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Des confitures

Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 08:00

 

Marmelade-citrons1.jpg

 

 

Certains dévorent leur énième galette des rois. D'autres se préparent à la fête de la Purification (Chandeleur, si vous préférez) (bref, les crêpes).  

Pour Natalia, c'est la saison des marmelades. Depuis une semaine, mon maraîcher préféré a mis un petit bout de papier sur sa balance "les oranges amères sont arrivées". C'est le moment de faire les stocks de marmelade pour l'année à venir. Profitez de la saison, elle est brève (un petit mois). En général, les oranges amères viennent du Sud de l'Espagne. Parfois, on les appelle "oranges de Séville".

Je le répète inlassablement : la marmelade d'oranges amères n'est pas difficile à réaliser, il suffit de suivre la recette point par point, et de se forger une petite expérience, pour la maîtriser parfaitement.

En ces temps de crise, il n'est pas inutile de rappeler que c'est une confiture très économique : un kilo d'oranges amères (2,50 euros à Poitiers), 2 citrons non traités (1 euro), environ 2kg de sucre (1 euro dans les marques de base), de l'eau du robinet... et vous remplirez une douzaine de pots de confiture de 220g. Le plus onéreux, dans l'affaire, ce sont les bocaux, mais on devient vite un pro de la récup'. J'en conclus, non sans perfidie : ce n'est pas pour rien que la marmelade d'oranges est une spécialité britannique ;-) 

Si vous ne l'avez encore jamais testée, laissez-vous donc tenter par la recette qui est ici. Sur vos crêpes du 2 février, elle fera merveille. Et tous les autres jours de l'année aussi, sur les tartines, dans un cake, pour fabriquer des nonnettes, pour parfumer le jus de cuisson d'une viande, pour une vinaigrette aigre-douce, etc. 

C'est aussi la saison des citrons-bergamotes, alors si vous aimez le parfum très particulier de cet agrume, vous pouvez tester cette autre recette de marmelade.

Cette année, et bien que ce ne soit pas spécialement la saison des citrons, je vous propose une marmelade "pur citron jaune"Cela faisait très longtemps que j'essayais sans réusir à obtenir LE résultat attendu : une marmelade citronnée, mais pas trop acide, douce, mais pas sirupeuse, gélifiée, mais pas dure, et surtout, de beaux morceaux d'écorce qui fondent sous la dent en délivrent leur parfum intense, mais sans agressivité excessive.

 

 

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Avant d'y arriver, j'ai essayé diverses recettes au citron d'une dame qui a fameuse réputation en matière de confitures, Christine Ferber bien sûr. Le résultat fut tout à fait calamaiteux : soit les écorces étaient dures après cuisson, soit la marmelade ne parvenait pas à gélifier (faut le faire, tout de même, avec un fruit aussi pectineux que le citron), soit j'obtenais une épaisse gelée au goût âcre, ce goût du sucre trop cuit qui dénature le fruit, tout ce que je déteste en matière de confitures. Je l'ai déjà fait remarquer sur ce blog (ici) et l'expérience malheureuse des citrons me conforte dans l'idée qu'il faut se méfier des "leçons" de la Fée. A coup sûr, les vraies recettes de ses confitures sont tenues secrètes. Ce qu'on peut tout à fait comprendre... mais dans ce cas, pourquoi publier des dizaines de livres de recettes qui, dans bien des cas, ne fonctionnent pas ? Avouez que c'est cruel vis à vis du public qui s'attend, forcément, à un petit miracle quand il se lance dans une recette signée C. Ferber.

 

  

Marmelade de citrons jaunes


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Pour 3-4 pots moyens (220g)


1. Prévoyez environ 4 à 5 gros citrons bio de préférence, à défaut, des citrons non traités. Il faut qu'ils soient bien frais, l'écorce bien ferme, et bien juteux.

2. Taillez l'écorce aux niveau des extrémités, jeter cette partie. Séparez la chair de l'écorce des citrons. Pour cela, entaillez l'écorce dans toute son épaisseur, à plusieurs endroits du fruit (4, 5, ou 6), de façon à pouvoir détacher des morceaux entiers, réguliers. 

3. Taillez en morceaux la chair des citrons, récupérez chair et pépins et mettez le tout dans une grande mousseline spéciale confiture. Récupérez le jus écoulé lors de la taille. Pesez le tout : dans mon cas, il y avait 320g de chair et de jus de citron.

4. Ne gardez pas toutes les écorces, la marmelade serait trop corsée et trop dense. Je compte environ 25g d'écorces pour 100g de chair. Sachant qu'ici j'avais 320g de chair et de jus, j'ai gardé 80g d'écorces. (Vous pouvez utiliser le reste pour faire des écorces confites au sucre ou au sel). Emincez les écorces de préférence aux ciseaux ou avec un couteau bien affûté : il ne faut pas faire une taille trop fine pour le citron, sinon l'écorce aura tendance à durcir à la cuisson. J'ai pratiqué une taille de 2 mm de large pour cette recette. Bien sûr, si vous êtes flemmard, vous pouvez le faire au robot, mais dans ce cas ne prenez pas la grille la plus fine, mais une grille moyenne (4 mm).  

5. Mettez la mousseline contenant la chair des citrons, le jus et les écorces dans une grande casserole et ajoutez 1l d'eau filtrée ou d'eau de source. Faites cuire à feu très très doux et à couvert pendant 2h. Les écorces doivent être extrêmement tendres. Pressez la mousseline pour récupérer un maximum de jus et de pectine puis jetez le contenu de la mousseline. Laissez reposer quelques heures (4 à 8h suffisent).

6. Au bout de ce temps, ajoutez 450g de sucre en poudre. Faites cuire à feu vif en remuant constamment, jusqu'à atteindre 105° et le point de gélification. Mettez en pot, fermez, retournez les pots pour stériliser les couvercles, puis retournez à nouveau et laissez refroidir complètement.


Astuce : il est normal que les écorces aient tendance à remonter à la surface, car dans cette recette on a mis moins d'écorces que dans une marmelade de fruits plus doux ; la proportion de sirop est donc plus importante, et en plus, il est très dense car très sucré. Pour pallier à cet inconvénient et répartir plus harmonieusement les écorces dans les pots, pensez à les retourner régulièrement dans un sens, puis dans l'autre, au cours des 2 premières heures de refroidissement. N'agitez pas les pots outre mesure, vous créeriez des bulles d'air et cela pourrait nuire à la bonne conservation de la marmelade.

 


 

 

Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 23:00

 

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Surabondance fait loiDeux courges musquées (muscades) de Provence pesant 5 kg pièceEn face, une famille de trois personnes. L'un des membres est en plein dans la phase "coquillettes à tous les repas, sinon rien" (cela fait plusieurs mois, et il paraît que ça peut durer des années). Les deux autres ont beau adorer la courge, ils ont passé l'âge du régime mono-alimentaire. En tout cas, c'est un régime qu'ils ne tolèrent pas plus de quelques jours. 

 

 

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Cette courge à l'épaisse écorce vert foncé plus ou moins fortement panachée de jaune et/ou de beige appartient à la même famille que la Butternut. Elle ne lui ressemble guère physiquement, mais en a toutes les qualités : chair ferme, ni filandreuse ni farineuse, parfum délicat et plus sucré que celui d'une citrouille (Cucurbita pepo) ou d'un potiron rouge vif d'Etampes. Comme la Butternut, elle se prête à toutes les préparations, salées et sucrées, avec ou sans épices, avec le même bonheur.

On l'a cuisinée en soupe, en purée, confite au four, rôtie à l'huile d'olive et à l'ail, en tarte salée, en  pumpkin pie, en cake ; accomodée au curry, au gingembre, à la coriandre, à la crème fraîche ou au lait de coco, combinée à la carotte, aux lentilles corail, aux panais, au persil tubéreux. Et, last but not least, assaisonnée de quatre-épices et parsemée de copeux de foie gras (une recette nataliesque antérieure à la création de ce blog).

La seule courge que j'avais tranformée en confiture, jusqu'ici, était celle capable de produire ces fameux "cheveux d'anges" : une variété qui, par ailleurs, ne présente qu'un faible intérêt gustatif.

Cette confiture de courge musquée est parfumée à la fève tonka et au gingembre confit. L'idée m'est venue... comme ça. J'ai redécouvert le parfum si particulier, si chaleureux et envoûtant de la fève tonka, après l'avoir oubliée au fond du placard pendant de longs mois. Le gingembre est là pour donner du nerf et du piquant à un ensemble qui pourrait paraître trop douceureux, malgré la présence de jus de cuisson de pommes vertes et de jus de citron.

C'est bon, très bon même, sur les tartines beurrées ou comme accomagnement d'un mets salé. La consistance est assez particulière et mystérieuse. Malgré une cuisson préalable qui rend les morceaux de courge très tendres, la confiture garde une texture mi-fondante mi-croquante inhabituelle, mais très addictive. Bref, cela vaut la peine d'essayer. 

 Il nous reste encore l'option courge en chutney : ce sera peut-être pour une prochaine fois... 

 

 

 

Confiture de courge muscade à la fève tonka et au gingembre

 

 

Confiture-courge-tonka-gingembre2-copie-1.jpg

 


Pour 3 pots de 200g environ : 

- 300g de courge muscade (à peau vert foncé et chair orange vif) coupée en petits dés

- 200g de jus de cuisson de pommes vertes du jardin (ou de Granny Smith, voir procédé ici)

- 300g de sucre blanc

- le jus d’1 citron jaune

- 1 cc rase de fève tonka finement moulue

- 1 sachet de Vitpris (inévitable, la courge n'a point de pectine)

- 30g de gingembre confit coupé en tout petits morceaux (je vous conseille le gingembre de la marque Seeberger : il est tendre et pas du tout sec, c'est une merveille, on le trouve à Monoprix entre autres)

 

1. Faire cuire la courge dans le jus de cuisson des pommes avec la fève tonka, à couvert, jusqu’à ce que les dés soient tendres (15 minutes environ).

2. Ajouter le sucre et le jus de citron. Porter à ébullition. Retirer du feu et réserver au frais 1 nuit.

3. Le lendemain, ajouter le Vitpris et faire cuire la confiture à feu vif pendant 10 minutes environ. Ajouter le gingembre confit au dernier moment, lorsque le point de gélification est atteint. Donner un dernier bouillon, écumer si nécessaire et mettre en pots.

Si on préfère ne pas avoir de morceaux, on peut mixer cette confiture en fin de cuisson.


 

Confiture-muscade-tonka-gingembre3.jpg

 

 


Laissez votre grain de sel - 8 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 22:50

 

 

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J'ai en stock des recettes de confitures, chutneys ou gelées qui pourraient vous plaire si vous avez des kilos de pommes ou d'autres fruits d'automne à écouler (ces fruits que vous n'avez pas demandés, pas voulus, mais qu'on vous a fourgués bon gré, mal gré !). Mais je n'ai pas beaucoup de temps pour rédiger et mettre en page un billet de blog, aussi minimaliste soit-il.

Vivement les vacances (celles qui commencent ce soir ne sont en rien des vacances, donc je songe à Noël en écrivant cela). 

Imaginons donc que vous ayez des pommes pas très jolies, un peu fermes et assez acides. Chouette, ce sont les meilleures pour les gelées.  

Sauf que la gelée de pommes n'est pas votre tasse de thé. Que vous n'imaginez même pas les faire en confiture (bof bof, dans le genre compact...) 

Même si vous avez des souvenirs mitigés des gelées de pommes de votre grand-mère ou de votre belle-mère (je ne parle pas pour moi), essayez cette recette, c'est un excellent pis-aller : la gelée de pommes au caramel au beurre salé, sur les tartines, c'est tip top (en rajoutant une bonne couche de beurre demi-sel au dessous).

 

 

 

Gelée de pommes au caramel au beurre salé

 

gelee-de-pommes-caramel-1-copie-1.jpg

 

Pour 4 à 5 pots moyens : 

- 2 kg de pommes aussi acides et fermes que possible, non traitées

- le jus de 2 citrons jaunes

- sucre blanc (poids en fonction de la quantité de jus obtenu)

- 30g de beurre demi-sel

 

 

1. Lavez les pommes si elles ne sont pas parfaitement propres. Coupez-les en quatre sans les peler ni retirer les pépins.Mettez-les dans une grande cocotte et couvrez d'eau à hauteur. Faites cuire à feu doux, en couvrant à demi, pendant 30 minutes. Les pommes doivent être bien tendres, mais pas en purée.

2. Egouttez le jus de cuisson. Jetez la chair des pommes ou passez-la au moulin à légume pour obtenir une compote. Laissez refroidir le jus puis glissez une nuit au frais. Le lendemain, filtrez à nouveau le jus à travers un tamis très fin ou une étamine. Le jus doit être parfaitement clair. Pesez la quantité ainsi obtenue. Préparez le même poids de sucre. Ajoutez la moitié du sucre, ainsi que le jus des deux citrons, au jus de cuisson des pommes.

3. Avec le reste de sucre, confectionnez un caramel. Lorsque le caramel atteint une couleur ambrée foncée, retirez du feu et ajoutez le beurre salé en remuant vivement. Réservez.

4. Faites cuire le mélange jus + sucre + citron comme une gelée de pommes ordinaire. Lorsque la gelée épaissit et prend, versez le caramel au beurre salé tout en remuant. Continuez la cuisson jusqu'à atteindre la bonne consistance (une goutte de gelée versée sur une assiette froide fige).

5. Mettez en pot, retournez les pots pour stérilisez les couvercles, puis retournez à nouveau et laissez refroidir. Il est normal que la gelée présente une fine couche de beurre sur le dessus, cela ne change rien à son goût à sa qualité, même si c'est moins joli à voir qu'une gelée parfaitement homogène et translucide. 


Conservez cette gelée au frais de préférence, à cause de la présence de beurre.

Consommez assez rapidement (dans les 6 mois), pour les mêmes raisons.

 

 

 

 

Laissez votre grain de sel - 6 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 16:00

 

Il n'y a plus de tomates dans le jardin. Tout a été récolté. Même les vertes (peu nombreuses cette année).

Ah, les tomates vertes... avec elles, on fait de délicieuses confitures, et des chutneys aussi. Mais pour s'en sortir avec brio, il faut prendre quelques précautions.

La tomate verte cuite seule avec du sucre ne donne pas un résultat très probant. On se retrouve avec une confiture compacte dont les morceaux de fruits ont durci à la cuisson. Chose particulièrement désagréable sur les tartines, je vous le garantis.

La chair de la tomate verte demande à cuire dans du liquide. Sur le plan gustatif, rien ne vaut le jus de cuisson de pommes vertes (c'est à dire pas encore mûres). Cela apporte non seulement de l'eau, mais aussi de l'acidité, chose dont la tomate verte est dépourvue, et de la pectine, pour favoriser la gélification.

Je sais, ce n'est plus la saison des pommes vertes (moi, j'ai fait des stocks de jus de cuisson au congélateur, na !). A défaut de pommes pas mûres, on choisira donc des pommes acides et au goût peu marqué, type Granny Smith. 

Le cognac ajouté en fin de cuisson n'est pas une fioriture destinée à rendre la recette plus attrayante. L'accord avec la tomate verte est sublime. Voilà le genre d'idée qu'on glane dans les Leçons de confitures de Christine Ferber, même si par ailleurs je ne recommande pas ce livre à ceux qui veulent s'initier aux confitures. Nombre de ses recettes donnent des confitures extrêmement sucrées et sirupeuses (voire liquides). Quand on est un peu expérimenté en la matière, on sait d'avance que certaines choses ne marcheront pas, faute d'un équilibre satisfaisant en pectine / sucre / acidité. J'ai une sainte horreur des confitures sirupeuses, trop cuites, mal prises, etc. Pour moi, c'est tout le contraire de l'art de la confiture (si d'art on peut parler...). Après, bien sûr, tout est question de goût... en tout cas, si je m'inspire des idées de la "fée des confitures", je ne réalise que très rarement ses recettes à la lettre. C'est le cas par exemple pour cette recette de confiture de tomates vertes, assez différente de celle qu'on trouve dans les Leçons. 

 

 

 

confiture tomates vertes 2

 

- 500g de chair de tomates vertes (poids obtenu une fois les tomates pelées et épépinées)

- 200g de jus de cuisson de pommes vertes

- 500g de sucre cristal (pas de sucre roux, parce que les tomates vireraient au vert caca d'oie et que c'est moche)

- le jus d'un gros citron jaune

- 1 sachet de Vitpris

- 5 cl de Cognac

 

1. Coupez les pommes vertes en quatre, sans rien ôter (ni pépins, ni peau), couvrez d'eau froide à hauteur et faites cuire à petits bouillons et à couvert pendant 30 minutes. Au bout de ce temps, récupérez le jus à travers un tamis fin et réserver 200g de ce jus.

2. Choisissez des tomates vertes, mais pas trop dures quand même, aussi grosses que possible, pour réduire la corvée d'épluchage. Pelez-les avec un économe spécial tomates (Zyliss) et épépinez-les soigneusement (c'est important pour la consistance comme pour le goût : les pépins pourraient donner un goût âcre à la confiture.

3. Faites macérer les tomates, le jus de cuisson des pommes et 250g de sucre cristal dans une jatte couverte de film alimentaire pendant 1 nuit (8 à 12h). Si on n'ajoute ici que la moitié du sucre, c'est pour éviter que la tomate "emprisonnée" par le sucre, ne durcisse au lieu de s'attendrir au contact du liquide. 

4. Au bout de ce temps, portez le tout à ébullition. Retirez du feu, laissez refroidir et remettez au frigo pour une nuit.

5. Au bout de ce temps, ajoutez les 250g de sucre restant et le Vitpris. Portez votre confiture à ébullition tout en remuant. Laissez cuire 5 à 10 minutes à feu vif, jusqu'à atteindre le point de gélification. Ajoutez alors le Cognac. Redonnez un bouillon et mettez immédiatement en pot, fermez et retournez les pots quelques minutes, puis retournez-les encore et laissez refroidir.

6. Consommez au moins 15 jours après, et ne gardez pas plus d'un an.


 

confiture de tomates vertes 0


 


 

Laissez votre grain de sel - 3 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 23:00

 

 

fruits-du-jardin.JPG

 

Septembre serait le plus beau mois de l'année, si la rentrée ne gâchait pas les plaisirs du verger et du potager dans leurs derniers feux. Cette année, le premier semestre universitaire s'annonce comme un vrai marathon. Dommage, j'ai toujours détesté courir ;-)

 

Cette année, le figuier est prolifique : la faute à un printemps trop sec et trop chaud, sans doute. Les années précédentes, j'étais loin d'en avoir suffisamment pour faire de la confiture, on les mangeait comme des friandises, une par-ci, une par-là, directement sur l'arbre, en savourant l'âpreté du liquide blanc qui s'écoule juste après la cueillette, et qui vous poisse les mains.

J'ignore quelle est cette variété de figues ni vraiment blanches, ni vraiment violettes. C'est sans doute un croisement adapté au climat de la région, car tout le monde a peu ou prou les mêmes par ici (et elles sont charnues et mielleuses comme je les aime).


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Confiture de figues à l'orange et au miel

 

confiture figues 2

 

- 500g de figues mûres, mais encore fermes

- 300g de sucre blanc

- 50g de jus d'orange (fraîchement pressé)

- le jus d'1/2 citron jaune

- 2 cs de miel

- 1/4 cc de vanille en poudre

- 2 cs rases de Vitpris

 

La confiture de figues n'est pas toujours facile à réussir. Choisissez une variété à peau fine et à chair dense, avec des graines de petite taille et pas trop nombreuses, c'est capital pour obtenir une consistance agréable et un goût savoureux.

Selon la maturité des figues, la consistance de cette confiture variera beaucoup. Adaptez les proportions. Si vos fruits sont très mûrs et très sucrés, la confiture aura du mal à prendre : mettez un peu plus de sucre (350g), le jus d'un citron entier et 3 cs de Vitpris

Si les figues ne sont pas assez mûres ou si leur chair est sèche, ne perdez pas votre temps à en faire de la confiture : elle serait bien gélifiée, mais fade et granuleuse. 


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1. Lavez et séchez délicatement les figues. Coupez la partie dure du pédoncule, puis coupez-les en deux ou en quatre selon leur taille. 

2. Faites macérer les fruits avec le jus d'orange, le jus de citron, la vanille et le sucre pendant 8 à 12h, au frais.

3. Egouttez les figues. Portez le sirop à ébullition dans une casserole assez large. Lorsque la température atteint 106-107°, retirez du feu et versez le sirop sur les fruits, mélangez délicatement. Laissez tiédir puis remettez au frais pour 12h.

4. Au bout de ce temps, égouttez à nouveau les figues. Ajoutez le Vitpris au sirop et portez le tout à ébullition, à feu vif, laissez bouillir quelques secondes puis ajoutez le miel et les figues. Prenez soin d'utiliser une bassine en cuivre ou une casserole suffisamment large, à fond épais. En effet, la température doit monter rapidement pour que les fruits cuisent peu de temps, ce qui empêchera qu'ils se défassent. Remuez délicatement mais souvent. Poursuivez la cuisson à feu vif 4 à 5 minutes, jusqu'à ce qu'à ce que la confiture prenne (avec le Vitpris, la gélification est plus rapide : ne prolongez pas la cuisson sinon, une fois refroidie, votre confitera sera dure et sèche).

5. Mettez en pot, retournez les pots une minute pour stériliser les couvercles, puis retournez-les à nouveau et laissez refroidir complètement avant de les étiqueter et de les ranger.


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Laissez votre grain de sel - 9 petits grains de sel
Publié dans : Des confitures
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