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Mardi 25 mars 2008


Depuis notre retour des Antilles, j'ai l'impression d'avoir replongé en plein mois de janvier. L'hiver s'est réveillé (et de mauvais poil) sur le tard, Pâques est tombé trop tôt cette année, bref tout est déréglé, plus rien ne va comme il faudrait.


J'ai du mal à me sentir en phase avec les jolis billets printaniers qui proposent des recettes pleines de fraîcheur. Par exemple, la dégustation virtuelle d'un Mojito junior (non seulement sans alcool, mais sans sucre, et avec plein de glaçons !) m'a figé les sangs au point que j'ai rallumé le petit chauffage céramique du bureau.


Enfin, je constate avec tristesse que cette année la mode pascale était au lapin. Or pour moi, rien ne remplace le couple œufs/cocotte. Entre poules et œufs, il y a un lien inaltérable. Au point qu'on ne sait pas toujours qui est qui, c'est bien connu (on a résolu le problème en inventant les œufs cocotte). Alors qu'entre les lapins et les œufs… y a quelque chose qui cloche.



Une cocotte et ses sept poussins en balade à la plage


Bon, j'arrête là les calembours miteux. Passons aux choses sérieuses.


 


Comme le suggérait si gentiment Lisanka dans son commentaire au précédent billet, j'ai songé un instant à vous livrer la recette du flan coco. Finalement – moins par esprit de contradiction que pour renouveler un peu les menus de la semaine passée, très égoïstement – je me suis lancée dans quelque chose d'un peu différent : un blanc-manger coco, autre dessert antillais. Je n'ai pas eu l'occasion d'en manger de bon, là-bas. Un soir, dans un restaurant, j'ai commandé un blanc-manger, mais ce n'était qu'une sorte de crème écoeurante faite principalement de chantilly très sucrée et parfumée au coco, avec un coulis de framboises (^^ des framboises dans les îles, franchement, y a pas plus typique !). Rien à voir avec ce que devrait être un blanc-manger, c'est à dire un dessert contenant un gélifiant, une sorte de cousin exotique de la panna cotta.

Malheureusement, ma première tentative de blanc-manger coco a été décevante. Partie d'une recette utilisant de la gélatine en feuilles, j'ai remplacé cette dernière par de l'agar-agar (je suis toujours méfiante face au côté élastique de la gélatine). Ce n'était peut-être pas une bonne idée. Ou alors, je n'ai pas dû bien dissoudre la poudre magique dans le liquide, car mon blanc-manger était pris, mais vaguement granuleux.


Les restes de lait concentré sucré et de crème de coco du blanc-manger raté ont été reconvertis en un flan aux œufs improvisé qui s'est révélé bien plus intéressant que je n'aurais cru, avec une consistance assez dense et surtout une délicieuse croûte dorée-caramélisée sur le dessus.

 



 


Pour 4 à 6 petits flans vanille-coco-rhum (en fonction de la taille de vos ramequins...)

- 60g de lait concentré sucré
- 5 cl de crème liquide
- 20 cl de crème de coco (crème, et non lait de coco, c'est plus épais) (peut se remplacer par de la crème fleurette si on n'aime pas la crème de coco)
 20 cl de lait
- 4 œufs
- 6 c. à soupe de miel
- 1/2 gousse de vanille
- 2 c. à soupe de rhum brun (rhum vieux)


1. Préchauffer le four à 120°.


2. Porter à frémissement la crème de coco, la crème liquide, le lait concentré sucré et le lait de vache, le rhum et les graines de la ½ gousse de vanille.


3. Dans une jatte, fouetter les œufs entiers avec le sucre de canne. Verser par-dessus le liquide frémissant, en filet, en fouettant constamment pour ne pas faire coaguler les œufs.


4. Répartir dans 4 ramequins en verre et faire cuire au bain-marie pendant 45 à 1 heure environ (très variable selon les fours, en fait). A la fin de la cuisson, les crèmes doivent être parfaitement prises, le dessus forme une croûte dorée.


Notez que le goût du miel ne se sent pas vraiment (c'était, en l'occurrence, du miel d'acacia). J'imagine (mais je n'ai pas encore essayé) qu'on peut le remplacer par la même quantité de sucre (roux, de préférence), sans que la différence soit décisive.


Ces crèmes n'ont pas fait 24 heures au frigo. J'ai dégusté la dernière en guise de goûter, avec une tasse de thé Tieh Kuan Yin de chez Zenzoo Thesaurus, la nouvelle maison de thé-boutique de la rue Chabanais), tout en corrigeant les versions latines de ceux qui, à la BnF, sont assez fous pour préparer le concours de conservateur...




 


 

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par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Mercredi 10 octobre 2007


Tout d'abord, un grand merci pour vos messages et commentaires, j'ai été très très touchée par vos manifestations de soutien. Merci indéfiniment, comme dirait P., une amie chère...  

En vertu de la Loi (infaillible!) de
La Mangue, on finit toujours par remonter la pente. La preuve, puisque les casseroles continuent à chanter, et que je tapote à nouveau sur le clavier...

Pourtant mon bonheur retrouvé n'est pas encore tout à fait évident pour tous. Voyez un peu. De passage chez le poissonnier pour me procurer un petit sachet d'encre de seiche, ce dernier (qui a l'habitude de me les vendre à l'unité), m'a dit : "allez, prenez en 6, je vous fais un prix de gros !". Je devais vraiment avoir une tête à cuisiner des risotti neri ou des pâtes à l'encre ! En fin de compte, il m'en a même donné un 7e !!

Nero-di-seppia.jpg


Une marée noire a donc envahi mon frigo... Amateurs d'encre de seiche, je suis disposée à faire quelques dons si vous êtes intéressés (Ours de Pyrène ?).

En dehors du nero di seppia, quoi de neuf cette semaine ? Heu... rien de très glorieux.
Une tentative de verrine de poires façon crumble deux fois ratée : j'ai fait cramer les miettes de crumble deux fois de suite. Quand je vous dis qu'y a du désespoir dans l'air... Le noir s'immisce partout. Mes miettes de crumble étaient 100% "sénégalaises", comme aurait dit feu mon Papy (n'y voyez surtout pas une injure raciste, mais une plaisanterie tout à fait naïve, celle d'un homme d'une génération au vocabulaire beaucoup moins censuré que le nôtre).

Pour parachever mon entreprise de sabotage au carbone, j'ai fait brûler ma super marmite Jamie Oliver, pas une fois, non, deux fois de suite. Tant qu'à faire, faisons les choses à fond. J'en ai pleuré de rage. La marmite a résisté, heureusement. Elle a survécu au traitement de choc que j'ai dû lui infliger pour lui redonner un aspect décent : Décap'Four + grattage au gex, puis trempage et bouillotage à la Javel pure, puis regrattage... Deux fois par jour pendant trois jours. Et la casserole est ressuscitée, presque dans son état d'origine.

Oublions la série noire. Non, décidément, tout n'est pas noir dans la vie, y a même de l'espoir !

1. D'abord, la BnF s'améliore !

Quelques arbres en cage de l'esplanade ont été provisoirement (?) remis en liberté conditionnelle. J'ai remarqué cela en partant déjeuner, ce midi. Plus de grillage ! 


Arbres-lib--r--s-BnF.jpg

Le numéro 3 de la maison va changer, quinze ans que ça n'était pas arrivé (mais ce numéro 3 est promu numéro 2...)

Avec le nouveau dépôt légal du web, même si je ferme ce blog, vous pourrez continuer à le consulter dans les salles de lecture du rez-de-jardin. Pareil pour les vôtres, évidemment. Bref, n'écrivez pas trop de bêtises, vous êtes en train d'entrer dans l'Histoire. Des téra-octets d'archives internet, pour les siècles des siècles...

2. Le quotidien est plein de petits bonheurs qui surgissent à l’improviste

Sur le marché d'Aligre, l’Homme a trouvé des figues vertes de Basilicata, un coin d'Italie qui m'est cher. Ces figues vertes, je n'en avais pas mangé depuis des années, parce qu'ici, habituellement, on n'en trouve pas. Ce sont pourtant les meilleures qui soient, si différentes de nos Solliès et autres C.... pontificales. Du miel, de la confiture, rien que de la douceur. A la saison, lorsque j'étais là-bas, j'en mangeais une douzaine chaque matin, au petit déjeuner, cueillies directement sur l'arbre. Trouver ces merveilles à deux pas de chez moi, aussi fabuleusement bonnes, est un cadeau du ciel en cette morose période.

Figues-vertes-Basilicata.jpg


Dimanche, Corne de gazelle m'a apporté quelques mantecaos* faits maison (je vois d'ici le sourire ironique d'Ours de Pyrène**...) Ils étaient super trop bons (comme disent les djeunes). Je crois que je vais en faire à mon tour, la dernière fois, c'était il y a longtemps, longtemps (dix ans ?)

3. Ayant été astreinte au repos une partie de la semaine, j'ai mis en ligne des index alphabétiques, thématiques et géographiques des recettes du blog (voir la colonne de droite). Un truc que je voulais faire depuis belle lurette...

4. Enfin, j'ai une petite satisfaction culinaire à vous faire partager :
des crèmes brûlées (!) à la noix. C'est la saison, j'ai donc utilisé des noix fraîches. C'était la première fois que je cuisinais des noix fraîches, d'ailleurs. Résultat intéressant : le goût est plus subtil que celui du fruit sec, l'astringence très légère est contrebalancée par la douceur du caramel. Ces crèmes brûlées renouvellent le genre de manière originale.


Crèmes brûlées aux noix



Cremes-brulees----la-noix2.jpg 


Pour 3 personnes
(désolée, ça s'est trouvé comme ça...  mais vous n’avez qu’à doubler les proportions au besoin)

- 20 cl de crème liquide
- 15 cl de lait
- 4 jaunes d'oeufs
- 30g de noix fraîches (ou sèches) réduites en poudre + quelques cerneaux entiers pour le décor
- 40g de cassonade
- 20g de sucre blanc pour caraméliser (je trouve que ça crame moins vite que la cassonade sous la flamme du chalumeau… ;-)
- une pincée de cannelle
- quelques gouttes d'extrait de vanille liquide


1. Préchauffer le four à 150° C.
2. Porter la crème, le lait et les noix en poudre à ébullition, ajouter la vanille et la cannelle. 
3. Verser en filet sur les jaunes fouettés avec la cassonade. 
4. Répartir dans des ramequins et faire cuire au bain-marie pendant 40 à 50 minutes.
5. Réserver au frais jusqu'au moment du service. Saupoudrer de sucre et caraméliser au chalumeau, puis disposer un cerneau de noix comme décor.

Cremes-brulees----la-noix1.jpg 


* Petits sablés à la cannelle dont l'origine (algéro-ibérique tendance oranaise ?) reste mal élucidée... recette pour bientôt !

** Ours de Pyrène et Corne de Gazelle, comme vous pourrez le deviner d'après leurs commentaires récents, se disputent régulièrement mon héritage génético-culinaire !

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par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Mardi 5 juin 2007

Suite de mes expériences avec les feuilles de combava.... dont je vous vantais les parfums envoûtants en infusion, dans un billet précédent.

Quand une idée me trotte dans la tête, elle devient rapidement une obsession. Il fallait que je teste des petites crèmes aux oeufs parfumées au combava. Voilà qui est fait.

J'ai pris une base de crème renversée (on utilise les oeufs entiers, ce qui évite d'avoir des blancs qui traînent au frigo) mais je n'ai pas fait de caramel : je me demandais ce que cela pourrait donner avec le parfum du combava... Appréhension sans doute idiote, après tout ça ne doit pas être mal du tout avec du caramel... (Je tiens là un excellent prétexte pour en refaire bientôt !) Le mélange lait de vache et lait de coco permet de rester dans des notes exotiques, et donne du corps à la crème, le lait de coco étant légèrement plus gras que le lait de vache. Désolée pour l'objectif bikini de ces dames : on n'a pas encore inventé le lait de coco écrémé, que je sache... De toute façon moi, je m'en fiche, je vais pas me mettre à la diète dans un pays où la saison du maillot de bain dure presque toute l'année ... et où, accessoirement, la minceur est plutôt signe de pauvreté que de beauté !

Ces crèmes renversées qu'on ne renverse pas (pour cette fois...) ont d'abord intrigué ma mère, cobaye de service pour cette recette (la pauvre... bientôt ce sera à nouveau le lot quotidien de mon homme...). Mais qu'est-ce donc que cette feuille, sur le dessus ? Explications fournies, la surprise (voire la pointe de scepticisme, s'agissant de ma mère, qui se demande toujours à quelle sauce bizarre sa fille va revisiter les classiques) a disparu pour laisser place à une dégustation enthousiaste. Ce petit parfum frais, fleuri et citronné est tout simplement exquis, délicat, mais bien présent en bouche, bref, un petit bonheur à découvrir...

Cr--mes-combavablog-copie-1.jpg


Pour 4 à 6 ramequins :

- 20 cl de lait de coco épais (marque Leader Price à 24% de matière grasse)
- 30 cl de lait 1/2 écrémé ou entier
- 3 oeufs
- 6 feuilles de combava entières, fraîches ou surgelées
- 100g de sucre
- une c. à soupe de zeste de citron vert finement râpé (ou de zeste de combava... je n'en avais pas sous la main mais j'essaierai la prochaine fois)

1. Porter le lait et le lait de coco à ébullition avec les feuilles de combava et le zeste de citron, laisser infuser 5 minutes. Préchauffer le four à 150°.

2. Fouetter les oeufs et le sucre, verser par dessus le mélange lait-lait de coco après avoir retiré (mais pas jeté) les feuilles de citronnier.

3. Répartir dans des ramequins et disposer sur chacun d'eux une feuille de combava (pour le décor, et parce que le goût se diffusera encore pendant la cuisson).

4. Faire cuire au bain-marie environ 30 à 40 minutes. Servir frais.




par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Dimanche 13 mai 2007

 

L'autre jour, j'entre dans une épicerie asiatique où je vais assez souvent lorsque je suis en France. J'avais l'intention d'acheter de la coriandre. Mais je tombe sur du romarin frais. Pas très commun, le romarin, dans la cuisine d'Extrême-Orient... Mais l'idée de cuisiner du romarin me plaît, j'en achète un bouquet. La dame qui tient la caisse, d'origine vietnamienne, me demande s'il s'agit bien de romarin et comment est-ce que cela s'utilise.

P
arfois je me demande si mon obsession culinaire ne se lit pas sur ma figure ! En tout cas cette dame semble m'avoir repérée car ce n'est pas la première fois qu'elle me demande ce que je vais faire avec les ingrédients que je lui achète). Spontanément, au sujet du romarin, je lui ai parlé de brochettes, de viandes marinées avec du citron et d'autres préparations typiquement méditerranéennes.

En réalité, je n'utilise que rarement le romarin dans ma cuisine. Séché, je trouve son goût trop marqué. Je préfère le thym et l'origan, et je fuis les "herbes de provence" qui sentent trop le romarin. Frais, c'est différent. Sauf qu'il faut en trouver, à Dakar, du romarin... Quoi qu'il en soit, je préfère nettement le parfum de cette herbe dans les desserts, où son petit côté résineux s'épanouit pleinement en compagnie des saveurs sucrées. Avec le miel, surtout. D'où ces crèmes brûlées...

 

 
 cr--me-br--l--e-romarinblog.jpg
 



Pour 4 ramequins :

 

- 20 cl de crème fleurette entière
- 20 cl de lait
- 4 gros jaunes d'oeufs
- 3 c. à soupe de miel (miel de romarin si vous aimez, sinon du miel toutes fleurs, c'est parfait...)
- 2 c. à soupe rases de sucre en poudre
- 1 branche de 5 cm environ de romarin frais
- un peu de cassonade ou de sucre pour caraméliser

 

 

1. Préchauffer le four à 120° C. Porter à frémissement le lait, la crème, le miel et la branche de romarin entière. Laisser infuser 10 minutes.

2. Pendant ce temps faire blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre en poudre.

3. Retirer la branche de romarin et verser le mélange lait-crème sur les oeufs battus avec le sucre, en filet. Bien mélanger sans trop faire mousser si possible.

4. Répartir dans 4 ramequins à crème brûlée. On peut ajouter, pour le décor, 2 ou 3 aiguilles de romarin par ramequin, mais ce n'est pas obligatoire. Enfourner pour 40 minutes environ jusqu'à ce que les crèmes soient prises.

5. Laisser refroidir et réserver au frais. Au moment du service, saupoudrer les crèmes de sucre et faire caraméliser au chalumeau ou au gril du four.

 

 

par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Mercredi 2 mai 2007


Voici un dessert que tout le monde connaît, la crème renversée.

Comme une fois de plus j'aime bien varier les plaisirs, je remplace parfois le traditionnel parfum vanille par une pointe d'amande amère (je dis bien une pointe). Curieusement cela s'associe bien avec le caramel, en donnant un peu d'âpreté, ce qui fait contraste avec la douceur du nappage. C'est excellent aussi avec de l'extrait de café ou de la liqueur de noix de coco, voire du rhum (dans la crème plutôt que dans le caramel).

La crème fleurette permet d'obtenir une consistance plus veloutée, plus dense. C'est alors un vrai délice que de plonger sa cuiller dans cette crème renversée. Un délice dont je ne me lasse pas...

 


 Cr--me-renvers--eblog2-copie-1.jpg


Pour 6 ramequins environ :

- 40 cl de lait entier ou demi-écrémé
- 10 cl de crème fleurette entière
- 3 oeufs
- 60 g de sucre semoule
- 15 morceaux de sucre (soit environ 60g)
- quelques gouttes d'extrait d'amande amère ou 1 c. à soupe d'Amaretto


 

1. Faire un caramel avec les morceaux de sucre et une cuillère à soupe d'eau. Bien surveiller la cuisson à feu moyen, sans toucher au sucre, en secouant seulement la casserole pour homogénéiser la cuisson. Dès que le caramel a atteint une belle couleur rousse, retirer du feu. Verser immédiatement et rapidement dans 6 ramequins très légèrement beurrés. Il est normal que le caramel durcisse, il se liquéfira ensuite au contact de la crème.

 

2. Porter à ébullition le lait et la crème fleurette ainsi que l'arôme d'amande. Pendant ce temps battre les oeufs et le sucre semoule.

 

3. Verser le mélange lait-crème sur les oeufs et le sucre en remuant bien. Répartir dans les ramequins nappés de caramel.


4. Faire cuire au bain-marie dans un four préchauffé à 140°C, jusqu'à ce que les crèmes soient prises (45 à 50 minutes environ). Laisser refroidir puis réserver au frais.


5. Au moment du service, retourner les crèmes sur des assiettes, elles vont se napper de caramel liquide.


 

 


par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Dimanche 29 avril 2007

 

Cette recette est une version personnelle des Petits pots indiens du site Marmiton... et c'est un pur délice !! J'en fait très régulièrement et ces petites douceurs remportent toujours un franc succès.


Crème brûlée au lait de coco, safran et cardamome



Pour 4 personnes :

- 25 cl de crème de coco (crème et non lait)

- 30 cl de lait de vache

- 55 g de sucre

- 4 jaunes d'œufs

- 5 ou 6 pistils de safran (à défaut une dosette de safran en poudre)

- 10 gousses de cardamome verte

- un peu de sucre pour caraméliser

 

1. Préchauffer le four à 120°C (thermostat 4). Ecraser les gousses de cardamome pour les ouvrir. Amener le lait à ébullition avec les pistils de safran (ou la dosette) et la cardamome. Eteindre le feu, laisser infuser 5 minutes.

2. Pendant ce temps, fouetter les jaunes d'oeufs avec le sucre. Ajouter le lait de coco.

3. Filtrer le lait bouilli pour récupérer les gousses de cardamome. Si on aime, on peut garder quelques graines pour les ajouter à la crème. De même avec les pistils de safran qui continueront d'infuser pendant la cuisson et feront un joli décor.

4. Verser dans de petits ramequins et faire cuire au bain-marie pendant environ 45 minutes.

5. Laisser refroidir et réserver au frais. Quelques minutes avant de servir, placer les crèmes dans un récipient d'eau froide, saupoudrer de sucre et faire caraméliser au chalumeau de cuisine.

par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Mercredi 25 avril 2007



Grande nouvelle : j'ai ENFIN trouvé la recette idéale de crème au chocolat. Dans Elle à Table.

Je n'aime que le chocolat noir. Toute trace de lait m'écoeure au plus haut point. Alors évidemment, jusqu'ici, les crèmes au chocolat, ce n'était pas trop mon truc.

J'ai fini par débusquer le numéro mars-avril de Elle à Table à Dakar (oui, enfin, le 20 avril...). Une recette inespérée que celle de cette "Crème très chic au chocolat" : du chocolat, de l'eau, de la crème fraîche, un caramel et du beurre. Voilà qui m'a semblé parfait. Ou presque. J'ai rajouté de la fleur de sel, parce qu'avec le chocolat comme avec le caramel, c'est cent fois meilleur. Et j'ai légèrement augmenté la proportion de chocolat noir.

Donc on fait fondre ensemble 300g (250g dans la recette originale) de chocolat à 64% de cacao minimum, 20 cl d'eau et 20 cl de crème fleurette. On laisse frémir 10 minutes. A part, on fait un caramel avec 80g de sucre et un peu d'eau. On verse le caramel encore liquide dans le mélange chocolat-crème. On ajoute encore 10 cl de crème et 80g de beurre (demi-sel ou du beurre + de la fleur de sel). J'ai également mis une pincée de cannelle, mais on peut mettre du rhum ou du whisky.

C'était FABULEUX. Crémeux, légèrement élastique (un peu comme un caramel mou, mais... plus mou quand même), pas du tout écoeurant à condition de ne pas forcer sur la quantité (prévue pour 6 à 8 personnes). Le goût du chocolat noir est bien là, rassurez-vous, le caramel ne domine pas. L'aspect est lisse, brillant comme un miroir (désolée, aucune de mes photos n'a réussi à rendre cet aspect).

Je les ai servies à mes parents, avec des poires revenues dans un mélange de sucre, d'eau et de Banyuls. Je crois qu'ils ont bien aimé. Surtout ma mère, pour qui dessert = chocolat.


 
Cr--me-choco-caramelblog.jpg

 

 
 

P. S. Petite info tant que j'y suis... pour expliquer le petit ralentissement d'activité sur le blog... Je suis en France pour quelques semaines, pour diverses occupations professionnelles et familiales. Je vais pouvoir m'empiffrer de tout ce que l'on ne trouve pas à Dakar : du chocolat de qualité, du jambon persillé de Bourgogne et plein d'autres cochonailles, des Saint-Jacques (c'est la fin... profitons des dernières), des asperges, bref, la grande vie ! Les recettes et les photos suivront autant que possible...

 



 

par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Jeudi 29 mars 2007
Un classique...

Il faut mixer les pistaches très finement, jusqu'à ce qu'elles forment une sorte de pâte ... sauf si on utilise de la pâte de pistache déjà toute prête.

Pour 6 crèmes brûlées environ :

- 25 cl de lait
- 25 cl de crème fleurette (entière à 35% de matière grasse)
- 50 g de pistaches non salées
- qq gouttes d'extrait d'amande amère
- 80 g de sucre
- 4 jaunes d'oeufs






1. Fouetter les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à ce qu'ils blanchissent. Ajouter les pistaches en poudre.

2. Faire bouillir le lait, la crème et l'extrait d'amande amère, verser sur le mélange oeufs-sucre-pistache, bien mélanger, puis répartir dans des ramequins.

3. Faire cuire au bain-marie dans un four préchauffé à 140° pendant 30 à 40 minutes (ça dépend du four comme toujours...). Les crèmes doivent être prises sur les bords et légèrement tremblotantes au milieu.

4. Laisser refroidir et réserver au réfrigérateur.

5. Au moment de servir, sortir les crèmes du frigo, saupoudrer de sucre et faire caraméliser au chalumeau de cuisine.


par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Samedi 24 mars 2007


Ce dessert est né d'un recyclage, comme souvent en ce qui me concerne...  Il restait d'un dîner de vendredi dernier un peu de caramel au lait de coco et au rhum, une sauce que j'avais préparée en grande quantité pour accompagner un cheesecake à la banane... Plus une miette de cheesecake, mais encore un tout petit peu de caramel ! Après un essai concluant, j'ai illico presto refait ces petites crèmes afin de vérifier la justesse des proportions. Bingo, c'était tout aussi bon !

Ces petites douceurs sont littéralement divines ! Je crois que je ne vais plus pouvoir m'en passer. L'alliance du caramel et du lait de coco est extraordinaire, mais surtout, la consistance ultra-crémeuse est à tomber par terre. Quant à la noix de coco râpée, elle remonte à la surface des crèmes pour former une petite croûte. Tout simplement fabuleux.


Pour 4 ramequins :


- 80g de sucre
- 20 cl de lait de coco bien crémeux (marque Leader Price, 28% de matière grasse)
- 15 cl de lait
- 1 oeuf + 2 jaunes
- 2 c. à soupe de rhum
- 2 c. à soupe de noix de coco râpée (facultatif : pour le décor)

 


 




Faire un caramel avec le sucre et 1 c. à soupe d'eau. Lorsqu'il a atteint une couleur rousse, retirer du feu, décuire avec le lait de coco et le rhum. Remettre sur le feu en fouettant vivement, ajouter le lait de vache et porter le tout à ébullition.

Pendant ce temps battre l'oeuf entier et les deux jaunes. Verser le caramel chaud en filet tout en continuant à battre.

Répartir dans 4 ramequins et faire cuire au bain-marie à 140° C jusqu'à ce que les crèmes soient prises (elles restent tremblotantes au centre). Saupoudrer de noix de coco râpée.


Je les sers nature ou accompagnées de petits sablés à la noix de coco...


 

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Mercredi 28 février 2007


Voici un dessert frais et léger, rapide à préparer, pas prise de tête mais pas tout à fait ordinaire non plus. Je ne suis pas très enthousiaste face aux préparations gélifiées. Elles m’écoeurent facilement. Mais je dois reconnaître que ce blanc-manger au lait de coco fait exception, à condition justement de ne pas forcer sur la gélatine (pour moi c’est plutôt 4 feuilles que 5…)







Ingrédients pour 4 blancs-manger : 

- 400 ml de lait de coco
- 175 g de lait concentré sucré
- 4 ou 5 feuilles de gélatine (soit environ 10 g)
- 1 gousse de vanille
- 1 petit citron vert
- 4 mandarines
- 2 cuillères à soupe d'écorces de mandarines confites (recette
ici)

1.
Faire ramollir la gélatine dans de l'eau froide. Râper le zeste du citron vert et presser le jus.

2.
Chauffer le lait de coco et le lait concentré sucré avec la gousse de vanille fendue en deux, le zeste et 1 cuillère à soupe de jus de citron vert (réserver le reste de jus). Eteindre le feu avant ébullition, ajouter la gélatine ramollie, gratter les graines de vanille restantes et laisser reposer quelques minutes. 

3.
Filtrer la préparation et verser dans de petits ramequins individuels. Laisser prendre au frais 2 heures minimum.

4.
Préparer le coulis en mixant les quartiers de mandarine entiers avec le jus de citron vert (doser ce dernier en fonction du goût) et 1 cuillère à soupe d'écorces de mandarines confites. Réserver au frais. 

5.
Au moment du service, tremper rapidement les ramequins dans de l'eau chaude avant de les retourner sur des assiettes. Verser le coulis par dessus et décorer avec le reste d'écorces confites.

 

par Natalia publié dans : PETITES CRÈMES
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Jeudi 8 février 2007
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Je n'aime pas la mousse au chocolat. Pas possible ? Mais si. J’ai essayé toutes les recettes imaginables. C'est une question de texture, et aussi de goût. Jamais assez chocolaté à mon goût. Le plus souvent, ça sent l'oeuf et le sucre. Et puis l'oeuf cru, ici, à Dakar, mieux vaut se méfier... J’ai testé la mousse sans jaunes d’œufs : je ne trouve pas que ce soit beaucoup plus convaincant. Les blancs sont toujours trop abondants, ou alors la mousse est compacte. 

Mon homme, lui, adore la mousse... Cette recette est une sorte de compromis entre une mousse et une crème, et sans jaune cru. Moi je trouve ça moyen, mais mon regard n’est certainement pas objectif…

Pour 6 à 8 ramequins environ :

- 25 cl de lait
- 25 cl de crème fraîche épaisse
- 3 jaunes d’œufs + 1 blanc
- 50 g de sucre semoule
- 150 g de chocolat noir pâtissier à 64% de cacao minimum
- 1 feuille de gélatine



1.  Faire tremper la feuille de gélatine dans l’eau froide. Râper le chocolat dans un saladier.

2. Porter le lait et la crème tout doucement à ébullition. Pendant ce temps, fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre. Ajouter le liquide chaud, remuer puis reverser le tout dans la casserole. Faire épaissir tout doucement sans cesser de remuer, comme une crème anglaise. Retirer du feu.

3. Verser la moitié de la crème chaude sur le chocolat, remuer pour faire fondre. Dissoudre la feuille de gélatine et ajouter au mélange. Verser le reste de crème, mélanger encore. Laisser tiédir quelques minutes.


4. Battre le blanc en neige ferme avec une pincée de sel et l’incorporer délicatement à la préparation. Verser dans de petits ramequins (ou dans un grand).

Réfrigérer au moins 2 heures avant de déguster
.



A la sortie du réfrigérateur, ces crèmes-mousses peuvent avoir une consistance un peu ferme en raison de la présence de gélatine. Je les sors 15 minutes avant de les déguster pour qu’elles soient plus souples.
 

 
 

par Natalia K. publié dans : PETITES CRÈMES
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