Quantcast
 

Des fruits

Vendredi 29 mars 2013 5 29 /03 /Mars /2013 12:00
Pomme fleur 2

La semaine dernière, je suis partie deux jours en Périgord.
Tourisme ? Gastronomie ? Que nenni !

Deux jours aux archives départementales de la Dordogne et aux archives diocésaines de Périgueux, à compulser de vieux parchemins, à traquer les notations musicales, à déchiffrer, analyser, comparer les mélodies. Photographier de gros pavés peu avenants et qui ont beaucoup souffert au fil des siècles, mais qui recèlent de magnifiques surprises. 


AD24.jpg
CR66.jpg
  

Immense privilège que d'avoir tous ces manuscrits à mon entière disposition. Travailler dans une salle aveugle, au sous-sol, déconnectée du reste du monde, ça ne me dérange pas. Ces sessions de travail intense sont ma dolce vita à moi. Mes bouffées de liberté. Mes nourritures intellectuelles.  

Loin des contraintes horaires et des basses besognes. 

Loin des travaux qui ont envahi la maison depuis 6 mois : pas vraiment drôle au quotidien, quand on n'a pas d'autre bureau que chez soi. 

Loin des petits caprices de mini K. : le collant mal ajusté, les manches qui remontent, les chaussures qui ne sont pas assez souples, la chaise trop près de la table, la tasse de chocolat trop chaude, la confiture qui n'est pas rose ou rouge, l'assiette de légumes quelle qu'elle soit, les pâtes qui n'ont pas la forme souhaitée, le plateau de fromages trop peu garni, la crème à la vanille sans caramel, le verre d'eau pas assez plein pour la soif, mais suffisamment pour inonder la table à chaque repas... Sans oublier le meilleur : les séances de coiffure ! 

Un ou deux jours off de temps à autre, c'est du pain béni. Pas besoin de partir en vacances à l'autre bout de la planète.  


photo.JPG
**************

Le pépiement matinal des oiseaux semble inviter le printemps à s'installer. Le jardin s'éveille : crocus, violettes, jonquilles, jacinthes, anémones, primevères sont sorties de terre. N'empêche, le printemps s'en fiche. Ce matin, il neigeait copieusement à Poitiers. Cela n'a pas tenu. Maintenant, il pleut et le ciel est bien bas.

Au marché, le choix en matière de fruits se restreint... sauf si on s'offre des garriguettes hors de prix, poussées dans des conditions météorologiquement surnaturelles. On mange un peu toujours les mêmes choses. Sauf à aller chercher les fruits tropicaux, il faut se contenter des derniers agrumes (mais les maltaises de Tunisie et les mandarines israéliennes sont délicieuses) et de quelques variétés de poires et de pommes... lesquelles sont de moins en moins bonnes.
Mais bonnes à cuire. D'où la tarte tatin de l'autre jour.

Aujourd'hui, j'ai repris une idée d'Alain Passard : détailler des pommes en longs rubans enroulés sur eux-mêmes en forme de roses. Passard fait cela en version tarte. Je me suis contentée de réutiliser la technique pour faire de jolies pommes au four. Quand j'étais enfant, mes parents ajoutaient souvent un peu de gelée de groseille sur les pommes au four. J'aime bien retrouver ce goût acidulé. Cela change de la cannelle, de la vanille ou du caramel... dont j'ai usé et absusé ces derniers temps. Mini K. adore : d'accord, il n'y a pas de caramel, mais c'est rose-rouge et joli à voir. Alors tout va bien.




Pommes-fleurs à la gelée de groseille

Pomme fleur 3



Pour 4 personnes 

- 4 belles pommes de saison à chair ferme, pas trop juteuses (Golden, Tentation, Gold Rush). important : si la chair est molle et les pommes trop juteuses, vous n'y arriverez pas. Si la chair est farineuse (Canada), ça ne tiendra pas à la cuisson. 
- 4 cs d'eau
- 3 cs de sucre
3 cs de gelée de groseilles
- 20g de beurre
      
Outillage : 

- un épluche-légumes de type Zyliss (le mien est dentelé, comme vous pouvez le voir sur les photos ; s'il ne l'est pas, c'est sans doute mieux sur le plan esthétique).


1. Pelez les pommes et détaillez-les à l'aide de l'économe en lanières aussi longues que possible, en les tournant sur elles-mêmes, jusqu'à arriver au trognon. Puis enroulez les lanières obtenues de façon à former de jolies roses. Vous verrez, c'est un coup de main à prendre... vous risquez de gâcher quelques pommes au départ. Disposez le tout dans un moule à gratin, ou faites des portions individuelles en ramequin. 

2. Préchauffez le four à 150°C. Dans une casserole, portez à ébullition le sucre et l'eau. Hors du feu, ajoutez la gelée de groseille et le beurre. Fouettez un peu pour homogénéiser. Versez ce jus en filet sur les pommes en prenant soin de bien le répartir sur les lanières. 

3.
Faites cuire 1h à 150°C, sans couvrir le plat ou les ramequins. En cours de cuisson, récupérez le jus et reversez-le sur les pétales des fleurs. Si jamais le bord des pétales se déssèche (normalement cela ne devrait pas être le cas avec une température aussi douce), couvrez le plat pendant le dernier 1/4 d'heure de cuisson. Les pommes seront cuites, mais leur consistance reste ferme. Si vous les préférez plus fondantes, faites cuire 45 minutes à 180°C en surveillant bien qu'elles ne se déssèchent pas.




Laissez votre grain de sel - 7 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
Lundi 8 octobre 2012 1 08 /10 /Oct /2012 06:00

 

En matière de figues, nous en sommes au bouquet final : grosse avalanche de fruits délicieux mais qui n'attendent guère une fois cueillis. Ces derniers jours, ils ont été un peu malmenés par la tiédeur moite des premiers jours d'octobre.

Je me suis lancée dans diverses formules type chutney autour de la figue, en la combinant aux produits du moment : coings, raisin, noix fraîches, oignons doux des Cévennes et... tomates vertes (il y a de quoi faire de côté-là aussi).

Voici donc une première recette de chutney, aux relents quelque peu médiévaux... Les fruits sont, en effet, assaisonnés de verjus et de safran.

Je n'aime pas les chutneys trop vinaigrés : d'où l'idée de remplacer le vinaigre par du verjus. Cela donne un goût beaucoup plus doux tout en apportant ce qu'il faut d'acidité. Si vous ne trouvez pas de véritable verjus, remplacez-le par un mélange maison type 2/3 de jus de raisin blanc, 1/3 vinaigre de vin blanc ou de cidre.

Je n'aime pas non plus les chutneys trop sucrés. Ici, j'ai utilisé du fructose en petite quantité. Si vous préférez le sucre, comptez le double du poids de fructose environ. Attention, la consistance de votre chutney sera différente (plus collante, plus sirupeuse), prévoyez d'ajouter un peu d'eau en cours de cuisson.

 

 

 

Chutney aux figues, raisins, verjus et safran 

 

Chutney-3-copie-1.jpg

 

Pour 2 petits pots de 200g environ

- 200g de figues bien mûres

- 100g de raisin noir Muscat

- 1 oignon doux des Cévennes

- 4 filaments de safran (évitez le safran en poudre)

- 10 cl de verjus

- 50g de fructose

- 2 cs de vinaigre balsamique de Modène

- 1 cs de Vitpris ou de Priz (ou tout autre aide culinaire à base de pectine jaune)

 

1. Coupez les figues en petits morceaux, ainsi que l'oignon doux. Epépinez les grains de raisin en les ouvrant en deux (fastidieux, certes, mais agréable sur le produit final).

 

Chutney1.jpg

 

2. Dans une casserole à fond épais, faites suer l'oignon avec le verjus et le vinaigre balsamique, à couvert, jusqu'à ce qu'il soit tendre. Ajoutez alors les morceaux de fruits, les filaments de safran, le fructose, le Vitpris. Faites compoter à feu doux jusqu'à ce que le liquide ait suffisamment réduit et que la consistance approche celle d'une confiture. 

 

Chutney2.jpg


3. Mettez en pots et fermez les pots. Si vous souhaitez conserver ces pots de chutney plusieurs mois, mieux vaut stériliser les pots. Sinon, conservez-les de préférence au réfrigérateur.


 

Chutney4.jpg

Pas mauvais pour accompagner un tournedos de canard... par exemple...

 

 

Imprimer la recette

 

Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
Vendredi 31 août 2012 5 31 /08 /Août /2012 22:00

 

 tomates-melon-1.jpg

 

Ceux d'entre vous qui attendaient des recettes à base de tomates seront un peu déçus... Ici, les tomates, on les aime nature, coupées en tranches fines et à peine assaisonnées : un peu de fleur de sel, parfois un filet d'huile d'olive de toute première qualité, herbacée, douce, sans amertume. Les roses de Berne, les Green zebra, les noires de Crimée n'ont besoin de rien d'autre.

 

On les aime aussi en soupe froide : pelées, épépinées, salées assez généreusement, je les laisse dégorger 1h, puis je mixe avec quelques herbes fraîches du jardin et un trait de vinaigre balsamique.

 

Cette année, la récolte était si abondante que j'ai fait des tomates au naturel et de la sauce tomateLes cornues des Andes sont parfaites pour ce genre de préparation : elles sont goûteuses, leur chair est bien ferme et presque sans pépins. Le plus long, c'est de sortir l'artillerie pour la stérilisation, obligatoire si vous voulez conserver vos pots à température ambiante. Pour tout ce qui est conserves de tomates, je vous renvoie à la rubrique "pomodoro" de ce site italien : conseils simples et efficaces, vous pouvez vous y fier. 

 

Quant aux tomates de petit calibre, je les fais confire. Il faut choisir des variétés pas trop grosses mais assez charnues, comme les prunes noires. Contrairement à bien des recettes publiées dans les magazines et sur le net, j'évite les tomates cerises : trop petites, trop riches en graines et en eau, elles ont plus de peau que de chair après passage au four. J'avais déjà publié une recette l'année passée : clic.

Cette année, j'ai testé une méthode plus douce et plus longue, qui sèche plus et cuit moins : un badigeon d'huile sur une plaque alvéolée (laquelle permet de bien faire circuler l'air), et hop, les tomates coupées en deux et épépinées sont mises au four chaleur ventilée, 4h-5h à 60°C. Je les stocke au réfrigérateur dans un bocal fermé, avec fleur de sel, gousse d'ail coupée en dés, quelques herbes, le tout couvert d'huile d'olive. 

 

Enfin... quand j'ai sous la main une tomate ananas, j'en fais une salade de fruits. Version salée ou version sucrée, entrée ou dessert, ou ni l'un ni l'autre. La tomate ananas est est une tomate bien en chair, jaune-orangée, cotelée, d'une saveur si douce qu'on croirait mordre dans un fruit exotique (d'ailleurs c'en est un...) (et plutôt moins acide que l'ananas). Elle se marie très bien avec le melon et/ou la pastèque et s'assaisonne volontiers de vanille.

 

Testez donc la recette suivante en version salée et en version sucrée. Séparément ou côte à côte. Cela change... et vous pouvez même convertir cette salade en un délicieux gazpacho, en passant le tout au mixeur.

 

 

 

Salade de tomate ananas, melon et pastèque en 2 versions


 

tomates-melon-0.jpg

 

 

Ingrédients pour 4 personnes environ : 


- 1 tomate ananas de 300g environ

- 150g de pastèque de préférence sans pépins (poids net)

- 150g de melon de type charentais (poids net)

- les graines de 2 cm d'une gousse de vanille. 

- 1 cs de vinaigre balsamique de Modène

- 2 cs de jus de pomme

- fleur de sel pour la version salée

- miel d'acacia ou sirop de sucre de canne ou sirop d'agave pour la version sucrée

 

 

1. Epluchez la tomate avec un couteau type Zyliss, coupez la chair en petits morceaux en prenant soin de retirer les graines. Faites de même avec la pastère et le melon.

2. Mélangez le jus de pomme, le vinaigre, les graines de la gousse de vanille. Ajoutez 2 belles pincées de fleur de sel pour la version salée. Ajoutez 1 à 2 cs de miel d'acacia pour la version sucrée. 

3. Laissez mariner 30 min. au réfrigérateur, mais servez plutôt à température ambiante, c'est meilleur au goût.

 

 

 

Imprimer la recette

 


Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 19:00

 

Tomates-confites-1.jpg

 

 

Avoir un potager est, certains jours, encombrant. Au mois d'août et pendant une grande partie du mois de septembre, nous avons eu du mal à absorber les récoltes de tomates. Ah les malheureux petits veinards ;-))) 

 


Tomates2.jpg


Cette année nous n'avons planté que des variétés aussi belles que bonnes. On en voit de toutes les couleurs, de tous les pays et certaines portent des noms de fruits : green zebra, roses de Berne, ananas, noires de Crimée, pêches jaunes et prunes noires. Six pieds, c'était un peu beaucoup pour deux (impossible de convertir mini K. à la tomate pour le moment). 

 


tomates-1.jpg

 

 

Nous avons été abonnés à la salade de tomates, à la soupe de tomates (crues, cuites, mi-cuites), aux tartes à la tomate, aux pâtes à la sauce tomate, aux pizzas, aux fougasses garnies de tomates. 

J'ai fait des chutneys. J'ai tenté les confitures. Dans le répertoire sucré ou aigre-doux, j'adore la tomate verte mais je ne suis pas du tout convaincue par la tomate mûre. On lit partout que la tomate se marie bien à la vanille, moi, ça ne m'a pas du tout conquise.

Je suis donc revenue aux choses les plus conventionnelles : bocaux de sauce, jus congelés, tomate au naturel. J'ai songé un instant à me lancer dans le ketchup. J'ai fini par faire des tomates confites. Une valeur sûre et consensuelle. 

 

Tomates confites


Ces tomates confites, je n'y mets rien, sauf un peu d'ail en chemise. Je prends des tomates de petite taille (les prunes noires en l'occurrence), bien mûres. Je les coupe en deux, je les pose côté chair sur une plaque à four garnie de papier siliconé (papier cuisson) et je pique le côté peau à l'aide d'un cure-dents (pas besoin de faire beaucoup de trous, deux suffisent). Deux gousses d'ail en chemise pour le parfum. Mais ni sel (cela dessèche la chair des tomates en faisant sortir l'eau), ni sucre (ça finit toujours par caraméliser et par donner un goût de brûlé), ni herbes (la cuisson les dénature ou les crame).

Je mets au four à 70°C pendant 2h, 2h30 environ. Cela dépend bien entendu de la taille des tomates. Une fois refroidies, je les sale légèrement, je les tasse dans un bocal et je couvre d'huile d'olive de qualité. Vous pouvez, ou pas, ajouter les gousses d'ail pour parfumer l'huile. Eventuellement, vous pouvez ajouter du basilic, du thym, de la sarriette, du romarin ou tout ce qui vous fera plaisir comme herbe aromatique.

 

 

 

 

Tomates-confites.jpg

 

      Imprimer la recette

 


Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits
Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 23:00

 

 

On les adore nature, à peine cueillies. Malgré tout, on ne peut pas en manger une douzaine à chaque repas pendant 3 semaines. Il faut bien se résoudre à les cuisiner un peu pour en profiter... plus tard.

Figues et Gewurtztraminer, c'est une idée empruntée à un magazine culinaire, sauf que mon sirop est beaucoup moins épicé (le vin se suffirait presque à lui-même, j'ai eu peur de le dénaturer en ajoutant trop de parfums différents).  

Ces figues au Gewurtztraminer se conservent plusieurs semaines, au frigo. Ce sont des friandises : parfaites pour garnir un blanc-manger, une petite crème, surtout si elle est au chocolat ; délicieuses également avec une glace au mascarpone. Les amateurs les serviront également avec un fromage de chèvre ou de brebis, de la ricotta fraîche, de la brousse.


 

 

Figues-au-gewurtz1.jpg

 

 

 

Figues au Gewurtztraminer

 

- 15 petites figues vertes ou violettes, juste mûres, encore fermes

- 50 cl de Gewurtztraminer

- 4 grains de poivre de Kampot rouge (à défaut, un bon poivre noir)

- 2 gousses de cardamome entières

- 1 bâton de cannelle

- 1/2 gousse de vanille

- 60g de sucre en poudre

 

1. Portez le vin, le sucre et les épices à ébullition.

2. Lavez rapidement et séchez les figues. Piquez les à différents endroits à l'aide d'un cure-dents.

3. Faites pocher les figues 30 minutes à frémissement.

4. Disposez les figues dans deux bocaux et couvrez de sirop. Fermez les pots, retournez-les pour stériliser les couvercles. Laissez refroidir.


 

 

 

Figues-au-gewurtz.jpg

 

      Imprimer la recette

 

Laissez votre grain de sel - 5 petits grains de sel
Publié dans : Des fruits

M'écrire


Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés