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De la viande

Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 09:28

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Dehors, il fait dix degrés de moins que dans le réfrigérateur.

Le petit portail de la maison est resté bloqué dans le sol gelé.

Chaque matin je conduis mini Kriskou chez sa nounou après avoir livré bataille contre le pare-brise de ma Twingo : il givre autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Or les raclettes concaves ne sont pas faites pour gratter ce côté-là de la vitre ;-)
 
Hier il a fallu du dégivrant pour pouvoir ouvrir la boîte aux lettres. J'y ai trouvé l'adorable calendrier et les voeux manuscrits de Mlle Chéché, délicatement emballés dans du papier de soie bleu lavande. Voilà qui a fait mon bonheur pour le reste de la journée.


Cela m'a donné envie de renouveler un peu la musique du blog : j'ai ajouté l'air du génie du froid de l'acte III du King Arthur de Purcell. C'est de saison...




Calendrier chéché


Les vacances sont finies mais je ne me suis pas encore repris le rythme de travail qu'il faudrait. Ces journées blanches et givrées sont propices à un état contemplatif. J'aimerais pouvoir m'asseoir dans un fauteuil confortable, avec un mug de thé chaud et un bon livre. Et compter les jours, les heures, les minutes. Traîner dans un salon de thé. M'offrir une balade autour de Poitiers.

Au lieu de cela, je vais commence à rédiger l'article qui était à rendre pour la semaine dernière.



**********


Blanquette de veau toute simple

Je ne suis pas particulièrement éprise de ce plat, je l'ai cuisiné surtout pour l'Homme, qui adore. Cette alliance entre la sauce blanche et le goût très discret de la viande de veau mijotée me paraît toujours un peu fade. J'ai testé une fois la blanquette à la vanille et ça ne change pas fondamentalement mon opinion sur la blanquette. Enfin, j'en mange tout de même avec un certain plaisir.

Ici c'est une blanquette toute simple et classique. La recette provient d'un vieux numéro de Cuisine et vins de France. C'est une valeur sûre. Impossible de rater la blanquette si vous suivez bien les indications concernant la confection de la sauce, seul moment un peu délicat de la préparation. Et bien sûr, si vous achetez de la viande de qualité (c'est primordial).


Blanquette-0.jpg


- 1 kg de veau coupé en morceaux (tendron et épaule)
- 1 oignon
- 1 carotte
- 1 poireau
- 40 g de beurre
- 10 cl de crème épaisse
- 1 jaune d'oeuf
- 20g de farine
- le jus d'1/2 citron
- sel
- poivre du moulin

1. Faites chauffer la moitié du beurre dans une cocotte et mettez les morceaux de veau à revenir. Pelez la carotte et l'oignon, nettoyez le poireau, coupez les légumes en tronçons. Ajoutez-les dans la cocotte puis versez de l'eau froide à hauteur de la viande. Laissez bouillir quelques minutes, écumez, ajoutez du sel, du poivre, couvrez et laissez frémir pendant 1h30 (plutôt 2h pour moi car j'avais de gros morceaux de viande, et il faut qu'ils soient parfaitement tendres).

2. Egouttez la viande et les légumes en filtrant le bouillon. Dans une casserole à fond épais, préparez un roux : mettez le reste de beurre à fondre, ajoutez la farine en pluie et faites cuire 2 min en remuant sans cesse. Versez ensuite, en mince filet, environ 35 cl de bouillon de cuisson, en fouettant, pour obtenir une sauce lisse. Ajoutez le jus de citron, rectifiez l'assaisonnement et versez la sauce dans la cocotte vidée.

3. Remettez la viande et les légumes dans la cocotte. Laissez mijoter 10 min à feu doux. Au dernier moment, mettez la crème et le jaune d'oeuf dans une jatte. Fouettez et versez le mélange dans la cocotte. Remuez 2 min, sans laisser bouillir, et versez la blanquette dans un plat de service chaud. Servez aussitôt avec du riz (Basmati, c'est mon préféré avec la blanquette, car il est bien parfumé).

 




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Laissez votre grain de sel - 15 petits grains de sel
Publié dans : De la viande
Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 17:00




Que fait une blogueuse culinaire quand elle devient mère ? Elle recycle sa thermosonde de cuisson en thermomètre de bain ;-)

Mini Kriskou reçoit des visites quasi quotidiennes. C'est déjà une enfant gâtée : sa garde-robe d'été est scandaleusement chic et abondante. Son lit est un vrai zoo : girafe, chat, lapin, éléphants, et le plus trognon, le plus blanc, le plus réconfortant des nounours.

Quelques repas de famille sont l'occasion de ressortir les grands classiques qui ne demandent pas des heures de présence en cuisine... en l'occurrence un carré de veau à la crème et aux morilles.

C'est la saison des morilles, on en trouve des fraîches en ce moment, elles ont l'avantage, par rapport à la version séchée ou surgelée, de garder une bonne tenue et une consistance ferme après cuisson. Après avoir fait cuire le carré (ou les cotes de veau) à la cocotte ou au four, on déglace les sucs de cuisson avec un bon vin blanc pas trop sec, type Bourgogne ou Savennières, on ajoute de la crème et du beurre ainsi que les champignons qui vont donner un parfum unique à cette sauce onctueuse... Rassurez-vous, il n'en faut pas 3 kg, donc le prix du plat reste très abordable (la viande vous coûtera plus cher que les morilles !)






Carré de veau à la crème et aux morilles






Pour 6 personnes

- un carré de veau d'environ 1,5 kg (ou 3 côtes bien épaisses)
- morilles fraîches : 150g (à défaut : des morilles sèches... environ 30g préalablement réhydratées, ou des morilles surgelées)
- fond de veau déshydraté : 2 cs bombées
- crème fleurette entière : 30 cl
- vin blanc : 7,5 cl (prenez un vin souple, pas trop sec, type Savennières, Bourgogne blanc ou Pinot gris d'Alsace)
- beurre : 80g
- huile : 1 cs
- sel, poivre du moulin



1. Dans une grande cocotte en fonte, faites fondre 20g de beurre et 1 cs d'huile. Faites revenir le carré de veau sur toutes les faces, à feu vif, pendant 5 minutes environ. Baissez le feu, ajoutez 1 cs de fond de veau et 1 grand verre d'eau, laissez mijoter environ 1/2 heure pour un cuisson rosée, 3/4 d'heure pour une cuisson à point.

2. Cinq minutes avant la fin de la cuisson du carré de veau, ajoutez les morilles que vous aurez délicatement lavées, brossées et séchées dans du papier absorbant (c'est un champignon très sableux).

3. Retirez la viande et les morilles de la cocotte et réservez-les au chaud.

4. Ajoutez le vin blanc aux sucs de cuisson restés dans la cocotte. Portez à ébullition et faites réduire à sec (ne laissez surtout pas brûler), puis ajoutez hors du feu 1 cs de fond de veau déshydraté ainsi que la crème liquide. Laissez réduire sur feu doux en remuant souvent, jusqu'à ce que la sauce épaississe. Ajoutez alors les morilles et poursuivez la cuisson 2-3 minutes. Hors du feu, incorporez 60g de beurre en petits morceaux, en battant vivement au fouet pour l'incorporer. Rectifiez l'assaisonnement en sel et poivre.

5. Découpez la viande et servez avec la sauce aux morilles. Accompagnez de pommes grenailles sautées ou d'une purée de pommes de terre au beurre et à la crème.







NB : la thermosonde, outre qu'elle permet de vérifier la température du bain de bébé de manière instantanée, est très pratique aussi pour vérifier la température à coeur de la viande (celle de veau en l'occurrence, pas celle de mini Kriskou !) qui vous indique à quel stade en est la cuisson : 60° pour une cuisson saignante, 67° pour une cuisson à point.



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Laissez votre grain de sel - 13 petits grains de sel
Publié dans : De la viande
Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 07:00






J'ai froid !


Je suis paralysée par une frilosité maladive. Je pourrais passer mes journées sous l'édredon. A Poitiers, à Paris, au travail, à la maison, j'ai toujours froid.

Pour arranger le tout, je ne sais plus quoi me mettre pour avoir chaud. La garde-robe habituelle n'est plus adaptée à la situation... Mini Kriskou prend ses aises. Après avoir changé de pantalons, puis de jupes et de robes, de pulls, il va falloir renoncer à fermer les manteaux. Damned. 20 cm de tour de taille en plus, ce n'est pas rien. A quand la prime de garde-robe pour la femme enceinte ?

L'entourage rigole. Me voir enfin "grosse" les amuse.
Mais la transformation reste discrète pour qui ne connaît pas la Natalia des temps ordinaires. Dans le bus, c'est toujours à moi que l'on réclame une place assise. Si j'ose répondre que moi aussi... j'essuie des regards suspicieux. C'est vraiment trop inzuste, dit mon Caliméro intérieur.

Deux solutions pour survivre en cette saison : cuisiner, ranger, aider l'Homme à déménager une bibliothèque, bref, s'agiter.

Ce dimanche, un déjeuner tout simple, léger, sans sauce, mais de saison. Les Kriskov ont un faible pour le chou rouge confit fondant et très légèrement aigre-doux, le chou rouge omniprésent dans la cuisine de l'Est.

Version rustique, le chou se marie aux saucisses, au kassler (porc fumé) ou aux fricadelles (boulettes de porc). Version de fête, pensez au gibier. Le chou rouge n'est pas forcément le plat du pauvre.

Entre les deux, pour un déjeuner en tête à tête, l'Homme suggère des suprêmes de pintade. Riche idée : la pintade rôtie à la sauteuse, peau dorée à souhait, chair tendre et fine, est bien plus intéressante qu'une volaille lambda.




Suprêmes de pintade sur confit de chou rouge aux pommes




Pour le chou confit
(à préparer de préférence la veille, cuisson env. 2 heures)
- 1/2 chou rouge
- 2 cs de graisse de canard ou d'oie
- 1 cs de fond de veau déshydraté
- 1 pomme Granny Smith
- 2 cs de vinaigre de Xérès
- 1 cs de cassonade
- 1 pincée de cannelle ou de 4 épices si on aime
- sel, poivre du moulin


Pour les suprêmes
- 2 cuisses de pintade fermière avec la peau
- 1 cc bombée de fond de veau déshydraté (c'est fou comme c'est pratique le fond de veau...)
- 5 cl de vermouth (type Noailly Prat)
- 1 échalote finement hachée
- 1 cs d'huile neutre
- poivre blanc du moulin (c'est un type de poivre qui relève bien les viandes blanches)
- sel


1. La veille, lavez et émincez le chou rouge. Faites fondre la matière grasse dans une sauteuse antiadhésive, puis faites revenir à feu doux le chou en remuant constamment. Au bout de dix minutes environ, ajoutez les cubes de pomme, remuez encore pendant 2-3 minutes. Ajoutez alors le fond de veau en poudre, la cassonade, le vinaigre, la cannelle, salez, poivrez, ajoutez 1/2 verre d'eau. Couvrez et laissez cuire à tout petit feu jusqu'à ce que le chou soit parfaitement tendre et confit. Surveillez bien la cuisson et ajoutez régulièrement un peu d'eau de façon à ce que le chou n'accroche ni ne brûle. Au bout de 2h environ, éteignez le feu et laissez refroidir avant de réserver au frigo jusqu'au lendemain. C'est bien meilleur réchauffé.

2. Le jour même, faites chauffer l'huile dans une sauteuse et saisissez à feu vif les suprêmes de pintade en les faisant dorer de tous les côtés. Baissez le feu au minimum, ajoutez le fond de veau en poudre, le vermouth, l'échalote hachée, salez et poivrez, couvrez et laissez cuire une vingtaine de minutes environ, jusqu'à ce que la viande soit cuite.
Ajoutez si nécessaire un peu d'eau en cours de cuisson. Le jus va réduire et caraméliser légèrement, la viande restera tendre si elle est de bonne qualité.

3. Servez les suprêmes sur un lit de chou rouge que vous aurez préalablement réchauffé. Donnez un dernier tour de moulin à poivre et dégustez.







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Laissez votre grain de sel - 7 petits grains de sel
Publié dans : De la viande
Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 00:00



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La nostalgie du cocotier secoue très fort la Natalia, depuis quelques semaines. Aussi fort que les bourrasques qui manquent de la renverser chaque jour, sur la Grande Esplanade (oui, elle radote, la Natalia, avec son esplanade et sa BnF).


L'envie de retrouver des parfums, des saveurs définitivement associés à Dakar la taraude. Elle va chez le poissonnier, se rue sur la petite dorade portion qui était son steak quotidien, là-bas. Mais la dorade n'est pas celle de ses souvenirs. Sa chair est un peu molle, son goût évoque un poisson carnassier… et tout ça ne colle pas, non, pas du tout. D'ailleurs, ce poissonnier, vraiment, c'était pas ça. Du poisson nickel chrome qui gît sur un lit de glace et d'algues, après avoir été nourri en batterie, quelque part en Grèce, ça n'a rien à voir avec un poisson qui sort de l'océan, qu'on entasse où on peut, qui se fait torturer pendant quelques heures par les mouches, puis écailler et vider à même le pavé (ou sur le capot de la voiture). Que la SPA me pardonne, je suis pas sadique avec les animaux, mais c'est comme ça que j'aime le poisson.

Un autre jour, descendue de sa tour de verre, Natalia passe devant le micro-marché bio qui tente de donner un peu de vie, le vendredi, au quartier de la BnF. Son nez flaire un étal de mangues. Elle s'approche, fronce un sourcil : « Mangues avion, 7 euros le kg ». La mangue qui vole (le client), c'est le must par ici. Un peu chères, quand même, fait remarquer Natalia, qui n'a toujours pas réalisé que cette façon d'entamer la conversation, fort banale mais sympathique au marché Kermel, résonne ici comme une impertinence, voire une agression. « Ah, mais, Madame, ce sont des mangues sauvages ». Sauvages ? A Dakar, ils n'osent même pas les vendre, celles-là. Allez, on goûte pour faire plaisir. Bon, pas si mal la petite mangue du Pérou. Allez, va pour quelques unes, et quelques euros de moins dans le porte-monnaie. Et puis deux citrons verts, parce que ça fait longtemps qu'on n'a pas senti leur parfum fleuri et un peu poivré. Et puis un bouquet de coriandre, comme ça, on a la trilogie de base dans le caddie : mangue, citron vert, coriandre. Un cocktail olfactif qui nous projette à 6000 km de Paris, 8 mois en arrière.



Tiens, si on faisait un curry vert de poulet ce soir ? La cuisine thaï, on a commencé à la pratiquer à Dakar aussi. Tout simplement parce qu'on trouvait à peu près tous les ingrédients de base : ail, gingembre, citronnelle, piment, coriandre, pâte de crevettes, lait de coco, citron vert, basilic thaï et bien sûr, riz thaï parfumé (le riz est l'alimentation de base au Sénégal, et la production locale est loin de couvrir les besoins …).

 

Curry-vert-2.jpg

 



Pour la pâte de curry vert :

- 1 cuil. à café de pâte de crevettes

- 2 petits piments verts (de forme longue, comme des haricots verts). Retirer les graines, ce sera moins fort ; attention à ne pas vous frotter le visage ou les yeux quand vous les manipulez)
- 2 gousses d'ail
- 1 échalote
- 1 tige de citronnelle
- 1 cm de racine de galanga
- 1 cm de racine de gingembre frais
- 6-8 tiges de coriandre fraîche, avec la racine si possible (cette dernière est très parfumée)
- le zeste et le jus d'1/2 citron vert
- 1 cuil. à soupe d'huile neutre (arachide, pépins de raisin)

 

Piler le tout au mortier (ou passer au mixeur) jusqu'à obtenir une purée aussi homogène que possible. Couvrir d'huile et conserver au frais si vous n'utilisez pas tout (se conserve une huitaine de jours seulement, ensuite, ça se dégrade).

N.B. : cette pâte de curry vert est relevée mais pas très accessible aux palais sensibles. Si vous souhaitez un résultat vraiment « thaï », il faudra mettre 4 piments au lieu de deux…

Si vous n'avez pas les ingrédients sous la main, mais une brutale envie de curry vert, foncez chez Monop', rayon exotique, marque Blue Elephant. Les pâtes de curry en sachets font parfaitement l'affaire. Mais cela reste agréable de faire soi-même son mélange, on peut adapter et changer en fonction de ses goûts.

 

Pour le curry vert de poulet :

- 500 g de cuisses de poulet désossées coupées en morceaux.
Ne prenez pas du blanc (filet), la viande serait sèche et peu goûteuse. Les cuisses désossées sont mille fois meilleures dans cette recette.

- 2 c. à soupe de pâte de curry vert thaï
- 60 cl de lait de coco
- le jus d'1/2 citron vert
- 2 c. à soupe de sauce de poisson
- 4 aubergines thaï (petites, de couleur blanche légèrement teintée de violet)
- 1 grappe d'
aubergines pois (ce sont de toutes petites boules rondes et vertes)
- 4 mini épis de maïs (facultatif)
- une grappe de poivre vert frais (si vous en trouvez)
- 4 feuilles de combava sèches ou surgelées
- quelques brins de coriandre fraîche
- quelques feuilles de basilic thaï frais ou séché
- 1 piment thaï rouge (de forme longue)
- huile neutre

 

1. Faites revenir la pâte de curry dans un peu d'huile, jusqu'à ce qu'elle embaume. Cette étape est très importante pour le résultat final. Baissez le feu et ajouter petit à petit, en filet, le lait de coco. Remuez sans arrêt pour bien homogénéiser la sauce.

 

2. Portez tout doucement à ébullition, ajoutez les morceaux de poulet, laissez cuire 10 minutes à feu doux.

 

3. Ajoutez les aubergines pois et les mini aubergines coupées en rondelles, les épis de maïs coupés en tronçons, la sauce de poisson, la moitié du piment coupé en fines rondelles (ne le mettez pas si vous craignez que ce soit trop fort à votre goût), le basilic et les feuilles de combava, le jus du demi-citron vert, le poivre vert. Ne salez pas, le sauce de poisson et la pâte de crevettes (que vous avez mise dans la pâte de curry) le sont suffisamment.

 

4. Laissez mijoter toujours à feu très doux une dizaine de minutes encore. Lorsque les légumes et le poulet sont tendres, c'est prêt.

 

5. Retirez du feu, ajoutez des feuilles de coriandre ciselées, éventuellement quelques rondelles supplémentaires de piment rouge (pour les amateurs de sensations fortes). Servez avec du riz jasmin vapeur, of course.

 
Après avoir dégusté ce curry vert, Natalia et son Homme ont sorti deux valises, entassé ce qui reste de leur garde-robe dakaroise, ajouté un appareil photo et quelques livres, et ils ont décidé d'aller se poser quelque jours sous un cocotier, en attendant le printemps...



Je vous retrouverai avec plaisir après cette parenthèse exotique... vers le 20 mars !




Laissez votre grain de sel - 9 petits grains de sel
Publié dans : De la viande
Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 23:20



Poulet-morilles-1.jpg

Je sais, c'est pas terriblement parlant comme photo...




Comme tout blogueur, je suis parfois perplexe en découvrant comment
certains internautes arrivent jusque chez moi.


La semaine passée, actualité oblige, quelqu'un est tombé sur les Casseroles en cherchant un "chant pour les amoureux". Pas de veine, je ne fais partie ni de ceux qui fêtent la saint Valentin, ni de ceux qui se positionnent farouchement contre, mais qui, en fin de compte, en
parlent quand même.


D'autres mots-clés ressemblent à des avis de recherche. Si j'étais un peu parano, je croirais presque à une enquête policière. Depuis que j'ai avoué à deux collègues que je tenais un blog de cuisine (sans rien dire de plus), quelqu'un saisit régulièrement dans Google "je travaille à la BnF". Je veux bien croire que ce n'est qu'un hasard, mais tout de même...


Enfin, y en a un(e) qui, pas plus tard qu'avant-hier, a osé se pointer ici en tapant "vilain Moyen Âge". Qu'il  (elle) fasse gaffe, ou je lui envoie l'Inquisition.


Je n'ai encore jamais trouvé "chanter (faux) comme une casserole", mais ça finira bien par arriver. Le pire est toujours sûr.



Poulet-morilles.jpg



La recette du jour, c'est un poulet aux morilles. Ne dites pas que ce n'est pas la saison des morilles, ou que les morilles sont chères, car on en trouve de plus que correctes, surgelées, chez Monsieur Picard. Elles font parfaitement l'affaire dans ce genre de plat.


Evidemment si vous en trouvez des fraîches, c'est encore mieux. Mais bon, vous n'êtes pas obligés. Enfin, il y a aussi, pour ceux qui préfèrent, l'option morilles séchées.



Pour quatre personnes : 

- 4 belles cuisses de poulet fermier
- 2 sachets de morilles surgelées de chez Picard (environ 400g)
- 1 dl de vin blanc de Bourgogne, par exemple un Saint-Aubin : du bon, à maturité, ça change tout pour la sauce, et vous dégusterez le reste de la bouteille en accompagnement. Vous pouvez également utiliser du vin jaune si vous aimez.
- 2 échalotes
- sel, poivre du moulin
- 1 c. à soupe de fond de veau déshydraté délayé dans 1 litre d'eau chaude
- 4 c. à soupe de crème fraîche
- 25g de beurre + 1 c. à soupe d'huile neutre


1. Faites revenir les cuisses de poulet dans une sauteuse, avec l'huile et le beurre, jusqu'à ce qu'elles soient dorées sur toutes les faces. Retirez les morceaux de viande, jetez la graisse.

2. Remettez les morceaux de viande dans la sauteuse, ajoutez le bouillon fait à partir du fond de veau, laissez mijoter 40 minutes environ, jusqu'à ce que les morceaux soient bien tendres.

3. Pendant ce temps, laissez décongeler les morilles sur du papier absorbant.

4. Quelques minutes avant la fin de la cuisson du poulet, faites réduire à sec l'échalote finement hachée avec le vin blanc. Lorsque le poulet est cuit, récupérez le jus de cuisson, versez sur le mélange échalote et vin blanc (devenu presque sec). Ajoutez les morilles, laisser cuire mais pas trop, puis ajoutez la crème fraîche. Rectifiez l'assaisonnement en poivre et sel.

Servez bien chaud. La sauce de ce plat se marie à merveille avec un riz sauvage, ou un mélange 3 riz. Un vrai délice...



Poulet-morilles-2.jpg

Oui, c'est flou,et c'est même pas artistique....comme les autres photos de ce billet...


Si on veut obtenir une sauce plus épaisse, on peut ajouter une c. à café de maïzena juste avant de verser le jus de cuisson dans le mélange échalote-vin blanc.


Img_6732.jpg

La sauce, à finir à la petite cuiller...


Imprimer la recette


P.S. Il y a à nouveau plein de jeux qui circulent sur la blogosphère. J'ai été taguée par certaines d'entre vous, merci Virka, merci Patmamy ! Je m'attelle à mes devoirs pour vous répondre au plus vite...




Laissez votre grain de sel - 7 petits grains de sel
Publié dans : De la viande

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