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Verdure & legumi

Mercredi 31 octobre 2012 3 31 /10 /Oct /2012 16:10

 

Jack be little          

 

 

Ce soir, personne ne peut ignorer que l'on fête Halloween. Même moi qui ai toujours considéré avec le plus grand septicisme l'adoption de cette fête anglo-saxonne en France.

 

Fête aux relents de paganisme populaire, comme chacun sait : les chats noirs, les sorcières, les toiles d'araignées et surtout le carnage systématique et organisé des cucurbitacés. Fête dont le nom sonne étrange et vaguement maléfique : Halloween. Ah, ah, ah, ah, ah... !

 

Ben non, en fait, rien de païen ni de maléfique dans le nom en question : Halloween est une contraction de "All hallows' eve(n)", c'est à dire en français : la veille de la Toussaint. Eve(n) signifie le soir et évoque dans cet emploi la soirée qui précède une fête religieuse (en français, on appelle cela la vigile, par exemple la vigile pascale ; ou encore la veillée, cf. la veillée de Noël). Hallow est une forme ancienne du mot "holy" qui signifie saint (Holiday : jour saint = jour férié d'où vacances...).

 

C'est une obsession qu'il faut me pardonner, chers lecteurs : connaître l'origine des mots et leur relation avec ce qu'ils désignent. Cela peut changer le regard que l'on porte sur les choses... Depuis que je connais l'étymologie d'Halloween, cette fête m'est devenue un peu moins antipathique.

 

Au point qu'aujourd'hui, je vous propose une recette au nom rigolo, une recette gourmande voire carrément chic : des "Jacket Jack be little". Vous savez, les "Jack be little" ou "little jack", ce sont ces mini courges en forme de citrouilles, adorablement mignonnes à voir, avec une chair orange vif au goût très doux de châtaigne et à la consistance plutôt farineuse. Elles se prêtent très bien à une longue cuisson au four, entières et avec leur peau (quelle bénédiction !), enveloppées dans du papier aluminium. Un petit clin d'oeil aux classiques et très anglaises "jacket potatoes".

 

Little jack4 

 

Ici, je propose une version "chic et luxe" agrémentée de purée de marrons et de truffe fraîche (non ce n'est pas encore tout à fait la saison mais j'ai un peu de Melanosporum au congélateur et... oui ça se congèle et décongèle très bien... et oui, j'ai beaucoup de chance, d'autant que c'était un cadeau de ma belle-soeur). A la place de la truffe, essayez donc des morceaux de cèpes, c'est plus facile à trouver et ce n'est pas moins délicieux. Ou mieux encore : des tompettes de la mort, comme le suggère Mamimijane : c'est délicieux, et puis c'est noir aussi... Et l'appellation fera frémir vos convives, ce qui est de circonstance en ce jour !

 

Jacket-cuiller.jpg

 

Cette recette se déguste à la petite cuiller : après 1H de cuisson au four, on obtient une courge qui se tient parfaitement, et à l'intérieur, une purée incroyablement fondante et douce. C'est irrésistible et ça plaira même, qui sait, aux petits monstres qui ont souvent du mal à accepter les courges et plus généralement les légumes. Pour mini K., j'avoue que ce n'est pas gagné, mais ce soir, elle dîne chez sa Nannie : et ladite Nannie, spécialiste de la langue anglaise, pourra même lui donner une petite leçon d'étymologie à propos des "Jack be little" !

 

 


Jacket Jack be little


Little jack2       

 

 

Pour 4 personnes (en entrée ou pour des enfants ; sinon doublez les quantités) : 

- 4 petites courges "Jack be little"

- 4 cs rases de purée de marrons nature (magasins bio, marque Primeal par exemple)

- 15g de truffe noire melanosporum ou 1 (petit) cèpe

- 1 gousse d'ail (petite)

- 25g de beurre

- sel, poivre du moulin

- pour accompagner : du mascarpone ou de crème fraîche épaisse

 

1. Préchauffez le four à 180°C. Lavez et essuyez les mini courges. Coupez le chapeau à ras à l'aide d'un couteau bien tranchant. Watch your fingers ! Retirez les graines des courges à l'aide d'une petite cuiller. Récupérez éventuellement la chair qui serait venue avec. 

2. Pressez la gousse d'ail épluchée et dégermée dans le presse-ail pour en récupérer le jus et un tout petit peu de chair seulement (ne mettez surtout pas toute la gousse, le goût serait trop marqué). Râpez la truffe ou coupez le cèpe en morceaux. Mélangez avec la purée de marrons et la chair de courge si vous en avez récupéré. Salez et poivrez. Fourrez les mini courges de ce mélange, ajoutez un morceau de beurre dans chacune et couvrez du chapeau.  

3. Enveloppez chaque courge dans du papier aluminium, fermez bien, l'air ne doit pas passer. Mettez au four pour 50 minutes à 1h.

4. Agrémentez la dégustation de tranches de pain grillé et de crème fraîche épaisse ou mieux, de mascarpone.  


 

 

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Laissez votre grain de sel - 7 petits grains de sel
Publié dans : Verdure & legumi
Mercredi 17 octobre 2012 3 17 /10 /Oct /2012 11:45

 

 

Rosés des prés 2    

 

Les rosés des prés sont la version sauvage des champignons de Paris rosés que vous pouvez acheter chez le primeur. Lesquels, au moment de l'achat, sont en général passés du rose tendre au... gris-taupe. Il n'y a pas que cette blanche pureté ourlée de rose qui fait la différence entre les deux produits. La délicatesse, le goût, le croquant du champignon fraîchement cueilli sont bien connus des adeptes de la cueillette...

 

Il ne faut pas grand chose pour les mettre en valeur : crus, passés à la mandoline, avec quelques gouttes de jus de citron, de la crème fraîche, persil et ciboulette ciselés, fleur de sel et, pourquoi pas, un soupçon de baies de sichuan moulues. Parfois, je corrige l'acidité avec un peu de sucre. C'est encore meilleur...

Oui, d'accord, ce n'est pas vraiment une recette, juste un prétexte pour vous mettre quelques photos sous les yeux. Bonne journée !

 

 

Rosés des prés 1

 

Rosés des prés 3

Laissez votre grain de sel - 7 petits grains de sel
Publié dans : Verdure & legumi
Samedi 22 septembre 2012 6 22 /09 /Sep /2012 15:41

 

 

Tomates-vertes1.jpg 

 

 

C'est l'époque où on commence à remiser une partie de la garde-robe estivale et où les tomates commencent à avoir de la peine à mûrir.

Que faire avec des tomates qui, malgré les derniers rayons de soleil, n'arriveront jamais à rougir (jaunir, noircir, orangir...) ?

Les idées ne manquent pas, pourvu qu'on aime bien se lancer dans les conserves... Je fais tous les ans un peu de confiture de tomates vertes : c'est tout doux et délicat, ça ne provoque aucun scandale au petit-déjeuner, que les plus méfiants se rassurent.

Avec la tomate verte, on peut faire toutes sortes de chutneys, à déguster avec une viande de porc ou une volaille, par exemple. Pas de recette encore sur ce blog, car j'en fais rarement, ce n'est pas tellement my cup of tea.

En revanche, j'adore fabriquer des variantes (terme français qui tend à disparaître au profit de l'anglais pickles). Les tomates vertes, pelées et épépinées, sont ébouillantées, salées, puis mises en conserve dans un liquide à base de vinaigre, de vin blanc et d'aromates. C'est une recette moins fortement vinaigrée et salée que les véritables variantes. Elle convient mieux aux palais et aux estomacs sensibles. 

L'année passée, j'en avais fait quelques bocaux, puis nous les avons oubliés... En rangeant mon placard à confitures, je les ai redécouverts cet été. La conservation était parfaite et, ma foi, c'était drôlement bon. 

 

 

 

 

Conserves de tomates vertes à l'aigre-douce

 

Tomates-vertes-aigres-douces.jpg       

 


- environ 750g de tomates vertes charnues de taille moyenne à grosse (pas de tomates cerises ni d'autres variétés de petit calibre et peu charnues, le résultat serait très décevant)


 Pour la saumure 

- 2 litres d'eau + 150g de gros sel

Pour le jus aigre-doux 

- 35 cl de vinaigre de vin blanc non aromatisé

- 25 cl de vin blanc sec

- 25 cl d'eau

- 100g de sucre blanc

- 2 cs de miel

- une branche d'estragon frais

- 2 petites échalotes

- 1 cs de graines de moutarde

- 10 grains d'un mélange de poivres

 

 

 

1. Faites chauffer l'eau et le gros sei et portez à ébullition jusqu'à ce que le sel soit parfaitement dissous. 

2. Pelez les tomates vertes avec un économe spécial type Zyliss (évitez de les ébouillanter dès le début de la recette, sinon vous aurez de la purée en fin de parcours). Epépinez-les soigneusement et coupez-les en quartiers ou en morceaux de 2 à 3 cm de côté.

3. Versez la saumure encore chaude sur les tomates. Laissez mariner 24h au frais, en veillant à ce que le liquide couvre parfaitement les tomates (sinon les parties laissées à l'air libre vont s'oxyder).

4. Le lendemain, jetez la saumure et rincez les tomates à l'eau fraîche. Laissez-les s'égoutter puis disposez-les dans des bocaux parfaitement propres en tassant légèrement. Disposez également les aromates (estragon, échalotes coupées en deux, graines de moutarde, poivre)

5. Portez à ébullition le reste des ingrédients du jus aigre-doux (eau, vin blanc, vinaigre, sucre et miel). Laissez bouillir 5 minutes à couvert, puis versez le jus dans les bocaux, à ras bord. Fermez les bocaux, retournez quelques instants, puis retournez à nouveau et laissez refroidir à température ambiante.

Inutile de stériliser, le fait de verser le jus bouillant et la présence de vinaigre et de sucre suffit à assurer une parfaite conservation (dans un endroit pas trop chaud, sec et sombre, évidemment). 

 

 

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Laissez votre grain de sel - 3 petits grains de sel
Publié dans : Verdure & legumi
Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 12:34

Halloween

 

Novembre approchant, par crainte du gel, nous avons cueilli les dernières courges. Les voici bien au sec, au grenier.

En fait, il ne gêle guère. Il y a toujours des framboises au fond du jardin, le basilic est en pleine forme et les dernières figues mûrissent sans souci, pour le plus grand bonheur de mini K. Hier, lors d'une petite balade en forêt, nous avons trouvé encore quelques mûres.

En ce moment, les petits plats de Natalia n'ont pas le temps de prendre la pose. Et puis l'appareil photo est tombé dans le sable de Royan le 1er octobre. Depuis, le zoom n'en fait qu'à sa tête.

Ces vacances (dites de Toussaint), je les ai encore passées à travailler. Toujours la même litanie : copies à corriger, cours à préparer, colloque à organiser, articles en retard, réunions qui n'en finissent pas, avalanches quotidiennes de courriels. En prime, un bon rhume (ma spécialité, le rhume de vacances). Quand je vois ce que je gagne, comparé au temps passé, au niveau de qualification exigé, à l'ingratitude du public... je ferais mieux d'aller faire du secrétariat (je le dis en connaissance de cause : je pourrais gagner quasiment le double de mon salaire, pour 32h hebdomadaires de travail à peine). 

Les étudiants d'aujourd'hui sont des consommateurs comme les autres. Ils viennent à la fac parce qu'ils se sentent obligés d'avoir un diplôme universitaire à inscrire sur leur CV. Ils pensent aussi qu'il suffit d'acquitter le montant de l'inscription pour "avoir droit" au diplôme et mieux se vendre à l'issue... Une proportion non négligeable d'entre eux négocie, en début d'année, des dispenses d'assiduité, des validations d'acquis, au motif qu'ils ont besoin de temps pour faire autre chose que la licence de musicologie. 

Et si moi aussi, je prenais du temps pour faire autre chose ? Si je vendais mes confitures au marché ? Et pourquoi pas mes courges ? Ah certes, je n'en vivrais pas, mais au moins, je me prendrais moins souvent le chou !


 

Confit de courge butternut aux oignons doux

 

 butternut-confite1.jpg


- 1 petite courge butternut

- 2 oignons doux des Cévennes (la saison c'est en ce moment)

- 10 cl de crème liquide entière

- 1 cs de chapelure

- 2 noix de beurre

- sel, poivre

 

1. Préchauffez le four à 160° C.

2. Détaillez la courge pelée et épépinée en lamelles de 2 mm d'épaisseur. Emincez les oignons.

3. Faites revenir les oignons dans une noix de beurre jusqu'à ce qu'ils soient tendres, réservez. Faites revenir la chapelure avec le reste de beurre pendant une minute, puis retirez du feu.

4. Disposez les lamelles de courge et les oignons dans un plat à four en céramique. Salez, poivrez, parsemez de crème liquide, ajoutez la chapelure et couvrez d'un papier aluminium. Enfournez pour 30 minutes environ. Au bout de ce temps, retirez le papier aluminium et laissez cuire encore 15 minutes. Si la courge absorbe trop de liquide et menace de sécher, rajoutez un peu d'eau en cours de cuisson. 

Dégustez avec une viande de porc traitée en salaison (jarret, petit salé...) ou fumée (jambon de la Forêt-Noire, speck). La douceur de la courge et de l'oignon s'y prêtent magnifiquement.

Si vous aimez, vous pouvez ajouter une pincée de cumin moulu aux oignons lorsque vous les faites revenir.

 

butternut-confite.jpg 

 

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Laissez votre grain de sel - 6 petits grains de sel
Publié dans : Verdure & legumi
Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 12:15

 

 

 

 

Fenouil-citron-balsamique-0.jpg


Le jardinage est devenu mon nouveau cheval de bataille. Dans ce domaine, je pars à peu près de zéro, n'ayant eu dans ma vie parisienne que des plantes d'appartement : bonsaïs, orchidées, ficus et autres plantes vertes d'intérieur, quelques pelargonia


Tout ce petit monde était en pleine forme jusqu'à notre séjour dakarois. Notre patrimoine vert ne pouvait déménager, il fut confié à différents membres de la famille. A part un ficus qui se porte magnifiquement, le reste est mort en quelques mois. Je n'en veux à personne, mais ça m'a fait un peu de peine. 


Grâce à mes beaux-parents en visite le week-end dernier, j'ai découvert qu'il y avait rosier et rosier.  7, voire  9  ou 11 feuilles au lieu de 5, pas de boutons floraux, des épines menaçantes, c'est un rosier sauvage qui ne fleurira pas. Pour celui-là, pas de pitié, hop, à dégager. Je lâche le chromosome grand-paternel, comme dirait l'Homme (mon grand-père rabattait à 20 cm du sol tout ce qui était suspect de maladie : c'est comme ça qu'un prunier, un olivier, un oranger, un citronnier et un magnifique pin ont été transformés en souches...). 


En poursuivant l'inspection, je note que plusieurs rosiers portent plus 5 feuilles sur certaines tiges. J'apprends que ce sont peut-être des "gourmands" et qu'il faut les éliminer. Mais, grands dieux, je vois des gourmands partout, des tiges à 7 feuilles en pagaille ! Certaines avec des boutons floraux !? Je commence à douter du bien-fondé d'une taille aussi radicale. Je fais confiance à mes beaux-parents, mais tout de même, je me documente un peu plus sur la question : apparemment, le décompte des feuilles n'est pas un critère absolu, il faut surtout regarder si la tige suspecte de gourmandise a poussé sous la point de greffe. Et je fais comment pour le savoir, si le point de greffe est censé se trouver dans le sol ? Je vais quand même pas déterrer tous les rosiers du jardin ?!

 

En attendant de démasquer les vrais gourmands et de laisser les rosiers sains fleurir en paix, je suis retournée en cuisine. Voici les fenouils au citron et au balsamique que je vous ai récemment promis.

 

 

 


Fenouil fondant aux zestes de citron et balsamique blanc

 

 

Fenouil-citron-balsamique-1.jpg

 

- 4 bulbes de fenouil de taille moyenne

- 2 citrons jaunes bio 

- 4 c. à soupe de vinaigre balsamique blanc de qualité*

- sel, poivre du moulin

- 1 filet d'huile d'olive de qualité


1. Lavez et séchez les bulbes de fenouil. Détaillez chaque bulbe en 6 à 8 morceaux coupés dans la hauteur.
Faites cuire environ 10 minutes à la vapeur (veillez à ce que les morceaux soient à peine fondants ; ils ne doivent pas se défaire par suite d'une cuisson excessive).


2. Râpez très finement (à l'aide d'une râpe à parmesan par exemple) le zeste d'un des deux citrons. Ajoutez ce zeste ainsi que le vinaigre balsamique aux fenouils et mélangez bien. Salez et poivrez modérément. Laissez mariner au frais au moins 2h.


3.  Au moment du service, disposez les fenouils dans un plat creux, versez un filet d'huile d'olive (évitez de faire cette opération avant pour préserver la saveur de l'huile intacte) et décorez de zeste pris sur le 2e citron (au zesteur pour produire de jolies lanières) (quantité à votre discrétion et selon votre goût).


Dégustez frais mais pas trop froid pour mieux profiter des saveurs. Ces fenouils constitueront un antipasto original à servir parmi d'autres (ici, , ou encore ) mais peuvent également accompagner une viande blanche froide ou un poisson vapeur / grillé.

 

*Gare aux vinaigres balsamiques blancs vendus en supermarché, souvent de très médiocre qualité. Un produit authentique présente une consistance liquoreuse, une jolie couleur jaune paille et un goût sucré-acidulé. Son prix est en conséquence... Procurez-vous le impérativement en épicerie fine ou chez un traiteur italien, vous ferez sans peine la différence.

  

 

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Laissez votre grain de sel - 7 petits grains de sel
Publié dans : Verdure & legumi

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