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Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Dimanche 15 mars 2009




Photo du site officiel de la Fête du citron de Menton



Ce matin, à Aligre, l'ambiance était printanière. Les premières asperges, les premières fraises, et puis... des citrons de Menton ! L
'air était encore bien frais pour les lève-tôt de mon espèce, mais faire le marché sous le soleil était un plaisir dont l'Homme et moi avions été privés depuis plusieurs mois, avec ce terrible hiver. C'était un moment bien agréable.

Je n'ai acheté ni fraises (hors de prix, les françaises), ni asperges (j'attends celles du Val de Loire, les meilleures), mais j'ai trouvé très tentants ces gros citrons un peu irréguliers venus de la Côte d'Azur. Ils évoquent dans mon esprit  la lumière du Sud, les voyages en Méditerranée. Lorsque j'en vois, je songe aux jardins clos de hauts murs de l'île de Procida, près de Naples, derrière lesquels se cachent des milliers de citronniers et d'autres agrumes. Loin au sud-est de Menton...






******


Avec ces citrons de Menton, un plat tout simple, délicieux, pour entrer dans la saison nouvelle : des pâtes au citron (hé hé, vous croyiez que j'allais ENCORE vous proposer une marmelade ? Ce sera pour bientôt, rassurez-vous...)

J'ai mis beaucoup de temps à trouver la recette "idéale" de pâtes au citron : j'en ai essayé beaucoup, beaucoup m'ont déçue. Toujours trop acides, amères, ou au contraire trop fades. Difficile de trouver  un bon équilibre.

Dans cette recette, le parfum de citron est présent, mais il ne s'accompagne ni d'acidité, ni d'amertume : normal, on n'utilise que le zeste, pas le jus du fruit. Bien entendu, la qualité des citrons joue son rôle. Pas besoin de vous faire un dessin : le citron de Menton ne saurait être comparé au citron de base ultra  calibré de la supérette du coin, vendu dans un filet en plastique, dont le zeste n'a presque pas de saveur. 




Pâtes au citron, ail, huile d'olive et parmesan






Préparation : 15 min
Cuisson : dépend des pâtes utilisées !

Pour 4 personnes :

- pâtes fraîches : 400g
- citrons de Menton : 1 gros ou 2 petits pour râper finement le zeste + 1 petit pour le
décor
- gousses d'ail nouveau : 2
- huile d'olive (là encore, de l'huile de bonne qualité sinon ça gâchera tout) : 8 cs
- parmigiano reggiano râpé : 100g
- vinaigre de vin blanc non aromatisé (vinaigre de Reims) : 2 cs



1. Râpez très finement le zeste de citron sans entamer la partie blanche de l'écorce, qui est amère. Hachez menu les gousses d'ail.

2. Dans une petite casserole, faites revenir l'ail dans l'huile d'olive, lorsqu'il commence à dorer légèrement, déglacez avec le vinaigre (ne déglacez pas au jus de citron, cela le ferait brûler et dénaturerait son goût). Donnez quelques tours de moulin à poivre, réservez. 

3. Faites cuire les pâtes al dente (voire un peu moins que cela) dans un grand volume d'eau bouillante salée. Égouttez tout en gardant 5 cl de l'eau de cuisson.

4. Reversez les pâtes et les 5 cl d'eau de cuisson dans une sauteuse antiadhésive, ajoutez l'ail et la déglace au vinaigre, le zeste de citron et la moitié du parmesan râpé. Mélangez rapidement le tout de manière à réchauffer la préparation, sans trop vous attarder pour ne pas que les pâtes soient trop cuites. Si l'ensemble paraît un peu sec, rajoutez de l'huile d'olive. Répartissez
les pâtes dans des assiettes et saupoudrez du reste de parmesan râpé. Décorez chaque assiette d'une fine rondelle de citron, et, si vous aimez, de lanières de zeste prélevées au zesteur.





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Par Natalia - Publié dans : Pasta, riso & cie
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Jeudi 5 juin 2008


Que font une Mangue et une joueuse de casseroles quand le devoir retient leurs chères moitiés loin du nid ?

 

Elles se retrouvent pour une soirée "Dînette et papotage".


Pas n’importe quel papotage : celui d’une syntacticienne et d’une musicologue. Rassurez-vous, elles ne font pas qu’enrichir leur vocabulaire de mots bizarres. Elles parlent aussi des choses de la vie. Elles se laissent aller à des confidences parfaitement futiles. Par exemple, des histoires d'astrologie chinoise.

 
 

Kriskou et Mingou

卧虎藏龙

Wò Hǔ Cáng Lóng

Tigre et dragon*

 


* Mingou et Kriskou / Dragon et Tigre seraient plus polis, j'en conviens. Mais "Tigre et Dragon" est plus évocateur que "Dragon et Tigre". Que Mingou me pardonne. J'espère au moins qu'il n'y a pas de fautes de chinois là dedans...

 

 

Revenons à des choses plus sérieuses. Mingou et Kriskou, donc, se mitonnent un dîner sympa. Loin d'elles la sophistication d'un menu triplement étoilable. Les meilleures choses sont (souvent) les plus simples. Dragon-Mingou et Tigre-Kriskou s'entendent très bien sur ce point (et sur d'autres).


Pour commencer : pasta alla Kriskova ! Une salade d'orecchiette aux accents méridionaux, une salade qui carresse les papilles dans le sens du poil (poil ? Euh ? non z'é pas de seveux sur la langue). Un basique tellement fait et refait que je n'avais jamais songé à en publier la recette. D'après Mingou, la chose est "trop mortelle" : elle n'est pas la seule à l'apprécier, d'ailleurs, son Poulet en redemande, à ce qu'il paraît. Voilà donc une idée de pasta qui mérite, finalement, d'être propulsée sur la blogosphère.



 

Je sais, ce ne sont pas des orecchiette mais des farfalle.

Le soir où Mingou est venue dîner chez Kriskou, l'appareil photo est resté sagement dans son étui. J'ai dû refaire une pasta pour le billet !

 

 


Pasta alla Kriskova


pour 4 à 6 portions en plat principal

- 300g de pâtes au choix : orechiette, mezze penne, farfalle, fusilli conviennent particulièrement bien (éventuellement des pâtes multicolores)
- 100g de tomates confites
- 100g de poivrons rouges, jaunes et verts grillés et pelés
- 100g d'aubergines grillées en morceaux
- 30g de pignons de pin
- 80g de coppa di Parma en tranches fines

Pour la sauce :
- huile d'olive
vinaigre balsamique blanc
piment d'Espelette (1 cc rase environ)
- 1/2 petite gousse d'ail frais ou nouveau (allez-y mollo, pour le goût de la salade comme pour votre haleine)
- 1 branche de basilic frais


1. Pour la salade, on mélange le tout. Etonnant, non ? ;-)

2. Pour la sauce : on écrase un peu les feuilles de basilic dans un mortier, on ajoute l'ail passé au presse-ail, le piment d'Espelette et un peu de fleur de sel. On verse huile et vinaigre (disons 3 cs d'huile et 1 de vinaigre environ). On assaisonne la salade de cette sauce et on réserve au frais au moins 1h avant de déguster
.

 


Les "secrets" de cette salade - si secrets il y a - tiennent à peu de choses, mais il faut quand même être attentifs à certains détails :

- la cuisson des pâtes : 1 min. de moins qu'indiqué sur le paquet, ensuite on égoutte et on passe la passoire sous un filet d'eau froide pour stopper la cuisson. Cela permet d'éliminer un peu d'amidon, les pâtes colleront moins en refroidissant. On assaisonne tout de suite avec un peu d'huile (ceinture et bretelles). C'est bête mais c'est une garantie contre les pâtes trop cuites, trop ramollies, trop collées.


- le vinaigre balsamique blanc, tout en rondeur, légèrement sucré, et pourtant tonique (et tant pis si ça vous coûte un bras et une jambe comme diraient les Brittons).


- la qualité de l'huile d'olive. Je l'ai déjà dit cent fois (enfin, deux ou trois fois au moins) dans ce blog, ça fait une énorme différence. Par pitié, oubliez les huiles acides, oxydées, les mélanges standardisés de votre supermarché, tout "huiles d'olive vierge extra première pression à froid" qu'elles soient. Offrez-vous de l'huile d'olive, de la vraie, chez un marchand spécialisé. J'aime à la folie celles extraites des variétés Frantoio (Toscane, entre autres) ou Coratina (sud de la Botte), elles ont un nez un peu herbacé, une saveur puissante sans âcreté, sans amertume. A réserver aux préparations froides, la cuisson les dénature. 

- les tomates : confites plutôt que séchées (plus charnues et moins acides).


- les légumes grillés tels que les aubergines ou les poivrons peuvent être achetés surgelés. Les faire décongeler au préalable sinon ils risquent de rendre de l'eau et de détremper les pâtes.


- la coppa et les pignons : grillés à sec à la poêle (séparément of course) c'est encore meilleur.


- si vous n'êtes pas réfractaire au fromage, sublimez le tout de quelques bocconcini di mozzarella di bufala ou de quelques copeaux de parmiggiano.

 


Après cette pasta, Mingou et Kriskou ont dévoré d'adorables tartelettes aux framboises garnies d'un macaronage rose tendre. Des tartelettes dont j'attends avec impatience la recette pour les faire goûter à une jeune fille momentanément privée de l'usage du bras gauche, que nous avons recueillie à la maison pour quelques semaines. Les tartelettes de Mingou ne devraient pas déplaire, et devraient pouvoir se déguster d'une seule main ;-) Bon, je vous laisse, je file chez elle récupérer la recette et admirer les photos !

 

 

 

 


Par Natalia - Publié dans : Pasta, riso & cie
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Dimanche 27 avril 2008

 


 


 



Rentrer du travail un peu plus tôt, passer chercher l’enveloppe tant attendue, rentrer chez soi, retarder le plus possible le moment de découvrir le résultat. Se résoudre à sortir la feuille de son contenant. Lire, replier le document. Encaisser le coup avec un certain fatalisme. Statistiquement, ce n’est pas une surprise. Le miracle du bébé-éprouvette n'est pas donné à tout le monde. C'est injuste, mais c'est ainsi.


Déballer un colis de colorants en poudre et songer à la couleur des prochains macarons. Sentir la colère monter. Envoyer à la poubelle, avec fracas, quelques tasses à thé ébréchées que l’on s’obstinait à garder dans un coin, des fois, là aussi, qu’un miracle se produise...


S’en vouloir de ne même plus avoir envie de recommencer, laisser s'installer une tristesse muette qui ressemble à de l’indifférence. Laisser J. lâcher un « M….e ça fait ch….r », ce qui, dans son cas, est l’expression de la plus amère déception. Suivi d'une bonne question : « Qu'est-ce qu'on va faire ? »


Qu’est-ce qu’on va faire ? Comme d'habitude.

- entamer la lecture d’un nouveau roman

- battre son record au Bubble breaker sur le Pocket PC

- se laisser bercer par le style brisé (= arpégé) d’une sarabande, encore une sarabande. D'un luthiste français du 17e siècle, François Dufaut.


 


cliquez sur la photo pour écouter la 'zique

 


- s’offrir les bienfaits d’une molécule miracle pour mettre un terme à cette journée noire, en espérant un puissant effet amnésique au réveil.

- s’habituer une fois pour toutes à ne pas voir le bout du tunnel, tout en se répétant que la voie n'est pas sans issue.

 

 


Un couloir de la BnF


- célébrer le début du printemps (enfin !) avec des asperges vertes, des petits pois, des carottes nouvelles, et des copeaux fondants de parmigiano reggiano. Le tout réuni dans un risotto cremoso cremoso, morbidissimo morbidissimo (j'adore ce mot italien qui signifie "très moelleux", mais il sonne généralement mal aux oreilles des francophones, à qui il rappelle un mot qui n'a pas du tout le même sens...). Ce risotto de printemps est un grand classique italien, comme vous savez sans doute.

 

 



Le risotto al dente et onctueux en même temps, c'est très facile à faire contrairement à ce qu'on peut s'imaginer. Il faut juste choisir de bons ingrédients (des légumes frais, en l'occurrence) et surveiller de près la cuisson du riz au bouillon, ce qui suppose de ne pas s'éloigner de la poêle pendant 15 à 18 petites minutes. C'est tout ! C'est bête comme chou. Et ça en jette, quoi qu'il arrive.


Après ça, on ne peut que continuer à aimer la vie et ses petits plaisirs ! 


Note du 16/05/08 : cette recette est ma contribution au jeu Recettes tradition qu'organise Marie-Laure, dont le site Ô Délices compera bientôt 1000 recettes (bravissima !)

 

 

Risotto onctueux aux asperges vertes


Pour un couple sans enfants :

 

- 100g de riz italien (variété Arborio ou Carnaroli)

- 1 poignée de petits pois frais écossés

- 1 botte d'asperges vertes

- 1 carotte nouvelle

- 2 tiges de cive (ou des etits oignons grelots)

- 1 gousse d'ail nouveau

- 7,5 cl de vin blanc sec

- 3 cs de crème fraîche épaisse : 1 pour lui, 1 pour vous, 1 pour... le plaisir et l'onctuosité

- 1 cs d'huile d'olive

- sel, poivre du moulin

- 30g de parmigiano reggiano en copeaux

- 1 noix de beurre (20g)

- 1 litre de bouillon de volaille + 1 cs rase de fond de veau déshydraté (résultat final plus goûteux...)

 

 

1. Rincer les asperges, les sécher, couper et réserver les pointes.


2. Tailler les tiges d'asperges en brunoise après avoir éliminé les parties filandreuses (s'il y en a). Tailler la carotte de même, en tout petits dés. Emincer les tiges de cive et hacher la gousse d'ail.

Pour faire mes brunoises en 10 secondes top chrono, je dispose d'un instrument génial, repéré dans un catalogue de VPC pour mamies, mais qui me rend bien des services... On pose les légumes sur la grille métallique, on rabat le dessus et hop, on récupère une brunoise parfaitement régulière.


 



3. Faire chauffer le bouillon et la cuillérée de fond de veau dans une casserole. Poser par dessus un panier vapeur avec les pointes d'asperges pour qu'elles cuisent pendant la préparation du risotto (ou faire cuire les asperges à la vapeur, à part) (dans tous les cas, le bouillon doit rester sur le feu jusqu'à la fin de la préparation).


4. Dans une grande poêle, faire revenir les tiges de cive et le riz dans l'huile d'olive, à feu doux. Lorsque le riz devient translucide, ajouter le vin blanc, la brunoise d'asperges et de carottes ainsi que les petits pois.

 

5. Lorsque le riz a absorbé tout le vin blanc, ajouter une première louche de bouillon. Attendre qu'il soit complètement absorbé par le riz avant d'ajouter la deuxième louche. Continuer ainsi de suite jusqu'à ce que le riz soit juste cuit (15 minutes environ). Goûter pour vérifier. Surveiller la cuisson des pointes d'asperges et les retirer du panier vapeur dès qu'elles sont al dente ; les réserver.

 

6. Ajouter au risotto la crème fraîche, les pointes d'asperges et les copeaux de parmesan. Terminer par une noix de beurre coupée en petits morceaux. Remuer délicatement. Goûter et rectifier l'assaisonnement en sel et poivre si nécessaire. Laisser reposer 2 minutes à couvert : il riso sarà più cremoso e morbido, il parmigiano leggermente fuso (riz plus crémeux et moelleux, parmesan légèrement fondu).



Pour finir : il m'arrive de mettre quelques pistils de safran dans le bouillon de volaille. Cela donne une jolie couleur au riz, et un goût caractéristique. Mais je crois que je préfère ce risotto nature. On sent mieux le goût des asperges vertes sans le safran.


 



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Par Natalia - Publié dans : Pasta, riso & cie
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Mercredi 23 janvier 2008

Une blogueuse culinaire parlait récemment, avec l'humour féroce qui la caractérise, de son addiction à la blogosphère culinaire, et des mesures draconniennes qu’elle avait dû prendre pour lutter contre cette dépendance.

Il est certain que tenir un blog expose à de graves risques d'accoutumance. Cela prend (beaucoup) de temps, souvent bien plus de temps que les blogueurs ne veulent l'admettre. D'ailleurs, plus ils sont en état d'addiction, plus ils minimisent le temps passé et nient leur pathologie (c'est comme avec n'importe quelle drogue, n'est-ce pas ?)

Ecrire ne serait-ce qu'un billet par semaine n'est donc pas tout à fait une sinécure. Surtout quand votre hébergeur est connu sous le (sur)nom d’overb(l)og. A chaque mise en ligne, vous vous demandez quelle farce il vous réserve. En même temps, vous n'osez pas vous lancer dans l'aventure d'un changement de plate-forme, c'est au-dessus de vos capacités informatiques.

Après la mise en ligne, en incurable perfectionniste que vous êtes, vous reprenez dix fois le texte pour corriger petites coquilles et aléas de mise en forme. Parfois, de grossières erreurs sur les proportions des recettes viennent se glisser : fautes impardonnables, dont les conséquences pourraient être dramatiques, vu les milliaaards d'internautes susceptibles de vous lire et peut-être d'essayer une de vos recettes (et de les rater à cause de vous, ce qui ruinera forcément votre réputation et votre honneur).

Heureusement, la vie se charge de vous imposer des périodes de sevrage de temps en temps. Surtout quand, en pleine période d’intense création musicologique, votre disque dur (enfin, celui de l’ordi, pas votre cortex, encore que...) vous largue la seule fois de votre vie où vous n'avez pas fait de sauvegarde quotidienne de vos fichiers sensibles.

Le week-end, au lieu d'un sympathique brunch entre blogueurs, au lieu de vous lancer à nouveau dans une galette à la frangipane, vous avez supplié une bonne âme de vous prêter son ordinateur portable (merci pôpa !) et entrepris de refaire le boulot perdu.

Résultat garanti
: vous n'allez même plus envie d'aller sur internet, hormis pour vérifier vos e-mails ou l’état de votre compte en banque. Pour la première fois depuis des mois et des mois, vous avez acheté une soupe toute prête au supermarché. Pour une fois, c'est l'Homme qui, rentré du travail avant vous, s’est mis aux fourneaux.

Comme il vous arrive encore de dormir un peu, ou d’aller au cinéma voir le dernier Ken Loach (terrifiant, mais au moins, en sortant, vous ne risquez plus de vous plaindre de votre boulot), vous avez, en gros, déserté vos blogs préférés depuis une bonne semaine...


... et oublié qu'au mois de décembre, vous avez participé à un concours "Epices : de Marco-Polo à Ali-Baba" organisé par l'association Miam-Miam. En triant des dizaines de courriels non lus, vous vous apercevez avec surprise que vous avez gagné le premier prix avec une recette de riz au lait d'amandes et aux épices douces.


C'est un riz au lait pas classique, sans lait de vache, cuisiné un jour où je n'avais que la boisson aux amandes de marque Bjorg sous la main. Le résultat m'a plu, j'ai trouvé cela non seulement goûteux, mais très digeste. Au lieu du lait d'amandes tout prêt, on peut fabriquer le sien : il suffit de mixer des amandes avec de l'eau ou du lait de vache. Pour les proportions exactes, voyez les recettes de Peggy (Ma dolce vita).

 

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- 1l de lait d'amandes (fait maison ou tout prêt : marque Bjorg, par exemple)

- 100 g de riz rond
- 100 g de sucre (75 g seulement si vous utilisez la boisson amandes Bjorg, déjà légèrement sucrée)

- 1 gousse de vanille

- 1 bâton de cannelle (ou 1/2 cuillère à café rase de cannelle en poudre)

- 5- 6 filaments de safran (ou une dosette de poudre)

- 5 gousses de cardamome verte

- caramel liquide pour accompagner (facultatif)


1.
Faire cuire le riz 3 minutes dans une grande casserole d'eau bouillante additionnée d'une pincée de sel. Egoutter.

2. Porter à frémissement le lait d'amandes avec la gousse de vanille fendue et grattée, et le safran. Ajouter également le bâton de cannelle fendu dans le sens de la longueur et les gousses de cardamome, en prenant soin de les enfermer dans une boule à épices ou un nouet, afin de pouvoir les retirer plus facilement en fin de cuisson.

3. Ajouter le riz et le sucre au lait d'amandes et aux épices. Laisser cuire 30 à 40 minutes à tout petit feu. Retirer la gousse de vanille en fin de cuisson.

4. Déguster tiède ou froid, avec un filet de caramel ou nature.


Attention, à la fin de la cuisson, la préparation doit rester assez liquide. En refroidissant, le riz continue à absorber le lait d'amandes, et l'ensemble prend une consistance crémeuse. Si vous prolongez la cuisson plus longtemps, le résultat risque d'être très sec et bourratif une fois refroidi.

 

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Par Natalia - Publié dans : Pasta, riso & cie
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Lundi 14 janvier 2008


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Après les fêtes, l’actualité alimentaire est à la cure détox. Mais je n'ai nullement l'intention de compenser des excès que je n’ai pas faits (avouez qu'il est rare de faire des indigestions de caviar, en tout cas, je ne connais personne qui s’en soit vanté !). 

Il fait gris, les vacances sont finies (en fait elle n’ont jamais commencé), il y a du travail pour des journées de 48h, et les week-ends sont de véritables marathons. Il faut bien se consoler avec des choses qui nourrissent et qui réchauffent, comme ces pâtes à la carbonara. Espérons que vous les trouverez plus appétissantes que la galette (un sacré four, dites donc...)

Carbonara
et bolognaise sont sans doute les deux façons les plus connues d’accomoder les pâtes. Mais entre la version italienne et son adaptation française, il y a une différence… certaine. Notre bolo nationale croule sous le bœuf haché, tandis que le ragù alla bolognese reste avant tout une sauce à la tomate et aux légumes, même s'il y a un peu de viande. Et notre carbonara dégouline de crème fraîche, un ingrédient qui n'existe même pas en Italie (la panna n'a pas grand chose à voir avec notre crème acidulée).

Ce qui suit est une recette plutôt traditionnelle (authentique ?) de pâtes à la carbonara, extraite d'un charmant petit livre de Toni Vianello, ancien chef du restaurant l'Osteria à Paris.


 

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On y trouve des classiques pas toujours connus de ce côté-ci des Alpes (par exemple la pasta alla zucca, une spécialité de Mantoue) ; et des idées beaucoup plus originales dont je vous reparlerai une autre fois. Pour aujourd'hui, restons dans les choses traditionnelles...

Pasta alla carbonara per due

- 250g de pâtes fraîches : spaghetti, linguine, tagliatelle ou si on suit à la lettre Toni Vianelli, des perciatellini, c'est à dire des spaghettis creux...
- 1 oeuf + 2 jaunes
- 50g d'un mélange de pecorino et de parmesan (ou tout parmesan, si vous ne trouvez pas de pecorino)
- 100g de pancetta découpée en dés
- poivre du moulin

1. Faites rissoler la pancetta à sec, à feu vif, jusqu'à ce qu'elle dore (Vianello la fait rissoler dans de l'huile d'olive, mais comme je veux mettre la terre entière au régime - dixit J. - j'omets l'huile. Réserver au chaud sans jeter la graisse.

2. Faites cuire les pâtes al dente dans un grand volume d'eau bouillante salée. Pendant ce temps, battez l'oeuf entier et les jaunes avec la moitié du mélange pecorino-parmesan. Poivrez généreusement.

3. Egouttez les pâtes en prenant soin de garder un peu d'eau de cuisson (env. 5 cl maxi) au fond de la marmite. Reversez les pâtes dans la marmite chaude, ajoutez la pancetta et sa graisse puis le mélange oeuf-fromage et remuez vivement : avec la chaleur, les oeufs et l'eau de cuisson vont former une sauce onctueuse

4. Ajoutez alors le reste de fromage râpé, mélangez une dernière fois et servez immédiatement.


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Depuis que je l’ai testée, je suis restée fidèle à cette recette simplissime dont j'adore le goût d’oeuf mêlé au lard grillé. Ce goût, on ne le trouve pas (ou alors très atténué) dans les recettes "à la française". Rien n'empêche pour les inconditionnels de rajouter une lichette de crème liquide, si on aime avoir une sauce plus abondante (je le fais quelquefois). En principe, si on utilise suffisamment d'eau de cuisson, le résultat
est très crémeux et plus digeste qu'avec une grande quantité de crème fraîche.

Finalement, je trouve que cette carbonara a toute sa place dans les menus "détox" du mois de janvier !



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Par Natalia - Publié dans : Pasta, riso & cie
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