélateur est vide et le four en panne, on peut commander une pizza, ou filer chez McDo. Dieu merci, on n'en est pas encore arrivé là.


 

Par Natalia - Publié dans : Des tartes salées
Mettre son p'tit grain de sel - 17 autres p'tits grains de sel
Lundi 6 août 2007 1 06 /08 /2007 16:30


L'été parisien 2007 ressemble à une saison des pluies, ou je me trompe ? Il fait beau, il pleut, il fait beau, il pleut... Sauf que la température n'est pas celle de la mousson. Malgré tout j'aime bien (aussi) ce temps orageux, ce ciel d'ardoise, le son de la pluie qui rebondit sur le sol d'une résidence de banlieue bien silencieuse. Rester une journée entière sans sortir, cuisiner un peu, lire, écouter de la musique, il n'en faut pas plus pour apprécier (quand même) un jour comme celui-ci.

La recette de ce lundi est un genre de pastilla. Oh, rien de moins officiel que cette pastilla dans le répertoire culinaire marocain. L'idée est inspirée par les saveurs méditerranéennes et moyen-orientales. Une feuilletage croustillant, une farce moelleuse de viande d'agneau (j'ai déjà expliqué dans le dernier billet à quel point j'en ai été privée au Sénégal), d'herbes aromatiques et de cannelle, des couches d'aubergines fondantes.


Pastilla-agneau-3.jpg


Je pensais faire de cette pastilla un pique-nique : au moment où je l'ai fabriquée, le soleil brillait sur Paris, j'avais prévu de passer une ou deux journées en balade. Mais le pique-nique a finalement été reporté, entre temps une autre possibilité s'est offerte, irrésistible : un brunch dominical au Loir dans la théière, rue des Rosiers à Paris, adresse bien connue des blogueurs (et pas que des blogueurs bien sûr...). On en parle ici, , et encore , ... bon, bref, je ne vais pas citer tout le monde sinon on y est encore demain. Toujours est-il que Le Loir au mois d'août, avec D. et sa petite famille, c'est aussi merveilleux que dans Alice au pays...  Ambiance feutrée, un peu de monde, juste ce qu'il faut, un service disponible mais plus cool : on ne cherche pas à vous pousser dehors sitôt votre thé fini... contrairement à d'habitude (mais d'habitude la foule s'impatiente sur le trottoir... alors il est normal de ne pas squatter trop longtemps). Bref, on est bien content que le Loir soit ouvert en août, c'est le moment où jamais d'y aller.

Aujourd'hui pour les raisons que vous savez il n'est plus question de pique-nique. Mais ma pastilla est toujours là, toute dorée, toute croustillante, je l'ai faite réchauffer pour le déjeuner, c'est un vrai réconfort.

Autre perspective réconfortante : demain je m'envole quelques jours à Vienne. Mingoumango m'a gentiment envoyé une (longue !) liste d'adresses incontournables. Dire que je ne reste que trois jours à Vienne, dont obligatoirement un consacré au colloque ; - ((( 

A Vienne, il faudrait une semaine pour les fastes culinaires, une semaine pour les musées et les monuments, une semaine pour découvrir la vie musicale, une semaine pour flâner... Bref il faut aller vivre à Vienne... et malheureusement ce n'est pas à l'ordre du jour, mais il y aura sans doute d'autres colloques... ou des week-ends en amoureux avec l'Homme, qui sait ?




**************



Pastilla-agneau-2-copie-2.jpg

Revenons donc à cette pastilla à l'agneau, aux herbes et aux aubergines.

Pour 4 personnes, il vous faudra de préférence un cercle à pâtisserie de 20 cm de diamètre, ou à défaut un moule à manqué (si possible à charnière, le démoulage sera moins périlleux qu'avec un moule ordinaire). Si vos moules sont plus grands, augmentez les proportions en conséquence, sinon vous n'aurez pas assez de garniture.

- 25 de feuilles de filo

- un cercle à pâtisserie  de 20 cm de diamètre
- 3 aubergines
- 500g d'épaule d'agneau désossée, hachée
- 1 bouquet de basilic frais
- quelques branches de menthe (quantité à adapter en fonction de la variété de menthe et de votre goût : en tout cas, nettement moins de menthe que de basilic)
- 1 gousse d'ail
- 1 oignon
- 1/4 c. à café de cannelle
- 1 oeuf
- 30g de fromage de brebis très sec (type pecorino) râpé
- huile d'olive


1. Hacher les herbes avec l'oignon au robot électrique, ajouter la cannelle et le fromage, la viande d'agneau hachée, l'oeuf entier. Saler et poivrer généreusement, ajouter 2 c. à soupe d'huile d'olive.

2. Eplucher les aubergines et les détailler en très fines tranches (par exemples à l'aide d'une mandoline ou d'un épluche-légumes) en évitant les parties contenant des graines (je sais, vous en jetterez la moitié, mais ce sera bien meilleur, aucun risque d'amertume....).

3. Faire chauffer environ 2 cm d'huile dans un wok et faire rapidement frire les aubergines en remuant constamment. Lorsqu'elles deviennent translucides et tendres, ajouter une gousse d'ail passée au presse-ail. Poursuivre la cuisson jusqu'à ce que les aubergines commencent à dorer légèrement (attention ça va vite...). Saler, puis retirer du feu, déposer les aubergines sur du papier absorbant pour retirer l'excès d'huile.


4. Sortir les feuilles de filo du réfrigérateur. Prévoir un torchon propre et humide pour les recouvrir, car elles se déssèchent très vite. Découper 20 feuilles au diamètre du cercle à pâtisserie. Recouvrir du torchon. Préchauffer le four à 180°.

5. Huiler légèrement, avec un pinceau, les 5 feuilles de filo entières restantes. Poser le cercle à pâtisserie sur une plaque allant au four garnie d'une feuille de papier sulfurisé (ou d'une feuille de cuisson en silicone). Garnir le cercle des 5 feuilles sans les recouper, il faut qu'elles dépassent largement sur les bords, on les repliera par-dessus à la fin.

6. Etaler une couche de farce à l'agneau. Disposer par dessus 5 feuilles de filo rondes légèrement huilées. Disposer une couche d'aubergines, puis 5 autres feuilles de filo. Recommencer l'opération (une couche de viande, une couche d'aubergines). Replier les feuilles de filo qui dépassent sur le dessus de la pastilla.

7. Faire cuire environ 30 minutes à 180°. Le dessus de la pastilla doit être doré. Laisser tiédir 5 minutes puis retirer le cercle à pâtisserie (ou démouler si vous utilisez un moule). On peut saupoudrer le dessus d'un peu de cannelle. Servir tiède avec une salade de jeunes pousses ou de la roquette.


Maintenant, assez traîné sur la pastilla, je vais préparer mes bagages pour Vienne... A très bientôt !

 

Par Natalia - Publié dans : Des tartes salées
Mettre son p'tit grain de sel - 9 autres p'tits grains de sel
Mercredi 1 août 2007 3 01 /08 /2007 00:05


Je vous préviens, je vais faire ma bêcheuse. Vous êtes encore là ? Vous n'avez pas cliqué pour vous échapper vite fait de ce blog ennuyeux ? Tant mieux pour moi, tant pis pour vous (ou l'inverse).

Quelque chose me contrarie au plus haut point quand je me promène sur internet : les fautes récurrentes sur certains mots de notre belle langue. Prenons le mot balade. C'est un mot très courant. Et pourtant, peu de gens savent l'écrire. Balade est presque toujours confondu avec ballade. Une ballade, c'est un genre poétique et  musical. Le terme vient du provençal ballada qui veut dire danse. La Ballade des dames du temps jadis de François Villon n'est pas une promenade. Pas plus que les Ballades pour piano de Frédéric Chopin. A moins de parler littérature, ballet ou musique, il n'y a donc aucune raison d'écrire balade avec deux L. Lorsque je me balade sur la blogosphère, c'est avec un seul L. Hier, je suis allée me balader du côté de Rambouillet, pour une table ronde sur la musique des ballades de troubadours. Ce soir, j'écoute sur mon baladeur les ballades du Trouvère de Verdi en direct d'Orange.
Voilà. La leçon est finie.

Sans transition, la recette du jour : c'est une tatin aux tomates cerises
inspirée de la recette de Peggy (sur le blog
Ma dolce vita). Pas de coppa, du provolone au lieu du fromage de chèvre, une réduction de vinaigre balsamique au miel de romarin en accompagnement. Je me suis pas mal éloignée de la recette d'origine, une fois de plus.


tatin-tomates-cerises1.jpg
 

Pour une petite tarte de 20 cm de diamètre (on peut réaliser des tatin individuelles, bien sûr) :

 

- 500g de tomates cerises
- 100g de miel de romarin
- 100g de provolone en tranches fines
- un peu de romarin frais
- 2 c. à soupe d'huile d'olive
-
10 cl de vinaigre balsamique
- 1 rouleau de pâte feuilletée  

1. Faire chauffer le miel dans une casserole et y plonger les tomates cerises. Laisser confire à feu doux 3-4 minutes en remuant délicatement les tomates pour éviter qu'elles n'éclatent. Elles doivent rester fermes. Egoutter les tomates, récupérer le miel. Faire réduire le vinaigre balsamique avec le miel pendant 10 minutes, le sirop obtenu ne doit pas être trop épais. Réserver au frais.

2. Au fond du moule à tarte préalablement huilé, disposer les tomates cerises entières. Saler et parsemer de romarin. Couvrir de tranches de provolone. Disposer la pâte en l'enfonçant légèrement à l'intérieur du moule. Laisser cuire à four moyen environ 25 à 30 minutes.


3. Servir avec un peu de sirop de vinaigre balsamique.

 

 

Tatin-tomates-cerises.jpg




On peut broder à l'infini autour de l'idée de base, qui est de faire confire les tomates dans du miel.
Inutile de vous dire que cette tarte très très très bonne... et très indiquée pour accompagner et encourager l'amélioration de la météo parisienne...
A très bientôt !



Par Natalia - Publié dans : Des tartes salées
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