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Verdure & legumi

Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /2010 12:15

 

 

 

  Fenouil citron balsamique 0-copie-1


Le jardinage est devenu mon nouveau cheval de bataille. Dans ce domaine, je pars à peu près de zéro, n'ayant eu dans ma vie parisienne que des plantes d'appartement : bonsaïs, orchidées, ficus et autres plantes vertes d'intérieur, quelques pelargonia.


Tout ce petit monde était en pleine forme jusqu'à notre séjour dakarois. Notre patrimoine vert ne pouvait déménager, il fut confié à différents membres de la famille. A part un ficus qui se porte magnifiquement, le reste est mort en quelques mois. Je n'en veux à personne, mais ça m'a fait un peu de peine. 


Grâce à mes beaux-parents en visite le week-end dernier, j'ai découvert qu'il y avait rosier et rosier.  7, voire  9  ou 11 feuilles au lieu de 5, pas de boutons floraux, des épines menaçantes, c'est un rosier sauvage qui ne fleurira pas. Pour celui-là, pas de pitié, hop, à dégager. Je lâche le chromosome grand-paternel, comme dirait l'Homme (mon grand-père rabattait à 20 cm du sol tout ce qui était suspect de maladie : c'est comme ça qu'un prunier, un olivier, un oranger, un citronnier et un magnifique pin ont été transformés en souches...). 


En poursuivant l'inspection, je note que plusieurs rosiers portent plus 5 feuilles sur certaines tiges. J'apprends que ce sont peut-être des "gourmands" et qu'il faut les éliminer. Mais, grands dieux, je vois des gourmands partout, des tiges à 7 feuilles en pagaille ! Certaines avec des boutons floraux !? Je commence à douter du bien-fondé d'une taille aussi radicale. Je fais confiance à mes beaux-parents, mais tout de même, je me documente un peu plus sur la question : apparemment, le décompte des feuilles n'est pas un critère absolu, il faut surtout regarder si la tige suspecte de gourmandise a poussé sous la point de greffe. Et je fais comment pour le savoir, si le point de greffe est censé se trouver dans le sol ? Je vais quand même pas déterrer tous les rosiers du jardin ?!

 

En attendant de démasquer les vrais gourmands et de laisser les rosiers sains fleurir en paix, je suis retournée en cuisine. Voici les fenouils au citron et au balsamique que je vous ai récemment promis.

 

 

 


Fenouil fondant aux zestes de citron et balsamique blanc

 

 

Fenouil citron balsamique 2-copie-1

 

- 4 bulbes de fenouil de taille moyenne

- 2 citrons jaunes bio 

- 4 c. à soupe de vinaigre balsamique blanc de qualité*

- sel, poivre du moulin

- 1 filet d'huile d'olive de qualité


1. Lavez et séchez les bulbes de fenouil. Détaillez chaque bulbe en 6 à 8 morceaux coupés dans la hauteur.
Faites cuire environ 10 minutes à la vapeur (veillez à ce que les morceaux soient à peine fondants ; ils ne doivent pas se défaire par suite d'une cuisson excessive).


2. Râpez très finement (à l'aide d'une râpe à parmesan par exemple) le zeste d'un des deux citrons. Ajoutez ce zeste ainsi que le vinaigre balsamique aux fenouils et mélangez bien. Salez et poivrez modérément. Laissez mariner au frais au moins 2h.


3.  Au moment du service, disposez les fenouils dans un plat creux, versez un filet d'huile d'olive (évitez de faire cette opération avant pour préserver la saveur de l'huile intacte) et décorez de zeste pris sur le 2e citron (au zesteur pour produire de jolies lanières) (quantité à votre discrétion et selon votre goût).


Dégustez frais mais pas trop froid pour mieux profiter des saveurs. Ces fenouils constitueront un antipasto original à servir parmi d'autres (ici, , ou encore ) mais peuvent également accompagner une viande blanche froide ou un poisson vapeur / grillé.

 

*Gare aux vinaigres balsamiques blancs vendus en supermarché, souvent de très médiocre qualité. Un produit authentique présente une consistance liquoreuse, une jolie couleur jaune paille et un goût sucré-acidulé. Son prix est en conséquence... Procurez-vous le impérativement en épicerie fine ou chez un traiteur italien, vous ferez sans peine la différence.

 

 

Fenouil citron balsamique 1

 

 

Imprimez la recette

 


Par Natalia - Publié dans : Verdure & legumi
Mettre son p'tit grain de sel - 7 autres p'tits grains de sel
Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 16:08


Ce n'est pas par coquetterie ou pour jouer les divas que je me suis éloignée du blog (des blogs en général, d'ailleurs).

Résumons les choses en un mot : je suis nihiliste (Facebook me l'a révélé récemment et pour une fois le test était presque crédible).
 
Je n'ai plus envie de "nourrir la bête" (l'expression vient d'une personne rencontrée sur le net et qui habite à deux pas de ma nouvelle demeure et c'est exactement ce que je ressens).

J
e n'ai pas répondu à chacun de vos commentaires récents, mais je les ai reçus et lus avec plaisir (je n'ai pas encore atteint le degré suprême du nihilisme, semble-t-il).


******

A mesure que les jours passent, les feuilles des noisetiers transforment le jardin en un parterre doré et rendent un peu de lumière à la pièce où j'ai installé mon bureau. Cette chambre a été habillée par nos prédécesseurs d'une moquette bleu chiné et d'un papier peint à grosses fleurs dans les mêmes tons froids. Heureusement qu'une rangée de bibliothèques Billy va bientôt masquer ce hideux décor (en attendant mieux...)

De gros tas de feuilles mortes se sont accumulés sur la pelouse, non par la grâce de Dieu mais à force de ratissage manuel. C'est là qu'on se met à fantasmer sur les machines à souffler qui servent au ramassage des feuilles sur la voie publique et dans les parcs : après l'aspirateur, c'est une invention capitale pour l'amélioration de la condition féminine (et masculine, allez, y a pas que moi qui balaie le jardin...). D'accord, l'automne ne dure que 3 mois tandis que la poussière c'est toute l'année (et puis la poussière offre rarement de jolis tapis dorés qui craquent sous les pieds).

Le week-end dernier, sous la pluie et dans la gadoue, j'ai fait des trous et j'y ai jeté des bulbes selon les préceptes horticoles de D., en espérant voir sortir quelques fleurs avant la fin de l'hiver.





Rassurez-vous, je suis au courant que les bulbes ne donnent pas de choux.



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Dimanche, nous avons décidé de goûter l'un des produits phares des marchés locaux, la betterave cuite au four (entière, avec la peau). Je suppose qu'on ne mange pas la peau, qui est un peu âcre. Mais on peut ouvrir la betterave en deux et la déguster comme une mangue (j'ai spontanément eu l'idée de la présenter comme cela, mais j'ignore si ça correspond aux us et coutumes du pays) (au fait, j'imagine qu'on trouve des betteraves cuites au four ailleurs qu'en Poitou, mais comme à Paris, je n'en avais jamais vu, ça m'a paru original... c'est ça les Parigots qui débarquent à la campagne... ils s'étonnent de tout !)

En tout cas ce mode de cuisson fait de la betterave une véritable friandise. Cette saveur tirant sur la châtaigne grillée m'a parue bien supérieure à celle de la betterave à la vapeur (d'ailleurs betterave et marrons, c'est drôlement bon, cf. ). La variété utilisée (des crapaudines) y est peut-être pour quelque chose.

Nous l'avons dégustée nature avec de la fleur de sel et un peu de persil ciselé. Elle est tellement bonne ainsi qu'il serait dommage, à mon sens, de la noyer sous une vinaigrette.

C'est J. qui m'a suggéré que la betterave ferait un bon sujet...

J'ai englouti la dernière à midi. Et j'ai eu envie d'écrire ce billet. 






La recette :

Prendre des betteraves crues, les nettoyer soigneusement pour enlever le maximum de terre. Les déposer dans un plat à gratin ou directement dans la lèche-frite. Cuire à 180° pendant 1h30 environ (il faut qu'elles soient tendres à coeur et que la peau soit affreusement fripée). Laisser refroidir avant de déguster. Peut se servir tiède, c'est très bon également.









La maternité permet d'acquérir une maîtrise hors pair du mixage alimentaire : ici, la part de mini Kriskou.







  
Par Natalia - Publié dans : Verdure & legumi
Mettre son p'tit grain de sel - 20 autres p'tits grains de sel
Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /2007 20:05


Les légumes du printemps sont délicieux également en soupe, et après le long avant-goût d'été dont nous avons bénéficié à Paris (heureusement pour moi, l'adaptation climatique n'en a été que plus facile), la température a brutalement chuté et le ciel a viré au gris. Ce printemps est redevenu tel que je l'ai souvent connu en France : humide et frais. Tout ce que je déteste.

D'où l'envie de cette soupe. Pour être franche, il me restait quelques carottes nouvelles dans le bac à légumes du frigo. Je les ai ajoutées à la recette mais on ne les sent pour ainsi dire pas, du moins à cette dose. En revanche la saveur du safran est présente, elle se marie bien aux fèves et aux asperges. Cette soupe est si douce qu'il n'est pas nécessaire d'y ajouter beaucoup de crème fraîche, elle reste donc légère.



soupe-de-f--ves.jpg


Pour 4 personnes :

- 300g de fèves écossées, blanchies à l'eau bouillante et... pelées (étape longue mais nécessaire, sauf si vous trouvez des fèves surgelées déjà pelées)
- 100g de carottes nouvelles (facultatif)
- 1 botte d'asperges blanches (les vertes sont plus amères, mais si vous aimez ne vous privez pas)
- 1/2 litre à 3/4 l de bouillon de volaille (à moduler en fonction de la consistance désirée)
- 2 c. à soupe de crème fraîche épaisse à 35% de m.g.
- 2 capsules de safran en poudre ou une dizaine de filaments
- sel, poivre
- un peu d'herbes ciselées au choix (persil, cerfeuil...) pour décorer

Faire cuire les légumes à la vapeur, séparément (temps de cuisson différents obligent). Mixer avec le bouillon de volaille chaud auquel vous aurez préalablement ajouté le safran. Ajouter la crème, saler et poivrer.

Il m'en reste d'hier, alors comme il fait encore plus froid.... je vais aller me réchauffer le reste, et accompagner cela d'un foie de veau à ma façon.... recette très bientôt !!

 

Par Natalia - Publié dans : Verdure & legumi
Mettre son p'tit grain de sel - 3 autres p'tits grains de sel
Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 11:50


A part dans les petits pois ou (éventuellement) en velouté, qui songe à manger la laitue autrement que crue ?

Les Chinois, eux, la font cuire. Même que c'est succulent, et que la couleur est magnifique, verte et légèrement translucide ... Puisque je vous le dis ! Depuis que j'ai découvert la laitue à la sauce d'huître, je regarde tout à fait différemment ma salade lorsqu'elle a séjourné plus de 24h au frigo : ce n'est plus « faut la manger tout de suite sinon je vais encore la jeter », mais plutôt : « humm... elle sera délicieuse cuite, ce soir ou demain ».

La laitue ainsi assaisonnée constitue une excellente garniture pour une viande grillée : car la sauce d'huître ne sent pas le poisson ou la marée, mais a plutôt une saveur carnée, douce, et une texture qui enrobe parfaitement notre salade. C'est un accompagnement parfait pour une viande grillée, comme sur la photo (en l'occurrence du filet de zébu, le boeuf local...)

La recette est simplissime. Il suffit d'avoir de la sauce d'huître dans son placard ou au frigo, éventuellement un peu de gingembre et d'ail frais (on peut s'en passer).




 

 

Pour 2 personnes :


- 1 gousse d'ail

- 1 cm de racine de gingembre frais haché très finement

- de la laitue (environ 300g, attention, çà fait du volume, mais çà se ratatine à la cuisson...)

- 2 ou 3 c. à soupe de sauce d'huître


1. Faire blanchir la laitue 1 minute dans une grande casserole d'eau bouillante salée (pas plus, elle doit encore un peu croquante).

2. Pendant ce temps, dans un wok ou une petite casserole, faire chauffer 1 c. à soupe d'huile d'arachide, y faire sauter à feu très vif, pendant quelques secondes, l'ail et le gingembre qui doivent légèrement dorer. Retirer du feu, ajouter la sauce d'huître, bien mélanger.

3. Egoutter soigneusement la laitue et l'assaisonner du mélange. Ne pas saler, la sauce d'huître l'est déjà. Servir immédiatement.

 


Par Natalia - Publié dans : Verdure & legumi
Mettre son p'tit grain de sel - 1 autres p'tits grains de sel
Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /2007 13:13


Plutôt qu'avec des crevettes, j'ai décidé en fin de compte de recycler mon reste de masala avec des lentilles corail, façon Dhal indien. Tout le monde connaît maintenant ces fines lentilles roses-orangées, des tas de recettes circulent sur la toile, bref, je ne me lance pas dans de grandes explications.


La recette de ces lentilles à l'indienne est simplissime. Et c'est un délice.


Pour un plat unique pour 2 personnes, je prévois 200g de lentilles environ et 1 bonne c. à café de masala (ou de pâte de curry). J'accompagne de concombre au yaourt pour rafraîchir les papilles.


1. Rincer les lentilles à l'eau froide (comme du riz) et les égoutter.


2. Dans une sauteuse, faire revenir doucement le mélange de masala avec un oignon haché et 1 c. à soupe d'huile d'arachide.


3. Ajouter les lentilles, 75 cl de litre de bouillon de volaille ou d'eau, 1 c. à soupe rase de concentré de tomates et laisser mijoter à feu doux pendant 20 à 30 minutes, jusqu'à ce que tout le liquide soit absorbé et que les lentilles soient tendres. Ne vous étonnez pas, on obtient une sorte de purée, mais malgré cette apparence crémeuse les lentilles corail ne sont pas trop cuites au bout de ce temps, elles restent même assez fermes sous la dent.


4. Ajouter 20 cl de lait de coco, prolonger la cuisson de 2-3 minutes à tout petit feu et à couvert, garnir de coriandre ciselée, saler éventuellement et servir.

 

 

 


Par Natalia - Publié dans : Verdure & legumi
Mettre son p'tit grain de sel - 2 autres p'tits grains de sel
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