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Samedi 12 avril 2008

 

 

 

Une promenade culinaire m'a récemment conduite chez Gato Azul. J'y ai trouvé quelque chose de très beau et de très surprenant. Pas une recette inouïe ou une idée de génie (je ne veux pas dire que ce blog n'en compte pas !). Pas d'ingrédient insolite en passe de devenir du dernier chic bloguistique comme le seva (notez au passage que yuzu, pandan, fève tonka et matcha sont complètement has been).


Non, j'ai été surprise par une musique peu habituelle sur la Toile. La mélodie pudique et contemplative d'une sarabande. Je suis restée plusieurs minutes, accablée par l'émotion, savourant chaque note, écoutant la pièce en boucle. Un plaisir mêlé à une sensation d'étrangeté. Une sarabande pour luth sur un blog de cuisine ! L'auteur de la pièce ? Sylvius Leopold Weiss, un contemporain de Bach, le plus grand luthiste du 18e siècle. Un Polonais (si l'on peut considérer comme tel un homme né en Silésie en 1687).


Le luth est l'instrument dont j'ai rêvé pendant des années avant de commencer à en jouer. La forme en poire, le dos côtelé, le manche cassé, la sonorité douce et raffinée, cela m'a toujours fascinée.


Dans la famille, tout le monde lit la musique. Je suis tombée dans la marmite très tôt, presque avant de savoir lire tout court. Côté maternel, la musique, c'était surtout (je devrais dire seulement) la guitare. Ascendence ibérique oblige... J'ai donc commencé la guitare sous l'égide de mon grand-père, pédagogue austère ne jurant que par la méthode Pujol - des milliers d'exercices aussi efficaces que peu avenants. Ensuite, je suis entrée au conservatoire.


Les années passant, j'ai commencé à me sentir à l'étroit avec la guitare. J'aimais la musique ancienne. Je regrettais de ne pouvoir jouer dans l'orchestre, avec mes copines. Rien de tout cela n'était fait pour la guitare. Quelle frustration.


Mon frère a été plus habile : lui, c'était le piano ou rien. Mes parents ont froncé le sourcil mais ont cédé. Le plus drôle, c'est qu'après avoir été un excellent pianiste, il s'est épris de guitare. Dans son répertoire plutôt électrique que classique, n'empêche, il est sacrément fortiche. 


Vers 15 ans, j'ai suggéré à mes parents de me laisser apprendre un 2e instrument. Je lorgnais sur le violoncelle (le luth était encore du domaine de l'imaginaire pur). On a jugé que c'était déraisonnable. Je faisais bien assez de choses. Après, il y a eu la prépa, le(s) concour(s), les études, puis le boulot. J'ai continué à gratter (je déteste ce mot) de temps en temps, mais j'étais insatisfaite tant de l'instrument que de mes performances déclinantes. Je songeais de plus en plus à passer au luth…


Un jour, ce rêve est devenu réalité. Mon luth est venu de la forêt de Brocéliande, mon professeur d'Argentine. J'ai partagé des moments uniques avec d'autres amateurs de musique ancienne. 







Puis il y a eu le départ au
Sénégal. Là-bas, point de luthiste, point d'ensemble, point de professeur. J'ai perdu la main. Depuis le retour à Paris, le luth est dans sa boîte, dans un petit coin, comme en disgrâce. Le temps que je consacrais au luth, je l'ai donné aux Casseroles, d'une certaine manière. On ne peut pas tout faire... Mais je me dis que je pourrais parler un peu plus de musique, après tout, sur ce blog.


La rencontre inattendue avec la Sarabande de Weiss m'a fait ressortir un disque pas vraiment exceptionnel, mais dont vous apprécierez, comme moi, je pense, la délicieuse pochette. La petite histoire dit que Bach et François Couperin entretenaient une correspondance, aujourd'hui disparue : Mme Couperin se servait de ces lettres pour couvrir ses pots de confiture...










Confiture de rhubarbe et fraises des bois
comme chez les Couperin






Pour deux petits pots environ :

- 500g de rhubarbe (un peu rose de préférence, pour obtenir une couleur bien acidulée...)
- 300g de sucre
- 1 petite barquette de fraises des bois (environ 100g) (à défaut, des Mara des bois, ou des fraises d'une autre variété selon la saison)
- le jus d'un demi-citron

Eplucher un peu la rhubarbe si elle est filandreuse. Tailler les tiges en deux dans la longueur puis découper en tronçons de 2 cm de long environ.

Couvrir avec le sucre et laisser macérer à température ambiante pendant 12 heures environ.

Au bout de ce temps, ajouter le jus du demi-citron et les fraises des bois entières. Faire cuire à feu vif jusqu'à atteindre le point de gélification (105° C environ). Mettre en pots, retourner les pots fermés quelques minutes, puis laisser refroidir.

Couvrir les couvercles des pots avec le manuscrit de votre choix (musical pour moi). 


Consommer dans les 6 mois et conserver en lieu frais (cave, à défaut au réfrigérateur) car cette confiture contient peu de sucre. Ne vous inquiétez pas de la prise, la rhubarbe est riche en pectine.

Avec du mascarpone parfumé au sirop de gingembre et quelques fraises des bois fraîches, cela fait un dessert de printemps tout frais et pimpant.

N.B. : après dégustation, prenez soin de conserver le bout de manuscrit qui recouvre les pots de confiture et d'en faire don à la
Bibliothèque nationale de France, vous régalerez des générations de bibliothécaires et de chercheurs...

N.B. (2) : on peut corser cette confiture avec 30g de gingembre confit haché, ajouté en fin de cuisson.





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par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Dimanche 2 mars 2008

 

 

Planche-marmelades.jpg


J'ai
déjà dit combien j'aimais les marmelades d'agrumes et les agrumes confits. C'est un peu à cause de mon obsession confiturière que j'ai décidé d'ouvrir un blog de cuisine.

J'adore préparer les confitures. Mais en fait je n'en mange pas beaucoup. Juste un peu le matin, sur les tartines. Le plus souvent, cependant, je préfère une bonne tartine de beurre salé. Ce n'est qu'à la 2e, voire à la 3e tartine que je mets de la confiture (si 3e tartine il y a... lorsque la journée s'annonce chargée !).

Heureusement, J. aurait plutôt tendance à y aller à la louche, du coup nos stocks s'écoulent sans problème.

Lorsque j'étais à Dakar, j'ai tant
fait de marmelades d'agrumes (il y avait beaucoup de pamplemousses dans les jardins des voisines...) que j'ai fini par aimer le rituel qui s'est installé autour de leur préparation : éplucher les fruits, retirer et couper la chair, récupérer le jus et les pépins, tailler très finement les zestes (pour ce faire je m'installais confortablement sur la grande table de la terrasse, avec ma planche à découper et une paire de ciseaux, bien plus facile à manipuler qu'un couteau je trouve). 

Oui, c'est vrai, les marmelades d'agrumes sont un peu longues à préparer : il faut laisser mariner les fruits et la cuisson se fait en plusieurs étapes. Mais le résultat en vaut largement la peine. Quel délice, ce goût à la fois amer, doux, acide et sucré... Quel enchantement pour les yeux, ces écorces suspendues dans un sirop translucide...

Quand on se lance pour la première fois dans une marmelade d'agrumes, il est plus prudent de n'utiliser que très peu de fruits. Compte tenu de la quantité d'eau qu'on va y ajouter, avec 500g d'oranges à peine, on obtient 3 à 4 pots de marmelade. Si le résultat est conforme à vos espoirs, vous serez ravi d'en avoir non seulement pour votre consommation personnelle, mais pour offrir. Si c'est un peu moins bien que prévu... aïe, va falloir écouler le stock ! Donc avant de s'en mettre pour un placard entier, mieux vaut peaufiner son entraînement. D'ailleurs, même quand on est bien rodé, il est plus facile de travailler avec 1 kg de fruits maximum (ça vaut pour toutes les autres sortes de confitures). Surtout dans une cuisine de Parigote (moins de 4 m2 en général).


En matière de marmelade d'agrumes, il existe plusieurs écoles et d'innombrables variantes. Voici, en très gros, les options possibles.



Méthode 1. THE Traditional British marmelade

Principe : cuisson des fruits entiers pendant 3 heures, à l'eau ; taille des écorces, récupération de la pulpe, cuisson de cette pulpe avec 1/4 du liquide de cuisson initiale (vous suivez toujours ?). Décantation pendant une nuit de la pulpe ainsi cuite, récupération du jus obtenu et (surtout) de la (précieuse) pectine qui s'en est extrait (donc opération incontournable de pressage dans une étamine). On remet le tout dans le jus de cuisson initial (qu'il aura donc fallu garder depuis la veille), on ajoute le sucre (qu'on aura fait réchauffer au four pour qu'il fonde plus vite). On cuit à nouveau pendant 3 heures.

Avantages : so British (et très bon, il faut le dire !)

Inconvénients : long, un peu fastidieux (tailler les écorces ramollies par la cuisson, sympa...) et pas très écolo (6h de consommation de gaz ou d'électricité !). Avec une cuisson aussi longue, la couleur de la marmelade devient ambrée voire carrément brune, si vous aimez les confitures d'agrumes pour leurs couleurs pétantes, c'est un peu loupé.

Mais cela reste la méthode idéale pour les agrumes très amers dotés d'une écorce épaisse : orange amère (orange de Séville ou bigarade), pamplemousse (le vrai, à peau épaisse), cédrat, etc.

 

Marmelade d'oranges amères de Delia Smith testée et.
approuvée par
Pascale Weeks

 

 


Méthode 2. La confiture d'agrumes

Principe
: on ébouillante les fruits entiers dix minutes, puis on découpe la chair et la moitié des écorces. On cuit 20 minutes environ, avec le même poids de sucre, sans macération préalable. En fait, c'est une confiture, pas une marmelade.

Avantage : la couleur des fruits est préservée car la cuisson est brève.

Inconvénients : les écorces resteront amères et plutôt dures. La confiture obtenue est assez compacte (peu de sirop) et donc difficilement tartinable. Oui, on peut toujours mixer les écorces plutôt que de les tailler en lanières. Mais je trouve que c'est assez moche à voir... et ça ne change rien à l'amertume.

Si vous aimez la douceur, passez votre chemin. Encore plus si l'idée de mixer les écorces d'agrumes vous fâche. En revanche, ce type de confiture convient assez bien dans des marinades ou comme accompagnement de plats salés, éventuellement dans des gâteaux (à la place des écorces d'orange confites...).

A la rigueur, on peut utiliser cette méthode pour de toutes petites clémentines à peau très fine qui ont peu d'amertume et beaucoup de pulpe et de jus.





Méthode 3. Celle qu'on peut éventuellement oublier…

Principe : macération des fruits entiers dans l'eau froide pendant 1 ou 2 jours, avec changement d'eau toutes les 12 heures. Passé ce temps, on égoutte, on taille en rondelles, on remet dans de l'eau, on ajoute le sucre, et on fait mariner encore 24h. Puis on cuit une vingtaine de minutes à feu vif.

Avantages : il doit y en avoir, je cherche.

Inconvénients : il faut penser à changer l'eau, avoir de grandes bassines et un peu de place. Le découpage des fruits en rondelles, après trempage, n'est pas une sinécure, même avec un couteau très bien affûté : quand on arrive à la deuxième moitié du fruit, les tranches deviennent irrégulières et de plus en plus épaisses (risque sérieux de déraper et de se couper les doigts, car les écorces se sont ramollies au trempage). On obtient une marmelade avec de très gros et très longs morceaux d'écorces (car évidemment les tranches restent rarement entières à la cuisson). A moins d'être un pro de la découpe de rondelles, esthétiquement, ça n'apporte rien, et en plus, ce n'est pas du tout pratique à étaler sur les tartines (ou à mélanger au yaourt pour ceux qui n'aiment pas les tartines de confiote ;-).

J'ai testé sur des clémentines, ça marche mais ça reste fastidieux à cause de la taille des écorces. 


Marmelade-de-cl-mentines.jpg

 

En fait, on peut oublier cette méthode peu pratique, sauf si c'est celle qui se transmet de génération en génération dans votre famille, et que vous ne voulez pas passer pour un(e) traître(sse).




Méthode 4. Celle qu'on peut adopter sans états d'âme

Principe : On fait macérer ensemble pulpe et écorces taillées en très fines lamelles dans de l'eau, de 12 à 24h. On fait cuire le tout 2h à tout petit feu, à couvert. On ajoute le sucre, on laisse à nouveau macérer 12 à 24h. On cuit à feu vif pendant une vingtaine de minutes.

Avantages : simple, résultat esthétiquement et gustativement très chouette : couleur des fruits préservée, sirop translucide et abondant, zestes tendres, bon équilibre douceur /amertume et acide/sucré (je déteste les marmelade qui ressemblent à des sirops sucrés et insipides).

Cette méthode convient à tous les agrumes, y compris l'orange amère. Il suffit de moduler la quantité d'eau et de sucre et les temps de macération et de cuisson selon l'épaisseur de l'écorce et l'amertume des fruits.

Inconvénients : je cherche... aidez-moi !
 

 

 

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… et si vous souhaitez goûter, j'envoie des échantillons …

 

 



La marmelade du jour : aux oranges sanguines

 




Pour 3 à 4 pots moyens (type "Bonne Maman") :

- 500 g d'oranges sanguines (choisissez des fruits à peau fine de préférence en magasin bio pour qu'ils ne soient pas traités)

- le jus de 2 citrons jaunes

- 1 litre d'eau de source

- 750 g de sucre blanc (on peut descendre à 700g si on aime les marmelades un peu acides)



1. Lavez soigneusement les oranges sous l'eau chaude. Séchez-les, ôtez le pédoncule. Entaillez-les et épluchez-les de façon à obtenir des quartiers d'écorce à peu près réguliers.

2. Coupez la chair en dés et les écorces en lanières d'environ 1 à 2 mm de large (c'est fastidieux mais plus joli que de tout passer au mixeur...). Récupérez les pépins s'il y en a et mettez-les dans un nouet. S'il n'y en a pas, ce n'est pas grave, il y a suffisamment de pectine dans l'écorce pour que la marmelade prenne.

3. Faites macérer la pulpe, les écorces, le nouet avec l'eau de source pendant 24 heures, à température ambiante.


4. Au bout de ce temps, versez le tout dans une large marmite à fond épais, portez à ébullition. Couvrez de façon à laisser juste un peu d'espace pour l'évaporation (le jus ne doit pas trop réduire) et faites frémir à feu très doux pendant 2 heures, sans écumer.

5. Retirez du feu, ajoutez le jus de citron et le sucre jusqu'à ce que ce dernier soit complètement dissous. Laisser à nouveau macérer 24 heures.

6. Au bout de ce temps, mettez la marmite sur feu vif et faites cuire la marmelade : comptez environ 20 minutes après reprise de l'ébullition. Les écorces vont devenir translucides. La température ne doit pas dépasser 105°C à 106°C. Vérifiez la nappe en faisant le test de l'assiette froide. Ecumez au besoin mais seulement en fin de cuisson.

7. Mettez en pots, fermez les couvercles et retournez les pots quelques minutes. Laisser refroidir.


Attendez 10 jours minimum avant de déguster ! La marmelade se bonifie en vieillissant. Si vous attendez plus de 1 an, elle sera toujours aussi bonne, mais sa couleur aura tendance à foncer et se ternir... 

Dernière chose : la consistance du sirop paraît généralement très liquide au terme de la cuisson, ne vous y fiez pas. La marmelade va se gélifier en refroidissant. Si vous prolongez trop la cuisson, elle sera dure et sèche...


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D'autres recettes de marmelades sur ce blog :

- Marmelade de clémentines
- Marmelade de pamplemousses
- Marmelade de pamplemousses et mandarines


D'autres conserves d'agrumes :


-
Gelée d'agrumes aux fleurs d'oranger
- Ecorces de pamplemousse confites au miel et à la fleur d'oranger
- Kumquats confits au sirop de combava
- Confit d'écorces de mandarines au miel




par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Samedi 21 juillet 2007



Ce n'est pas parce que je n'ai plus de mangues à me mettre sous la dent que mes envies de confitures diminuent. L'obsession persiste, bien au contraire. Les étals de fruits de saison me donnent envie d'enrichir les stocks faits à Dakar des saveurs estivales bien de chez nous.



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J'ai succombé au charme d'une confiture d'abricots que ma mère a réalisée récemment d'après une recette du magazine Avantages - un magazine que je n'achète jamais, bien qu'on y trouve des fiches cuisines vraiment bien faites.

En fait cela fait très longtemps que je boycotte totalement la confiture d'abricots. J'ai en horreur celles du commerce. Pareil pour la fraise, d'ailleurs. Je les ai boudées pendant des années, jamais jusqu'au jour où j'ai essayé d'en faire moi-même. Et je me suis aperçue que la confiture de fraises ou la confiture d'abricots, cela pouvait être fabuleux.

La recette aux abricots expérimentée par ma mère a la particularité d'utiliser les amandons ce qui lui donne un parfum d'amande amère tout à fait délicieux. J'ai gardé cette idée et fait ma propre version de la confiture en question.

- 1 kg d'oreillons d'abricots pas trop mûrs (c'est à dire le poids une fois qu'on a retiré les noyaux)
- 650g de sucre
- une douzaine de noyaux d'abricots

Porter à ébullition les fruits et le sucre + 10 cl d'eau. Retirer du feu, laisser macérer 8 heures à température ambiante.
Au bout de ce temps, casser les noyaux d'abricots, récupérer les amandons et les émonder soigneusement.
Egoutter les abricots, faire cuire d'abord le sirop tout seul, pendant 10 minutes, puis rajouter les fruits et les amandons. Faire cuire encore une dizaine de minutes jusqu'à ce que la confiture soit prise. Mettre en pots immédiatement, retourner les pots quelques instants, puis laisser refroidir.

Le parfum des amandons se diffuse peu à peu dans la confiture,  il est donc conseillé d'attendre quelques semaines avant de consommer cette confiture.


Confiture de pêches et framboises


Confiture-p--ches-framboises-copie-1.jpg


J'avais des pêches jaunes qui n'étaient pas terriblement mûres et ne promettaient pas de mûrir, bref, elles avaient été cueillies trop vertes, ou je les avais mal choisies, ou les deux. Mais elles étaient parfaites pour de la confiture. Pour en relever le goût j'ai voulu mettre des groseilles mais je n'en ai pas trouvé (je n'ai pas trop cherché non plus...), j'ai donc opté pour des framboises.J'ai fait une toute petite quantité pour voir ce que cela donnait.


- 400 g de pêches (poids pelées et dénoyautées)
- 100g de framboises
- 280g à 300g de sucre selon le goût
- le jus d'un demi citron vert

Ebouillanter les pêches pour les peler plus facilement. Détailler en dés.

 

Ecraser les framboises et les passer au tamis pour retirer les grains (c'est facultatif évidemment, mais moi, je ne supporte pas les grains des framboises dans les confitures)

Mélanger les fruits, le jus de citron et le sucre, laisser macérer 2h à température ambiante (on peut sauter cette étape).

Faire cuire la confiture jusqu'à ce qu'elle prenne (attention la framboise se gélifie très rapidement). Mettre en pots, retourner les pots quelques instants, puis laisser refroidir.

C'est tout à fait délicieux, l'équilibre entre le goût de la pêche et celui de la framboise est parfait, et la couleur de cette confiture est tout simplement renversante...

 
 

 



par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Mercredi 27 juin 2007
 


Un tout petit clin d'oeil avec cette photo prise  par un collègue de mon mari, de passage à Dakar...  le genre de scène que l'on finit par ne plus voir à force de vivre ici, mais qui est tellement rigolote que je ne résiste pas au plaisir de vous la livrer. En guise de petit déjeuner.... Ce pain là doit être tout chaud, car s'il ne sort du four, il sera réchauffé par la température ambiante !

 



Livraison-du-pain-copie-1.jpg

A vélo avec deux sacs de pain... chapeau !







Ah non, trois sacs.... carrément épatant !



Quant à moi je continue mes confitures en même temps que j'avance dans les cartons, entre deux repas et cocktails d'adieu : bananes-passion, mangue au citron vert encore et toujours (j'en ai déjà donné à droite et à gauche, il faut reconstituer les stocks...), mangues-fraises, ananas au lait de coco, mangues-combawa.

Bref ça usine dans la cuisine ! Les photos et les recettes bientôt !

 





par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Mercredi 20 juin 2007

Vu l'énôoorme succès de mon précédent billet (hum hum, même pas un commentaire... quel bide !), je ne vais pas vous fatiguer trop longtemps avec mes histoires de confitures...

Mais quand même, si quelqu'un pouvait m'aider à identifier toutes ces variétés de mangue, je serais heureuse de sortir de mon ignorance crasse.

Depuis dimanche j'ai récidivé dans la version mangue citron vert. Mieux que l'autre, moins prise (cuisson mieux maîtrisée), avec plus de citron vert, miam. Papa a du souci à se faire, y a de la concurrence maintenant ;-))).

Sinon, comme promis la dernière fois, voici la recette de la variante mangue-gingembre :

- 1,1 kg de pulpe de mangue, 1/3 plus mûre, 2/3 moins mûre comme on dit en français du Sénégal.
- 650 à 700g de sucre
- le jus de deux petits citrons vert (ou d'un gros)
- 30g de gingembre frais passé au presse-ail (ça élimine les parties fibreuses)


On procède comme pour la mangue-citron vert :

- On porte à ébullition les mangues + les jus de citron + le gingembre + le sucre.
- On laisse reposer au frais jusqu'au lendemain (8 à 12 heures en moyenne)
- On fait cuire à 104-105° jusqu'à ce que la confiture prenne (environ 20 minutes).


Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre une photo de la mangue-citron vert d'aujourd'hui (c'est plus joli que la mangue-gingembre qui n'a pas de "déco" particulière)




Confiture-mangue-citron-vertblog.jpg

Tant que j'y suis, en bonus, voici mon placard à confitures  (la mangue-gingembre est au bout à droite). Tous ces pots (et d'autres en préparation) vont bientôt être emballés dans la caisse maritime, direction la France...


Placard----confitures.jpg
par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Dimanche 17 juin 2007

 

Vous allez dire : en-coore ! Ben oui, on n'en sort pas... La saison des mangues bat son plein et l'une de mes missions avant le retour définitif en France est de rapporter un bon petit stock de pots de confiotes exotiques.

Donc je suis à l'affût des mangues, mûres, moins mûres, de variétés différentes. Je les achète par deux ou trois kilos. Reste une frustration profonde : la plupart du temps je n'ai aucune idée de la variété de mangue que je viens d'acheter. Parfois je pose la question au vendeur, mais il n'en a généralement pas la moindre idée. Je regarde sur internet, mais cela reste difficile à identifier... en dehors de la Kent ou de l'Amélie que l'on trouve fréquemment en Europe.

D'un fruit à l'autre, le goût et l'aspect varient énormément. Plus ou moins fleuri, plus ou moins poivré. La couleur de la peau peut être vert pâle à peine teinté de jaune, ce qui n'est pas forcément signe d'immaturité. Uniformément jaune-doré, ou encore vert foncé légèrement teinté de jaune, vert foncé teinté de rouge voire de bordeaux (les variété Kent sont souvent ainsi). Mais aussi : vert moyen virant au jaune pâle à maturité, rouge-orangé, rouge uniforme.... c'est infini. Sans parler des formes, rondes ou ovales, à peu près symétriques ou pas du tout, plus ou moins plates avec cette terminaison typique en haricot, très grosses, moyennes, toutes petites.

  

 

Mango4.jpg

 

Mango5.jpg




Certaines mangues sont très juteuses et fondantes, ce ne sont d'ailleurs pas les plus adaptées à la cuisson, il vaut mieux les déguster crues. D'autres sont fibreuses, ce qui n'est pas terrible non plus pour faire des compotes ou des confitures, mais elles peuvent avoir un goût de fleurs très prononcé et être très sucrées, comme cette petite mangue ronde et rouge sur la photo : il faut juste prévoir un cure-dent ou un bon brossage après dégustation...


    


Les plus appréciées des "toubabs" (les blancs), celles qui arrivent sur les marchés d'Europe et que les marchands de légumes d'ici nous proposent spontanément ont une chair ferme et serrée et sont moins juteuses, comme les variétés Kent ou Amélie, mais ont un goût plus poivré et un peu d'acidité. Ce sont celles qui se tiennent le mieux à la cuisson et elles sont tout aussi savoureuses crues.


mangue-crue.jpg



Bon, la démonstration d'"amateur mal éclairé" des mangues est terminée ! Revenons donc à nos confiotes...

Pour faire de la confiture de mangues il est préférable de mélanger des mangues mûres à point et des mangues plus vertes, un peu plus acides, qui tiennent mieux à la cuisson et aident à la prise. Les mangues très mûres se défont à la cuisson. Combiner les deux permet d'avoir une texture très douce, avec quelques morceaux. Sauf qu'en ce moment il devient difficile de trouver des mangues non mûres : même très fermes au toucher, elles sont bien colorées et très peu acides. Il est intéressant aussi de prendre des variétés différentes, les plus parfumées possibles, car la mangue perd beaucoup de son goût en cuisant, malheureusement...

A l'usage, je me suis aperçue que faire cuire les noyaux des mangues dans la confiture aide à la prise. Il doit bien y avoir un peu de pectine dans ces noyaux... Bien sûr on les enlève avant de mettre en pot. Il paraît que ça donne du goût aussi, mais honnêtement, je ne vois pas comment on peut faire réellement la différence.


1ère recette : mangue au citron vert.
C'est celle que mon père réussit mieux que personne, version Natalia (parce que chacun a son coup de main, même si la recette de base est la même... lui doit avoir ses propres petits secrets bien gardés...)

- environ 1 kg de chair de mangue (je mets 1/3 de mangue bien mûre et 2/3 de mangue presque mûre, c'est à dire encore ferme au toucher)
- 3 citrons verts bien juteux
- environ 650g de sucre


Râper les zestes de 2 citrons ou les détailler avec un zesteur sans prendre la partie blanche. Faire blanchir 2 fois ces zestes, départ eau froide. Egoutter et laisser sécher sur un papier absorbant. Presser le jus des 2 citrons dont on aura prélevé le zeste. 

Détailler les mangues en petits morceaux et les arroser de jus de citron. Ajouter le sucre et porter le tout à ébullition, faire bouillir 1 minute, puis retirer du feu. Laisser mariner à température ambiante pendant 12 heures environ.

Le lendemain détailler le citron restant en tranches fines. Blanchir ces tranches trois fois, départ eau froide. Egoutter, laisser sécher. Prélever environ 5 cl du sirop dans lequel baignent les mangues et faire confire les tranches de citron à feu très doux dans une petite casserole (le sirop doit couvrir les tranches à hauteur). Bien surveiller pour ne pas laisser caraméliser. Arrêter la cuisson dès que les tranches deviennent translucides (environ 15 minutes).

Ajouter ces tranches aux mangues et faire cuire le tout jusqu'à ce que la confiture prenne (105°C environ). Ecraser un peu les morceaux de mangue si vos fruits sont restés très fermes. Eviter d'écraser les tranches de citron en revanche. Retirez ces dernières délicatement en fin de cuisson et plaquez-les sur le fond et les côtés des pots de confiture pour faire joli, puis remplissez les de confiture, terminez par une tranche de citron s'il vous en reste. Fermez les pots, retournez les quelques instants, puis laissez refroidir. 


Verdict : c'est la meilleure recette de confiture de mangue que je connaisse, ça ne fait aucun doute... Mais ma confiture était un tout petit peu trop prise (j'avais peur du contraire, mais non !). Comme je garde le souvenir des pots faits par mon père, évidemment, je l'ai trouvée un peu moins bonne, en tout cas différente. Je crois que lui prend des mangues un peu plus mûres, d'où une texture plus compotée, et il doit faire cuire plus longtemps car la couleur est plus ambrée (peut-être met-il encore moins de sucre aussi...). Et puis mes citrons verts étaient peu juteux car ils avaient un peu trop séjourné sous le soleil, je crois. La prochaine fois je veillerai à ce qu'ils soient de première fraîcheur...

Après ces mangues au citron vert, j'ai également fait de la confiture de mangues au gingembre. Même principe, la recette sera dans le prochain billet...

 

 

 

par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Mercredi 13 juin 2007


 

Catastrophe dans la cuisine de Natalia ! Pardonnez cet emploi de la 3e personne, ça aide à garder un peu de distance avec les événements. Plus d'eau depuis hier matin : mais alors, rien, plus une goutte, ni d'eau chaude (un luxe inutile !), ni d'eau froide.

 

Avec les travaux de voirie devant chez nous, il semble qu'une canalisation se soit rompue. Résultat : grosse flaque d'eau sur la route, les voitures peuvent se karcher gratos, mais y a plus une goutte pour nous.

 

J'appelle le plombier, il passe deux fois plutôt qu'une, pour me dire avec un grand sourire que ce n'est pas notre installation qui a un problème (ce qui est déjà arrivé par le passé...), mais l'eau qui n'arrive plus... bref, c'est pas lui, faut voir avec la Sénégalaise des Eaux.

 

J'appelle donc la SDE, il y a une friture épouvantable sur la ligne téléphonique, comme toujours, je fais répéter trois fois tout ce que me dit le type. Lui aussi a bien du mal à me comprendre, j'épelle mon nom. Il me dit qu'il va envoyer quelqu'un (il est 14h, y a encore un espoir... mais son ton me paraît bien peu convaincant...). On attend, mais rien ne se passe. Je ne m'étonne pas trop. On charrie des bassines d'eau en sollicitant les voisins (les veinards, ils ont échappé à ça !), on s'organise. Parce que là, ça peut durer longtemps. Comme par hasard il commence à faire chaud ces jours-ci, l'hivernage approche (comprenez la saison la plus chaude, humide, où on éprouve le besoin de se doucher au moins 2 fois par jour). Sympa, sans eau.

 

Je rappelle la SDE. Il est 17h30. Même type au bout du fil, mais il ne semble pas avoir le moindre souvenir de mon appel précédent, je recommence à décliner nom, adresse, à expliquer le problème. Ah oui, il y a des travaux, c'est à cause de cela, on répare, il faut bien couper l'eau pour réparer la fuite. Moi : mais là, en ce moment, ils réparent ? Je n'ai vu personne.... Lui : si, si, Madame, ils sont en train de réparer... Moi : Ah bon, mais alors l'eau sera rétablie quand, ce soir, demain matin ? Réponse longue et évasive du bonhomme, je prends mon mal en patience, arrive la péroraison finale : il faut s'en remettre à la grâce de Dieu. S'il croit que ça me rassure, il se plante légèrement... Etant donné l'heure qu'il est, avant le lendemain, il ne se passera rien, sauf miracle d'origine divine, j'ai bien compris le message.

 

Je me résigne, de toute façon, que faire d'autre ? Je fait même cuire la confiture de mangues aux fruits de la passion qui macère depuis 12 heures. Le soir, repas sans cuisson et avec un minimum de vaisselle pour ne pas trop entamer ma bassine de réserve. Comme une catastrophe n'arrive jamais seule, cette nuit, je mets un peu de climatisation dans la chambre, la première fois depuis longtemps, car j'ai chaud (par solidarité avec l'Homme qui souffre par 46° en brousse...). Un écoulement bizarre me réveille vers 1h du matin : la circuit d'évacuation de l'eau condensée fuit, me voilà avec une belle flaque d'eau dans la chambre, à un endroit où bien sûr il y a une prise électrique... J'arrête la clim', j'éponge l'eau, je me recouche en soupirant (et en transpirant).

 

Ce matin, je me réveille après avoir rêvé que j'ouvrais le robinet et que l'eau était revenue. Authentique. Mais il n'y a pas plus d'eau qu'hier. Je rappelle la SDE, c'est le début de la journée, ce n'est plus le même type au bout du fil et celui-ci semble un peu moins lymphatique que celui d'hier. Il reprend mon nom (toujours aussi péniblement) et mon adresse, me demande même mon numéro de portable. On tient le bon bout, me dis-je. On me rappelle presque aussitôt sur le portable pour me redemander le numéro de villa et l'adresse, et pour me dire qu'on va intervenir... Je reçois même un SMS de confirmation, où mon nom se trouve étrangement transformé (à quoi bon me tuer à l'épeler quatre fois ? Je me demande !). Enfin, c'est plutôt bon signe, ils ont l'intention de bouger.

Deux heures plus tard, j'attends toujours de voir la SDE débarquer... Cependant le plombier d'hier est repassé à l'instant pour me dire, pour la troisième fois et toujours avec le même sourire Colgate, qu'il ne pouvait rien pour mon cas... C'est sans doute une forme de soutien moral de sa part... Ah, l'Afrique...!!!


Je me console cependant : la confiture de mangues et fruits de la passion est très réussie. Gélification parfaite, consistance moelleuse, couleur orangée superbe, goût légèrement acidulé comme j'aime. C'était ma première tentative de combinaison des deux fruits (en confiture je veux dire). La mangue seule est un peu trop douce, il faut la relever avec quelque chose d'acide ou de piquant : gingembre, citron vert... Les maracujas apportent cette nécessaire note acide et leur parfum de fleurs si caractéristique. Et tout ça, sans une goutte d'eau ajoutée !!

 
Mangues-fruits-de-la-passionblog.jpg


Voici la recette, inspirée de la spécialité de mon père, la marmelade de mangue au citron vert (que je vous dois depuis un moment, je sais... patience !) :

- 1,1 kg de chair de mangues : j'ai pris une mangue bien mûre, une autre pas tout à fait mûre (mais pas verte non plus), le résultat est meilleur
- 15 cl de pulpe (jus) de fruits de la passion
- 700g de sucre blanc
- le jus d'un citron jaune

Porter les mangues coupées en petits dés avec leurs noyaux, la pulpe de fruits de la passion, le jus de citron et le sucre à ébullition. Eteindre le feu, laisser mariner à température ambiante pendant 8 à 12 heures.

Au bout de ce temps porter le tout à 105°, vérifier la nappe, retirer les noyaux avant de mettre en pot.



par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Lundi 21 mai 2007


En ce moment, le blog tourne au ralenti. Mais ma vie est plutôt agitée.

Comme vous savez j'habite à Dakar, mais je rentre régulièrement en France. Et quand je suis en France, je ne suis pas chez moi. Je squatte principalement chez ma mère, en banlieue parisienne, parfois chez ma belle-fille, ou dans quelque appartement qu'on me prête ou que je loue... Pas simple ! A chaque fois, je m'adapte à ce que je trouve (pas que dans la cuisine). Souvent, je n'ai pas le temps de cuisiner, encore moins de faire des photos de plats, de rédiger de nouveaux billets.... Non seulement ma cuisine et mes petites habitudes sont à 4500 km d'ici, mais mon homme aussi. Sniff ! Voilà deux raisons majeures, déjà, de ne plus trop avoir envie de faire chanter les casseroles.

Quand je ne suis pas entre deux étapes de la tournée des grands ducs ou entre deux séminaires, je visite des appartements en vue de notre réinstallation prochaine à Paris (car heureusement cette vie de camping touche à sa fin, nous rentrons en France).

Sinon, j'essaie de préparer mes interventions dans les colloques auxquels je dois participer cet été... Ah oui, j'oubliais, je passe aussi deux oraux pour le concours du CNRS : au départ ce concours était la raison principale de mon séjour... De toute manière, passer ce concours, ça revient à jouer au loto vu le nombre de postes offerts et le nombre de candidats.... Accessoirement, il faut que je trouve un poste où me recaser dans mon administration d'origine, puisque que je vais devoir reprendre le travail à l'automne (et il y a peu de chances que ce poste soit au CNRS... ).

Je vous passe d'autres détails familiaux si tristes qu'il vaut mieux ne pas en parler.

Donc en ces temps particulièrement durs et amers, je me nourris. Mais je ne cuisine pas, ou si peu. Comble de la décadence, je finis souvent dans un fauteuil chez
Starbucks. Non pas que je me délecte des terrifiantes boissons lactée et sucrées qu'on y sert (beuuurk... moi qui n'aime déjà pas le café au lait ! ).

Non, rassurez-vous, je me contente généralement d'un expresso (très bon en général) ou d'un thé (assez infâme, mais ça hydrate et ça réchauffe mieux que l'expresso). Starbucks, qui a proliféré de façon incroyable ces derniers mois à Paris, offre un espace entièrement non fumeur, bien chauffé (c'est essentiel quand on arrive d'Afrique), les fauteuils sont confortables et on peut squatter des heures, brancher son ordinateur à une prise électrique, surfer sur internet (moyennement finance, quand même). C'est parfait pour la SDF de luxe que je suis. Et tant pis si c'est américain... Enfin je n'insiste pas, je sens que ça ne va pas être très bien vu tout ce que j'écris là.

Tout ça pour vous avouer que je n'ai rien cuisiné de bien fabuleux ces derniers temps. Juste un crumble aux poires fait hier à la va-vite, mais drôlement bon, sans me vanter. Ah oui, des lasagnes et des crèmes au chocolat pour le repas familial, ce week-end. Classique de chez classique.

Bref, dans les recettes récentes et de saison, je n'en vois qu'une à vous faire partager : une confiture de fraises au poivre long réalisée à Dakar, juste avant de partir. J'étais tellement fière d'avoir déniché du poivre long, là-bas...






- 500 g de fraises mûres mais fermes
- 375 g de sucre
- le jus d'un citron jaune
- 1 ou 2 gousses de poivre long, râpée(s) ou soigneusement pilée(s) (en épicerie fine)

1. Laver et sécher les fraises. Les équeuter en les laissant entières (à moins qu'elles ne soient très grosses), mettre à macérer avec le sucre, le poivre long et le jus de citron pendant 12 heures.

2. Au bout de ce temps, porter le tout à ébullition, retirer aussitôt du feu et laisser macérer encore 12 heures au frais.

3. Filtrer le sirop obtenu et le porter à ébullition. Faire cuire 10 minutes le sirop seul, puis ajouter les fraises. Faire cuire une dizaine de minutes en écumant régulièrement jusqu'à ce que la confiture prenne (1 goutte de sirop versée sur une assiette froide se fige). Laisser tiédir la confiture pendant 30 minutes environ, dans une bassine de cuisson : les fraises vont se gorger de sirop et regonfler.

4. Verser dans des pots ébouillantés et séchés. Fermer les couvercles. Consommer dans les 6 mois de préférence. En principe on y arrive bien avant.... à moins d'avoir vraiment raté sa confiture ;-))).




 
par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Mardi 3 avril 2007

En gros, il y a deux méthodes pour faire des gelées à partir d'ingrédients qui n'ont pas, à la différence des fruits (du moins de certains fruits) de pectine leur permettant de prendre facilement.

Autant dire que dans le thé, le bissap (c'est à dire une variété d'hibiscus, j'ai posté une recette il y a quelque temps déjà...), ou encore le vin, la pectine est rare. Donc, soit on prend du Vitpris ou un sucre gélifiant type Gelsuc, qui apportent un mélange d'acide citrique et de pectine nécessaire à la prise, soit on part d'une base de gelée de pomme que l'on parfume.

Pour le bissap, j'utilise en général du Vitpris, mais il me semble que pour le thé vert, du moins le Matcha, la gelée à base de pomme donne un résultat plus savoureux. Il faut des pommes qui ne soient ni trop sucrées, ni d'un goût trop fort, afin de préserver la dominante matcha ainsi que la couleur du thé : les Granny Smith sont les plus adéquates. Vous obtiendrez une couleur vert bouteille qui n'est certes pas la plus attirante qui soit, mais le résultat est delicatissimo, frais, un peu tanique, très long en bouche.

J'ai lu sur le net que la prise en gelée, avec le thé, est parfois aléatoire. Certains thés riches en tanins rendent la gélification impossible. Avec le matcha, je n'ai pas eu de souci, pour l'instant du moins...

 

 



Pour 2 pots de 400 g environ :

- 1,5 kg de pommes Granny Smith
- 1 citron jaune
- sucre cristal
- 1 cuillère à soupe rase de Matcha

1. Laver et couper les pommes en quartiers sans retirer ni la peau ni les pépins. Les couvrir de 1,5 l d'eau et les faire cuire 30 minutes à couvert.

2. Verser les pommes avec leur jus de cuisson dans une passoire tapissée d'une étamine. Appuyer sur les fruits pour recueillir un maximum de jus de cuisson.
3. Peser le jus obtenu, ajouter 800 g de sucre par litre recueilli ainsi que le jus de citron dans lequel on aura délayé le thé matcha.
4. Verser le tout dans une casserole à fond épais ou une bassine à confiture, faire cuire 20 minutes jusqu'à ce que la gelée prenne (une goutte de sirop posée sur une assiette froide doit se figer).

Mettre en pot et fermer hermétiquement.

 

par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Lundi 2 avril 2007

 

 


 

Toujours dans la série autour des confiseries d'agrumes, voici non pas une marmelade, mais une gelée agrémentée de pétales de fleurs d'oranger. 

L'oranger de notre jardin ayant été très avare de fleurs cette année, je me suis tournée vers Fauchon qui vend ces précieux pétales sous forme séchée. Ils donnent un petit goût de miel à la gelée. J'ai trouvé cette merveille ici, à Dakar, à l'Epicerie fine (la seule épicerie fine de la ville, en fait...)


 

 

 

 

 

 Voici la recette (pour 2 pots environ) :

- 700 g de pamplemousses (aujourd'hui c'était les merveilleux petits pamplemousses jaunes de ma voisine Lucie) 
- 300 g d'oranges 
- 2 citrons verts (ou un citron jaune)   
- 1 litre d'eau de source
- 800 g de sucre  
 
-  2 c. à soupe de pétales de fleurs d'oranger séchés (ou frais)
- 3 c. à soupe d'eau de fleurs d'oranger

 
1. Mettre les pétales d'oranger à tremper dans 5 cl d'eau tiède additionnée d'1 c. à soupe d'eau de fleurs d'oranger pour les réhydrater.

2. Brosser les fruits sous l'eau chaude, les sécher, les presser pour récupérer le maximum de jus. Récupérer les pépins et les mettre dans un nouet.

3. Mettre le jus, les coques des pamplemousses et des oranges (pas les citrons), le nouet avec 1 litre d'eau de source dans une marmite à fond épais ou une bassine à confiture. Porter à ébullition et laisser frémir (pas bouillir) à tout petit feu pendant 1h environ, en couvrant aux trois-quarts. Le jus va réduire environ de moitié.

4. Retirer la marmite du feu. Retirer les coques des fruits et le nouet en prenant soin de les presser afin de récupérer un maximum de jus et de pectine.

5. Verser le sucre dans la marmite, remuer pour le dissoudre. Ajouter les pétales et leur eau de trempage, ainsi que 2 c. à soupe d'eau de fleurs d'oranger. Remettre sur feu vif, amener à
ébullition et faire cuire environ 15 minutes jusqu'à ce que la gelée prenne : une goutte versée sur une assiette froide se fige.

6. Mettre en pots sans attendre, fermer puis retourner les pots pour les stériliser et laisser refroidir.


Avec les coques restantes, on peut confectionner de délicieuses écorces confites dont je vous donnerai le secret dans un prochain billet !

 

par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Lundi 2 avril 2007



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Dans la série consacrée aux marmelades d'agrumes
, entamée sur ce blog il y a quelques semaines déjà, voici la marmelade de pamplemousse !

 

En janvier dernier, ma voisine m'en a donné plus de 4 kg tout droit issus de son jardin, juteux et parfumés à souhait. Le résultat était au-delà de mes espérances : un véritable délice ! Depuis je m'en gave tous les matins au petit déj', impossible de m'en lasser.

 

J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans une préparation pur pamplemousse, craignant l'amertume de ce fruit. J'ai cherché en vain une recette dans mes livres de cuisine et ce que j'ai trouvé sur internet ne semblait pas vraiment correspondre à mes attentes... Finalement j'ai repris et adapté une recette de marmelade d'oranges amères trouvée sur le site Marmiton.

 

Le goût de cette marmelade rappelle d'ailleurs énormément celle d’oranges amères... L'amertume du pamplemousse est contrebalancée par la douceur du sirop obtenu. Avis aux amateurs : on trouve du pomelo toute l’année alors que la saison de l’orange amère de Séville est brève...

 

Pour 4 pots environ :

 

- 500 g de pomelos à chair jaune ou rose, si possible non traités et à peau fine. On peut mélanger pomelos jaunes et roses bien sûr.

- le jus d'1 citron

- 1,1 kg de sucre blanc

- 1 l d’eau de source 


1. Laver les pamplemousses en les brossant, les sécher, ôter le pédoncule. Les éplucher après les avoir entaillés en quartiers, réserver les écorces.

 

2. Couper chaque quartier de chair en deux ou trois selon leur taille. Récupérer les pépins et les mettre dans un nouet (il en faut une douzaine pour favoriser la prise en gelée : si vous n’en avez pas assez essayez d’en récupérer sur d’autres agrumes).


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3. Couper les écorces en lanières de 2 à 3 mm de large. Faire macérer la pulpe, les écorces, le nouet dans l’eau de source pendant 12 à 24 heures, à température ambiante.

4. Au bout de ce temps, mettre le tout dans une marmite à fond épais, faire frémir à feu très doux pendant 2 heures en couvrant aux 3/4, de façon à ne pas faire trop réduire le jus. Ne pas écumer.

5. Retirer la marmite du feu, ajouter le sucre et le jus de citron, remuer délicatement jusqu’à dissolution complète. Remettre la marmite sur feu vif, compter environ 15 minutes de cuisson après reprise de l’ébullition. Les écorces vont devenir transparentes et tendres, le sirop va réduire un peu. La température de cuisson ne doit pas dépasser 105°C à 106°C.

Vérifier la nappe en faisant le test de l’assiette froide, sinon prolonger la cuisson de quelques minutes. Mettre en pots, fermer les couvercles et retourner les pots. Attendre dix jours avant de déguster (au minimum...)

 
 
Marmelade-pamplemousses2.jpg

 
 
par Natalia publié dans : CONFITURES, GELÉES & Cie
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Vendredi 30 mars 2007