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Lundi 24 septembre 2007
 
A mes casseroles !


Cette fois je m'y mets, aux jeux de la blogosphère, au lieu de rester toute seule dans mon coin.


Je troque donc les amandes du dernier billet pour des noix, et je vous resers les figues, puisque ce sont les deux ingrédients requis pour
la 13e édition du concours lancé par Marie-Laure. Cela tombe très bien parce que non seulement j'adore les figues, comme j'ai déjà dit, mais j'ai des noix en stock depuis notre dernier passage chez les parents de l'Homme. Super, les beaux-parents, en matière de fourniture de fruits et légumes.

 

Cuisiner les fruits dans des sirops à base de vins doux et d'épices est une sorte de manie. J'ai une prédilection pour le Banyuls, mais cette fois c'est au Muscat de Beaumes de Venise que j'ai eu envie de m'attaquer (enfin, avec modération, hein ?).

Pourquoi le Beaumes de Venise ? Une banale associations d'idées. La dernière fois que je vais à la boulangerie, je remarque un stock de confitures aux noms rigolos voire carrément incongrus : confiture de sorcière, confiture du Vert-Galant, Gratte-cul, et surtout... Couille du pape. Dans le règne végétal, je ne voyais pas du tout à quoi pouvait correspondre cette amusante appellation. Après recherche, je découvre que l'appendice masculin apostoliquement rebaptisé est une variété de figues provençales. Provence, vallée du Rhône, voilà comment j'arrive au Muscat de Beaumes de Venise, un nectar qui m'avait conquise il y a quelques années, et que j'ai eu envie de goûter à nouveau, pour changer du sempiternel Muscat de Rivesaltes familial.

 
 

Me voilà donc repartie sur une recette de figues. Au lieu de les cuire dans un sirop, comme je l'avais fait pour les poires au Banyuls de l'année dernière, je les garde crues (vraiment cela me fait mal au coeur de cuire des figues de Solliès aussi magnifiques que celles que je trouve au marché d'Aligre, en ce moment). Simple macération dans le sirop, c'est parfait, ça ne gâche pas le goût et la consistance, et cela demande encore moins de travail.

Pour accompagner, il faut du croquant, du croustillant, mais du léger : des tuiles aux noix, une recette de Mamina. Oui, la moitié de ma contribution au jeu A vos casseroles est un plagiat... M'en fiche, je voulais absolument goûter ces tuiles, et vu le succès qu'elles ont eu, je peux vous dire que j'aurais eu tort de me priver.

*******


Figues au Muscat et tuiles croustillantes aux noix



figues-au-Muscat--tuiles-aux-noix2.jpg

 
  Pour 4 personnes :

 

16 figues de Solliès bien mûres (ou de figues "couilles du pape", si vous en trouvez ;-)
25 cl de Muscat de Beaumes de Venise
80g de sucre
1 bâton de cannelle
½ gousse de vanille 

On fait chauffer le Muscat avec les épices et le sucre jusqu'à obtenir un sirop (environ 20 minutes de cuisson à feu doux). On verse ce sirop légèrement tiédi sur les figues coupées en quartiers ou en deux, on mélange pour bien enrober, on réserve au frais au moins 2 heures.


Pour les tuiles croustillantes aux noix d'après Mamina
(recette originale ici, j'ai divisé les proportions par deux) : 

50g de beurre (salé pour moi)
– 120g de sucre (il y en avait un tout petit peu plus chez Mamina, et un mélange de sucre et de cassonade)
– 50g de farine

50g de jus d'orange (environ 1 petite orange ; la pesée est importante pour la réussite des tuiles)
– 100g de noix décortiquées et hachées au robot (pas en poudre) 


1. Préchauffer le four à 230°. Mélanger au fouet le beurre ramolli et le sucre jusqu'à obtenir une crème, ajouter la farine, le jus d'orange, puis les noix hachées.

2. Disposer de petits tas de pâte (j'ai bien dit petits : ça s'étale à la cuisson) bien espacés les uns des autres (au moins 7-8 centimètres) sur une plaque à patisserie couverte d'une feuille de papier sulfurisé (ou d'une feuille de silicone). Les aplatir avec une fourchette mouillée, enfourner pour 8 minutes environ. Les bords des tuiles doivent être caramélisés, le centre légèrement doré.

3. Laisser refroidir avant de détacher les tuiles de la feuille de cuisson. Sauf si vous voulez leur donner une forme arrondie, ce qu'il faut faire lorsqu'elles sont encore chaudes (je me la joue flemmarde, mes tuiles sont plates).

 


J'aurais pu baptiser ce dessert "
Couilles du pape en marinade de Beaumes de Venise, tuiles crousti-caramélisées aux noix"... Mais vu que la moitié de la recette n'est pas de mon fait, je me sens un peu hors concours. Bref, c'est pas le moment de la ramener... alors je me suis censurée (pour une fois).

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par Natalia publié dans : FRUITS
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Jeudi 20 septembre 2007


Pfff... encore un titre à rallonge qui sent la snobinardise à plein nez, pas vrai ? Mais pour qui elle se prend, cette Natalia ? Elle qui ricane avec dédain devant les cartes inutilement alambiquées de certains restos...

C'est ainsi, il faut toujours que je donne le plus de précisions possibles quand je m'exprime. Au risque de devenir ennuyeuse. Impossible de simplifier, d'aller à l'essentiel. Ce qui ne garantit pas que l'info passe auprès de mon entourage : en matière d'efficacité communicationnelle, je suis sans doute assez proche d'Aurélie.

Après les dégringolades culinaires et morales de la fin de semaine dernière, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de me consoler, et qui dit consolation, dit douceurs, sucre. Oui, le cornichon à 4h du mat', ça va bien de temps en temps, mais faudrait pas en faire une habitude, voire une thérapie, ça décape un peu trop l'oesophage. Je suis suffisamment ulcérée par la vie comme ça !

Donc, dans la série des douceurs consolatrices, il y avait :
 
1. Un gâteau au chocolat et aux framboises, de quoi faire remonter une chocolatémie tomblée dans les chaussettes, comme dirait J. La photo vous en dira plus qu'un long discours...


 
Choco-framboises-Maison-du-chocolat-copie-1.jpg

Je précise pour ceux qui n'ont pas suivi l'épisode précédent que ce n'est pas moi qui l'ai fait, ce gâteau, c'est la Maison du chocolat. La ganache chocolat-framboise qui couvre le biscuit est irrésistible pour l'oeil (la couleur acajou...) comme pour les papilles.

 

2. Un Elixir d'amour à l'Opéra Bastille, un vrai petit bijou d'opéra. Depuis le célébrissime air de Nemorino, Una furtiva lagrima... me trotte dans la tête.

 



3. Enfin, u
ne virée au Loir dans la théière avec La Mangue, histoire de partager quelques-uns des traits les plus atypiques de notre moi profond, vautrées dans des fauteuils en cuir, devant un crumble aux pommes et une tarte aux pêches et au romarin (énorme dans l'assiette, légère dans l'estomac, jouissive pour la vue comme pour le palais). N'allez pas croire que c'était une séance d'auto-psychanalyse, hein ? Juste une façon compliquée (nataliesque, donc) de dire qu'on a papoté sans rencontrer d'obstacle à la compréhension mutuelle (enfin je crois...)

 

En souvenir d'un regard gourmand posé, au moment de quitter le Loir, sur une alléchante tarte aux figues, j'ai eu envie de marier ces fruits (dont je suis une adoratrice inconditionnelle) avec un sablé bien croquant à l'huile d'olive.

Si j'étais un peu plus au courant de ce qui se passe sur la blogosphère, j'aurais opté pour un sablé aux noix plutôt qu'aux amandes, histoire d'apporter ma contribution au jeu de Marie-Laure, A vos casseroles. Tant pis, ce sera pour une prochaine recette. De toute façon, les figues, je peux en manger une douzaine tous les jours.

Ce dessert façon tartelette se sert tiède ; pour le plaisir du contraste chaud et froid, je l'ai accompagné d'une boule de glace au lait d'amandes et aux macarons Picard (on peut faire la glace soi-même mais pour un dessert improvisé, celle de chez Picard est très bien, quoique un tout petit peu trop sucrée à mon goût).

 

 
Sabl--s-aux-figues-r--ties2.jpg

Je vous livre ici un premier état de la recette, non sans douter quelque peu des proportions pour les sablés. En fait, j'ai fait un peu comme ça, au pif, et je ne me souviens plus exactement des quantités d'amandes, de sucre et de farine employées. Il faudra que j'en refasse pour être sûre de mon coup (avec des noix ?)... 

 

Pour les sablés (d'après ma mémoire approximative de trentenaire déclinante) :

– 20 g d'amandes effilées ou entières
– 20 g de beurre salé
– 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
– 40 g de farine
– 10 g de cassonade
– 1 pincée de cannelle en poudre

 

Pour la garniture :

– 6 petites figues mûres à point
– 1 c. à soupe de miel
– 1 pincée de cannelle en poudre
– 2 c. à soupe d'amandes effilées
– de la glace au lait d'amandes François Théron (chez Picard)


1. Préchauffez le four à 200° (thermostat 6-7). Dans un robot, mélanger les 40g d'amandes effilées, le beurre salé bien froid, la farine et la cassonade, l'huile d'olive, la cannelle. Actionnez le robot par à-coups de manière à obtenir une sorte de pâte à crumble.
2. Prenez 2 moules à tartelette individuels et tassez la pâte obtenue dans les fonds (inutile de beurrer s'ils sont anti-adhérents). Enfournez pour 10 minutes environ en surveillant bien la cuisson. Sortez les sablés du four, laissez tiédir et sécher un peu avant de les démouler sur une grille (ils sont très friables et risquent de se casser si on les démoule dès la sortie du four). On peut confectionner ces sablés d'avance, c'est encore mieux, ils sont beaucoup moins fragiles et plus croquants le lendemain.

3. Chauffez à nouveau le four, sur position gril. Disposez les sablés (tièdes ou froids) sur une plaque. Coupez 5 figues en quatre, la figue restante en deux (dans la largeur). Disposez les quartiers en rosace sur les sablés, côté peau vers le bas. Terminez en mettant une moitié de figue au centre de chaque tartelette (toujours côté peau vers le bas).
4. Comprimez légèrement les fruits pour qu'ils couvrent les sablés de manière homogène et adhèrent bien (à l'aide d'un film alimentaire posé sur les tartelettes, par exemple). Puis arrosez de miel et passez au gril quelques minutes.

5. A part, faites griller les 2 c. à soupe d'amandes effilées à la poêle, à sec.

6. Dressez les tartelettes sur des assiettes et servez avec une boule de glace au lait d'amandes.

 


Sabl--s-aux-figues-r--ties.jpg

 


Dégustez sans tarder, la glace fond si vite qu'on n'a pas le temps de faire une photo digne de ce nom ! Ne vous fiez pas à l'apparence rustique de la présentation, c'était pas mal du tout, peut-être un rien trop sucré quand même, mais c'est surtout la faute à la glace Picard. J'en ai tenu compte dans les proportions indiquées ci-dessus (moins de cassonade dans le sablé, moins de miel sur les figues), mais la prochaine fois, sûr, je sors ma sorbetière.


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par Natalia publié dans : FRUITS
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Jeudi 6 septembre 2007



Manoir-d-A.1.jpg

 

Entre deux expéditions au BHV ou chez Bricolex, une petite pause en pays de Caux nous a permis de redécouvrir l'opulente campagne française. Que de verdure après l'Afrique ! Ajoutez à cela qelques concerts au festival d'A.* (un bourg dont le nom évoque une célèbre bataille de la fin de la Renaissance) et vous imaginerez sans peine mon bonheur... 

Une chance inespérée nous a permis de loger dans une merveilleuse petite auberge, un endroit insoupçonnable et tout simple où nous sommes arrivés presque par hasard. Un ravissant manoir du XVIe siècle pourvu d'un jardin-verger-potager à l'ancienne, où des massifs de fleurs côtoient tomates, poiriers, courges, rhubarbe, salades, pommiers, pruniers. Un coin de paradis venu d'une autre époque.


Manoir-d-A0.jpg


Quelques musiciens viennent loger là chaque année avec leur famille. L'auberge propose une cuisine du terroir sans chichis, parfaite dans sa simplicité. Les produits viennent tout droit du jardin, où rien n'interdit d'aller croquer quelques pommes ou de chaparder quelques quetsches après le petit déjeuner ou le dîner, en laissant le regard se perdre dans le ruisseau qui borne la propriété et en respirant l'humidité presque automnale.

 

Manoir-d-A.2.jpg


De cette escapade nous avons rapporté des pommes, des pommes, et encore des pommes. Souvent chapardées, ce sont des pommes qui ont le goût de pomme, comme celles d'autrefois, bien acidulées, bien croquantes. Des spécimens introuvables sur nos marchés. Rien à voir avec les variétés commercialisées à grande échelle. Bref, les meilleures pommes du monde... qui nous rappellent au passage que l'été est pour ainsi dire fini, en dépit du calendrier...

 
 
Pommes-d-autrefois.jpg


Il est presque dommage de cuisiner des fruits aussi croquants et savoureux. Mais il faut bien avouer que ces pommes se prêtent très bien aux compotes ou aux tartes, avec leur côté acidulé.

J'ai donc utilisé une partie du "butin" pour confectionner ces verrines aux pommes caramélisées et épicées, avec du yaourt bien crémeux. Un dessert qui permet de prolonger cette escapade normande, qui ressuscite des souvenirs de vacances enfantines et de cuisine de grand-mère, à savourer entre deux séances de perceuse ou de ménage, entre deux coups de fils rageurs à notre fournisseur d'accès internet (car contrairement aux apparences nous n'avons TOUJOURS PAS de connexion).

Verrines-pommes-caram--lis--es---pic--es1.jpg

 

Pour deux verrines au parfum de vacances :

Petite note ajoutée à ce billet le 14/10 : cette recette est ma contribution au concours "Souvenirs de vacances" du site 750g.com 

300g de pommes acidulées et croquantes (poids épluchées et coeurs ôtés)

125g de yaourt bien crémeux (type yaourt grec)

50g de sucre blanc + 1 c. à soupe

1 c. à soupe de cassonade

cannelle, cardamome, gingembre en poudre (1 bonne pincée de chaque)

1 c. à soupe d'eau

1 noix de beurre salé

6 cerneaux de noix

 

1. Détailler les pommes en fines lamelles. Faire chauffer le sucre et les épices avec l'eau dans une large poêle antiadhérente jusqu'à obtenir un caramel ambré. Jeter les pommes et remuer vivement pour les saisir sur toutes les faces, à feu vif, pendant 1 ou 2 minutes. Baisser un peu le feu et poursuivre la cuisson sans cesser de remuer jusqu'à ce que les pommes soient fondantes. Ajouter une belle noix de beurre salé et laisser refroidir.

2. Pendant ce temps remettre la poêle sur feu doux et faire griller les cerneaux de noix grossièrement émiettés (2 minutes environ). Ajouter alors une c. à soupe de sucre pour les faire caraméliser (remuer constamment). Laisser refroidir.

3. Mélanger le yaourt et la cassonade, attendre que cette dernière soit parfaitement fondue dans le yaourt.

4. Confectionner les verrines en alternant couches de yaourt et couches de pommes. Terminer en décorant de noix caramélisées.

 

  Verrines-pommes-caram--lis--es---pic--es.jpg

 

 

 


 
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par Natalia publié dans : FRUITS
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Jeudi 19 juillet 2007


 

Kumquats-confits.jpg

 

Hier avec ma plus vieille amie (comprenez que nous nous connaissons depuis 30 ans et non qu'elle sucre les fraises...) et son homme nous avons fait un petit tour à la Grande Epicerie. Inévitable petite station devant le rayon fruits exotiques : je prends des kumquats et des bananes roses. Un commentaire fuse devant ce choix : « mais enfin, reviens parmi nous ! ». Pourtant je me suis retenue devant de jolies petites mangues du Mexique que je n'ai encore jamais goûtées !
 

Mon amie a raison. J'ai dû succomber au syndrome de l'Afrique. Moi qui n'ai pas particulièrement été conquise par les spécialités culinaires sénégalaises, je me suis émerveillée devant un restaurant dénommé « Teranga » (c'est à dire hospitalité en wolof) en passant rue des Saints-Pères. A la carte, la plupart des plats typiquement sénégalais : Thieboudienne (riz au poisson), Poulet yassa, Mafé (viande avec une sauce à l'arachide), etc.

 

Il y a même une entrée dénommée Soumbedioune. Tout un programme !! Ce nom résonne à vos oreilles comme une invitation au voyage ? A moins que vous n'ayez déjà visité Dakar, vous imaginez un paysage idyllique, la mer, les cocotiers, une chaleur torride ou de frais alizés, et bien sûr un magnifique coucher de soleil... ? Malheureusement ce n'est pas tout à fait cela, Soumbedioune. C'est une baie de la presqu'île dakaroise où les pêcheurs embarquent dans leurs jolies pirogues colorées.

Vue_de_Soumbedioune.jpg.jpg


Jusque-là tout va bien. Sur la photo, prise au petit matin, cela a l'air paradisiaque, ou presque (faut le voir de loin comme ici...).
On peut aller acheter son poisson à Soumbedioune, le soir au retour de la pêche. Sympa, évidemment. Le seul problème, c'est qu'il faut avoir l'estomac et le coeur bien accrochés. Ce coin de Dakar est sans doute l'un des plus puants, avec son voisin immédiat, Gueule tapée (un égout qui pour une fois n'est pas à ciel ouvert, d'où son nom... ce qui n'empêche en rien les émanations d'odeurs). On y respire un mélange unique de fragrances : poisson pourri, poisson séché, poubelles pas toutes fraîches, urine et déjections diverses. Mon homme a baptisé cette combinaison de parfums
Soirs de Soumbedioune, parce que le soir vers 18h, quand tout cela a bien chauffé sous le soleil et pourri dans l'humidité, c'est redoutable...

 

Pour couronner le tout, Soumbedioune vit des heures difficiles. Depuis 1 an et quelques mois maintenant, la baie est un immense chantier. En projet : un tunnel dont la construction n'avance pas vraiment... La presse sénégalaise s'est emparée du sujet tout récemment. Un pêcheur a livré sa vision des choses. Tenez-vous bien, on quitte notre monde rationnel et productiviste pour quelques instants. Si le tunnel n'avance pas, c'est à cause de Leuk Daour Mbaye, le grand génie de la tribu des Lébous :

 

« Lorsque Leuk Daour Mbaye se fâche tout chamboule. Les câbles se coupent, les machines tombent en panne. À dire vrai, les travailleurs sont fatigués [ce qui signifie en français d'Afrique : ils en ont marre], mais ils ne savent pas comment le dire ». Et le pêcheur de poursuivre : « avant d’entreprendre les travaux, ils devaient négocier avec Leuk Daour et faire des sacrifices. Mais ils ne l’ont pas fait. C’est pourquoi Leuk Daour frappe fort ». 

Comment faire face à ce problème ? Très simple, d'après les habitants du quartier : « On prépare un bœuf et on le lance dans les profondeurs de la mer, accompagné des pièces de monnaies et de lait caillé, pendant quatre jours ».

 

Ce n'est pas une blague du tout. Cet article est paru dans un quotidien tout à fait respectable, L'Observateur, le 10 juillet dernier...

 

 

 
*************
 

De retour dans la cuisine après cet après-midi à Saint-Germain des Prés (et après un détour par la Maison du chocolat...), j'ai décidé de confire les kumquats que j'avais achetés. Il est très utile d'avoir un pot de kumquats confits dans ses réserves. Ils agrémentent les salades de fruits ou décorent joliement un dessert présenté à l'assiette. Le sirop est délicieux dans les yaourts ou pour napper une tarte aux agrumes, ou encore (allongé d'eau) pour imbiber les biscuits d'un tiramisu ou d'une charlotte.

Le combawa s'accorde parfaitement avec les kumquats et apporte son parfum raffiné au sirop, mais si vous n'aimez pas ou que vous n'en trouvez pas, oubliez-le, il n'est pas nécessaire. Vous pouvez aussi le remplacer par un trait de mandarine impériale ou d'un autre alcool de votre choix.


 
Kumquats-confitsbis.jpg
 

 

 

Ingrédients pour un petit pot :

- 250g de kumquats

-
250g de sucre 
- 15 cl d'eau
- 4-5 feuilles de combawa surgelées ou fraîches (facultatif)
 

1. On lave et on sèche soigneusement les kumquats. On les perce de quelques trous à l'aide d'une fourchette pour qu'ils s'imbibent de sirop sans éclater à la cuisson. On les couvre de sucre, on ajoute les feuilles de combawa et on patiente une nuit.


2. Le lendemain on porte le tout à ébullition, puis on fait cuire environ 20 à 30 minutes à feu doux, jusqu'à ce que les fruits soient translucides et confits, le sirop légèrement ambré. On laisse refroidir dans la casserole (pour que les kumquats se gorgent de sirop) puis on stocke dans un pot ébouillanté et séché en veillant à ce que les fruits soient bien couverts de sirop.Ces kumquats se conservent plusieurs mois dans un endroit frais et sombre, ou au frigo.


Ces kumquats se conservent plusieurs mois dans un endroit frais et sec, ou au frigo.

 

par Natalia publié dans : FRUITS
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Mardi 17 juillet 2007

 

Ce long week-end à Zurich m'a propulsée dans un monde diamètralement opposé à celui que je fréquentais il y a trois semaines à peine. Hormis pour la température, carrément africaine (l'humidité en moins). Tout ça à 4h30 de Paris à peine, grâce au TGV-Est. Sans décalage horaire, mais avec un gros décalage linguistique. Même les Allemands ont du mal à s'en sortir en Suisse alémanique. Pour ma part, il m'a fallu deux jours pour identifier la façon locale de dire bonjour (Gruezi).

 
 

Tout le monde sait que la Suisse est opulente (surtout quand on arrive de Dakar...), propre, les gens sont disciplinés (ce qui sonne comme un reproche dans la bouche d'un Français). Je ne vais pas vous faire un reportage photos à l'appui. La vieille ville est très coquette, maisons fraîchement repeintes, fenêtres débordant de géraniums, natürlich, ruelles pentues où se nichent quelques jolis coins de jardin, le lac plein de beaux bateaux, des boutiques d'antiquaires et des ateliers d'artisans, le tout sur fond de sommets enneigés. Bref, il n'y a pas que la Bahnofstrasse et ses enseignes de luxe, les Jaguars et autres voitures de collection qui déboulent au coin des avenues, les banques, etc.

 
Vous vous attendez sans doute à un couplet sur mes expériences gastronomiques. Mais je n'ai pas grand chose à raconter. Je me suis nourrie, et plutôt médiocrement. De toute façon, dans les colloques, on carbure principalement au café et au thé, ça permet de garder quelques récepteurs en activité, surtout à partir du 3e jour de conférences. Et les musicologues ne sont pas tous de grands gastronomes, loin s'en faut.

 

Portée par ma tendance asociale et une certaine désinvolture face au travail, je me suis pas mal échappée pour arpenter la ville, profiter du soleil ou me réfugier dans un endroit frais selon l'heure de la journée, avec comme en-cas une petite barquette de fruits frais. Une bonne idée que ces petites portions de pastèque, d'ananas, ou d'autres fruits, voilà un truc que je n'ai encore jamais vu en France, mais qui gagnerait à être développé, alors qu'on n'arrête pas de nous dire qu'il faut manger « 5 fruits et légumes » par jour.



 


Le marchand de fruits qui propose ces barquettes vend également des cocktails préparés à la demande ou presque, et des fruits de saison à la pièce ou au kilo, comme chez le primeur. Evidemment ces fruits prêts à consommer sont infiniment meilleurs que les salades vendues sous opercule dans nos enseignes de restauration rapide, car ils sont mûrs à point et sont débités au fil de la journée et non deux ou trois jours avant.

Grâce à ce marchand, qui est là de 9h du matin à 9h30 le soir environ, j'ai pu me régaler de morceaux d'ananas, de mangue, de brugnons, de pastèque, de melon, de cerises ou de raisin quand bon m'en semblait. Quelle bonne idée
, comment n'y a-t-on pas pensé plus tôt ? Ces barquettes d'environ 250g sont vendues 4 CHF (soit environ 2,40 €) pendant la journée mais "soldées" en début de soirée à 2 CHF (1,20 €). Je trouve que même le "prix fort" n'est pas excessif (surtout pour la Suisse !!).



barquette-fruits.jpg
 
 

Pour continuer dans la veine fraîcheur, puisque Paris est encore sous le soleil, voici une recette de sorbet à la mangue (et oui encore des mangues !) ultra simple mais incroyablement bluffante. Sa texture est tellement agréable qu'on pourrait croire qu'il s'agit d'un sorbet fait par un professionnel : pas dur comme du béton, mais dense et velouté sous la langue, pas du tout cristallisé, avec juste ce qu'il faut d'acidité. Le tout sans stabilisateur ni glucose atomisé ni gélifiant...  A vrai dire j'ai réalisé ce sorbet totalement au pif les premières fois, mais au fil du temps j'ai peaufiné la recette, et elle ne m'a jamais joué de mauvais tours.

 

 

  • 600g de chair de mangue mûre à point, à température ambiante (pour que le sucre se dissolve rapidement)

  • 100g de sucre

  • 5 cl de jus d'orange sanguine ou de jus « trois agrumes » (type Tropicana...)

  • ½ c. à café d'acide citrique ou le jus d'un demi citron jaune.

    Le jus d'orange et l'acide citrique (ou le citron jaune) relèvent le goût un peu douceureux de la mangue. A Dakar je me servais d'acide citrique (que l'on trouve en poudre ou granulés) parce que je ne trouve pas toujours de citrons jaunes. Le citron vert est très bon aussi mais il est moins acide que le citron jaune. Son goût est plus marqué, donc immédiatement reconnaissable. C'est pourquoi je préfère utiliser de l'acide citrique plutôt que de mettre du citron vert dans le sorbet à la mangue.

 

On mixe le tout le plus finement possible. On fait prendre en sorbetière. On réfrigère 8 heures minimum avant de consommer.


Sorbet-mangueblog.jpg


 

 
La dernière fois que j'ai fait ce sorbet c'était juste avant mon départ de Dakar. Je l'avais servi avec un filet de caramel aux fruits de la passion, histoire d'apporter une note sucrée et fruitée supplémentaire. Le reste a dû être englouti depuis par mon homme, qui a dû ainsi se consoler de mon absence (ou plutôt : de l'absence de dessert au chocolat... ;-)))

A la place du jus d'orange, on peut mettre de la pulpe de fruits de la passion pour faire un sorbet mangue-passion, c'est tout aussi délicieux. Le maracuja apporte cette note acide qui manque à la mangue.


 

 

par Natalia publié dans : FRUITS
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Lundi 2 juillet 2007
 





L'arbre emblématique du Sénégal, le seul qui survit sans problème dans une végétation de plus en plus clairsemée, presque entièrement anéantie par les troupeaux et la nécessité de trouver du bois de chauffage, quand elle n'est pas déracinée et abattue pour construire des routes à quatre voies en plein centre ville...


Le baobab a une chance, c'est que son bois est inexploitable, cela l'a certainement préservé de la disparition. Son tronc est creux, spongieux et fibreux. On ne peut rien en faire. Ça ne brûle pas, ça ne peut pas servir en menuiserie. Jadis on y enterrait les griots (les troubadours locaux), "caste" interdite de cimetière comme l'étaient autrefois nos comédiens. Il y a, au Sénégal, des forêts de baobabs. Attention, ne croyez pas que ces forêts ressemblent d'une quelconque manière aux nôtres, hein ? C'est un peu moins vert et plus clairsemé que la forêt de Brocéliande, mais c'est beau et impressionnant, quand même...


for--t-de-baobabs05.jpg


Cet arbre étonnant et magnifique est loin d'être totalement inutile. Emblème du pays, il est partout, sur tous les insignes. Même sur Orange Sénégal ! Y a que les "footeux" qui ont préféré un autre symbole, le lion, pour leur équipe. Evidemment on comprend que le lion bondissant et rugissant soit plus à même de représenter ce sport qu'un baobab planté au même endroit depuis des siècles ;-))).

Même si il y a belle lurette qu'on n'a plus vu de lion dans ce pays, le braconnage étant un vrai problème y compris et surtout dans les réserves, puisqu'il n'y a que là qu'on trouve encore quelque gibier de grande taille. D'où le récent classement par l'UNESCO du parc du Niokolo-Koba comme "patrimoine en péril". Voyez ce site d'information qui pour une fois n'est pas la voix de son maître... L'article suscite d'ailleurs quelques débats sur le rôle des dirigeants et des fonctionnaires de ce pays.... Quant au lion, à part dans l'équipe de foot sénégalaise, on le trouve comme emblème d'un ordre qui est l'équivalent de notre Légion d'honneur... (toutes mes excuses pour le choc que peut provoquer cette juxtaposition entre foot et légion d'honneur ; mais comme vous savez on être dans la baballe favorise parfois l'accès à la rosette rouge, chez nous... ^^)

On ne peut plus manger de lion au Sénégal, mais on mange couramment du baobab. Enfin, on consomme le fruit et les feuilles. Le fruit (bouye) a une forme plus ou moins oblongue, l'écorce est veloutée et de couleur marron-vert. Il est très apprécié des singes, d'où son appellation de « pain de singe ». La fleur est très jolie mais je ne crois pas qu'on puisse la manger :

baobab-fleur.jpg
photo : http://www.futura-sciences.com

Si on ouvre le fruit (il faut le casser avec force) on trouve une grande quantité de petits dés blanchâtres d'allure un peu farineuse. Ils peuvent se consommer tels quels, leur goût est légèrement acidulé. Ils renferment chacun une petite graine noire. C'est ce que vous avez pu voir sur le billet précédent.

Koikespdsblog.jpg

La devinette n'a d'ailleurs pas inspiré grand monde, mais Nadia de Paprikas avait la bonne réponse !! Bravo Nadia, tu m'épates une fois de plus !

Trempée dans de l'eau, la pulpe se ramollit, on peut facilement en extraire les petits noyaux noirs. On mixe et on mélange avec du jus d'ananas ou de corossol (parce que seul c'est un peu fadasse quand même), voire du lait concentré, on sucre selon le goût et cela donne le "jus de bouye", une boisson de couleur claire très indiquée en cas de problèmes digestifs : c'est l'immodium local, répétent les Sénégalais aux toubabs fraîchement débarqués de l'avion et vivant dans l'angoisse d'une débâcle "touristique" ;-))).


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Photo: http://banzaisenegal.gozaru.jp/bouye-jus.jpg

 On peut également faire de la gelée avec la pulpe de ce fruit, cela rappelle un peu la gelée de coing.

Les feuilles du baobab peuvent se consommer bouillies comme des épinards ou servir de fourrage au bétail. Séchées et pilées (« lalo »), elles servent à parfumer la semoule de mil (thiéré avec lalo). Elles ont un goût acidulé et légèrement astringent.

 


Ce petit précis pas du tout précis sur le baobab étant fait, je retourne à mes cartons... Dernière ligne droite, décollage à 1h jeudi 5 juillet !!



par Natalia publié dans : FRUITS
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Samedi 23 juin 2007
 

Chaque fois que je passe sur le blog de Mingoumango, La bouche pleine (et je passe souvent car ze l'aime vraiment très très beaucoup ce blog...), je rigole en lisant le décompte journalier de la chasse aux pigeons (au pistolet à eau, en l'occurrence... ). Aussitôt je songe au nombre impressionnant de moustiques que nous abattons quotidiennement, mon homme et moi (là on ne tient même plus les comptes...). Chacun son gibier ! 

Je ne sais pas d'où viennent et comment se reproduisent les centaines de moustiques qui vivent dans notre villa, pourtant entièrement pourvue de moustiquaires aux fenêtres et régulièrement désinsectisée, et où l'eau stagnante (l'eau tout court) est rare, surtout en cette fin de saison sèche.

Les moustiques résistent à tout : aérosols, prises électriques, serpentins que l'on fait brûler, répulsifs à appliquer sur le corps, la bonne vieille citronnelle, les bracelets dernier cri à ultrasons (pourtant vantés par une amie ayant séjourné au Brésil). Non, vraiment, rien ne les arrête. Comme dit mon mari : "tu lui balances un coup de bombe, il te fait un bras d'honneur"'. Face au moustique dakarois, une seule parade : la raquette électrique.

 


Raquette----moustiques.jpg



Ce magnifique objet de torture made in China (of course...) est un jouet auquel on s'attache très vite. Au point que nous avons acheté une deuxième raquette, comme ça chacun a la sienne, on fait des matchs. Munie de deux piles de 1,5 V, cette raquette diffuse un courant électrique (pour peu qu'on appuie sur le bouton ad hoc) qui grille illico le moustique ou tout autre insecte nuisible en vol, posé sur un mur, sur un meuble. Petite étincelle, faisceau bleu électrique, odeur de kératine brûlée, c'est jouissif ! On massacre ainsi une vingtaine de moustiques à l'heure, au petit déjeuner si l'on n'est pas trop dans le cirage, tout en faisant sa toilette (ils adorent évidemment la salle de bains) ou le soir après dîner.

Parfois je regarde mon homme faire les cent pas dans le séjour, raquette à la main, auscultant les moustiquaires et les coins sombres en espérant accroître son tableau de chasse. Là, je me dis que ça devient grave... 

 

Raquette-et-moustiques-morts-copie-1.jpg




* * *


Maintenant que vous savez tout de nos crimes contre la faune africaine, une recette à base de figues, notre dessert d'aujourd'hui. Je sais, ce n'est ni la saison des figues ni le pays où en trouver... Mes figues étaient surgelées, bien évidemment. Elles m'ont fait envie, pour changer un peu des mangues.

Dans une autre vie j'ai eu le bonheur de manger des kilos de figues de variété blanche (les meilleures à mon avis...) fraîchement cueillies, quelque part au fin fond de la Lucanie. Dans cette belle région du sud italien, les figues étaient vendues, à l'époque, moins de 500 lires le kilo, soit environ 26 centimes d'euros. Comme tout le monde avait un figuier dans son jardin, personne ou presque n'en achetait, c'était le fruit du pauvre, en somme. Depuis, je n'en ai jamais retrouvé d'aussi bonnes. Même si certaines figues violettes sont excellentes, ce n'est pas pareil.


P
as question donc de manger ces figues crues comme des fruits frais. J'en ai donc fait une compote avec un reste de Banyuls (on continue à vider les placards... et puis le Banyuls cela va bien avec les figues) et quelques épices.




- 1 kg de figues décongelées à température ambiante et légèrement égouttées
- 200g de sucre en poudre
- 1 dl de Banyuls
- 2 étoiles de badiane, 1 bâton de cannelle coupé en deux, 5 gousses de cardamome verte

Mettre le tout dans une marmite à fond épais et laisser compoter à feu moyen en remuant régulièrement jusqu'à ce que le jus ait suffisamment réduit. Servir tiède ou frais, comme dessert ou en accompagnement d'un fromage de chèvre à l'huile d'olive, c'est pas mal du tout.






par Natalia publié dans : FRUITS
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Jeudi 21 juin 2007




A Dakar ce n'est pas seulement la saison des mangues, c'est aussi celle des cocktails. Un élément incontournable de la vie d'expat' : on vient dans un pays pour deux, trois, cinq ans, et chaque année la population se renouvelle en partie.

Chaque année, en octobre et en juin, on navigue de pots de départ en soirées d'adieux, de cocktails de bienvenue en brunchs de cohésion pour épouses ayant suivi leur mari. Curieusement c'est rarement le contraire... on a beau faire et beau dire, on n'échappe pas à des schémas ancestraux...

Celles qui, comme moi, ont gardé des activités sur un autre continent restent des exceptions. Elles s'excluent automatiquement du groupe des « nanas qui n'ont d'autre souci que se demander ce qu'elles mettront au prochain cocktail (dîner, brunch, voire petit-déjeuner à l'ambassade de France), passent leurs journées à courir après chiffons, parures, tissus, bijoux, déco pour leur maison, etc. etc. J'exagère ? A peine...

Ce n'est pas
(seulement) par esprit de contradiction, mais voilà, pour un tas de raisons dont certaines m'échappent, je n'ai jamais été dans le moule. Atypique : combien de fois m'a-t-on accolé cet épithète, pas toujours sur un ton très positif... Les réjouissances de la société néo-post-coloniale m'ennuient prodigieusement, je hais plus que tout les soirées dansantes (j'ai pourtant fait 15 ans de danse classique dans ma prime jeunesse). En somme mon cas est grave : je ne suis pas seulement atypique, je suis carrément asociale, pour certains. C'est l'image que je donne, donc ça doit être en partie vrai !

L'inconvénient des cocktails d'ici, c'est non seulement qu'on tourne un peu en rond, mais que la nourriture y est rarement bonne. Je pèse mes mots. A la troisième ou quatrième soirée dans la même semaine, l'estomac et les papilles se révoltent.

Pour nous reposer un peu sur le plan digestif, entre deux séances de lourdeur gastronomico-sociale (tous les jours depuis samedi dernier, et jusqu'à vendredi prochain), j'ai confectionné un dessert d'une simplicité presque inavouable, tout frais, tout léger, plein de vitamines, diurétique, anti-oxydant etc... à base de pamplemousse et de thé vert aux algues. Parfait pour commencer l'été.

Ce thé vert aux algues, c'est l'Algothé de chez Kusmi. Un thé vert de Chine garni de feuilles de menthe et d'algues diverses. Il est rafraîchissant (même chaud, c'est un comble), il a un petit goût d'algues bien perceptible, qui le distingue d'un "banal" thé vert, mais ce goût d'algues ne domine pas (c'est plutôt la menthe qui prend le dessus). On vous rassure tout de suite, on peut boire la tasse .... sans avoir l'impression de boire la tasse (au sens salé du terme !). Froid, il est encore meilleur. Parfait pour les chaleurs estivales, et pour se détoxifier un peu.






Fraîcheur de pamplemousse rose à l'Algothé (pour 2 personnes)

- Un pomelo rose
- 2 c. à soupe d'Algothé
- 50g de sucre
- 1 c. à soupe de zeste râpé de citron vert


1. Prélever les suprêmes du pomelo rose (c'est à dire les quartiers sans peau (et sans pépins)). C'est ce qu'il y a de plus difficile dans la recette.
2. Faire infuser le thé 3-4 minutes dans 30 cl d'eau à 85° (pas d'eau bouillante, cela tuerait le thé vert, et pas plus longtemps, il serait amer).
3. Retirer l'infusat, ajouter le sucre, mettre sur feu doux avec le zeste de citron vert et laisser réduire un peu ce sirop léger.
4. Laisser tiédir puis verser le sirop sur les suprêmes de pamplemousse. Mettre au frais 4h avant de consommer. 







 

 

 

par Natalia publié dans : FRUITS
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Mardi 12 juin 2007
Les mangues, toujours les mangues...

Je me suis lancée dans la confection de marmelade, mais cela ne suffit pas à écouler les stocks, vu la rapidité avec laquelle ces fruits mûrissent.

Pour changer un peu et avoir un dessert fruité mais un tout petit peu plus élaboré que le fruit brut, j'ai tenté ces verrines mangue-passion-coco. En bas, une purée de mangues avec une touche de passion et un rien de gélatine (presque insoupçonnable, ce n'est pas de la jelly parce que j'ai ça en horreur et mon homme aussi...) pour que ça se tienne. Par dessus, une crème fouettée parfumée à la crème de coco. Et pour la touche finale, un filet de caramel au citron vert + un soupçon de noix de coco râpée. Pas de quoi se prendre le chou, ni de quoi faire du lard. C'est frais, ça sent bon l'été et ça passe tout seul. L'Homme ayant été muté quelques jours au fond de la brousse, j'ai fini les deux verrines qui restaient (j'en avais fait quatre), une hier soir, une autre ce midi. 



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Pour 4 : 

- 1 mangue mûre à point
- 5 cl de pulpe de fruits de la passion (on peut remplacer par du jus d'orange si on n'en a pas)
- 2 ou 3 feuilles de gélatine (2 1/2 pour moi...)
- 40g de sucre en poudre + 15 morceaux pour le caramel
- 10 cl de crème liquide entière
- 10 cl de crème de coco (22% de m.g. minimum)
- 1 sachet de Fixe chantilly (facultatif)
- 4 c. à soupe de noix de coco râpée
- le jus et le zeste d'un petit citron vert

1. Mixer la pulpe de mangue jusqu'à obtenir une purée lisse. Faire tremper les feuilles de gélatine dans l'eau froide pour les ramollir. 

2. Faire chauffer jusqu'à frémissement la pulpe de fruits de la passion et le sucre (40g), y jeter les feuilles de gélatine essorée en remuant pour bien les dissoudre. Laisser tiédir quelques instants.

3. Mélanger la pulpe de passion + la gélatine à la purée de mangue. Répartir dans des verres ou des coupes à glace. Laisser prendre au frais au moins 2 heures.

4. Placer un cul de poule, la crème de coco et la crème liquide au congélateur 1 bonne heure avant de les fouetter ensemble. Si on veut obtenir une crème assez ferme on peut ajouter un sachet de fixe-chantilly, sinon, ne pas s'inquiéter si le résultat obtenu reste assez liquide. Verser cette crème sur la purée de fruits et laisser prendre au frais encore 2 heures minimum. 

5. Préparer le caramel avec les morceaux de sucre et 1 c. à soupe d'eau. Lorsqu'il atteint une couleur ambrée, le décuire avec le jus de citron vert. Ajouter ensuite le zeste râpé. Laisser refroidir au frais.

Au moment de servir, verser un filet de caramel sur le dessus des verrines et décorer de noix de coco râpée.


Verrines-mangue-coco-passion2blog.jpg



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Mercredi 30 mai 2007


De retour du marché avec une barquette de fraises bien mûres et une poignée de fraises séchées (de véritables bonbons, ces fraises séchées toutes roses, hummh....) , je me suis dit que j'allais les associer dans un dessert.


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FRAISES SECHEES

 
 

Depuis longtemps j'avais en tête d'assaisonner les fraises avec du bissap (alias fleurs d'hibiscus... voir par ) dans quelque chose qui ressemble à une soupe, mais en gardant les fraises crues. Je ne raffole pas des fraises cuites (sauf en confiture naturellement).

 


Bissap.jpg

BISSAP

1. On fait une décoction avec 1 bonne poignée de fleurs de bissap séchées et 25 cl d'eau. On laisse bouillir environ 5 minutes à petit feu. On filtre plutôt deux fois qu'une le jus obtenu (la couleur doit être très foncée), car le bissap a tendance à être un peu sableux.

2. On ajoute 40g de sucre et une c. à soupe d'extrait de vanille (ou une demi-gousse) et on remet sur feu doux jusqu'à obtenir un sirop léger (10 minutes environ).

3. Pendant ce temps on prépare les fraises (250g) en les laissant entières, et on tranche les fraises séchées (4 ou 5 selon le goût) en lamelles (pas trop fines).

4. On verse le sirop de bissap encore tiède sur les fraises et les lamelles de fraises séchées. On laisse mariner au moins 8 heures avant de consommer : les fruits vont s'imbiber de jus tout en diffusant leurs parfums.

On sert les fraises avec beaucoup de jus, si on veut on peut y tremper ses madeleines (je parle pour moi bien sûr !), croquer un sablé ou des langues de chat, ou déguster cette marinade telle quelle.


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par Natalia publié dans : FRUITS
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Mardi 1 mai 2007


Les poires au Banyuls concoctées il y a quelque temps et servies avec un sorbet au chocolat amer m'ont inspiré cette recette de poires glacées aux épices. Presque par accident, en fait.

Récemment je me suis retrouvée avec des petites poires Conférence mûres à point. Les poires, un reste de Banyuls, quelques épices, et voilà une énième variation autour de la poire pochée. J'ai mis du gingembre plutôt que de la cardamome, du 5 épices et de la vanille. Les poires ont été cuites entières, en raison de leur petite taille. Lorsque j'ai fait réduire le sirop de cuisson, il a beaucoup épaissi (il y avait beaucoup de sucre et pour être franche je l'ai un peu oublié sur le feu, ce sirop...). Ce "glaçage", versé sur les poires, m'a plu, en fin de compte. Comme il m'en restait, j'ai décidé d'en faire une sauce. J'y ai versé 10 cl de crème liquide : une sauce au vin sucrée et épicée, de couleur violine (j'ai oublié d'en faire une photo...).

 

Pour 4 personnes :
- 8 poires Conférence (leur petite taille rend la cuisson plus facile)
- 150 g de sucre
- 20 cl de Maury ou de Banyuls ou de vin blanc doux (ici un vieux fond de Banyuls...)
- 10 cl d'eau
- 1 cuillère à soupe de gingembre frais haché
- 1 cuillère à café rase de mélange 5 épices
- les graines d'une gousse de vanille

1. Porter à ébullition le vin, l'eau, le sucre et les épices et laisser mijoter pendant 10 minutes à découvert.

2. Pendant ce temps, éplucher les poires en gardant les queues et en les laissant entières.


3. Plonger les poires dans le sirop, les faire pocher à feu doux pendant 10 minutes environ. Les retirer délicatement et les réserver.

4. Faire réduire le vin aux épices jusqu'à ce qu'il devienne très sirupeux, presque caramélisé. Verser ce sirop en le filtrant à travers un tamis fin sur les poires, pour les enrober. Mettre immédiatement au réfrigérateur pour que le sirop "fige" sur les fruits.

 


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Lundi 16 avril 2007


Les fraises et le basilic, c'est très bon... et désormais classique.

Le basilic et l'huile d'olive, quoi de mieux ? Les fraises et le mascarpone, c'est divin... Si on mettait tout cela ensemble, avec un peu de poivre en plus ?

Il n'y a rien de sorcier là-dedans, au propre comme au figuré... C'était notre dessert d'hier soir et nous sommes toujours vivants, impatients d'y goûter à nouveau. D'ailleurs, il me reste de la crème au mascarpone et des fraises entières. Quant au(x) basilic(s), je n'ai qu'à aller le cueillir...


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Pour 4 personnes :

- 400g de fraises bien parfumées
- 125g de mascarpone
- 10 cl de crème liquide
- 5 cl de lait
- 50g de sucre en poudre
- 5 cl de sirop de sucre de canne
- une poignée de feuilles de basilic thaï et de basilic à grandes feuilles italien
- 1 c. à soupe d'huile d'olive douce et fruitée, de bonne qualité
- un tour de moulin à poivre