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Des confitures

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 22:00

gelee limette 3



Avant la naissance de mini Kriskou, on était contre l'idée de lui donner une sucette. Surtout le papa d'ailleurs. Ce truc fourré dans le bec d'un bébé, quelle horreur. Quelle honte, ces parents qui prétendent contrôler les émissions sonores de leur progéniture...

Après trois semaines de nuits blanches et de journées noires, j'ai essayé pour voir (et ne plus entendre). Cela a été assez miraculeux.

A 2 mois, elle dormait plutôt bien, avec ou sans.

A 4 mois, c'était devenu son objet fétiche. On a commencé à se lever 1, 2, 3 et même 4 fois par nuit pour la lui remettre, sinon, c'était 1h de hurlements déchirants.

A 5 mois, le pédiatre nous a sévèrement rappelés à l'ordre : surtout pas pour dormir, c'est l'esclavage assuré. On a tenté un sevrage. On a craqué au bout de 2 nuits. Lui enlever après lui avoir donnée, ça oui, c'était cruel.
 
Vers 7 mois, youpi, elle a su la remettre toute seule. On allait enfin avoir la paix. Pour assurer le coup, on en a mis une deuxième dans son lit, au cas où elle perdrait la première. Du coup il lui en faut deux. Quelques minutes de dégustation comparée et elle s'endort paisiblement. 

Le problème c'est qu'il faut parfois se lever 2, 3 fois par nuit si les deux tétines ont disparu, enfouies derrière la nuque ou sous la turbulette.

11 mois plus tard, épuisée, désespérée, j'ai fini par acheter un accessoire affreux, signe infamant de l'addiction à la sucette : l'attache-tétine. Je m'étais pourtant jurée de ne jamais en arriver là...

Mini Kriskou dort maintenant avec une tétine reliée à sa turbulette par un petit ruban (court, pour éviter tout risque...) et une tétine "libre" de toute attache. Ce soir, au coucher, elle a préféré prendre la tétine libre. Aussitôt après, elle m'a tendu l'autre, reliée à sa turbulette, me l'offrant avec insistance jusqu'à ce que je la prenne dans ma main. Je ne sais pas ce que cela voulait dire, mais la scène était pour le moins cocasse








Gelée de limettes ou citron-bergamote


Comme promis et en espérant que cela fasse venir le printemps...


gelee limette 2


Préparation en deux étapes, séparées par une nuit au moins.

Pour 3 à 4 pots de 300g environ

- 1 kg de pommes Granny Smith bio (non traitées)
- 1 litre d'eau
- 500g de limettes (citron-bergamote, ou citron doux de Tunisie : si vous ne voyez pas de quoi il retourne, cliquez ici)
- 1 citron
- sucre blanc (quantité variable selon le poids de jus obtenu)


1. Couper les pommes en quartiers sans les peler ni les épépiner. Faites les cuire avec l'eau pendant 30 minutes environ, à feu doux. Eteignez le feu et laissez refroidir complètement. Récupérez le jus de cuisson obtenu (il aura beaucoup réduit lors de la cuisson). Pressez un peu les pommes avec le dos d'une écumoire pour en extraire le reste de jus et de pectine, mais pas trop pour ne pas diluer la pulpe dans le jus, ce qui nuirait à la transparence de la gelée (j'ai toujours tendance à écraser un peu les pommes, du coup mes gelées sont rarement très très translucides, mais je m'en fiche !). Filtrez le jus obtenu dans un chinois très fin ou à l'aide d'une étamine à confiture. Laissez reposer une nuit au frais (ou plus si ça vous arrange).

2. Le lendemain, pressez le jus du citron et des limettes. Filtrez bien pour ne pas garder de pulpe. Ajoutez ce jus au jus de cuisson des pommes. Pesez l'ensemble et ajoutez 750g de sucre pour 1kg de jus. Versez ce jus dans une bassine à confiture ou une marmite.

3. Taillez les écorces de 2 limettes en très fines lanières au couteau ou aux ciseaux (les lanières doivent faire moins d'1 mm de large si possible). Jetez les autres écorces. Disposez les lanières d'écorces dans une casserole, couvrez d'eau froide et portez à ébullition. Retirez du feu, égouttez, rincez à l'eau froide, égouttez à nouveau. Recommencez l'opération et laissez bouillir les écorces jusqu'à ce qu'elles soient translucides.

4. Ajoutez les écorces blanchies au jus additionné de sucre. Faites cuire votre gelée à feu vif en remuant souvent et en surveillant bien la gélification. Dès qu'une goutte de gelée posée sur une assiette froide se fige et plisse si on incline l'assiette, la gelée est suffisamment prise. Mettez en pot, retournez les pots pour stériliser les couvercles, retournez à nouveau et laissez refroidir.


gelee limette 1





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Par Natalia - Publié dans : Des confitures
Mettre son p'tit grain de sel - 10 autres p'tits grains de sel
Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 15:34

 Confiture-de-kumquats-2.jpg


Ces dernières semaines ont été désagréables. Les pieds dans la boue, les mains crevassées par le froid, l'esprit engourdi, l'âme déboussolée.

Mais l'hiver touche à sa fin. Un premier crocus est sorti.



 
premier-crocus-2010.jpg


Un parterre de jonquilles n'attend plus que quelques rayons de soleil pour s'épanouir sous la fenêtre de ma cuisine. Mésanges, grives, chardonnerets, verdiers, rouge-gorges, tourterelles ont pris leurs quartiers depuis que nous leur avons constitué un petit garde-manger.



*********




Ces deux derniers mois, j'ai aligné pas mal de pots de confiture dans un placard au frais, sous l'escalier. Je crois que ce sera tout pour cette année : les bons agrumes se font rares.

Aux traditionnelles marmelades d'
oranges amères, j'ai ajouté à la "collection hiver 2010" (comme diraitLoukoum°°°
) une confiture de kumquats : assurément le must de la saison, un luxe aussi, vu le prix de ces petits fruits et le temps qu'il faut pour les épépiner.

La recette est inspirée de celle de Christine Ferber. J'ai ajouté de l'eau en cours de cuisson car la quantité de liquide m'a paru nettement insuffisante. Si j'avais suivi les proportions à la lettre, les kumquats seraient restés durs et le sirop aurait été très collant. Avec 15 cl de liquide supplémentaire, la consistance des fruits est parfaite, ils sont tendres et fondants, et puis le résultat n'est pas trop sucré. J'ai horreur des confitures où le goût du fruit est anéanti par celui du sucre et malheureusement, je trouve que les recettes de la Fée des confitures sont souvent bien trop sucrées (oui, cette critique peut paraître prétentieuse !). Après maintes expériences déçues, j'ai pris l'habitude, lorsque je puise dans les recettes de C. Ferber, de diminuer systématiquement la quantité de sucre de 150 à 200g pour 1kg de fruits. Rassurez-vous, cela ne nuit pas à la prise en gelée (je n'aime pas plus les confitures liquides que les confitures archi-sirupeuses).

 


Confiture de kumquats



Confiture-kumquats.jpg



- 800 g de kumquats non traités (en épicerie bio)
- 800 g de sucre blanc
- 20 cl de jus d'oranges fraîchement pressées (parce que le kumquat est un fruit très peu juteux)
- le jus d'1
citron
- 15 à 20 cl d'eau (de source ou filtrée)
- 200 g de gelée de pommes vertes (on peut s'en passer, voyez ci-dessous*)



1. 
Rincez et brossez les kumquats à l'eau froide, coupez les en petits morceaux et mettez de côté, dans une mousseline, tous les pépins.

2. Dans une bassine à confiture ou une grande marmite, mélangez les kumquats en morceaux, le sucre, le jus d'orange, le jus de citron, l'eau et la mousseline renfermant les pépins. Portez à ébullition, puis laissez refroidir et mettez au frais pour une nuit (en couvrant la marmite).

3. Le lendemain, refaites la même opération : portez à ébullition, éteignez le feu, laissez refroidir, remettez au frais pour une nuit.

4. Le 3e jour, portez à ébullition, écumez, ajoutez la gelée de pommes vertes, cuisez à feu moyen et à découvert jusqu'à ce que les kumquats soient tendres et que le sirop ait atteint le point de gélification (15 à 25 minutes environ). Mettez immédiatement en pots après avoir retiré la mousseline. Couvrez les pots, retournez-les quelques minutes pour stériliser les couvercles, retournez à nouveau et laissez refroidir.


* La gelée de pommes vertes entre dans pas mal de recettes de C. Ferber et c'est un vrai tracas pour qui n'a pas de verger à sa disposition. Il s'agit de pommes de jardin cueillies avant maturité, dont on fait de la gelée qui permet de faire prendre les confitures de fruits ayant peu de pectine (c'est le cas du kumquat). Il est possible d'utiliser, à la place, une gelée de pommes Granny Smith, plus faciles à trouver que des pommes pas mûres : c'est un peu moins riche en pectine mais ça marche quand même et cela ne donne pas de goût de pomme à la confiture.


Certains préconisent de prendre du jus de pomme : pour avoir essayé, je peux vous dire que l'efficacité du jus de pomme est proche de zéro pour la prise en gelée. La pectine se trouve essentiellement dans la peau, la chair et les pépins des fruits, pas dans le jus, a fortiori celui du supermarché du coin. En plus, le jus de pomme donne à la confiture... un goût de pomme !

 

La solution la plus simple consiste à laisser tomber cette histoire de pommes et à utiliser, tout simplement, un sucre gélifiant spécial confitures (type Gelsuc) au lieu du sucre normal. Il suffira d'ajouter un peu plus d'eau (20 à 25 cl au lieu de 15) pour retrouver une quantité de sirop équivalente à celle que l'on obtient après ajout de la gelée de pommes vertes.

 

Confiture-kumquats-1.jpg



Il faut que je vous laisse. Mini Kriskou en a assez de jouer seule dans son parc. La prochaine fois, je vous donnerai la recette d'une gelée d'oranges douces (pour ceux que l'amertume et une grande quantité d'écorces rebutent).


Gelee-d-oranges.jpg


et celle d'une gelée de limettes (ou citron-bergamote) déjà annoncée lors du dernier billet.

gelee-limette-2.jpg


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Par Natalia - Publié dans : Des confitures
Mettre son p'tit grain de sel - 10 autres p'tits grains de sel
Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /2009 10:46

 

 



 


Une confiture où tous les ingrédients sont verts : le citron, qui relève plus agréablement le goût de la reine-claude que son cousin jaune, la verveine citronnelle, qui apporte une délicate fraîcheur. Verveine et prune, c'est un mariage parfait : à tester absolument. L'idée est piquée à D., qui nous l'avait fait découvrir l'an passé avec un (gros) pot de mirabelle qui a été englouti en un temps record.

Comme la reine-claude est très sucrée et peu riche en pectine (surtout quand elle est très mûre comme celles que j'avais cueillies), il est impossible d'obtenir une confiture qui se gélifie toute seule. Tout au plus pourra-t-on la rendre sirupeuse en la cuisant plus longtemps (ce qui anéantit le goût sans pour autant donner une consistance agréable).

Donc, à moins d'aimer les confitures liquides (ce n'est pas mon cas, même si je ne suis pas non plus pour le bloc gélatineux que sont trop souvent les confitures industrielles), il faut tricher un peu : soit ajouter au sirop au début de l'étape 4., 1 cc d'agar agar dilué dans 3 cs d'eau froide, soit ajouter un sachet de Vitpris ou de Priz (c'est à dire de la pectine). Une autre solution consiste à incorporer à la confiture de la gelée de pommes (je ne pratique pas, car la pomme donne un goût, forcément...)



Confiture de reines-claudes à la verveine citronnelle






Pour env. 4 pots de taille moyenne (375g) :

- reines-claudes bien mûres (pas trop quand même) : 1,5 kg (poids dénoyautées)
- sucre blanc : 750g
- citrons vert : le jus de 2 petits
- verveine citronnelle fraîche : une vingtaine de feuilles
- agar agar : 1 cc rase
ou 1 sachet de Vitpris ou de Priz


1. Lavez les reines-claudes, séchez-les, coupez-les en deux et retirez les noyaux.

2. Mettez dans une marmite à fond épais ou un grand wok, ajoutez le sucre et le jus des citrons, portez à ébullition 2 minutes et éteignez le feu. Laissez mariner à température ambiante 4h.

3. Au bout de ce temps, égouttez les prunes pour ne garder que le sirop (cela permet de conserver de beaux morceaux).

4. Ajoutez au sirop soit l'agar agar dilué dans l'eau, soit le sachet de Vitpris ou de Priz, ainsi que la moitié des feuilles de verveine. Mélangez bien. Portez à ébullition. Ajoutez alors les fruits et cuisez la confiture 3 à 5 minutes maximum.

5. Retirez les feuilles de verveine flétries par la cuisson avec une écumoire. Répartissez les feuilles fraîches restantes sur les parois de chaque pot de confiture et remplissez vos pots.


Les pots non ouverts se conserveront 3 mois à température ambiante, si vous souhaitez une conservation plus longue, mettez-les au réfrigérateur. Si vous voulez une confiture "longue conservation", augmentez la quantité de sucre à 1 kg (pour 1,5 kg de fruits), mais attendez-vous à ce que le résultat soit un peu trop sucré et qu'on ne sente pas beaucoup le goût de la reine-claude...




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Par Natalia - Publié dans : Des confitures
Mettre son p'tit grain de sel - 7 autres p'tits grains de sel
Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 00:00






L'idée d'associer pêches et safran m'est venue en croisant (chez P. Hermé) une confiture de C. Ferber dénommée "Eden" : abricots, pêches et safran.

Curieusement, abricots et pêches cuisinés ensemble ne me transportent pas au paradis. Chacun de ces fruits a bien trop de personnalité pour pouvoir se marier à l'autre sans engendrer quelque cacophonie. C'est un peu comme l'association fraises-framboises. Pas ma tasse de thé. Chacun ses goûts.

J'ai donc laissé tomber l'abricot et gardé l'idée de relever la pêche (impérativement blanche) d'une pointe de safran. Exquis ! Fameux ! A tester d'urgence !

Il est d'usage de peler les pêches pour en faire de la confiture. Je ne le fais jamais. La peau permet d'obtenir une confiture en camaïeu de rose-orangé aussi belle à voir qu'à déguster. Elle ne gâche en rien le goût ou la texture de la confiture. Alors pourquoi se fatiguer inutilement ?




Confiture de pêches blanches au safran d'après C. Ferber










Pour 2 pots moyens :

- pêches blanches : 500g
- sucre : 350g
- une dizaine de filaments de safran



1. Ebouillantez et pelez les pêches (si vous y tenez, je ne le fais pas).

2. Coupez les fruits en morceaux ou en petites tranches. Ajoutez le sucre et le safran, portez le tout à ébullition, puis laissez refroidir et entreposez au réfrigérateur pour la nuit (ou la journée, soit entre 8 et 12h).

3. Egouttez les fruits de façon à ne garder que le sirop. Portez ce sirop à 110°C. Ajoutez les pêches, faites cuire encore 5 minutes jusqu'à ce que les fruits soient translucides et que le sirop fige si l'on en verse une goutte sur une assiette froide. Ecumez.

4. Mettez en pot, fermez les couvercles, retournez 2-3 minutes pour stériliser les couvercles, retournez à nouveau et laissez refroidir. Attendez 8 jours avant de déguster.








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Par Natalia - Publié dans : Des confitures
Mettre son p'tit grain de sel - 12 autres p'tits grains de sel
Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 17:00






Une confiture d'abricots cuite en deux temps afin de garder de jolis morceaux de fruits.

L'alliance abricots/lavande est subtile si dosée avec modération. Sinon, vous aurez l'impression de croquer dans un pain de Monsavon. Avec 1 c. à soupe rase pour 500g de fruits, on ne prend pas trop de risques.

Le petit plus qui fait la différence : 2 cuillérées à soupe de miel ajoutées en fin de cuisson.

Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de cuisiner les fleurs, je préfère préciser qu'il s'agit de lavande officinale  (Lavandula officinalis) et surtout pas de lavandin (le lavandin est l'ersatz qui garnit vos coussins et pots-pourris mais que l'on appelle abusivement lavande dans bien des cas).

Si la lavande n'a pas vos faveurs, ne vous enfuyez pas pour autant : faites la même recette mais avec du romarin (frais de préférence). Le mariage est tout aussi délicieux.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, mon humeur est plus aux gros soupirs qu'aux babillages.

Bonne semaine et
n'oubliez pas de vous précipiter sur les derniers abricots de l'été 2009 !





Confiture d'abricots à la lavande







Pour 2 ou 3 pots de taille moyenne (250 à 300g) :

- abricots : 500g (fermes voire un peu acide, ce n'est pas grave, la confiture prendra mieux)
- sucre blanc : 350g
- eau : 5 cl (si les abricots sont très mûrs, remplacez par le jus d'un citron)
- lavande séchée : 1 cs rase
- miel (lavande, acacia ou mille fleurs) : 2 cs


1. Porter à ébullition les abricots (dénoyautés, coupés en morceaux si très gros), le sucre, l'eau (ou le jus de citron) et les fleurs de lavande enfermées dans un nouet (ou une boule à épices). Eteindre le feu, laisser macérer 4 heures minimum, à température ambiante.

2. Au bout de ce temps, égoutter les abricots et les réserver dans un bol. Cuire le sirop (sans retirer le nouet) jusqu'à ce qu'il commence à épaissir, puis reverser les abricots dans la marmite, poursuivre la cuisson jusqu'à ce que la confiture prenne. Ajouter le miel, donner un dernier bouillon. Retirer le nouet, écumer si nécessaire et mettre en pots.







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Par Natalia - Publié dans : Des confitures
Mettre son p'tit grain de sel - 13 autres p'tits grains de sel
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