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Samedi 8 mars 2008



Curry-vert.jpg



La nostalgie du cocotier secoue très fort la Natalia, depuis quelques semaines. Aussi fort que les bourrasques qui manquent de la renverser chaque jour, sur la Grande Esplanade (oui, elle radote, la Natalia, avec son esplanade et sa BnF).


L'envie de retrouver des parfums, des saveurs définitivement associés à Dakar la taraude. Elle va chez le poissonnier, se rue sur la petite dorade portion qui était son steak quotidien, là-bas. Mais la dorade n'est pas celle de ses souvenirs. Sa chair est un peu molle, son goût évoque un poisson carnassier… et tout ça ne colle pas, non, pas du tout. D'ailleurs, ce poissonnier, vraiment, c'était pas ça. Du poisson nickel chrome qui gît sur un lit de glace et d'algues, après avoir été nourri en batterie, quelque part en Grèce, ça n'a rien à voir avec un poisson qui sort de l'océan, qu'on entasse où on peut, qui se fait torturer pendant quelques heures par les mouches, puis écailler et vider à même le pavé (ou sur le capot de la voiture). Que la SPA me pardonne, je suis pas sadique avec les animaux, mais c'est comme ça que j'aime le poisson.

Un autre jour, descendue de sa tour de verre, Natalia passe devant le micro-marché bio qui tente de donner un peu de vie, le vendredi, au quartier de la BnF. Son nez flaire un étal de mangues. Elle s'approche, fronce un sourcil : « Mangues avion, 7 euros le kg ». La mangue qui vole (le client), c'est le must par ici. Un peu chères, quand même, fait remarquer Natalia, qui n'a toujours pas réalisé que cette façon d'entamer la conversation, fort banale mais sympathique au marché Kermel, résonne ici comme une impertinence, voire une agression. « Ah, mais, Madame, ce sont des mangues sauvages ». Sauvages ? A Dakar, ils n'osent même pas les vendre, celles-là. Allez, on goûte pour faire plaisir. Bon, pas si mal la petite mangue du Pérou. Allez, va pour quelques unes, et quelques euros de moins dans le porte-monnaie. Et puis deux citrons verts, parce que ça fait longtemps qu'on n'a pas senti leur parfum fleuri et un peu poivré. Et puis un bouquet de coriandre, comme ça, on a la trilogie de base dans le caddie : mangue, citron vert, coriandre. Un cocktail olfactif qui nous projette à 6000 km de Paris, 8 mois en arrière.



Tiens, si on faisait un curry vert de poulet ce soir ? La cuisine thaï, on a commencé à la pratiquer à Dakar aussi. Tout simplement parce qu'on trouvait à peu près tous les ingrédients de base : ail, gingembre, citronnelle, piment, coriandre, pâte de crevettes, lait de coco, citron vert, basilic thaï et bien sûr, riz thaï parfumé (le riz est l'alimentation de base au Sénégal, et la production locale est loin de couvrir les besoins …).

 

Curry-vert-2.jpg

 



Pour la pâte de curry vert :

- 1 cuil. à café de pâte de crevettes

- 2 petits piments verts (de forme longue, comme des haricots verts). Retirer les graines, ce sera moins fort ; attention à ne pas vous frotter le visage ou les yeux quand vous les manipulez)
- 2 gousses d'ail
- 1 échalote
- 1 tige de citronnelle
- 1 cm de racine de galanga
- 1 cm de racine de gingembre frais
- 6-8 tiges de coriandre fraîche, avec la racine si possible (cette dernière est très parfumée)
- le zeste et le jus d'1/2 citron vert
- 1 cuil. à soupe d'huile neutre (arachide, pépins de raisin)

 

Piler le tout au mortier (ou passer au mixeur) jusqu'à obtenir une purée aussi homogène que possible. Couvrir d'huile et conserver au frais si vous n'utilisez pas tout (se conserve une huitaine de jours seulement, ensuite, ça se dégrade).

N.B. : cette pâte de curry vert est relevée mais pas très accessible aux palais sensibles. Si vous souhaitez un résultat vraiment « thaï », il faudra mettre 4 piments au lieu de deux…

Si vous n'avez pas les ingrédients sous la main, mais une brutale envie de curry vert, foncez chez Monop', rayon exotique, marque Blue Elephant. Les pâtes de curry en sachets font parfaitement l'affaire. Mais cela reste agréable de faire soi-même son mélange, on peut adapter et changer en fonction de ses goûts.

 

Pour le curry vert de poulet :

- 500 g de cuisses de poulet désossées coupées en morceaux.
Ne prenez pas du blanc (filet), la viande serait sèche et peu goûteuse. Les cuisses désossées sont mille fois meilleures dans cette recette.

- 2 c. à soupe de pâte de curry vert thaï
- 60 cl de lait de coco
- le jus d'1/2 citron vert
- 2 c. à soupe de sauce de poisson
- 4 aubergines thaï (petites, de couleur blanche légèrement teintée de violet)
- 1 grappe d'
aubergines pois (ce sont de toutes petites boules rondes et vertes)
- 4 mini épis de maïs (facultatif)
- une grappe de poivre vert frais (si vous en trouvez)
- 4 feuilles de combava sèches ou surgelées
- quelques brins de coriandre fraîche
- quelques feuilles de basilic thaï frais ou séché
- 1 piment thaï rouge (de forme longue)
- huile neutre

 

1. Faites revenir la pâte de curry dans un peu d'huile, jusqu'à ce qu'elle embaume. Cette étape est très importante pour le résultat final. Baissez le feu et ajouter petit à petit, en filet, le lait de coco. Remuez sans arrêt pour bien homogénéiser la sauce.

 

2. Portez tout doucement à ébullition, ajoutez les morceaux de poulet, laissez cuire 10 minutes à feu doux.

 

3. Ajoutez les aubergines pois et les mini aubergines coupées en rondelles, les épis de maïs coupés en tronçons, la sauce de poisson, la moitié du piment coupé en fines rondelles (ne le mettez pas si vous craignez que ce soit trop fort à votre goût), le basilic et les feuilles de combava, le jus du demi-citron vert, le poivre vert. Ne salez pas, le sauce de poisson et la pâte de crevettes (que vous avez mise dans la pâte de curry) le sont suffisamment.

 

4. Laissez mijoter toujours à feu très doux une dizaine de minutes encore. Lorsque les légumes et le poulet sont tendres, c'est prêt.

 

5. Retirez du feu, ajoutez des feuilles de coriandre ciselées, éventuellement quelques rondelles supplémentaires de piment rouge (pour les amateurs de sensations fortes). Servez avec du riz jasmin vapeur, of course.

 
Après avoir dégusté ce curry vert, Natalia et son Homme ont sorti deux valises, entassé ce qui reste de leur garde-robe dakaroise, ajouté un appareil photo et quelques livres, et ils ont décidé d'aller se poser quelque jours sous un cocotier, en attendant le printemps...



Je vous retrouverai avec plaisir après cette parenthèse exotique... vers le 20 mars !




par Natalia publié dans : VIANDES
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Mardi 19 février 2008



Poulet-morilles-1.jpg

Je sais, c'est pas terriblement parlant comme photo...




Comme tout blogueur, je suis parfois perplexe en découvrant comment
certains internautes arrivent jusque chez moi.


La semaine passée, actualité oblige, quelqu'un est tombé sur les Casseroles en cherchant un "chant pour les amoureux". Pas de veine, je ne fais partie ni de ceux qui fêtent la saint Valentin, ni de ceux qui se positionnent farouchement contre, mais qui, en fin de compte, en
parlent quand même.


D'autres mots-clés ressemblent à des avis de recherche. Si j'étais un peu parano, je croirais presque à une enquête policière. Depuis que j'ai avoué à deux collègues que je tenais un blog de cuisine (sans rien dire de plus), quelqu'un saisit régulièrement dans Google "je travaille à la BnF". Je veux bien croire que ce n'est qu'un hasard, mais tout de même...


Enfin, y en a un(e) qui, pas plus tard qu'avant-hier, a osé se pointer ici en tapant "vilain Moyen Âge". Qu'il  (elle) fasse gaffe, ou je lui envoie l'Inquisition.


Je n'ai encore jamais trouvé "chanter (faux) comme une casserole", mais ça finira bien par arriver. Le pire est toujours sûr.



Poulet-morilles.jpg



La recette du jour, c'est un poulet aux morilles. Ne dites pas que ce n'est pas la saison des morilles, ou que les morilles sont chères, car on en trouve de plus que correctes, surgelées, chez Monsieur Picard. Elles font parfaitement l'affaire dans ce genre de plat.


Evidemment si vous en trouvez des fraîches, c'est encore mieux. Mais bon, vous n'êtes pas obligés. Enfin, il y a aussi, pour ceux qui préfèrent, l'option morilles séchées.



Pour quatre personnes : 

- 4 belles cuisses de poulet fermier
- 2 sachets de morilles surgelées de chez Picard (environ 400g)
- 1 dl de vin blanc de Bourgogne, par exemple un Saint-Aubin : du bon, à maturité, ça change tout pour la sauce, et vous dégusterez le reste de la bouteille en accompagnement. Vous pouvez également utiliser du vin jaune si vous aimez.
- 2 échalotes
- sel, poivre du moulin
- 1 c. à soupe de fond de veau déshydraté délayé dans 1 litre d'eau chaude
- 4 c. à soupe de crème fraîche
- 25g de beurre + 1 c. à soupe d'huile neutre


1. Faites revenir les cuisses de poulet dans une sauteuse, avec l'huile et le beurre, jusqu'à ce qu'elles soient dorées sur toutes les faces. Retirez les morceaux de viande, jetez la graisse.

2. Remettez les morceaux de viande dans la sauteuse, ajoutez le bouillon fait à partir du fond de veau, laissez mijoter 40 minutes environ, jusqu'à ce que les morceaux soient bien tendres.

3. Pendant ce temps, laissez décongeler les morilles sur du papier absorbant.

4. Quelques minutes avant la fin de la cuisson du poulet, faites réduire à sec l'échalote finement hachée avec le vin blanc. Lorsque le poulet est cuit, récupérez le jus de cuisson, versez sur le mélange échalote et vin blanc (devenu presque sec). Ajoutez les morilles, laisser cuire mais pas trop, puis ajoutez la crème fraîche. Rectifiez l'assaisonnement en poivre et sel.

Servez bien chaud. La sauce de ce plat se marie à merveille avec un riz sauvage, ou un mélange 3 riz. Un vrai délice...



Poulet-morilles-2.jpg

Oui, c'est flou,et c'est même pas artistique....comme les autres photos de ce billet...


Si on veut obtenir une sauce plus épaisse, on peut ajouter une c. à café de maïzena juste avant de verser le jus de cuisson dans le mélange échalote-vin blanc.


Img_6732.jpg

La sauce, à finir à la petite cuiller...


Imprimer la recette


P.S. Il y a à nouveau plein de jeux qui circulent sur la blogosphère. J'ai été taguée par certaines d'entre vous, merci Virka, merci Patmamy ! Je m'attelle à mes devoirs pour vous répondre au plus vite...




par Natalia publié dans : VIANDES
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Mercredi 12 septembre 2007

Un sac de noeuds ubuesque, des palabres africaines, un coup de gueule final, assorti de menaces de résiliation. Internet a fini par arriver jusque chez nous, en deux heures (!), mais après 1 mois, 1 semaine et 1 jour d'attente...
 

O admirabile miraculum !

 
Je suis désormais convaincue que les miracles existent : c'est juste une question de motivation et d'arguments.


Au fait, vous saviez qu'il y a des gens qui tiennent des blogs en latin ? Cette découverte récente me laisse rêveuse. La Chartiste que je suis, entraînée depuis ma prime jeunesse à la version latine sans dictionnaire, reste admirative devant ce genre d'entreprise. J'avais bien repéré la version latine de Google et de l'encyclopédie Wikipedia, quelques sites internet (interretis situs) dans la langue de Cicéron, mais des "Ephemeres latine scriptae" (des blogs en latin), ça alors !

L'Homme, à qui je faisais part de ma découverte, a pris un air inquiet : il ne manquerait plus que la Natalia se mette à jouer les fortes en thème, déjà qu'elle passe bien trop de temps sur ce fichu blog ! Mais non, je n'irai pas jusqu'à vous (m')infliger du latin, fût-ce du latin de cuisine.


Pour aujourd'hui ce sera plutôt de la cuisine latine. La célébrissime sauce (ragù) à la Bolognaise (alla Bolognese) revisitée à l'agneau, ça vous tente ?


Sauce bolognaise à l'agneau pour 4 personnes (ou plus...)

- 300g d'épaule d'agneau hachée (ou unélange de collier et d'épaule)
- 1 gros oignon (rouge, c'est plus doux, ou jaune)
- 2 gousses d'ail
- 1kg de tomates bien mûres (ou une boîte 4/4 de tomates pelées...pour les flemmards)
- 3 cm de carotte
- 1 cm de côte de céleri (on peut zapper carotte et céleri si on n'en a pas sous la main)
- 1 c. à café rase de concentré de tomates
- sel, poivre
- thym frais, romarin frais, laurier
- 4 c. à soupe d'huile d'olive


1. Ebouillanter les tomates 1 minutes avant de les passer sous l'eau froide. Les peler et en retirer le maximum de graines, couper la chair en morceaux.

2. Dans un faitout, faire revenir tout doucement l'oignon dans l'huile d'olive, avec les morceaux de carotte et de céleri taillés en tout petits dés. Ne pas laisser colorer.

3. Ajouter la viande d'agneau, les morceaux de tomate, le concentré de tomates, l'ail dégermé et écrasé, les aromates, saler et poivrer généreusement.. Ajouter un petit verre d'eau ou de bouillon de viande.

4. Laisser mijoter à feu très doux pendant 40 minutes environ en surveillant régulièrement. Couvrir en fin de cuisson et ajouter un peu d'eau si nécessaire.

Nota bene que la sauce est meilleure si préparée à l'avance et réchauffée, elle sera mieux imprégnée des saveurs de la viande. Donc n'hésitez pas à la préparer la veille.


P--tes-sauce-bolo-d-agneau.jpg




Pour changer un peu, on peut utiliser cette sauce dans un gratin de pâtes. Avec du fromage de chèvre, c'est encore meilleur :

Pour le gratin (ou 4 petits gratins)

- 350g de pâtes courtes (type penne, farfalle, rigatoni, ou pourquoi pas des lasagnes)
- 1 bûche de fromage de chèvre un peu sec (du tout venant du supermarché, c'est bien suffisant)
- la sauce bolognaise à l'agneau

1. Préchauffer le four sur position grill, à température élevée (220° au moins). Râper grossièrement le chèvre (si sa texture le permet) ou le couper en morceaux.

2. Faire cuire les pâtes dans de l'eau bouillante salée. Les laisser cuire 3 minutes de moins qu'indiqué sur le paquet. Egoutter les pâtes, les assaisonner avec la sauce bolo à l'agneau (il est possible que vous ayez beaucoup de sauce... gardez-en pour une autre fois !) Ajouter la moitié du chèvre au mélange.

3. Répartir dans des ramequins individuels légèrement enduits d'huile d'olive. Parsemer le dessus du chèvre restant. Enfourner pour 5 à 10 minutes, le temps que les pâtes finissent de cuire et que le dessus soit bien gratiné. Déguster !

Gratin-bolognaise-d-agneau-copie-1.jpg



Post scriptum

Je réalise tout à coup que je ne sais pas où est passé, dans ce déménagement, mon dictionnaire latin-français. Pas n'importe quel dictionnaire, en plus ! Un Gaffiot millésimé, usé, sali, rafistolé qui fut celui de ma mère après avoir été celui de sa cousine germaine. Laquelle, paraît-il, envoyait régulièrement voler ce pauvre dico à travers la pièce : d'ailleurs, elle est devenue prof d'anglais (curieusement, ma mère aussi...).
Sans doute ce précieux Gaffiot est-il enfoui dans l'un des cartons que nous ne comptions pas ouvrir et que nous avons donc descendus à la cave. Je vois d'ici la mine effondrée de mon homme quand je vais lui demander des nouvelles du Gaffiot : il va vraiment croire que je veux lancer un blog de cuisine en latin !!


 

par Natalia publié dans : VIANDES
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Samedi 28 juillet 2007
 


Porc-quinoa.jpg


Mon père a "inventé" cette recette inspirée des saveurs du Nouveau Monde d'après un plat qu'il avait mangé au restaurant. J'ai eu l'occasion de la déguster il y a quelques jours. C'était la première fois que je goûtais au "Chisiya mama", c'est à dire au quinoa. "Chisiya mama" signifie "mère de tous les grains" en Quechua, la langue des Incas : voilà qui décrit bien la richesse nutritionnelle de cette céréale devenue presque courante dans nos assiettes en quête de nouveauté culinaire et de produits réputés diététiquement bénéfiques...

C'est une excellente recette pour cuisiner le porc. Il vaut mieux prendre de l'échine ou du filet mignon, la viande sera plus fondante et moelleuse. Si on aime le mélange sucré-salé, on sera comblé par la présence d'ananas et de pamplemousse. On boira un vin blanc pas trop sec, tel qu'un Pinot gris d'Alsace, avec ce plat.

Pour 4 personnes :
 

- 1 ananas (ordinaire, pas Victoria)
- 1 pamplemousse (ou 1 orange)
 
- 250g de quinoa 
- 500g de porc (échine par exemple) 
- ½ poivron rouge 
- ½ poivron vert 
- 1 oignon doux moyen 
- 2 c. à soupe de miel liquide 
- 4 c. à soupe d'huile d'olive 
- 1 petite boîte de maïs (ou 2 c. à soupe de maïs) (facultatif) 
- 1 noix de beurre ½ sel 
- sel, poivre, fleur de sel 
- quelques feuilles de persil plat 
- tabasco 

 


1. Parer la viande, dégraisser largement et la couper en cubes de 2 cm environ. Mettre la viande à mariner
avec le miel avec le tabasco et 1 c. à soupe d'huile d'olive pendant 2h minimum.
Correction apportée suite au commentaire du roi Bebryx, Ours de Pyrene (!)

 

2. Emincer très finement les poivrons et l'oignon. Les faire fondre à feu doux dans une poêle avec 1 c. à soupe d'huile. Ne pas laisser dorer. Réserver.

 

3. Eplucher le pamplemousse à vif et lever les suprêmes. Retirer la peau et les pépins et ne conserver que la pulpe. Réserver.

 

4. Mettre à bouillir 1 litre d'eau sans sel. Laver le quinoa à grande eau, l'égoutter puis le verser dans l'eau bouillante. Couvrir, baisser le feu et laisser cuire 12 à 15 minutes (surveiller). Saler légèrement 3 minutes avant la fin de la cuisson.

 

5. Pendant ce temps, faire sauter les morceaux de porc dans une sauteuse avec 2 c. à soupe d'huile d'olive. En fin de cuisson (la viande doit être bien dorée), ajouter  quelques gouttes de tabasco le miel et bien mélanger.  Garder au chaud.
Correction apportée suite au commentaire du roi Bebryx, Ours de Pyrene (!)

 

6. Découper 4 tranches d'ananas d'environ 1,5 cm d'épaisseur. Prélever la pulpe en gardant bien les cercles de peau entiers. Découper la pulpe en morceaux en retirant le coeur ligneux. Faire sauter ananas et quartiers de pamplemousse dans une poêle avec le beurre.

 
7. Egoutter le quinoa, ajouter le maïs et le mélange poivrons-oignon. Poivrer au goût.

8. Dressage des assiettes : répartir le quinoa sur 4 assiettes dans les cercles de peau d'ananas, déposer au dessus les dés de viande et les quartiers d'ananas et de pamplemousse sautés. Parsemer de persil plat haché et d'un peu de fleur de sel. Décorer avec les feuilles du « plumeau » de l'ananas.

Comme vous pouvez voir sur la photo, mon père a un sens de la présentation des mets beaucoup développé que le mien... j'ai des leçons à prendre !




Saut---de-porc-au-quinoa-papa.jpg




par Natalia publié dans : VIANDES
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Mercredi 18 avril 2007

Une huile vanillée et citronnée dans une salade, ça change de l'éternel trio moutarde-huile-vinaigre. Et cela vous relève ladite salade tout en douceur. Avec du poulet, l'association est particulièrement réussie, mais çà marche aussi bien avec les crustacés, et notamment les langoustines, la langouste, les crevettes, le homard...


Pour aujourd'hui on en reste au poulet, c'est ma salade de midi, toute légère...

 

Salade-de-poulet----la-vanilleblog.jpg

 


Pour 2 personnes :

- de la salade douce type laitue iceberg, mâche ou batavia
- une douzaine de tomates séchées
- 2 oeufs durs
- 2 blancs de poulet
- 5 c. à soupe d'huile d'arachide ou de pépins de raisin
- 3-4 cm de gousse de vanille
- 1 citron jaune
- une poignée de haricots verts ou de pois gourmands cuits ou toute autre légume au choix

1. Gratter les graines du morceau de gousse de vanille et les mélanger à 4 c. à soupe d''huile. Faire chauffer tout doucement l'huile dans une petite casserole pour faire infuser la vanille. Laisser refroidir.

2. Faire cuire les blancs de poulet dans une poêle à feu vif avec la c. d'huile restante. Retourner à mi-cuisson. Laisser refroidir puis détailler en fines lamelles. Saler et poivrer légèrement.

3. Tailler les tomates séchées en lamelle fines (c'est plus joli), couper les oeufs durs en morceaux, mélanger avec la salade et les haricots verts ou les pois gourmands.

4. Emulsionner l'huile vanillée avec 2 c. à soupe de jus de citron (ajuster la dose au goût) et une pincée de sel. Verser sur la salade et mélanger.

Je prépare un flacon d'huile vanillée avec 1 gousse de vanille entière pour 30 cl d'huile, ainsi, j'en ai toujours sous la main !

 

par Natalia publié dans : VIANDES
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Lundi 26 mars 2007

Petit tour vers l'Inde et ses combinaisons envoûtantes d'épices...

Le hachis boeuf-agneau n'a sans doute rien d'authentiquement indien, mais il est très goûteux avec les aubergines. C'est une façon de revisiter un classique vraiment indien, le baingan masala (masala d'aubergines).

Le masala (garam masala, c'est à dire mélange d'épices chaud) associe généralement du poivre, du cumin, de la cannelle, de la cardamome, du piment et de la coriandre. En gros... mais vous trouverez toutes sortes de variantes autour de cette base. Personnellement j'évite de forcer sur piment afin de ne pas anéantir les saveurs des ingrédients.

 

 

 



 

Pour 4 à 6 personnes en fonction de ce qu'on sert avec (et de l'appétit des convives) :

- 250g de viande de bœuf hachée

- 250g d’épaule d’agneau hachée

- 2 aubergines moyennes

- 1 gros oignon

- 40 cl de lait de coco

- 6 brins de coriandre fraîche

 

Pour le masala :

- 2 gousses d’ail

- 2,5 cm de racine de gingembre frais

- piment rouge frais (dose à adapter selon le goût : j'en mets une petite moitié en général, mais évidemment çà dépend de la taille et de la force du piment utilisé...)

- 1/2 c. à café de cannelle en poudre ou 1 bâton de cannelle

- les graines de 3 gousses de cardamome

- 1 c. à café de graines de fenouil

- 1 clou de girofle

- ½ c. à café de fenugrec

- 1 c. à café de curcuma

- 1/2 c. à café de cumin entier

- ½ c. à café de coriandre en grains

- huile d’arachide ou de tournesol (environ 2,5 cl)

 

1. Mixer les ingrédients du masala avec l’huile de manière à obtenir une pâte compacte.


2. Dans une marmite, faire revenir l’oignon et la viande dans 1 c. à soupe d’huile. Ajouter 1 c. à soupe rase de pâte de masala, bien mélanger, puis ajouter le lait de coco en filet. Baisser le feu  au minimum et laisser mijoter 20 minutes à couvert. 


3. Au bout de 20 minutes, ajouter les aubergines détaillées en cubes. Laisser cuire à feu très doux jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Rectifier l’assaisonnement en sel (en général très peu de sel suffit dans les plats épicés). Ciseler la coriandre et l’ajouter au dernier moment à la préparation.

 

Ce hachis aux aubergines version indienne s'accompagne volontiers de cheese nans (des milliers de recettes circulent sur le web) ou de riz basmati (nature ou aux épices), d’une raïta de concombre, ou d’une simple salade verte comme sur ma photo. S'il vous reste du masala, vous pouvez le conserver quelques jours au frigo. Utilisez-le dans une autre préparation à l'indienne, par exemple, pour changer... des crevettes !


 


par Natalia publié dans : VIANDES
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Vendredi 23 mars 2007


Un plat inspiré par les parfums de la cuisine marocaine, une sorte de tajine servi avec de la semoule : une hérésie certes, mais un vrai bonheur pour les papilles !

Les kumquats apportent une note fleurie et acidulée qui s’accorde parfaitement avec le goût délicat mais typé du pigeon. Les amandes grillées permettent d’ajouter un peu de croquant, le filet d’huile d’argan versé à la dernière minute sur la semoule safranée est le petit « plus » qui couronne le tout…



 

Pour 4 personnes

- 4 pigeonneaux coupés en deux dans la longueur (comme vous pouvez en jugez d'après la photo, à Dakar, ils sont de la taille d'une caille...)

- 1 litre de bouillon de volaille (on n'utilise pas forcément tout...)

- 2 dosettes de safran (ou l'équivalent en filaments...)

- 2 c. à soupe d’huile d’olive

- une petite botte d’oignons blancs grelots (à défaut deux oignons ordinaires, pas trop forts si possible)

- 1 bâton de cannelle

- 2 cm de racine de gingembre frais râpé

- 250g de kumquats épépinés et coupés en deux ou en quatre selon leur taille 

- 1 c. à soupe de miel

-  environ 300g de semoule de couscous fine

- une douzaine d’amandes mondées entières

- 1 c. à soupe d’huile d’argan

- quelques brins de corandre et de persil plat



1.
Dans une marmite à fond épais, faire dorer les pigeons sur toutes les faces avec 1 c. à soupe d’huile d’olive. Réserver.

2.
Remettre 1 c. à soupe d’huile dans la marmite et y faire revenir tout doucement les oignons grelots
entiers (sauf s’il s’agit d’oignons ordinaires, dans ce cas coupez-les en 4). Mouiller à hauteur avec du bouillon, ajouter le gingembre, le bâton de cannelle, une dosette de safran, puis les pigeons. Faire mijoter à feu très doux pendant 40 minutes environ, en rajoutant un peu de bouillon si l’évaporation paraît trop importante.

3.
Ajouter les kumquats et le miel, laisser cuire encore 10 à 15 minutes, jusqu’à ce que les fruits soient tendres. Rectifier l’assaisonnement en poivre et sel. Si la sauce paraît trop liquide, la faire réduire quelque minutes en prenant soin de réserver la viande et les kumquats à part.

4.
Pendant ce temps préparer la semoule de couscous selon les instructions du paquet (1 volume de semoule jetée en pluie dans 2 volumes d’eau bouillante additionnée d’une c. à soupe d’huile et d’une c. à café de sel). Je rajoute une dosette de safran à l'eau de cuisson de la semoule. Travailler la semoule à la fourchette, sur feu doux, jusqu’à ce qu’elle s’égrène parfaitement. Hors du feu, ajouter l’huile d’argan en filet et mélanger. Réserver au chaud.

5.
Faire griller les amandes à sec dans une poêle en les retournant de temps à autre. Ciseler le persil et la coriandre.

6.
Dresser les assiettes que vous parsèmerez d’amandes grillées et du mélange persil-coriandre. de persil et de coriandre


par Natalia publié dans : VIANDES
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