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Samedi 19 avril 2008


De temps à autre certain(e)s culinoblogueur(se)s se désolent de ne rien avoir à dire. En fin de compte cela ne les empêche pas d'écrire de beaux billets, et encore moins de continuer à cuisiner. L'angoisse de la page blanche fait couler beaucoup d'encre, finalement.

 

Ce qui m'arrive est pire. Forcément, ça m'arrive à moi ;-). J'ai perdu l'appétit.

 

Il y a quelques jours, j'ai dû subir une petite anesthésie. J'ai bougonné toute la soirée à l'idée de devoir me passer de petit déjeuner le lendemain matin. La perspective du jeûne, obligatoire en pareil cas, m'angoissait bien plus que l'opération (rien de grave). Juste après, malgré une torpeur puissante, je n'ai cessé de m'impatienter (intérieurement) en attendant qu'une aide-soignante apporte la collation annoncée en salle de réveil. Quand la maigre et médiocre pitance est enfin arrivée, j'ai tout dévoré. Et je me suis félicitée d'avoir emporté une petite part de mon pain d'épices préféré. Des fois que...

 

Depuis, quel changement ! La nourriture m'inspire un vague dégoût. Surtout le sucré. Les confiotes maison me révulsent. Les chocolats que je préfère, ceux de Patrick Roger, m'écoeurent (ne m'en offrez pas, J. serait obligé de les manger tous). Les caramels au beurre salé de la Crêperie Le Masson de Trégunc, affectueusement rapportés de Bretagne par P., sont toujours là, sur mon bureau. Je pourrais pousser le vice jusqu'à bouder une boîte de macarons Pierre Hermé. Sans la moindre frustration.

 

Ce manque soudain d'appétit ne signifie pas que je ne cuisine pas. Juste un peu moins, en fait. Moins compulsif, plus réfléchi, plus distancié. Ouais, rien que ça. Bon d'accord, non seulement je suis la chieuse qui repousse les chocolats de Patrick Roger, mais je me la joue carrément, là. Faut dire qu'il m'est arrivé un truc fondamental, décisif. J'ai accompli un vrai rite de passage : j'ai fait des macarons.

Je veux dire par là que je les ai réussis.

 

Profitant de quelques heures (jours) de liberté post-opératoire pour renouveler une tentative ancienne mais totalement avortée de macarons parisiens. Remarquez que je m'étais bien gardée de m'en vanter sur ce blog, ne sachant si cela doperait ou au contraire plomberait une popularité déjà misérablement basse, préférant finalement éviter d'ajouter une blessure narcissique béante (due au peu de commentaires laissés sur ce blog) à un déchirement profond de l'amour-propre (dû au ratage du macaron).

 

Donc j'ai refait (et réussi) des macarons.

La marche à suivre, les conseils, tous les trucs et astuces, je les ai empruntés à la Mangue. Sans elle, sans son blog, et sans les macarons auxquels j'ai eu plusieurs fois le bonheur de goûter, je n'aurais sans doute jamais osé tenter l'aventure.

 

 

Macarons à la mangue en hommage à la Mangue

   

 

 

 

 
 

 

 

 

Une première expérience désastreuse (pâte trop liquide, croûtage impossible…) m'a conduite à peser les blancs d'oeufs. Ce qui m'a permis de constater que le poids en est assez variable, même au sein d'une boîte au contenu théoriquement calibré. On ne fait pas faire ce qu'on veut à la nature (surtout en matière de reproduction).

 

En gros, il faut compter entre 30 et 40g par blanc d'œuf. Donc avec trois blancs, cela fait de 90 à 120g. La différence n'est pas négligeable, d'où l'intérêt d'avoir une balance assez précise.

 

Par rapport à la méthode de la Mangue (elle-même inspirée de celle de Marina de Pure gourmandise), j'ai mis un tout petit peu moins de sucre glace. J'avais trouvé la pâte de ma première fournée un peu trop épaisse. Peut-être n'avais-je pas suffisamment aéré les blancs en les montant en neige ? La 2e et la 3e fournées étaient nettement mieux question consistance. Rien à faire, comme pour tout, il faut un peu d'entraînement.

 

Cela donne les proportions suivantes :

- 100g de blancs d'œufs

- 125g de poudre d'amandes

- 200g de sucre glace (220 chez la Mangue)

- 30g de sucre en poudre

- colorant alimentaire orange (ou rouge + jaune comme ici)

Pour la garniture: confiture de mangues au gingembre (recette ici)
 

 

 

 

 

 

Ayant la chance de disposer non seulement d'une balance, mais d'un robot, j'ai mixé finement le sucre glace et la poudre d'amandes avant de tamiser le tout au-dessus d'un grand saladier.

 

Pour m'aider dans le dressage, j'ai utilisé les gabarits de Marina, comme ça j'ai obtenu des macarons de taille et de forme presque parfaites.

 

Comme le dit Aurélie (Paslignac), qui a eu le même professeur, c'est la cuisson qui est finalement l'étape la plus délicate. Pour moi, c'était cuit en 10 minutes à 140° pour des macarons de 3,5 cm de diamètre. Au-delà, le dessous a tendance à colorer et les coques deviennent un peu sèches. Si l'on fait plusieurs fournées, il faut redoubler de vigilance, les macarons ont tendance à cuire plus vite. Baisser un tout petit peu le four au besoin.

 

D'après l'Homme, testeur attitré, qui, lui, ne souffre pas de manque d'appétit, c'était très bon.


 

P.S. du 21/04/08 : toute fière de ma réussite, j'en ai refait ce week end. Ci-dessous : assortiment citron vert, mangues (fournée un peu plus claire que la première) et myrtilles. C'est-y pas joli ?





par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Mercredi 7 novembre 2007

Voici le dernier volet de cette trilogie sur la pendaison (de crémaillère... pour ceux qui auraient raté les premiers épisodes, il ne s'agit pas de mort violente, mais de douces agapes). Après les verrines salées, place au sucré.


Mini-crumbles poires-tonka-noisettes


Mini-crumbles-poires-tonka-noisettes-copie-1.jpg


- 1 kg de poires Williams ou Comices mûres (mais assez fermes)
- 100g de sucre en poudre
- 3 c. à soupe d'eau
- 1 fève tonka
- 1/2 c. café d'acide citrique (si vous n'en avez pas, remplacez par le jus d'un demi-citron, mais attention à l'effet pot-au-feu, surtout si vos poires sont très juteuses)

Pour la pâte à crumble :
- 40g de noisettes en poudre
- 40g de beurre demi-sel (bien meilleur)
- 80g de farine complète
- 40g de cassonade

1. Eplucher et évider les poires, les couper en cubes d'1 cm de coté environ. Râper la fève tonka.

2. Dans un grand wok, faire un caramel avec le sucre et l'eau. Dès l'obtention d'une couleur ambrée, jeter les poires et remuer vivement pour les enrober de caramel. Ajouter le jus de citron ou l'acide citrique (ça équilibre le côté très sucré de la poire + caramel), puis la fève tonka râpée.

3. Poursuivre la cuisson à feu très vif sans cesser de remuer. Les poires doivent être juste tendres, les morceaux entiers, avec très peu de jus de cuisson. Laisser tiédir puis réserver au frais.

4. Mélanger les ingrédients de la pâte à crumble. Faire dorer ce sable dans une large poêle, sur feu moyen, en remuant constamment. Attention, ça passe du doré au cramé en un clin d'oeil. Il faut être très vigilant (bien sûr, je ne l'ai pas été, donc j'ai recommencé...).

5. Stockez le crumble dans un endroit frais et sec (donc pas au frigo) si vous le préparez la veille : sinon il risque de se ramollir, or vous ne pourrez pas passer vos verrines en plastique au four pour "sécher" tout cela comme un "vrai" crumble ; - ). J'ai la chance de disposer d'un garde-manger à l'ancienne, c'est à dire un placard ouvert sur la cour de l'immeuble, donc à la température de l'extérieur. Idéal (en cette saison du moins).

6. Disposer la compotée de poires refroidie dans les verrines, recouvrir de quelques miettes de crumble.




Kadaifs aux amandes, noix et pistaches


Cette recette est très proche de celle
des baklavas. Au lieu de la pâte filo on utilise du kadaif ( kataifi, konafa, knafeh selon les langues, alias cheveux d'ange chez nous)*.


La seule difficulté réside dans la manipulation du kadaif. Si vous faites un blocage sur la pâte filo, parce que c'est fragile et que ça sèche vite, offez-vous une séance de torture kadaifique, histoire de relativiser. Les vermicelles plus fins que fins, en se cassant entre vos doigts, vont envahir les moindres recoins de votre cuisine en un temps record, quoi que vous fassiez !


Les proportions qui suivent sont légèrement différentes de celles que j'avais utilisées pour ma recette de baklavas. La quantité de fruits secs est revue à la baisse, donc aussi celle de sucre. Mais il faut plus de sirop pour imbiber le kadaif que pour les feuilles de filo, d'où une plus grande quantité de miel.


Kadaifs.jpg
 

Ingrédients pour une vingtaine de portions (un grand plat à gratin à bords hauts) :

- environ 300g de pâte à kadaif
- 200g de noix décortiquées
- 100g de pistaches émondées non salées, non grillées
- 125g d'amandes émondées
- 60 g de sucre
- 175g de beurre
- 4 c. à soupe d'eau de fleur d'oranger
- 250g de miel liquide (type miel d'acacia)
- 1 c. à café de cannelle en poudre

1. Tenter de séparer au mieux les longs filaments de pâte, en travaillant si possible dans un (énorme) saladier, histoire de limiter les dégâts (qui resteront, quoi qu'il arrive, considérables).

2.
Faire chauffer 100g de beurre et verser le beurre en un mince filet sur le kadaif, de façon à bien l'imprégner (en fait le mieux est d'y mettre les mains... )

3.
Préparer la farce en passant rapidement au mixeur les fruits secs, le sucre, 2 c. à soupe de fleur d'oranger, 75g de beurre.

4. Dans un grand moule carré à bords haut, disposer une couche assez épaisse de kadaif (inutile de beurrer le moule, le kadaif est suffisamment enduit de beurre). Tasser la farce par dessus, puis terminer par une autre couche de kadaif (sans trop la tasser, cette fois). Faire cuire 30 minutes au four à 180° : le dessus doit etre légèrement doré.

5.
Pendant que le kadaif cuit, préparer un sirop en faisant chauffer le miel, 6 c. à soupe d'eau, 2 c. à soupe d'eau de fleur d'oranger et la cannelle. Verser ce sirop sur le kadaif dès la sortie du four. Laisser complètement refroidir avant de découper le tout en petites portions. Disposer dans des caissettes en papier ou sur des petites soucoupes individuelles.

 

Imprimer les deux recettes



*
Le kadaif est parfois difficile à trouver dans le commerce. Le mien venait de l'épicerie orientale qui fait l'angle entre la rue Crozatier et la rue d'Aligre (rayon frais).

par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Mardi 6 novembre 2007

Les jours défilent à la vitesse TGV tandis que Natalia voue ses journées à la TGB (très grande bibliothèque : appellation souvent donnée à la BnF...). Ouais, je sais, le jeu de mots est minable.

Les recettes attendent sagement dans les tiroirs. Plutôt, elles traînent sur un bureau jonché de :
- courrier
- factures
- notes griffonnées sur un bout de papier
- pense-bêtes (mais la bête a-t-elle encore le temps de penser ?)
- magazines de cuisine (qu'on lit envers et contre tout, dans le métro ou juste avant de s'endormir)
- livres de musicologie (qu'on n'ouvre plus, parce que rien qu'à les voir, on a mal au ventre devant l'ampleude la tâche et le retard accumulé).

 

L'inspiration culino-blogueuse se pointe entre 4h30 et 6h du matin, en cas d'insomnie, mais comme les insomnies se font rares (fatigue, manque de lumière...), les billets le deviennent aussi.

Comme promis dernièrement, voici les recettes salées qui vont avec les images de notre pendaison de crémaillère. Le sucré est encore sous presse...

Toutes ces recettes peuvent être réalisées sans problème la veille (voire l'avant-veille pour les kadaifs), sauf peut-être le bacon, qui risque de virer au carton si on le grille deux jours à l'avance ;-))

Les proportions ci-dessous permettent de préparer une vingtaine de verrines de 4 cl*. Je ne résiste pas au plaisir de vous remettre les photos en face des recettes, pour égayer tout ça (il ne manquerait plus que ce blog se mette aux sinistres couleurs de la BnF).

 

 

Crème de concombre au lait de coco et à la coriandre

Gros succès, inattendu, auprès des enfants...

 

Creme-concombre-coco.jpg- 1 kg de petits concombres (ils ont moins de graines et d'eau en général)
- 40 cl de lait de coco
- 3 c. à soupe de feuilles de coriandre fraîche
- sel fin
- le jus d'un ou deux citron vert (goûter pour adapter la quantité)

 

1. Eplucher et épépiner les concombre, les disposer dans une passoire avec 1 c. à café bombée de sel fin, laisser dégorger 1/2 heure.

2. Rincer les concombres à l'eau, les sécher puis les mixer finement avec les autres ingrédients. Réserver quelques dés pour le décor.

3. Rectifier l'assaisonnement en jus de citron et en sel si nécessaire. Verser dans les verrines, ajouter les dés de concombre restants.

 

 

 

Crème de poivron au mascarpone et piment d’Espelette

Une pointe de piment pour relever la douceur du poivron et du mascarpone. Le plus apprécié des adultes...

 

 

Poivrons-mascarpone-espelette.jpg- 1kg de poivrons verts et rouges coupés en petits dés, surgelés (de chez Picard, pour tout vous avouer...)
- 250g de mascarpone
- 1 c. à soupe rase de piment d'Espelette séché en poudre
- 2 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 c. à café de concentré de tomates
- sel


1. Faire sauter les poivrons à feu vif dans un wok avec l'huile d'olive. Lorsqu'ils commencent à rendre du jus, ajouter le piment d'Espelette, le concentré de tomates.

2. Retirer du feu, réserver 3 c. à soupe de poivrons, passer le reste au mixeur avec le mascarpone, saler en fonction du goût.

3. Répartir dans les verrines, décorer de quelques dés de poivron et mettre au frais au moins 2 heures. 

 

 

Oeufs-mayo aux herbes + bacon grillé

Classique mais si efficace, ce serait dommage de s'en priver. Seul inconvénient : c'est meilleur si on grille le bacon au dernier moment, ou quelques minutes avant de le servir

 

 

Oeufs-mayo-pancetta.jpg- 12 oeufs durs
- persil, ciboulette, cerfeuil ciselés
- 3 c. à soupe de mayonnaise (du commerce)
- 1 c. à soupe de crème fraîche épaisse
- sel
- poivre
- 12 tranches fines de bacon ou de pancetta

 

1. Ecaler les oeufs, les écraser à la fourchette avec la mayonnaise et la crème fraîche. Ajouter les herbes ciselées, saler et poivrer.

2. Faire griller à sec dans une poêle très chaude les tranches de bacon ou de pancetta. Les découper en fines lamelles.

3. Répartir les oeufs au fond des verrines, ajouter des lamelles de bacon, réserver dans un endroit frais mais pas trop humide (sinon le bacon ramollit...)

 

 

Crevettes sautées à l’ail et au gingembre sur riz à sushis

 
Une hérésie asiatiforme, mi-chinoise mi-japonaise, un peu plus longue à préparer, mais délicieuse !

 

 

Crevettes-riz-sushi.jpg- une quarantaine de crevettes moyennes, impérativement crues, décortiquées (et déveinées si nécessaire.... mais j'ai remarqué qu'avec les bestioles d'élevage qu'on trouve en France, cette opération est rarement nécessaire, et c'est toujours ça de gagné sur le temps de préparation)
- 3 gousses d'ail dégermées, finement hachées
- 2 cm de racine de gingembre frais, finement haché (évitez de le râper surtout s'il est filandreux)
- sel, poivre
- 1 c. à soupe d'huile de sésame
- 2 c. à soupe d'huile neutre
- 200g de riz à sushis japonais
- 2 c. à soupe de sucre
- 2 c. à soupe de vinaigre de riz blanc
- 2 c. à café de sel
- 2 c. à soupe de graines de sésame blond ou des feuilles de coriandre fraîche ciselées, pour le décor

 

1. Rincer le riz à l'eau froide pendant quelques minutes. Le faire cuire dans une large sauteuse antiadhésive dans 1,5 fois son volume d'eau, pendant 5 minutes, jusqu'à ce que toute l'eau soit absorbée. Baisser alors le feu au minimum, couvrir hermétiquement et laisser gonfler pendant 10 minutes. Enlever le couvercle, laisser le riz tiédir. Faire chauffer dans une petite casserole, le sucre, le sel et le vinaigre, jusqu'à ce que sucre et sel soient fondus. Verser en un très mince filet sur le riz tiédi, de façon à l'imprégner uniformément. Mélanger doucement avec des baguettes pour ne pas casser les grains. Laisser refroidir complètement.

2. Dans un wok, faire chauffer à feu très vif 2 c. à soupe d'huile neutre. Y jeter le gingembre et l'ail, lorsqu'ils commencent à dorer, ajouter les crevettes décortiquées. Faire sauter toujours à feu très vif et en remuant sans cesse pendant 2 minutes maximum. Retirer du feu, laisser tiédir un peu, puis ajouter l'huile de sésame. Laisser macérer au frais quelques heures (ou toute la nuit).

3. Tasser le riz froid dans le fond des verrines, ajouter par dessus 2 crevettes et verser un peu du jus de cuisson-macération. Décorer avec des graines de sésame ou de la coriandre ciselée.

Imprimer les quatre recettes

 

 

* Je me suis fait livrer ces verrines jetables en un temps record (48h) en commandant chez Embanet, mais vous pouvez en trouver également sur Patiwizz, et sans doute bien d'autres sites internet.

par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Mercredi 31 octobre 2007

Vous pensez que les casseroles de Natalia sont aphones ? Rien n’est moins vrai, ça chante sur tous les tons, la maison Kriskov reçoit trois fois par semaine, et la cuisinière n’a plus le temps de se transformer en photographe, encore moins de prendre la plume pour raconter ses exploits (ce qui n’empêche pas Monsieur de sentir délaissé au profit d’un vulgaire clavier !)

2 mois après notre arrivée dans ce nouvel appartement, le canapé enfin livré, les cartons presque tous liquidés, nous avons convié une trentaine de proches pour fêter notre réinstallation à Paris. Une pendaison de crémaillère*en forme de brunch dominical.

C’était une journée ensoleillée, au propre comme au figuré. Merci à tous ceux qui sont venus avec fleurs et cadeaux. Merci à J. et A. qui m’ont énormément aidée dans la corvée de rangement et de nettoyage.

 

Au menu, il y avait :

 

- des huîtres papillon d’Arcachon, avec pain de seigle et beurre salé
- des assiettes de charcuterie d’Auvergne
- des assiettes de fromages (Livarot, Stilton, Sainte-Maure, Gruyère de Savoie, Saint-Nectaire)


Le tout accompagné de :

- vin (côtes du Rhône bio, Touraine blanc du Baron Rouge)
- bière blonde réserve Hidegarde (Page 24 de la Brasserie d'Aix-Noulette). Une bière qui fait référence à Hildegarde von Bingen, voilà qui ne peut déplaire à une musicologue médiéviste)
- thé, café, jus de fruit, etc.


Pour compléter, j’avais préparé des plateaux de verrines :


Creme-concombre-coco.jpg


Crème de concombre au lait de coco et à la coriandre



Poivrons-mascarpone-espelette.jpg

Crème de poivron au mascarpone et piment d’Espelette



Oeufs-mayo-pancetta.jpg

Oeufs-mayo-bacon en verrines


Crevettes-riz-sushi.jpg

Crevettes sautées à l’ail et au gingembre sur riz à sushis




Kadaifs.jpg

Côté sucré : Kadaifs aux amandes, pistaches et noix



Mini-crumbles-poires-tonka-noisettes-copie-1.jpg

et Mini crumbles poires-fève tonka-noisettes

 

Et puis enfin :

 

- des mini placeks (brioches polonaises) au streusel de noisettes et aux pépites de chocolat
- des confitures maison (gelée de bissap, mangues au lait de coco, coings-poires)
- des scones (de chez Monop’, à ma grande honte... je ne me suis encore jamais lancée sur ce terrain)
- du pain de seigle, de la baguette
- du beurre salé

 

Je vous laisse en compagnie de ces quelques photos. Pour les recettes qui ne sont pas déjà sur le blog, rdv au prochain billet !

 

* Avant qu’on n’invente les plaques à induction, les fours à chaleur tournante, les micro-ondes, MAP, autocuiseurs et rice cookers, on contrôlait la cuisson des aliments en pendant la marmite plus ou moins près de la flamme, grâce à une crémaillère. Lorsqu’un ménage entrait dans un nouveau logement, la pendaison de crémaillère marquait la préparation du premier repas, généralement un repas de fête partagé avec amis, voisins, famille. D’où l’expression…

Outre-Manche, ce rite porte un autre nom : housewarming party. Pour les Anglais, l’important c’est de chauffer la maison ; pour nous, il ne suffit pas de faire du feu pour chauffer, il faut aussi manger. Peut-être valait-il mieux que Les British s’arrêtent à la première étape, diront les méchantes langues (dont je suis ;-)

 

par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Vendredi 28 septembre 2007


oeufs-marbr--s1.jpg

 


La maison Kusmi est bien connue pour ses innombrables variétés de thés parfumés. Mais elle propose également toute une gamme de thés "nature" pour les amateurs de saveurs brutes et sans fards, dont je fais partie. Ce mois-ci, j'ai eu le bonheur de goûter un excellent Darjeeling de printemps "Makaïbari first flush" (1re récolte), et puis aussi un Grand Yunnan n°21.

Le Yunnan est une province du Sud-ouest de la Chine située aux confins de la Birmanie, du Vietnam et du Laos, où l'on peut admirer de superbes paysages de rizières en terrasse.

rizi--res-yunnan.jpg


Les thés de cette région sont de loin mes préférés dans la gamme des thés dits "noirs", c'est à dire les thés que l'on appelle "rouges" en Chine, appellation qui me semble plus adéquate étant donné la couleur de l'infusion d'un thé de ce type. Mais chez nous, le terme "thé rouge" désigne plus souvent des infusions qui ne sont pas du thé, comme le Rooibos.

Le parfum d'abricot sec du Yunnan, son odeur presque chocolatée, sa rondeur en bouche sont inégalables. Les feuilles supportent sans peine deux voire trois passages d'eau, pour peu qu'on ait choisi une variété contenant beaucoup de bourgeons (plus onéreuse qu'un Yunnan tout venant, bien sûr...)

Les thés du Yunnan accompagnent mon petit déjeuner depuis des années. Parfois je change, mais je n'arrive pas à m'en passer longtemps. On peut également utiliser le Yunnan dans la cuisine : entre autres, pour préparer des oeufs marbrés. Des oeufs marbrés ? Oui, ce sont des oeufs durs, mais pour améliorer un peu leur apparence et leur donner un petit goût, on peut les faire mijoter longuement dans du thé additionné d'épices et de sauce soja. C'est un jeu d'enfant, et ça fait toujours son petit effet... Beaucoup de gens utilisent pour cette recette du thé fumé (type Lapsang Souchong), qui convient très bien aussi, mais tout le monde n'aime pas son goût assez fort et particulier. Avec le Yunnan, le résultat est le même côté couleur, mais la saveur est plus douce, et l'on sent mieux les épices, je trouve.

*******


Oeufs marbrés au thé



1. Prenez 4 oeufs frais, faites-les cuire 5 minutes à l'eau bouillante, puis plongez-les dans un bain d'eau froide quelques minutes.


2. Ne les écalez pas, mais tapotez la coquille de tous côtés, avec une cuiller par exemple, de façon à obtenir des craquelures aussi nombreuses que possible (attention, les morceaux de coquille ne doivent pas se détacher : il faut y aller doucement...)


3. Dans une casserole, faites bouillir 50 cl d'eau de source avec 10 à 15g de feuilles de thé Yunnan, 2 c. à soupe de sauce soja, 1 pincée de 4 épices (à défaut, 1 étoile de badiane, 1 bâton de cannelle, 1 clou de girofle et une bonne pincée de muscade). Plonger les oeufs craquelés dans ce mélange, baisser le feu et laisser frémir pendant 1 heure environ (1 heure, vous avez bien lu. Pas de panique, les oeufs ne seront pas calcinés).


4. Laissez refroidir complètement avant d'écaler les oeufs. Et voilà : on dirait de la porcelaine craquelée, ou du marbre, et c'est plutôt joli à voir. Malgré 1h et quelque de cuisson, les oeufs restent parfaitement moelleux, et le blanc est délicatement parfumé. C'est magique.


5. Déposez les oeufs marbrés sur un lit de salade verte, de tomates et de crevettes (ou de tout ce que vous voudrez, en fait). Assaisonnez avec une vinaigrette à la sauce soja et à l'huile de sésame (1 c. à soupe de moutarde, 1 c. à soupe de sauce de soja, 1 c. à soupe de vinaigre, 2 c. à soupe d'huile neutre et 1 c. à café d'huile de sésame). Dégustez !


Oeufs-marbr--s.jpg



Je profite de ce billet pour vous conseiller d'aller jeter un oeil au tout nouveau blog de Kusmi, intitulé Kusmi cooks tea : vous y trouverez quelques jolies recettes pour les amateurs de cuisine au thé, mais aussi des conseils, des trucs et astuces, et même des "recettes beauté" : si vous ne savez plus quoi faire de vos stocks de thé, vous pouvez aussi les utiliser.... dans votre baignoire !

Imprimer la recette

par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Dimanche 16 septembre 2007


Cornichons1.jpg

 

Descente éclair au fin fond de l'Auvergne. 12 heures de train aller et retour pour rejoindre une sous-préfecture de 8000 âmes qui n'a sans doute pas beaucoup changé depuis les années 50 (J'exagère, y avait même le Wifi à l'hôtel !). Les historiens du Moyen Age ont de drôles de destinations pour leurs rencontres. N'empêche que c'était très sympathique, agapes, rigolades et rencontre improbables au rendez-vous. Mon seul regret : je n'ai pas eu le temps d'acquérir quelques cèpes sur le marché. Le TER était en retard, nous avons dû rejoindre une autre gare en catastrophe pour ne pas rater la correspondance à Clermont.

 
 

Retour à Paris, retour en cuisine, parce qu'il faut bien s'occuper des stocks périssables auxquels J. n'a pas touché depuis mon départ. De la poitrine de porc fraîche, un reste de bûche de chèvre, du lait à finir, des oeufs. C'est parti pour une tarte salée. Sauf que depuis quelque temps mon moule à charnière me joue de vilains tours. Le fond se sépare à l'improviste, de préférence lorsque je me trouve juste au-dessus de la charnière de la porte du four. La dernière fois, je me suis retrouvée avec un clafoutis à ramasser à la petite cuiller.

 

Hier soir, mon appareil à quiche a filé mystérieusement à travers le fond (pourtant garni de pâte...). Je me retiens de peu de tout envoyer valser. Je reverse l'appareil dans la jatte, opère une translation des reliques de la pâte (détrempées) vers un autre moule (sans fond amovible, vous vous en doutez). Mission accomplie. Je mets à cuire, mais le résultat est moyen. La pâte était déjà trop détrempée par cette mésaventure. Et l'appareil n'est pas assez cuit, bien que le dessus soit bien brun. Derrière ça, les maras des bois étaient aqueuses et aigrelettes. Et puis m...e. Le tout sur fond sonore, klaxons et sirènes, embouteillage sur le boulevard, dû à une manifestation nommée technoparade...

 
 

Demain (enfin tout à l'heure...), on emmène maman à l'opéra pour son anniversaire. Le tout précédé d'une grande assiette d'antipasti misti achetés à l'Epicerie fine du quartier (faudra que je vous en parle à l'occasion, c'est une épicerie assez improbable). Puis un gâteau chocolat-framboises de la Maison du chocolat (mon adresse préférée en la matière). Point de cuisine pour Natalia, rien du tout. Voilà qui me remplit d'aise. J'avais projeté de faire une Sachertorte, mais vu les circonstances, mieux vaut s'abstenir. Mon entourage ne s'en portera pas plus mal.

********

 
 

Je profite de cet accès de bougonnerie pour vous livrer une recette de cornichons aigre-doux testée récemment, qui s'est révélée être une véritable réussite. Allez savoir pourquoi je repense à ces cornichons, là, maintenant, à 4 heures du matin. Sans doute l'effet de ma mauvaise humeur. D'ailleurs je crois que je vais aller en croquer un, même si je n'ai pas le jambon pour aller avec. On soigne ses insomnies comme on peut.



Cornichons2.jpg
 
 
 

Ingrédients pour 4 bocaux moyens

 


- 2 kg de gros cornichons
- 2 litres d'eau
- 150 gr de gros sel
- quelques brins d'estragon
- 2 tiges d'oignons frais ou de ciboule (ne garder que la partie blanche)
- 2 c. à soupe de graines de moutarde
- 1 c. à soupe de mélange cinq baies (non moulu)
- 1/2 litre de vinaigre de vin blanc (j'ai utilisé du vinaigre de champagne, alias vinaigre de Reims)
- 1/4 litre d'eau de source
- 1/4 litre de vin blanc sec (j'ai pris un Aligoté)
- 100 gr de sucre blanc

 
 

1. Frottez soigneusement les cornichons avec une petite brosse.

 

2. Préparez la saumure en portant l'eau et le sel à ébullition. Laissez bouillir 10 min. Versez la saumure sur les cornichons. Laissez macérer 12 heures.

 

3. Egouttez les cornichons et rincez-les longuement à l'eau froide (j'insiste : sinon ils seront trop salés). Placez-les, en les tassant bien, dans des bocaux stérilisés. Répartissez les aromates et les épices.

 

4. Faites bouillir le vinaigre, l'eau, le vin blanc et le sucre. Versez dans les bocaux. Laissez refroidir avant de fermer.

 

5. Stérilisez les bocaux (20 minutes environ à la cocotte minute).

 


Attendez 10 jours minimum avant de consommer. Ces cornichons se conservent quelques mois. Mettez les bocaux ouverts au frais. Si vous ne les stérilisez pas, conservez également les pots non ouverts au frais (6 mois maxi).


Cornichons3.jpg


Je trouve ces cornichons assez photogéniques, pas vous ?


par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Vendredi 13 juillet 2007



 

Hier j'ai fait partir un colis de douceurs sénégalaises... Destinataire top secret pour le moment.


Avant de vous abandonner à nouveau pour un long week-end à Zurich, je vous glisse une recette pas chic pas chère, faite de fonds de frigo mais joliment colorée et goûteuse. Il restait des poivrons grillés, des oeufs, quelques tranches de pancetta, du parmesan râpé, un reste de coulis de tomate dans le frigo. De quoi faire une petite omelette très sympa, façon piperade.

1. Mélanger 2 oeufs (par personne) avec les poivrons coupés en morceaux (ainsi que le jus qui les accompagne) + un trait de coulis de tomate (au pif), un tour de moulin de 5 baies, une pincée de piment doux (j'aurais voulu mettre du piment d'Espelette mais il est dans la caisse maritime...), une petite gousse d'ail passée au presse-ail (facultatif si c'est un dîner en amoureux), 1 c. à soupe d'huile d'olive, 1 c. à soupe de parmesan. Je ne mets pas de sel, la pancetta est souvent très (trop) salée surtout celle que j'avais en stock, produit de base en emballage sous vide, et le parmesan est salé aussi.

2. Griller la pancetta découpée en morceaux dans 1 c. à soupe d'huile d'olive, à feu vif, jusqu'à ce qu'elle soit bien dorée et croustillante.


3. Verser le mélange oeufs-poivrons, cuire l'omelette à feu moyen jusqu'à ce que le dessous soit bien doré. Le dessus peut rester un peu baveux, c'est fonction de chacun (moi j'adore). Au moment de servir on peut parsemer de basilic frais ciselé.


omelette-piperadeblog.jpg



Après ces journées grises et froides, la météo suisse va sembler torride : 30 à 35° en journée ! D'habitude quand je voyage dans les pays germaniques je tombe sur des périodes franchement maussades... L'année dernière fin août en Bavière, au bord du Danube, il ne faisait pas plus de 10° bien arrosés. Cette fois je vais pouvoir flâner au soleil et au bord du lac de Zurich, escalader les collines de la ville, faire du lèche-vitrines, entre deux conférences... voire à la place des conférences... C'est drôle mais sous ce soleil renaissant je me sens d'humeur à faire l'école buissonnière ; - ))

A très bientôt donc !



 
par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Samedi 9 juin 2007


Pour un pot de fin d'année universitaire quelque peu improvisé, j'ai fabriqué ces petits amuse-gueule salés avec ce que j'avais dans les placards et le frigo. Il était 14h et des poussières, tout le monde était affamé, il y avait un peu de vin blanc, résultat, tout est parti en moins de 10 minutes top chrono...



1. Au pesto, d'après la recette largement testée et approuvée sur la blogosphère, celle d' Ô Délices :

- 115 g de farine
- 2 c. à café de levure chimique
- 30 g de parmesan râpé
- 1 pincée de sel
- 1 oeuf
- 1 yaourt nature (125g)
- 2 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 poignée de feuilles de basilic
- 30 g de pignons de pin

Préchauffer le four à 180°C. Mixer les feuilles de basilic avec l'huile d'olive. Dans un saladier, tamiser la farine, la levure, le parmesan et le sel. Dans un autre récipient, battre l'oeuf avec le yaourt. Ajouter le basilic mélangé à l'huile et les pignons de pin. Mélanger les deux préparations sans trop travailler la pâte. Enfourner environ 10 min (pour des moules à madeleines ou à mini-muffins, en silicone de préférence, ça cuit plus vite ; sinon pensez à la graisser et rajoutez environ 5 minutes de cuisson). Laisser les muffins tiédir quelques minutes avant de les démouler.







2. Au piment d'Espelette et à la coriandre

- 115 g de farine
- 2 c. à café de levure chimique
- 1 c. à café rase de sel
- 1 c. à café rase de piment d'Espelette en poudre (très parfumé et pas trop fort... si vous optez pour une autre variété de piment, adaptez la dose, surtout s'il s'agit de piment de Cayenne, beaucoup plus puissant.... ;-))
- 2 c. à soupe de feuilles de coriandre fraîche (ciselées)
- 3 c. à soupe d'huile d'olive
- 2 c. à soupe de fromage de brebis ou de chèvre bien sec, râpé
- 1 yaourt nature
- 1 oeuf

On procède de la même manière que ci-dessus : on mélange les ingrédients secs d'une part, les ingrédients humides de l'autre, puis on mêle grossièrement le tout, sans battre.


bouch--es-coriandre-pimentblog.jpg



J'ai particulièrement apprécié cette variante, l'association piment-coriandre est très réussie pour les pupilles comme pour les papilles.

3. Petits pains de maïs façon cornbreads

- 60 g de farine
- 50 g de semoule de maïs
- 2 c. à café de levure chimique
- 1/2 c. à café rase de sel
- 2 oeufs
- 1 yaourt nature
- 1 c. à soupe de vinaigre de cidre ou de vinaigre de vin blanc
- 50 g de beurre fondu
- 30g de gruyère râpé

Ici le résultat est sensiblement différent, la semoule donne à ces petits cornbread une consistance friable et légèrement croquante, et le goût du maïs est assez typé. On peut les déguster nature ou tartinés de fromage, de jambon, etc. Il est préférable d'utiliser des moules un peu plus grands (muffins par exemple) et laisser cuire 20-30 minutes selon la taille des moules.




cornbreadblog.jpg



Tant que vous êtes sur ce blog, jetez donc un oeil à la devinette postée jeudi 7 (juin), la réponse sera donnée demain...
A très bientôt !

par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Jeudi 26 avril 2007
 

La betterave rouge est très à la mode. Il y a deux ou trois ans, je n'aurais jamais eu l'idée d'en acheter. Lorsque la cantine en proposait (en vinaigrette, bien sûr !) je regardais cela comme le met le plus ringard et le plus ordinaire qu'on puisse imaginer, en dehors peut-être de la macédoine de légumes à la mayonnaise.

Mais la betterave a redoré son blason et se décline désormais toutes sortes de façons. Sa couleur spectaculaire est sans doute l'une des raisons de son retour...

Mon homme m'a suggéré d'en faire des chips. Un premier essai, puis un deuxième. C'est un peu délicat à réaliser mais c'est très sympa : rouges, un peu translucides, croquantes et légèrement acidulées sur l'arrière, ces chips sont délicieuses à l'apéro.

 

Chips-betteraveblog.jpg

Il faut couper les betteraves en tranches très fines, idéalement à l'aide d'une mandoline. On les essuie dans du papier absorbant, on les farine, on tamise pour enlever l'excédent. On fait frire dans un bain d'huile très chaud, en surveillant de près. C'est cette phase qui est la plus délicate. Il faut que les betteraves soient assez cuites sinon elles restent molles après refroidissement. Mais pas brûlées non plus, or la marge de manoeuvre est faible. Il faut se fier à leur couleur et les retirer du bain de friture lorsqu'elles passent du rouge violacé au rouge-orangé. Après les avoir déposées sur un papier absorbant, on les sale, et on laisse bien refroidir, jusqu'au lendemain de préférence.

Si par hasard certaines sont encore un peu molles, on les passe à four doux (120°) pendant 1/4 d'heure environ, en surveillant bien.

Chips-betterave2blog.jpg



par Natalia publié dans : SUR LE POUCE
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Vendredi 23 février 2007

 


 

 

 

 

C’est désormais un classique, le sandwich roulé dans une tortilla de blé ou wrap (to wrap = enrouler, envelopper en anglais). On en voit partout chez les vendeurs de repas express pour citadins pressés. Enfin, presque partout : à Dakar, jamais vu. Ici on se contente du bon vieux sandwich baguette, le plus souvent au thon, le jambon (de porc) n’étant pas très bien vu par ici…  Le comble du raffinement est encore le sandwich au pain de mie … Il faut dire que le pain de mie version Harry’s, Jacquet et consors, c’est tout simplement introuvable à Dakar…

 

Mais si les wraps ne sont pas encore arrivés dans les boulangeries et autres « point show » (sic) de la presqu’île du Cap Vert, c’est une question de semaines ou de mois. D’ailleurs,  depuis quelques temps on trouve régulièrement des tortillas de la marque « Old El Paso » dans l’ex supermarché Score devenu depuis peu Casino.

 

Donc ce midi, brusque envie de wraps. Comme j’avais encore quelques œufs de lump en stock, et que je venais d’acheter des petites tranches de saumon fumé, j’ai décidé de me faire des sandwiches 100% made out of Africa...

Je m'y suis mal prise et j'en ai mis partout. Heureusement que je ne mangeais pas vraiment sur le pouce, mais dans une assiette. J’ai eu beau rogner la photo, çà se voit, d'ailleurs...  mais c’était très bon. La prochaine fois il faudra être moins gourmande et plus raisonnable sur la garniture, les wraps auront plus de tenue…

 

 

 

Pour une personne (l'Homme ne rentre pas déjeuner le midi, il y a trop d'embouteillages à Dakar ^^) :

 

 

 

- 2 tortillas de blé (ou de maïs) (se trouvent dans tous les supermarchés, marque Old El Paso... ou faites maison)

 

- 50g de saumon fumé en tranches fines

 

- 1 tranche fine de mimolette ou autre fromage de votre choix

 

- un peu de concombre détaillé en très fines lamelles ou en tout petits dés

 

- quelques feuilles de laitue

 

- 1 c. à soupe d'oeufs de lomp rouges

 

- aneth, ciboulette, persil... selon le goût

 

- 2 c. à soupe de fromage frais (type Saint-Moret, Carré frais, ou encore yaourt grec, etc.)

 

 

 

1. Mélanger le fromage frais avec les oeufs de lomp, poivrer légèrement, ajouter les herbes ciselées. Tartiner chaque tortilla avec ce mélange.

 

2. Préparer un wrap au saumon fumé : déposer une feuille de salade, une tranche de saumon, quelques lamelles de concombre sur une tortilla. Rouler le tout en serrant bien, mais en prenant soin de ne pas déchirer la galette. Pour cela il faut limiter la quantité de garniture (ce n’était pas mon cas aujourd’hui…)

 

3. Procéder de la même manière pour l’autre tortilla, en mettant de la mimolette à la place du saumon fumé.

 

par Natalia Kriskova publié dans : SUR LE POUCE
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