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Lundi 4 février 2008



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Il était temps que le mois de janvier se termine.

 

En janvier, il y a eu au moins 25 jours de ciel gris à Paris, dont 20 de pluie, de gel ou de vent (bon, je n’ai pas compté, mais j’exagère sans doute pas ; peut-être même que je suis en deçà de la réalité). A raison de deux passages sur l’esplanade de la BnF par jour, c’est au moins 40 occasions de se retrouver, comme ma chère voisine de bureau, aux urgences de la Pitié-Salpétrière avec un coccyx fêlé. Si en plus on veut aller prendre l’air à midi, le risque est multiplié par deux. Certains architectes mériteraient d’être enfermés dans les édifices que leur imagination délirante a fait naître.

 

En janvier, on a mis les bouchées doubles... côté boulot. La cuisine ? Oubliée, ou presque. C’est tout juste si on a pris la peine de se nourrir. On s’est surprise à renoncer au déjeuner, un truc presque impensable en temps ordinaire, tellement le travail a repris le dessus.

 

En janvier, le compte en banque a fait grise mine. Alimenté le 20 du mois précédent, il a dû faire face aux fêtes, puis... aux soldes. On a beau proclamer un peu partout qu’on n’a pas fait les boutiques, il faut bien admettre que les deux paires de chaussures, plus le petit paletot et la petite veste (chère mais irrésistible) de la boutique de dégriffés près du marché d’Aligre ne sont pas descendus du ciel avec le Père Noël… Mais ne vaut-il pas mieux claquer son fric dans des frivolités plutôt qu’en confier la gestion à certaine banque ?

 

En janvier, on a mangé de la soupe presque tous les soirs. Parce que c’est bon, facile et rapide à préparer. Qu’on n'a jamais l'impression de manger toujours la même chose. Et même que ça coûte pas cher.
 

A défaut de couleur dans le ciel et dans la vie quotidienne, on a mis de la couleur dans l’assiette. Des couleurs de carnaval...


Avez-vous déjà vu une soupe
bleu indigo, pour changer du beigeasse, du verdâtre et de l’orange (couleur un peu galvaudée ces derniers temps, avec la mode des curcubitacés…) 


Ma soupe bleue est faite de chou rouge. Etonnant, non ? Je ne m’attendais pas du tout à ce que la couleur passe aussi franchement du rouge-violacé à l'indigo. En observant le résultat, littéralement fascinée, il m’est revenu à l’esprit que les gens de langue allemande utilisent indifféremment les termes Rotkohl (chou rouge) et Blaukohl (chou bleu) pour désigner ce végétal omniprésent dans leur cuisine.




Soupe au chou rouge, toute bleue


 

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Pour 2 personnes (en plat principal) :  

 

- 500g de chou rouge bien frais
- 3/4 litre de bouillon de légumes bio en tablette
- 1 c. à soupe de sucre
- 2 c. à soupe de vinaigre de vin ou de cidre
- noix de muscade fraîchement râpée (une pincée)
- cumin entier (1/2 c. à café)
- sel, poivre
- 10 cl de crème liquide

 
Couper le chou rouge en lamelles. Faire blanchir dans une grande marmite d’eau bouillante pendant 5 minutes. Egoutter.

Faire cuire le chou dans du bouillon de légumes, à petit feu et à découvert, jusqu’à ce qu’il soit tendre (environ 30 minutes).

Mixer le tout, ajouter le sucre, le vinaigre, la crème liquide, la noix de muscade, saler et poivrer, rajouter éventuellement un peu d’eau pour obtenir la consistance désirée. Décorer de graines de cumin.


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 *************


Moins étonnante côté couleur, mais jolie tout plein et très goûteuse, voici la dernière soupe en date : une soupe « avec des morceaux ». Parce que l’Homme souligne parfois, en voyant débarquer du mixé à chaque dîner, qu’il est encore en âge de mastiquer… Alors, pour le plaisir de l’entendre dire « Hum, j’aime bien aussi avec des morceaux ! », on lui fait cette version polychrome de soupe aux épices à couscous.

 

Soupe polychrome aux épices à couscous 

 

 

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Toujours pour 2 personnes (voire 3, le pois chiche, ça nourrit ;-)

- 200g de pois chiches au naturel (bio si possible)
- 1 petite patate douce taillée en brunoise (en tout petits dés)
- 200g de pulpe de tomates bio (Monoprix, en bocal)
- 200g de poivrons rouges et verts en brunoise
- 1 oignon taillé en brunoise
- 1 c. à café de ras-el-hanout rouge
- 1 pincée de cumin en poudre
- 1 belle gousse d’ail
- persil, cerfeuil et coriandre ciselés (à volonté)
- 1 cube de bouillon de légumes bio

 

Diluer le cube de bouillon dans 1 litre d’eau, ajouter la pulpe de tomate, l’oignon et l’ail, porter à ébullition, laisser cuire 5 minutes.

Ajouter les épices, les poivrons, la patate douce en cubes et laisser cuire encore 5 minutes, ajouter les pois chiches et laisser mijoter jusqu’à ce que les légumes soient tendres mais pas en purée.

Rectifier l’assaisonnement en sel si nécessaire, garnir d’herbes ciselées et servir avec du pain de campagne grillé et un filet d’huile d’olive.
 

 

Variante un peu plus riche et goûteuse : remplacez le bouillon de légumes par un bouillon d’agneau (si vous avez fait un couscous par exemple, filtrez le bouillon restant, dégraissez-le un peu et utilisez-le comme base de la soupe).


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par Natalia publié dans : SOUPES
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Jeudi 10 mai 2007


Cette soupe appartient à la tradition culinaire cantonaise, elle est très simple à réaliser et ne demande que peu d’ingrédients. C’est un bouillon avec des champignons parfumés et de la viande de poulet.

Il faut prendre des cuisses de poulet plutôt que des blancs, c'est beaucoup plus tendre et plus goûteux. Quant aux shitakés, si vous pouvez en trouver des frais, c'est 100 fois meilleur : j'ai testé les secs puis les frais, et je peux vous dire qu'il n'y a aucune comparaison. Les shitakés séchés puis réhydratés ont un goût très marqué, il faut les employer avec parcimonie sinon ils masquent le goût du poulet.

Il faut non seulement bien les laisser tremper, mais les cuire au moins 15 minutes sinon ils restent caoutchouteux. Les shitakés frais n'ont aucun de ces inconvénients, et un goût beaucoup plus délicat. Evidemment ils ne sont pas présents chez tous les marchands de fruits et légumes, mais on en trouve, parfois jusque sur nos marchés. Et je suis sûre qu'on en vend dans les supermarchés asiatiques du 13e arrondissement parisien....

Cette soupe peut se préparer à l'avance et se réchauffer. Sinon elle est prête en 15 à 20 minutes.La recette que je donne ici est inspirée du livre de Ken Hom Cuisine chinoise (Hachette).


 



Pour 4 personnes :

- 225g de cuisses ou de pilons de poulet désossés et sans la peau
- 25g de jambon cru émincé ou de poitrine fumée
- 25g de champignons shitakés séchés ou 200g frais
- 1 c. à soupe de vin de riz (ou de Xérès sec)
- 1 c. à soupe de gingembre frais finement haché
- 1 gousse d'ail hachée
- 2 c. à soupe ½ de sauce de soja
- 1 c. à café d'huile de sésame
- 1 c. à café de Maïzena
- 1,2 litre de bouillon de poulet
- 1 c. à soupe de ciboulette ciselée
- poivre
- 2 c. à café d'huile (neutre : arachide de préférence)


1. Si vous utilisez des champignons séchés, mettez-les à tremper dans un grand volume d'eau chaude pendant 30 minutes.


2. Coupez le poulet en dés de 1 cm. Mélangez la viande à la maïzena, au vin de riz, à 1 c. à soupe de sauce de soja et l'huile de sésame. Laissez reposer 30 minutes.


3. Egouttez soigneusement les champignons en les pressant un peu pour enlever l'excédent de liquide. Jeter les pieds, couper les chapeaux en fines lamelles. Si vous prenez des frais, lavez-les, coupez les en lamelles après avoir éliminé les pieds.


4. Dans une grande casserole, amenez le bouillon à frémissement avec le gingembre et l'ail, puis ajoutez les champignons, le jambon cru, 1 c. à soupe de sauce soja, un peu de poivre. Laissez mijoter à petits bouillons 5 minutes si les champignons sont frais, 15 s'ils sont secs.


5. Pendant ce temps, faites chauffer l'huile neutre dans un wok ou une poêle à frire. Lorsqu'elle est presque fumante, faites sauter les morceaux de poulet à feu très vif pendant 5 minutes, en remuant constamment. La viande doit être bien dorée. Egouttez la viande pour enlever l'excès éventuel de graisse.

 

6. Versez la viande dans la soupe et laisser mijoter encore 5 minutes avant de servir. Parsemez de ciboulette ciselée



par Natalia publié dans : SOUPES
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Jeudi 5 avril 2007


La courgette, c'est toujours un peu fadasse. La roquette, c'est tout le contraire, surtout celle du jardin ! Forte, piquante, sauvage, elle me rappelle celle que je mangeais, en salade ou sur une pizza primavera, du côté de Matera, en Basilicata, dans le sud de la Botte, où dans une vie précédente j'ai passé pas mal de temps.


Pourquoi est-ce que je fais pousser de la roquette ? Parce que je n'ai jamais trouvé trace de roquette sur les marchés de Dakar, encore moins dans les supermarchés où la salade en sachet sous vide est parfaitement inconnue. En matière de salade, on trouve (si on cherche bien) pas mal de choses : laitue, batavia, frisée, feuille de chêne, et même cresson. Mais la roquette, y en a pas, "amoul" comme on dit en wolof.


Qu'à cela ne tienne, on en a semé. En même temps que des herbes aromatiques : aneth, cerfeuil, basilic à grandes feuilles (celui que l'on trouve ici est du basilic thaï, très bon aussi, mais si différent...). Et ma foi, çà pousse... du moment qu'on arrose !


Pour ce velouté du soir, j'ai tenté une association courgette-roquette. Pas mal du tout ! Pour conserver son petit côté piquant et éviter trop d'amertume, je n'ai pas fait cuire la roquette.

 

 



Ah, que c'est beau ce vert pétant !! Décidément, c'est une manie ces derniers temps, entre la gelée de thé vert, le smoothie au concombre et petits pois, les crèmes brûlées à la pistache....


Sans doute faut-il voir dans cette idée fixe l'expression d'une frustration profonde. Dans ce coin du monde, le vert est tout au plus la couleur de la mer ou des mosquées, certainement pas celle de la végétation. Un petit aperçu ? Cette photo a été prise par J. lors d'un vol en hélicoptère au-dessus de Dakar, l'année dernière...

 

 



En ce début de printemps (officiellement, sur le calendrier), on cherche le vert désespérément. Ici la dernière pluie remonte à la mi-octobre, et la prochaine ne devrait pas se produire avant le début du mois de juillet.

Je sais ce que vous pensez : elle a bien de la veine, elle ne va quand même pas faire son ingrate, quelle chance d'habiter dans un pays où il fait toujours beau ! Le problème, c'est qu'un jardin sans eau (autre que celle d'arrosage, fort coûteuse), c'est assez moche. En ce moment, avec le vent qui souffle sur Dakar, les arbres sont couverts de poussière de latérite, bref, les feuilles sont marron-beige. Je vous assure, çà déprime à la longue !

 


Remède tout vert et anti-déprime pour 2 personnes :

- 500g de courgettes
- une poignée de feuilles de roquette
- 1 gousse d'ail
- 75 cl de bouillon de volaille
- 2 c. à soupe de parmesan râpé
- 2 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 c. à soupe de crème fraîche épaisse
- poivre du moulin


Faire cuire les courgettes et la gousse d'ail dans le bouillon, à petit feu et sans couvrir (ou en couvrant à moitié), jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Mixer avec le reste des ingrédients. Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre. Ajouter un peu de liquide en fonction de la consistance désirée. Servir chaud ou froid (froid, c'est très bon aussi...)


par Natalia publié dans : SOUPES
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Mercredi 28 mars 2007


Dans la série des mets faciles à mâcher (!!), j'ai servi pour un dîner improvisé, dimanche dernier, une crème de betteraves... Vu la couleur rose pétard de la mixture, il n'était pas difficile de surprendre des hôtes tout ce qu'il y a de plus « classique », bref, pas franchement au parfum des tendances culinaires (ceci n'est pas une critique, entendons-nous bien !)

Je voulais faire ressortir le côté un peu aigre-doux de la betterave. La patate douce, en réalité, passe assez inaperçue, sauf qu'elle permet de donner du velouté à la consistance. A mon avis on peut la remplacer par une pomme de terre, voire ne rien mettre si on ne craint pas un résultat plus liquide (rendez l'usage de la paille obligatoire, sinon gare aux taches roses !!!)

J'ai beaucoup aimé et il semble que mes invités aussi, vu la vitesse à laquelle ils ont descendu leurs verres, après s'être extasiés sur la couleur et interrogés sur le contenu. Ben oui, ils ne passent pas leur vie sur les blogs culinaires ou le nez dans les revues de cuisine, EUX. Heureusement pour moi, ils ignorent encore que la betterave est devenue d'une banalité affligeante ces temps-ci, surtout mixée et servie dans un verre... Et puis ils ne savent pas, non plus, qu'il y a du ketchup dans la recette...

 

Avec le reste de crème (j'en avais gardé de côté, ayant toujours une petite idée derrière la tête...) j'ai improvisé un granité, en remixant le tout avec des glaçons. La température s'y prête ici... C'était pas mal du tout ! Je crois que j'en referai...


 




Pour 4 personnes :

- 500g de betteraves cuites
- 1 grosse patate douce à chair blanche (à défaut, une grosse pomme de terre)
- un peu de bouillon de volaille froid
- 2 yaourts brassés (250g)
- 1 gousse d'ail
- 2 c. à soupe rases de ketchup
- 1 c. à café de sucre
- 2 c. à soupe de vinaigre de riz (ou de vinaigre de cidre)
- sel, poivre
- ciboulette et persil ciselés


Faire cuire la patate douce épluchée à l'eau jusqu'à ce qu'elle soit tendre. A la fin de la cuisson, rajouter la gousse d'ail épluchée pour lui ôter un peu de sa force. Egoutter, laisser bien refroidir. 

Mixer longuement tous les ingrédients. Ajouter du bouillon en fonction de la consistance désirée. Filtrer dans un tamis s'il reste des morceaux. Servir immédiatement.

par Natalia publié dans : SOUPES
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Mardi 27 mars 2007


Le smoothie est très à la mode… surtout chez les citadins en mal de mets un peu régressifs, mais ni chimiques, ni trop gras, ni trop sucrés… On veut du frais, du vitaminé, des trucs SAINS quoi ! Avec le début du printemps, il ne va pas être possible d’échapper au smoothie, c’est sûr. Après les bonnes soupes d’hiver, on passe à la version été du slogan : "5 fruits et légumes par jour". Parfait pour un déjeuner sur le pouce (on peut même l’emporter au bureau), en solo ou à deux, vite fait, bien fait.

 


 




 

 

Pour 2 grands verres, puisque çà se boit à la paille bien sûr:


- 1 gros concombre ou 2 petits
- 1 bulbe de fenouil
- 1 poignée de  petits  pois frais (ou surgelés)
- 2 yaourts bulgares
- 3 c. à soupe de jus  de  citron 
- 4 glaçons
- sel, poivre
- ciboulette,  persil, coriandre, aneth ciselés


Pour accompagner le smoothie : oui parce que çà remplit l’estomac sur le moment, mais 2 heures après…. on n’a plus qu’à aller se faire cuire un œuf, alors autant le faire tout de suite :

- 2 belles tranches de pain de campagne
- 1 c.  à  soupe  d'huile d'olive
- quelques feuilles de basilic
- un œuf


1. Faire blanchir le fenouil coupé en morceaux et les petits pois pendant 5 minutes. Egoutter et passer sous l’eau froide pour rafraîchir. Epépiner le concombre.

2. Mixer longuement tous les ingrédients dans un blender. Saler, poivrer, ajouter éventuellement un peu d’eau froide pour obtenir la bonne consistance, qui doit être entre le jus de légumes et la purée.

3. Mettre au frais le temps de faire cuire l’œuf (coque ou mollet) et de griller le pain de campagne. Ciseler le basilic, le mélanger à l’huile d’olive, verser en filet sur les tranches de pain de campagne.


Déguster !

 


 

 

 

 

par Natalia publié dans : SOUPES
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Lundi 5 mars 2007


Plus simple, ça n'existe pas, et c'est dé-li-cieux ! L'oseille n'a pas trop la cote, je trouve, comparée à tant d'autres légumes revenus en force dans  nos cuisines et nos assiettes (panais, toutes les sortes possibles de courges et citrouilles, topinambours, et j'en passe). 

J'adore le goût acidulé de l'oseille, il stimule l'appétit. Cette soupe constitue une entrée parfaite pour mettre les papilles en condition.
Vous pouvez très bien ne mettre que de l'oseille et pas du tout d'épinards, moi j'aime bien faire moitié-moitié.

Si la recette est très conventionnelle, votre velouté ne le sera pas forcément : à siroter dans un grand verre ou mug, avec une (large) paille, en compagnie de quelques tranches de bon pain grillé et beurré. Qui sait, çà pourrait même plaire aux enfants, malgré la couleur vert kaki peut "glamour" de l'oseille...


 

Pour 4 personnes :
 

- 200g d’oseille
- 200g d’épinards (frais ou surgelés)
- 2 tablettes de bouillon de viande et 1 litre d'eau (ou 1 litre de vrai bouillon fait maison)
- 2 petits oignons ou 1 gros
- 1 gousse d’ail
- crème fraîche (20 cl environ : on peut remplacer une partie de la crème par du lait pour une version plus « light »)
- poivre, sel
- noix de muscade fraîchement râpée

Faire fondre 20g de beurre dans une marmite, y faire revenir les oignons émincés et l’ail à feu doux. Ajouter les épinards et l’oseille ; les faire « tomber » toujours à feu doux, puis ajouter le bouillon. Faire cuire 15 minutes environ. Mixer, ajouter la crème (ou le mélange crème-lait), du poivre et du sel au besoin, un peu de muscade râpée.

 

Servir chaud ou frais (c’est tout aussi bon sinon meilleur…)



par Natalia publié dans : SOUPES
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Mercredi 14 février 2007


Les variétés de courges sont infinies… L’autre fois je suis tombée sur des sortes de courgettes très longues, en forme de massue, avec une extrémité fine et recourbée. A quoi cela pouvait bien ressembler, une fois cuisiné ? La curiosité a été plus forte. J’en ai acheté. J’ai cherché sur internet quel pouvait bien être le nom de cette courge et comment cuisiner la chose. Sur la première question, j’ai fini par trouver : courge massue d’Hercule ! De la famille des gourdes ou calebasses. Rien moins que çà ! 





 

Quant à la cuisiner… et bien, rien trouvé sur la Toile ! Les gourdes n’ont pas encore envahi la blogosphère culinaire. Tant mieux, à tout point de vue !! Donc j’ai improvisé. Lorsque j’ai coupé ces courges, j’ai trouvé qu’en dépit d’une peau assez dure, l’intérieur ressemblait beaucoup à une jeune courgette. J’ai décidé d’en faire une soupe.

 

 

 



 

Le résultat, ma foi, n'était pas mal du tout. Mais la "gourde d'Hercule" reste assez fade. J'ai voulu accentuer le côté "doux" avec la patate douce, qui donne un peu de corps à la soupe, en prime. Le gingembre, l'ail, la ciboule et le poivre permettent de relever l'ensemble. La couleur de ce velouté est superbe et a tout de suite inspiré à mon mari la comparaison avec le jade. Voilà ! Au bout du compte c'est une soupe parmi tant d'autres, pas spécialement extraordinaire, mais qui change du poireau-pommes de terre.


Velouté de jade

-  500 g de courges massues d’Hercule ou de courgettes à peau vert clair (pour la couleur évidemment)
- 2 patates douces à chair blanche (environ 200 g)
- 5 cl de crème fraîche épaisse
- 1 gousse d'ail
- 1 tige de ciboule (ou 1 tige d'oignon vert)
- 1 cm de racine de gingembre frais
-  quelques feuilles de coriandre
-  sel et poivre du moulin
- 1 noisette de beurre
-  40 cl de bouillon de volaille

1. Hacher menu la gousse d'ail, le gingembre frais et la ciboule. Couper les courges et les patates en morceaux.

2.
Faire revenir l'ail, le gingembre et la ciboule dans une noisette de beurre, à feu très doux. Ajouter les légumes. Mouiller avec le bouillon de volaille, saupoudrer d'une cuillérée à café rase de fécule de pomme de terre et laisser mijoter environ 30 minutes jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
 

3. Passer le tout au mixeur. Ajouter la crème fraîche, poivrer généreusement, saler un peu si nécessaire, et servir décoré de feuilles de coriandre






 

par Natalia Kriskova publié dans : SOUPES
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Vendredi 9 février 2007

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Allez, un petit effort de présentation, et la soupe au lard et aux croûtons, en plus de vous réconforter, prendra une toute autre allure lors de votre prochain dîner.

 


Soupe de navets, lard croustillant et petits croûtons maison

- 600 g de navets nouveaux ou de navets Croissy (ces derniers sont blancs et longs, moins forts au goût)
- 200 g de pommes de terre

- 1 oignon
- 1/2 l de bouillon de volaille
- 10 à 15 cl de lait
- 10 cl de crème fraîche épaisse
- sel, poivre
- 4 très fines tranches de poitrine fumée (pancetta italienne par exemple)
- 2 tranches de pain de campagne (s'il est un peu rassis c'est encore mieux)

1. Peler les navets et les pommes de terre, les couper en morceaux. Emincer l'oignon finement.

2. Faire revenir l'oignon dans un peu de beurre, à feu doux, sans le faire colorer.

3. Ajouter les pommes de terre et les navets, puis mouiller avec le bouillon de volaille. Faire cuire à feu doux et à couvert pendant 30-35 minutes, jusqu'à ce que les légumes soient tendres.


4. Mixer le tout, ajouter le lait (la quantité peut varier en fonction de la consistance désirée), la crème fraîche, rectifier en sel et poivre, réserver au chaud.


5. Découper le pain de campagne en petits dés. Faire chauffer une poêle, y déposer le pain (sans huile), laisser déssécher 3 minutes à feu vif, en remuant constamment. Ajouter alors les tranches de poitrine fumée, les faire dorer à feu vif pour qu'elles deviennent bien croustillantes, tout en continuant à remuer pour que les croûtons s'imprègnent de la graisse de cuisson.


Servir la soupe dans des petits bols ou des assiettes creuses, déposer une tranche de poitrine et répartir les croûtons sur le dessus.
par Natalia K. publié dans : SOUPES
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Mercredi 7 février 2007







Le cours du poivron rouge est en baisse à Dakar ! Hier en faisant le plein de fruits et légumes je suis tombée sur des poivrons charnus et brillants, encore dans leur carton en provenance du Maroc. Une aubaine ! Je rêvais de confectionner une soupe à base de poivrons depuis plusieurs semaines...


Pour 4 à 6 personnes (selon que l'on en fait une entrée ou un plat principal) :

- 1 kg de poivrons rouges
- 1/2 litre de bouillon de volaille (environ) 
- 15 cl de coulis de tomates 
- 1 c. à soupe d'huile d'olive 
- 2 gousses d'ail 
- 1 oignon 
- 1/2 c. à café de paprika doux (ou de piment d’Espelette si vous préférez un peu plus piquant) 
- 2. c. à soupe de mascarpone 
- 1/2 c. à café de sucre 
- basilic ou persil ou coriandre pour le décor (à mon sens c'est le basilic qui s'accorde le mieux avec le poivron mais là, je n'avais que de la coriandre en stock...)
 
1. Allumer le four sur position gril et faire griller les poivrons entiers en les retournant régulièrement, jusqu'à ce que la peau soit boursouflée. Les laisser reposer quelques minutes dans une boîte fermée ou un sac plastique pour qu'ils étuvent. Les peler soigneusement en prenant soin de retirer le maximum de graines. Garder le jus qui s'écoule.
 
2. Dans une casserole, faire revenir tout doucement l'ail et l'oignon hachés dans l'huile d'olive. Ajouter les poivrons, le coulis de tomates, le bouillon de volaille, le sucre. Porter à ébullition et laisser mijoter 5 minutes.
 
3. Retirer du feu, ajouter le paprika et quelques feuilles de basilic ou de coriandre ainsi que le mascarpone et mixer finement. Rectifier l'assaisonnement en poivre et sel au besoin. 


Je sers ce velouté aux couleurs éclatantes avec des tranches de pain de campagne grillées et frottées d'ail sur lesquelles je verse un filet d'huile d'olive. Selon la saison, on peut le consommer chaud ou froid. C’est toujours un délice !!


par Natalia K. publié dans : SOUPES
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