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Pasta, riso & cie

Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 21:00

 

Truffe-3.JPG 

 

 

De surprise en surprise, la semaine est passée vite, trop vite. Grandes et petites surprises, événements inattendus... Non, il ne sera question ni de Benoît XVI, ni des lasagnes au cheval roumain. Les surprises sont à l'aune de ma petite vie provinciale.

 

Mercredi, en arrivant à l'Université, je trouve un colis. Comme je n'attends ni mémoire ni thèse et que le paquet est bien trop léger pour contenir un truc de ce genre, je suis perplexe. Le nom de l'expéditrice ne m'est pas inconnu, mais je n'arrive pas à relier ce nom à un contexte précis. J'ouvre et tombe sur une boîte de madeleines au décor délicieusement suranné, ainsi qu'un petit débardeur en laine et soie. La vue des madeleines suffit à réveiller des souvenirs précis : c'est Elisabeth, une lectrice fidèle et discrète, qui s'est émue de mon dernier billet. Une surprise attentionnée est sans aucun doute le plus beau des cadeaux.


 

Madeleine-Liverdun.JPG

 

J'ai fait la connaissance d'Elisabeth il y a plusieurs années, suite à un échange de messages au sujet des recettes de madeleines (ici,  ou ). Elle m'avait parlé de celles de Liverdun. En quoi étaient-elles différentes des madeleines de Commercy, par exemple ? Maintenant que j'ai goûté les "véritables madeleines de Liverdun", je peux vous dire qu'elles sont uniques en leur genre. Au départ, on est surpris par le côté un peu sec voire croquant du biscuit. Ce n'est pas la pâtisserie moelleuse, beurrée, un peu collante en bouche dont on a l'habitude. La madeleine de Liverdun est toute légère. Point de gras ni d'humidité. Son bon goût d'oeufs, son parfum légèrement citronné rappellent de loin la saveur des biscuits à la cuiller. On aurait tort de la croire rassie parce qu'elle résiste un peu avant de fondre dans la bouche : le moelleux est concentré sur la bosse et ce qui est le plus agréable et le plus étonnant, c'est qu'elle n'est pas du tout bourrative. Je la trouve juste un peu sucrée... mais elle plaît bien à mini K.

 

Jeudi. Le courrier professionnel me réserve une autre surprise. Je trouve dans mon casier une enveloppe aux armes de la Région Poitou-Charentes. Certaine que la chose allait subir un classement vertical dans la minute suivante, j'ouvre le courrier sans aucune délicatesse et tombe sur un carton de la main de Ségo la royale. Elle y décline une invitation aux journées portes ouvertes que nous organisons en collaboration avec des lycées de la région. Bon, on ne s'attendait pas à ce qu'elle vienne, mais encore moins à une réponse manuscrite, pleine de courtoisie et qui sonne juste (quel métier !) (je n'ai par ailleurs aucune sympathie particulière pour l'élue de ma région).

 

Le même jour, j'ai appris que l'Université me devait encore quelques (petites) centaines d'euros au titre des heures supplémentaires 2011-2012. Vais-je vraiment percevoir cet argent ? Il n'y a plus un rond dans les caisses et on nous a déjà prévenus que l'année prochaine, il n'y aurait rien pour les heures sup. En attendant, il faut quand même honorer les cours qui n'étaient pas prévus et préparer bénévolement les rares candidats aux recrutements massifs du Capes 2013

 

*****


Pour parler de choses plus gustatives, cette semaine, nous avons récupéré un bocal de truffes fraîches venues en direct d'un marché de Provence, où l'une des mes belles-soeurs a des accointances. De la vraie mélanosporum. Je ne m'attendais pas à en avoir autant... J'en ai gardé une pour fabriquer illico presto des raviolis de grand luxe, des raviolis d'exceptionLes autres ont été congelées... Saviez-vous que la truffe subit ce genre de traitement sans dommages collatéraux, ou presque ?  

 

 

 

Raviolis aux truffes en bouillon gras 

 

Ravioli-truffe-1.jpg

 

Pour deux personnes :

- une petite vingtaine de feuilles de pâte à raviolis (type Wonton) 

 - une truffe noire melanosporum de 30g environ

- 50g de mascarpone

- 1/2 jaune d'oeuf

- de l'ail surgelé, un tout petit peu (surgelé parce qu'il est beaucoup moins puissant et que si l'ail ressort trop, ça gâche tout) 

- 1 cc de parmesan râpé

sel et poivre blanc du moulin

- du bouillon de volaille maison non dégraissé. Si vraiment vous avez la flemme, un sachet de bouillon de volaille Ariaké (ce sera pas vraiment gras, ni vraiment grave). Surtout, banissez les tablettes Mag***, Duc*** ou leurs équivalents bios, qui sont moins glutamatés mais pas vraiment meilleurs (si tant est qu'il y a ait un peu volaille dedans, par les temps qui courent, méfiance, ça pourrait être du bouillon de chat de gouttière). 

 

1. La farce. Râpez la truffe, gardez éventuellement un petit morceau pour les finitions. Mélangez tous les ingrédients de la farce (mascarpone, ail, jaune d'oeuf, truffe râpée, sel et poivre, parmesan). C'est tout gris mais qu'est-ce que ça sent bon... d'ailleurs on a le droit de goûter pour rectifier l'assaisonnement. Attention, ne pas forcer sur le parmesan, sinon, on ne sentira plus assez la truffe. Si la farce paraît un peu liquide, on peut ajouter éventuellement 1/2 cc rase de fécule ou de maïzena.


2. Les raviolis. Déposez un peu de farce au milieu de chaque feuille de ravioli. Badigeonnez d'eau froide tout autour de la farce pour que la pâte, une fois repliée sur elle-même, colle bien. Pliez en deux, en forme de triangle, par exemple, ou selon votre souhait. Coupez à l'aide d'emporte-piècer (ici, une demi-lune cannelée). Déposez les raviolis sur une feuille de papier cuisson, sans les entasser, jusqu'au moment de les faire cuire. Si vous les préparez à l'avance, farinez-les très légèrement et stockez-les au frigo dans une boîte hermétique.

 

3. La cuisson. Faites chauffer le bouillon de volaille sans le faire bouillir, il doit juste frémir. Vérifiez qu'il est assez salé. Plongez les raviolis 2-3 minutes et, dès qu'ils remontent à la surface, servez-les dans une assiette creuse, accompagnés d'un peu de bouillon, d'une noix de beurre et de brisures ou de lamelles de truffes s'il vous en reste.  

 

On passe à la dégustation et pour une fois, on ne prendra pas de photos, parce que c'est le soir, c'est l'hiver, et qu'on va se fatiguer pour rien, le résultat sera horrible. Autant être entièrement disponible pour la dégustation partagée.

 

    Ravioli-truffe-2.jpg

 

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Laissez votre grain de sel - 2 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 22:05

 

*una lasagna, due lasagne (la-za-gné)

 

*****

 

La perle de la semaine. Analyse musicale, devoir sur table. Je donne une partition accompagnée, en haut à droite, de la mention suivante : "Notker le Bègue".

Question n°1 : "Qui est Notker le Bègue ?"

Au pire, je m'attends à lire : "C'est le nom du compositeur" (et point barre). Au cours précédent, bien sûr, j'ai épilogué pendant 1/2h sur Notker le Bègue, moine de Saint-Gall mort en 912 et auteur d'un certain nombre de pièces musicales appelées "séquences".

 

Réponse d'un étudiant : "C'est probablement le saint qui a terrassé l'ennemi".

Euh ?

...

 

****

 

Lasagne

 

 

Lasagne-1.jpg

 

 

 

Pour 4 personnes : 

 

- 350g de lasagne fraîches (format Lustucru au rayon frais, par exemple)

 

Pour la sauce tomate à la viande :

- 1 bocal de 500g de tomates concassées

- 100 g de brunoise à la méridionale Picard surgelés (légumes qui parfumeront agréablement la sauce)

- 150g de boeuf haché

- 20g de pancetta hachée menu

- 1 oignon rouge

- 1 gousse d'ail passée au presse-ail

- 1 pincée de thym

- 1 pincée d'origan séché 

- 2 cs d’huile d'olive

 

Pour la béchamel :

- 75 cl de lait 1/2 écrémé

- 2 cs bombées de farine

- 40g de beurre

- 2 pincées de noix de muscade râpée

 

- 100g de scamorza (non fumée) râpée (la moitié seulement dans la béchamel, le reste pour gratiner)

- sel, poivre du moulin

 

 

 

1. Préchauffez le four à 200° C. Hachez l'oignon et la pancetta. Faites revenir l'ensemble à feu doux dans 2 cs d'huile d'olive. Quand l'oignon est translucide, ajouter la viande hachée, l'ail pressé, la brunoise de légumes, faites encore revenir 3-4 minutes, puis ajoutez les tomates concassées, le thym et l'origan,  salez et poivrez, couvrez et laissez mijoter 10 minutes à feu doux.

 

2. Pendant ce temps préparez une béchamel. Faites fondre le beurre dans une casserole, ajoutez la farine et faites cuire 1 minutes pour obtenir un roux en remuant à l'aide d'une spatule. Hors du feu, ajoutez progressivement le lait en fouettant pour bien délayer le mélange de farine et de beurre dans le liquide. Faites épaissir à feu moyen sans cesser de remuer. Lorsque la béchamel a atteint la consistance désirée, salez et poivrez généreusement, ajoutez deux pincées de noix de muscade fraîchement râpée et un tiers de la scamorza râpée (ou du fromage de votre choix).

 

3. Huilez généreusement un plat à four rectangulaire et à bords aussi hauts que possible. Tapissez le fond de deux feuilles de lasagne disposées côte à côte, en les recoupant si nécessaire. Garnissez de sauce à la tomate, puis d'une fine couche de béchamel (pas grave si la béchamel ne recouvre pas entièrement la sauce tomate, sinon le résultat sera ultra lourd...). Recouvrez d'une feuille de lasagne et recommencez l'opération autant de fois que possible. Plus on peut empiler de feuilles, plus le résultat est joli. Terminez par une lasagna recouverte seulement de béchamel et parsemez le dessus du reste de scamorza.

 

4. Enfournez 30 minutes à 200° C. Le dessus doit être bien gratiné, les bords des feuilles de lasagne doivent commencer à sécher un peu. Ici on adore ce mélange de crémeux et de croustillant. Dégustez bien chaud.

 

 

Contrairement aux pâtes ordinaires, le lasagne supportent très bien d'être préparées à l'avance et réchauffées.  Vous savez sans doute par expérience qu'elles sont meilleures le lendemain, à condition de ne pas les dessécher trop longtemps au four. Souvent, je les réchauffe au micro-ondes, puissance 500 W maxi, afin de ne pas "recuire" la pasta. Cela ferait bondir un Italien, mais c'est un excellent moyen pour les garder assez moelleuses.

 

Lasagne-2.jpg 

 

 

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Laissez votre grain de sel - 10 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 11:00

 Spaghetti-vongole.jpg


 

Ces derniers temps il y a eu beaucoup de laisser-aller.

 

J'ai accumulé des photos mais je n'ai guère pris le temps de rédiger les recettes correspondantes. Le temps passe et je finis par oublier les proportions. Si tant est que j'aie pris la peine de peser les ingrédients. L'empirisme est ma méthode préférée. Pas qu'en cuisine.

 

********

 

De toute façon, j'ai de moins en moins de temps pour cuisiner "avec rigueur". Moins d'occasions aussi : à part la famille on ne reçoit personne. On vit comme des sauvages. Je continue à faire vivre ce blog parce que c'est une façon de garder un lien avec les gens que j'aime bien, mais qui sont loin et qu'on voit peu. C'est sans doute dérisoire. Je ferais mieux de prendre mon téléphone, ou le train.

 

Et puis les "abonnés", cette présence souvent silencieuse, sont là, toujours plus nombreux. Je ne connais rien d'eux ou presque, mais pour eux aussi, je continue tant bien que mal. 

 

Cette semaine je pars en mission fouiller les archives et bibliothèques du Piémont.

 

5 jours sans mini K. : angoisse ou soulagement ?

 

 

 

*********

 

Spaghetti alle vongole 

 un grand classique italien à déguster un soir d'été, en terrasse 

(à Venise plutôt qu'en Piémont, bien sûr !)

 

 

Les vongole sont des palourdes. Les traductions françaises du mot italien sont pleines d'ambiguïté : on vous parle de "palourdes, coques, praires ou tellines". Ce ne sont pas différentes appellations pour un même coquillage. Les coques sont plus petites ; les praires ressemblent aux palourdes mais n'ont pas cette charmante couleur bleutée à l'intérieur. Quant aux tellines, rien à voir, ni en forme, ni en taille, ni en goût. 

Des palourdes sont préférables pour cette recette. D'ailleurs dans la vraie recette... enfin bref, faites comme bon vous semble et en fonction de ce que vous trouverez chez le poissonnier.   

 

Spaghetti-vongole-1.jpg 


 

Pour 2 personnes très affamées et/ou très gourmandes

 

- 2 douzaines de palourdes

- 300g de spaghetti frais (ou des linguine)

- 15 cl de vin blanc (type Sauvignon, dans la mesure du possible pas trop acide et plutôt fruité)

- 2 échalotes

- 4-5 branches de persil plat

- 6 cs d'huile d'olive

- poivre du moulin

 

1. Lavez les palourdes à grande eau pour les débarasser de toute trace de sable. Laissez-les tremper 30 minutes dans leur dernière eau de rinçage additionnée d'1 pincée de gros sel.

 

2. Egouttez les palourdes, disposez-les dans un grand faitout avec les échalotes finement hachées et le vin blanc. Couvrez et faites cuire à feu moyen jusqu'à ce qu'elles commencent à s'ouvrir. Récupérez le jus de cuisson et faites-le réduire de moitié dans une grande poêle. Réservez les palourdes égouttées au chaud.

 

3. Faites cuire les spaghetti al dente avec une poignée de gros sel. Egouttez. Faites-les revenir 1 minute dans le jus de cuisson des palourdes. Hors du feu, ajoutez l'huile d'olive. Répartissez les pâtes dans les assiettes en formant de jolis "nids". Ajoutez les palourdes entières. Poivrez et parsemez de persil ciselé. Servez aussitôt.

 

 

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Laissez votre grain de sel - 10 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 14:30




Déjà la mi-juillet...

Ciel lumineux, ballet d'hirondelles. Le boulevard est devenu presque calme en quelques jours.

Il y a bien quelque quarte policière (la-ré-la-ré..), quelque quinte du SAMU (la-mi-la-mi...), l'accélérateur nerveux du motard (toujours en colère, le motard !), et les travaux de voierie (le marteau-piqueur est en quelque sorte la signature sonore de l'été parisien), mais l'atmosphère est moins agressive que d'ordinaire.

On peut déguster cette pasta sur le balcon, près des pots d'herbes aromatiques. Une petite table, deux chaises pliantes. Voilà mes vacances ;-)









Penne aux courgettes grillées, ricotta, ail, menthe et pignons







Pour 4 personnes :

- penne (ou tout autre pâte sèche, courte) : 350 g
- courgettes : 2
- ail frais : 1 gousse
- menthe fraîche : une dizaine de feuilles
- ricotta fraîche de brebis ou de buflonne : 250 g (celle de bufflonne se trouve à Monoprix)
- pignons de pin : 20 g
- parmesan râpé : 20 g
- huile d'olive : 4 cs
- sel et poivre du moulin


1. Préchauffer le four à 220°C (thermostat 7), position gril. Laver et couper les courgettes en rondelles de 2-3 mm d'épaisseur. Disposer ces rondelles en une seule couche, sur une ou deux plaques à four très légèrement badigeonnées d'huile d'olive. Saler. Enfourner jusqu'à ce que les courgettes soient dorées (surveillez de près !), en les retournant à mi-cuisson. Réserver au chaud.

2. Porter une grande casserole d'eau à ébullition, saler, faire cuire les pâtes al dente selon les instructions du paquet.

3. Pendant ce temps, mixer rapidement la gousse d'ail, la menthe, une dizaine de tranches de courgettes prélevées sur celles que vous aurez préalablement grillées, le parmesan et la ricotta. Saler légèrement (la ricotta et le parmesan le sont déjà) et poivre

4.
Égoutter les pâtes, assaisonner avec la sauce à la ricotta, répartir dans des assiettes creuses. Disposer par dessus courgettes et pignons de pin grillés. Ajoutez un filet d'huile d'olive pour parfaire la présentation.




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Laissez votre grain de sel - 12 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie
Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 18:30




Photo du site officiel de la Fête du citron de Menton



Ce matin, à Aligre, l'ambiance était printanière. Les premières asperges, les premières fraises, et puis... des citrons de Menton ! L
'air était encore bien frais pour les lève-tôt de mon espèce, mais faire le marché sous le soleil était un plaisir dont l'Homme et moi avions été privés depuis plusieurs mois, avec ce terrible hiver. C'était un moment bien agréable.

Je n'ai acheté ni fraises (hors de prix, les françaises), ni asperges (j'attends celles du Val de Loire, les meilleures), mais j'ai trouvé très tentants ces gros citrons un peu irréguliers venus de la Côte d'Azur. Ils évoquent dans mon esprit  la lumière du Sud, les voyages en Méditerranée. Lorsque j'en vois, je songe aux jardins clos de hauts murs de l'île de Procida, près de Naples, derrière lesquels se cachent des milliers de citronniers et d'autres agrumes. Loin au sud-est de Menton...






******


Avec ces citrons de Menton, un plat tout simple, délicieux, pour entrer dans la saison nouvelle : des pâtes au citron (hé hé, vous croyiez que j'allais ENCORE vous proposer une marmelade ? Ce sera pour bientôt, rassurez-vous...)

J'ai mis beaucoup de temps à trouver la recette "idéale" de pâtes au citron : j'en ai essayé beaucoup, beaucoup m'ont déçue. Toujours trop acides, amères, ou au contraire trop fades. Difficile de trouver  un bon équilibre.

Dans cette recette, le parfum de citron est présent, mais il ne s'accompagne ni d'acidité, ni d'amertume : normal, on n'utilise que le zeste, pas le jus du fruit. Bien entendu, la qualité des citrons joue son rôle. Pas besoin de vous faire un dessin : le citron de Menton ne saurait être comparé au citron de base ultra  calibré de la supérette du coin, vendu dans un filet en plastique, dont le zeste n'a presque pas de saveur. 




Pâtes au citron, ail, huile d'olive et parmesan






Préparation : 15 min
Cuisson : dépend des pâtes utilisées !

Pour 4 personnes :

- pâtes fraîches : 400g
- citrons de Menton : 1 gros ou 2 petits pour râper finement le zeste + 1 petit pour le
décor
- gousses d'ail nouveau : 2
- huile d'olive (là encore, de l'huile de bonne qualité sinon ça gâchera tout) : 8 cs
- parmigiano reggiano râpé : 100g
- vinaigre de vin blanc non aromatisé (vinaigre de Reims) : 2 cs



1. Râpez très finement le zeste de citron sans entamer la partie blanche de l'écorce, qui est amère. Hachez menu les gousses d'ail.

2. Dans une petite casserole, faites revenir l'ail dans l'huile d'olive, lorsqu'il commence à dorer légèrement, déglacez avec le vinaigre (ne déglacez pas au jus de citron, cela le ferait brûler et dénaturerait son goût). Donnez quelques tours de moulin à poivre, réservez. 

3. Faites cuire les pâtes al dente (voire un peu moins que cela) dans un grand volume d'eau bouillante salée. Égouttez tout en gardant 5 cl de l'eau de cuisson.

4. Reversez les pâtes et les 5 cl d'eau de cuisson dans une sauteuse antiadhésive, ajoutez l'ail et la déglace au vinaigre, le zeste de citron et la moitié du parmesan râpé. Mélangez rapidement le tout de manière à réchauffer la préparation, sans trop vous attarder pour ne pas que les pâtes soient trop cuites. Si l'ensemble paraît un peu sec, rajoutez de l'huile d'olive. Répartissez
les pâtes dans des assiettes et saupoudrez du reste de parmesan râpé. Décorez chaque assiette d'une fine rondelle de citron, et, si vous aimez, de lanières de zeste prélevées au zesteur.





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Laissez votre grain de sel - 14 petits grains de sel
Publié dans : Pasta, riso & cie

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