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Des tartes sucrées

Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 08:00

 

      Szarlotka-1.jpg

 

 

"Pendant des années, je n'ai voyagé que pour me rendre à des colloques. Comme la plupart ont lieu entre mai et septembre, les gens pensaient que que j'avais bien de la chance de partir en vacances à l'étranger. Ils ne savaient pas tout. Faire mes valises était une vraie torture. J'avais le ventre noué et, la veille du départ, une seule envie : ne pas partir". 

Cette phrase, prononcée par mon ancien directeur de thèse lors d'une récente conversation, résume assez bien ce que sont les colloques d'été pour les enseignants-chercheurs. 

 

Tout à l'heure, envol pour Vienne, Autriche. Exceptionnellement, je suis accompagnée par l'Homme et nous laissons mini K. à sa Nannie.

Initialement, je pensais passer six jours studieux en compagnie de 120 autres musicologues spécialistes de chant liturgique (mais oui, tant que ça !), logement monacal et nourriture frugale. Les colloques de musicologie médiévale n'ont pas lieu dans de luxueux complexes hôteliers qui servent de cadre aux séminaires d'entreprises ou aux congrès scientifiques sponsorisés par des laboratoires pharmaceutiques (par exemple). Ils se déroulent de préférence dans un lieu à vocation spirituelle. En guise de divertissement après les conférences, le musicologue assiste aux vêpres ou visite une bibliothèque conservant des livres et manuscrits anciens, se rend à un concert (si possible de chant liturgique). La débauche suprême consiste à inviter quelques collègues à prolonger les débats scientifiques en compagnie d'une bière.

Je suis déjà allée à Vienne, pour les mêmes raisons et dans un cadre similaire, en août 2007. Des hauts-lieux touristiques de la ville, je n'ai pas vu grand chose. Alors cette fois, et après deux ans et demi de maternage à plein-temps, la tentation du colloque buissonnier a été trop forte... Je ne rejoindrai mes pairs que les trois derniers jours, en espérant que le trac ne gâchera pas trop la partie touristique du séjour (hélas, ce n'est pas gagné). 

 

*******

 

Szarlotka


Les premières pommes sont là. Quant à la rhubarbe, mieux vaut en profiter maintenant car on ne sait pas trop à quoi il faut s'attendre pour septembre. De quoi préparer une tarte à la manière polonaise, une szarlotka (prononcez "charlotka"). Recette librement inspirée de celle-ci


 

Szarlotka-2.jpg

 

Pour la pâte : 


- 300 g de farine T55

- 160 g de beurre, coupé en petits morceaux 

- 50 g de cassonade

- 1/4 c. à café de sel fin

- 3 jaunes d'œufs + 1 pour la dorure


Pour la garniture : 

- 300 g de pommes acides 

- 300 g de rhubarbe

- 150 g de sucre 

- 1 c. à café de cannelle 


1. Mélangez la farine, le sel et le beurre bien froid, du bout des doigts, de façon à obtenir des miettes. Ajoutez alors la cassonade et les jaunes d'oeufs. Pétrissez légèrement, formez une boule et mettez au réfrigérateur. 

2. Pelez les pommes et évidez-les. Nettoyez la rhubarbe sans l'éplucher. Coupez les fruits en morceaux de 2 cm de côté environ. Mettez le tout dans un saladier, ajoutez le sucre et la cannelle et laissez macérer 2h à température ambiante. Au bout de ce temps, faites cuire les fruits dans le jus qu'ils ont rendu, à feu doux et à découvert, jusqu'à ce qu'ils soient tendres (10-15 minutes). Laissez refroidir.

3. Préchauffez le four à 200°C. Sortez la pâte du réfrigérateur et partagez-la en deux parties inégales (1/3 +2/3). Etalez les 2/3 sur 2 mm d'épaisseur et garnissez le fond et les côtés d'un moule à charnière de 24/26 cm de diamètre. Piquez la pâte, garnissez de papier cuisson et de billes de céramique ou de haricots. Faites précuire 15 minutes.

4. Pendant ce temps, étalez le 1/3 de pâte restant et découpez-le en lanières de 1 cm de large maximum et de la longueur du diamètre du moule.

5. Sortez le moule du four, garnissez le fond de la szarlotka avec les fruits cuits précédemment. Disposez les lanières de pâte découpées dans le 1/3 restant de façon à former des croisillons. Dorez au jaune d'oeuf mélangé à 1 cs de lait ou de crème fraîche et enfournez la szarlotka pour 30 minutes environ. Servez tiède ou froid avec de la crème épaisse et une tasse de café.

 

Szarlotka-0.jpg

 

Laissez votre grain de sel - 10 petits grains de sel
Publié dans : Des tartes sucrées
Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 07:00

 

tarte aux fraises2

 

 

Tout d'abord, une fois n'est pas coutume, le dicton du jour : "Avant saint Servais, point d'été, après saint Servais, plus de gelée". 

Aujourd'hui, 13 mai, on fête le dernier des saints de glace, Servais. Dans le calendrier actuel, vous ne le trouverez point. Servais a disparu au profit de Rolande. Ainsi va l'Eglise romaine.

 

Cette année, les saints de glace ont loupé le rendez-vous. Il fait beau, il fait sec. Enfin, sauf le soir du 2 mai, où le jardin a été saccagé par une grêle d'anthologie. Les fruitiers ne s'en remettront pas : cet été, il n'y aura ni cerises, ni griottes, ni reines-claudes, ni pommes. On se consolera avec quelques fraises, et des framboises qui semblent relativement épargnées.

 

Printemps-2011-1.jpg

Après la grêle  

 

****

 

Tarte vanille-fraises

en pensant à une gourmande : I., la fille de D.

 

tarte aux fraises 1

 

 

Pâte sablée à la Vache qui rit (recette de sablés à l'origine, résultat génialissime en pâte à tarte)

- 3 portions de vache qui rit

- 90 g de beurre 1/2 sel

- 180 g de farine T45

- 60 g de sucre en poudre + 30g pour saupoudrer au moment de la cuisson

 

Crème à la vanille

- 2 jaunes d'oeufs

- 1 gousse de vanille

- 33 cl de lait

- 10 g de farine

- 10 g de maïzena

- 45 g de sucre

- 40 g de beurre doux

- 1 feuille de gélatine (2 g)

 

 Coulis de fraises

- 150 g de fraises

- 5 cl d'eau

- 40 g de sucre en poudre

 

Garniture

- 350 g de fraises

 


 

1. Préparez la pâte. Mélangez le beurre et la vache qui rit au fouet électrique ou au robot, ajoutez le sucre puis la farine et la levure tamisées. Rassemblez le tout en boule, mettez au frigo 2h.

 

2. Préparez la crème à la vanille. Portez le lait à ébullition avec la gousse de vanille grattée. Fouettez les jaunes d'oeufs et le sucre jusqu'à blanchissement. Ajoutez la farine et la maïzena. Délayez avec 1/3 du lait bouillant. Reversez le tout dans la casserole contenant le reste de lait. Portez à ébullition sans cesser de remuer, jusqu'à ce que la crème épaississe. Retirez du feu et ajoutez la gélatine ramollie dans de l'eau froide et essorée, puis le beurre. Passez au chinois si jamais la crème n'est pas parfaitement lisse. Réservez au frais 2h.

 

3. Préchauffez le four à 180°C. Sortez la pâte du frigo et étalez-la sur 3 mm d'épaisseur. Saupoudrez-la de 30g de sucre semoule. Garnissez-en un moule à tarte d'environ 20 cm de diamètre, piquez la pâte. Remettez au frais 15 minutes. Sortez la pâte et disposez une feuille de papier cuisson et des poids, enfournez pour 20 à 30 minutes, la pâte doit se colorer de manière uniforme. A la sortie du four, retirez papier cuisson et poids. La pâte semble molle, c'est normal, il faut attendre qu'elle refroidisse complètement.

 

4. Préparez un coulis de fraises : faites un sirop avec 5 cl d'eau et 40g de sucre en poudre, portez à ébullition et faites cuire 3 minutes. Versez sur les fraises bien froides et mixez à grande vitesse. Réservez au frais.

 

5. Quand la pâte est bien refroidie, sortez la crème à la vanille du frigo et mixez-la à grande vitesse pour l'assouplir. Etalez une épaisse couche de crème sur le fond de tarte. Garnissez de fraises entières ou coupées en deux, à votre guise. Servez sans trop tarder avec le coulis de fraises.


 

 

 tarte aux fraises 3



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Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des tartes sucrées
Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 23:25




Je ne vois plus les jours passer. Ils se ressemblent tous... La chaleur estivale, que j'apprécierais en d'autres circonstances, m'accable dans un appartement parisien qui se transforme en fournaise. A l'heure de la sieste, je promène bébé. Ce sont toujours les mêmes rues, les mêmes lignes de bus, les mêmes squares, les mêmes magasins où l'on vient chercher un bol d'air climatisé. Je tourne en rond. Je joue à la poupée. C'est épuisant mais délicieux.

A Poitiers les travaux de la maison avancent doucement. Les récoltes se poursuivent. Les reines-claudes ont mûri : il y a une semaine, j'en suis revenue avec 10kg de prunes dans le sac à dos. Dont la moitié déjà en compote à leur arrivée à Montparnasse. De l'utilité des cageots en pareil cas... évidemment je n'avais que quelques sacs dans mes bagages. Que fait-on de prunes mûres à point, écrasées ? De la confiture bien sûr !

Les plus fermes ont tenu quelques jours. Nous en avons donné, nous en avons mangé. Avec les dernières, j'ai fait des tartelettes pour le déjeuner dominical. Des tartelettes légèrement caramélisées grâce au mélange de sucre muscovado et de beurre, avec un petit plus qui relève très agréablement le goût de la reine-claude : une pointe de fleur de sel. C'était très miam slurp.





Tartelettes aux reines-claudes, muscovado et fleur de sel





Pour 4 tartelettes individuelles :

Pâte sucrée (recette de Pierre Hermé)
- 135g de farine T45
- 75g de beurre mou (doux)
- 45g de sucre glace
- 15g de poudre d'amandes (j'ai mis de la poudre de noisettes)
- 1/2 oeuf
- 1 pincée de fleur de sel
- 1 pincée de vanille en poudre
 
Petit conseil : doublez les proportions pour éviter d'avoir à "couper un oeuf en deux" et congelez le reste de pâte.

Garniture :
- une douzaine de reines-claudes mûres mais fermes
- 3 cs de sucre muscovado
- 4 petites pincées de fleur de sel
- 20g de beurre 1/2 sel


1. Tamisez la farine et le sucre glace. Dans le bol du mixer (équipé si possible d'une lame en plastique), déposez le beurre coupé en morceaux et mixez jusqu'à obtenir une texture complètement souple.

2. Incorporez dans l'ordre : le sucre glace, la poudre d'amandes, le sel, la vanille, le demi-oeuf puis la farine. Mixez jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Retirez la pâte du mixer, entourez-la de film alimentaire et laissez reposer au frais au moins 4h. Le temps de repos est indispensable pour que la pâte s'assouplisse sans se craqueler ou se rétracter à la cuisson.


3. Sortez la pâte du frigo et étalez-la sur 2 mm d'épaisseur environ. Foncez des moules à tartelettes avec des disques de pâte. Procédez rapidement car au contact de vos doigts la pâte se réchauffe vite ce qui la rend difficile à manipuler. Remettez les moules garnis de pâte au congélateur ou au frigo pour 1/4 d'heure pour raffermir le tout.

4. Pendant ce temps lavez et séchez les reines-claudes, coupez-les en quartiers (sauf 4 que vous couperez en deux). Mélangez les quartiers de prune avec le sucre et le beurre très mou (voire légèrement fondu). Laissez-les s'imprégner 1/2 heure. Préchauffez le four à 200°C.

5. Sortez les moules à tartelettes du frigo et garnissez les fonds de pâte de quartiers de reines-claudes (réservez les 4 moitiés pour le centre). Parsemez chaque tartelette de fleur de sel. Enfournez pour 20 à 30 minutes. Laissez refroidir et réservez 2h au frais avant de servir.






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Laissez votre grain de sel - 17 petits grains de sel
Publié dans : Des tartes sucrées
Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 00:16




Vous avez sans doute remarqué un léger changement de look dans ce blog. Depuis quelque temps, j'aspirais à un environnement un tout petit peu plus joli. Ma tendance minimaliste confine parfois à l'indigence. Un peu de couleur, des mensurations plus généreuses, j'espère que la nouvelle version vous plaît (commentaires et critiques bienvenus !).


J'ai également mis un peu d'ordre dans les coulisses en réorganisant les catégories.


La répartition des recettes m'a fait sourire, une fois de plus. Que de sucre, que de desserts ! L'Homme et moi n'en mangeons pourtant pas tant que ça. Les douceurs finissent souvent dans d'autres estomacs que les nôtres. Comment croyez-vous que nous faisons pour rester minces ;- ) ? La générosité culinaire est une stratégie bikini comme une autre !


Sauf que si votre entourage partage votre goût de la bonne chère et des p'tits plats maison, vous allez, à coup sûr, recevoir d'autres choses en retour. Donner ses surplus est un jeu qui devient vite dangereux. Un peu comme avec les cadeaux à la mode nippone : on renvoie l'ascenseur systématiquement, et tant qu'à faire, on surenchérit légèrement à chaque fois.


Un exemple (au hasard !). Vous avez offert un modeste pot de marmelade de pamplemousses à la Famille Ricoré. En échange, vous avez reçu 2 kg de pâtisseries orientales dégoulinantes de beurre, de miel, de sucre, d'amandes et décorées d'adorables perlouzes argentées (elles-mêmes en sucre, mais on n'est plus à 0,432g de glucides près).


Un billet manuscrit caloriquement non nul (il a trempé dans le beurre et le miel ;-)) vous annonce avec la plus exquise courtoisie qu'après avoir vidé le contenu de la boîte, vous devriez prendre quelques grammes. Ce qui sous-entend que vous allez ressembler à la dame ci-dessous (et plus du tout à la femme - mince ! - de Grand Chef).

 

Au moment où la photo a été prise, le contenu de la boîte avait déjà migré sur mes hanches, mes fesses et mon ventre : désolée de ne pas vous montrer les superbes baklavas, m'khabez aux amandes (et aux perlouzes), etc.



Vous qui lisez ces lignes, sachez que je me fiche de mon allure bikini 2008. Parce que je n'ai pas un jour de vacances avant la Toussaint. Même si je m'offrais quelques séances de Paris-Plage entre deux (BnF-) plages de service public en salle de lecture, il faudrait qu'il commence à faire beau pour que je me mette en maillot, et accessoirement que la piscine Joséphine Baker cesse de se prendre pour le Titanic.



Vous l'aurez compris, ce long préambule n'était destiné qu'à justifier la recette du jour, un dessert hé oui, encore une fois de plus comme d'habitude ! Mais c'est un genre de dessert peu représenté par ici : il ne vous aura pas échappé que la catégorie « tartes sucrées » est maigrichonne. Par ailleurs, mon estomac n'avait pas mangé de tatin depuis belle lurette. Il fallait réparer cela d'urgence.


 


Tatins d'abricots au mascarpone et à la fève tonka

 

 


 

Croustillantes, crémeuses, caramélisées et acidulées, relevées des notes vanillées- chocolatées de la fève tonka, et… presque légères.


Pour deux tatins individuelles (cette fois, c'était pour nous, rien que pour nous)

- 12 à 15 petits abricots, juste mûrs mais fermes

- 4 grandes feuilles de pâte filo

- 4 cs de sucre

- 1 fève tonka (vous n'utiliserez pas tout)

- 2 cs de mascarpone (voire 3 ou 4)

- 40g de beurre ½ sel fondu


1. Préchauffez le four à 220°. Lavez, séchez, ouvrez en deux et dénoyautez les abricots. Versez 2 cs de sucre au fond de chaque moule. Disposez les moitiés d'abricots par-dessus, côté peau vers le bas. Râpez environ le quart d'une fève tonka sur les fruits (ne pas forcer sur la dose, le goût peut vite devenir envahissant). Enfournez pour une dizaine de minutes jusqu'à ce que le sucre commence à caraméliser (commence seulement : vous allez retirer les moules, mais le sucre continuera à cuire un peu, anticipez donc pour ne pas que le caramel brûle…). Baissez la température du four à 150°.

Cette étape peut-être réalisée directement sur les brûleurs à gaz si vous utilisez des moules en porcelaine à feu.


 

 


2. Déposez une ou deux c. à soupe de mascarpone dans chaque moule à tartelette, sur les abricots. Cela contribuera à arrêter la cuisson du caramel.

 

3. Faites fondre le beurre. Disposez les 4 feuilles filo en pile sur le plan de travail. Beurrez la première, pliez la feuille en deux, beurrez à nouveau, pliez encore pour obtenir un carré (si c'est un rectangle couper un peu), beurrez à nouveau. Posez la feuille sur les fruits et faisant un peu rentrer les bords dans le moule. Recommencez l'opération avec une 2e feuille que vous disposerez sur le même moule. Faites la même chose avec les deux feuilles filo restantes que vous disposerez sur l'autre moule.


4. Enfourner une quinzaine de minutes à 150° en surveillant de près la cuisson, les feuilles filo dorent assez vite. Attendre quelques minute avant de démouler en retournant les moules à tartes sur des assiettes.




Déguster tiède ou froid, tel quel ou (bien mieux mais moins léger) avec une belle cuillérée de mascarpone (parce qu'il en reste forcément dans le pot)...

 

 


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Laissez votre grain de sel - 19 petits grains de sel
Publié dans : Des tartes sucrées
Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 13:10

 



Vous l'avez deviné, point de pandan dans ce billet !


A l'approche de la fête des mères, je ne me voyais pas cuisiner en vert.

Surtout depuis que Brigitte m'a conseillé de ne pas trop forcer sur l'or vert, les feuilles de son jardin n'étant pas tout à fait de la même variété que le pandan asiatique, on ne sait jamais, c'est pas du poison mais tout de même !


Il fallait du rouge. Donc des fraises, ou éventuellement des cerises. Quelque chose de simple et pourtant très bon, quelque chose de saison.


Je n'ai pas poussé la tendance tradi jusqu'à vous proposer un fraisier. Ce n'est pas du tout mon truc, le fraisier. Ni techniquement (j'ai pas un CAP de pâtisserie, moi), ni gustativement. Comme tous les gâteaux à la crème, rien que de les voir, ça me plombe l'estomac. Vous pouvez toujours essayer de me dire que je me trompe, que le fraisier, c'est léger. Je ne vous croirai pas. Une vraie tête de mule.


En plus de ça, je suis une fille ingrate, une épouvantable égoïste. Car je suis à peu près sûre que ma mère serait ravie d'avoir un fraisier pour dimanche. Mais il n'y aura pas de fraisier, car je ne sais pas cuisiner ce que je ne mange pas (entre autres, au grand dam de mon homme, la mousse au chocolat).

Fort heureusement, on ne me l'a pas explicitement réclamé, le fraisier… ;-)



********

 

 

 

J'ai cuisiné ces tartelettes il y a un petit moment déjà… et je tenais absolument à vous les présenter. Elles ont été l'occasion de tester une recette de pâte sucrée qui tue (j'exagère bien sûr, puisque je suis encore là pour vous en parler). Rien à voir avec la pâte sablée de la ménagère de base que je fais depuis des années (très bonne au demeurant, voir ici).


Cette pâte est celle d'un vrai pâtissier, Christophe Michalak. Je l'ai repérée chez Mamina, qui l'avait trouvée . C'est un rêve de pâte sablée. Une pâte tout en finesse, croquante à souhait.


La garniture est une crème aux amandes parfumée à la vanille et additionnée de mascarpone, avec des fraises crues par-dessus, et une touche de confiture, juste pour l'effet glossy.


Enfin j'ai utilisé des fraises des bois parce que j'en trouve régulièrement au marché d'Aligre (et elles ne viennent pas d'Espagne !) mais avec des maras des bois, par exemple, c'est parfait aussi. Et sans doute un peu moins ruineux.

 


Tartelettes vanille-amande et fraises des bois

 



Pour la pâte sucrée de Christophe Michalak

cela donnera au moins 6-8 fonds de tartelettes d'un format standard ; le reste éventuel se congèle parfaitement, mais vous pouvez diviser les proportions par deux si votre religion ne vous interdit pas de couper un oeuf en deux ;-)

- 190g de farine
- 20g de fécule de pommes de terre
- 90g de sucre glace
- 130g de beurre bien froid (salé pour moi)
- 35g de poudre d'amandes
- 1 oeuf de 50g – pesé sans la coquille bien sûr ;-)


Pour la crème vanille-amande (proportions pour 4 tartelettes environ) :

- 60g de poudre d'amandes
- 1 oeuf
- 30g de beurre
- 1/2 gousse de vanille
- 40g de sucre 
- 1 c. à soupe de mascarpone (pour le moelleux...)


Et puis aussi (toujours pour 4 tartelettes) :

- 250g de fraises des bois ou de maras des bois (ou d'une autre variété de fraises)

- 6 c. à soupe de confiture de fraises (ne prélevez que le sirop en laissant les fruits de côté)

 


1. Tamiser la farine, la fécule et le sucre glace. Couper le beurre et le travailler à la main. Ajouter l'œuf.

J'ai fait la pâte au robot. Attention, c'est une pâte qui ne se met pas en boule très facilement, si l'œuf pèse plus de 50g,il vous faudra sans doute rajouter de la farine pour obtenir une consistance suffisamment ferme. Si vous le pouvez, pesez l'œuf, battez-le légèrement pour mélanger blanc et jaune et n'en gardez que 50g.


2. Lorsque tous les ingrédients sont mélangés, former une boule, filmer et stocker au minimum 1 heure au réfrigérateur avant utilisation (pour moi toute une nuit).


3. Préchauffer le four à 180°. Etaler la pâte sur une hauteur de 2 mm environ, et la piquer à l'aide d'une fourchette. Travailler rapidement, la pâte en se réchauffant devient vite très (trop) molle…


4. Foncer des moules à tartelettes, garnir de haricots ou de billes de céramique, et faire cuire à blanc une dizaine de minutes.


5. Pendant ce temps, préparer la crème vanille-amandes. Mélanger le beurre mou, le sucre, les graines de la 1/2 gousse de vanille et la poudre d'amandes. Incorporer l'oeuf battu. Verser l'appareil sur les fonds de tarte, remettre au four une dizaine de minutes, la crème doit être juste prise (la durée de la cuisson varie grandement d'un four à l'autre). Laisser refroidir complètement, puis démouler les tartelettes.


6. Disposer les fraises en rosace par-dessus, selon votre humeur (j'aime bien mettre une première couche en les écrasant un peu pour qu'elles recouvrent bien la crème amandine, puis faire une deuxième couche sans écraser les fruits). Faire tiédir le sirop de confiture de fraise et en badigeonner le dessus des tartelettes à l'aide d'un pinceau. Réserver au frais jusqu'au service.

 

Edit du 13/05/11 : une autre recette de tarte aux fraises à tomber par terre, avec une crème pâtissière à la vanille, à tester absolument (ici)   

 


 

Laissez votre grain de sel - 34 petits grains de sel
Publié dans : Des tartes sucrées
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