Du chant plein les casseroles...
Le corossol est un drôle de fruit, pas facile à manger tel quel, mais délicieusement parfumé. Un parfum exotique, un parfum de fleur, très doux. Sous la peau rugueuse et verte, une chair d'une consistance crémeuse un peu curieuse (désolée je n'ai pas fait de photo...), blanc nacré et des pépins plats, un peu comme des graines de courge, mais noirs. Impossible à couper en morceaux, impossible à servir proprement. On le déguste donc la plupart du temps en jus ou en sorbet. C'est la deuxième option qui m'a tentée pour cette fois.
Ne me demandez pas les proportions, j'ai fait çà au pif, et c'est presque toujours par approximations successives
que je réalise mes sorbets... Je cherche à atteindre LA consistance ferme mais pas dure ni cristallisée, ni trop pulpeuse ni trop aqueuse. C'est sans doute quasi impossible à atteindre sans
l'aide de la "chimie" : sirop de glucose, stabilisateur, etc. D'un fruit à l'autre, d'une tentative à l'autre, c'est jamais tout à fait pareil. Bref faire des glaces, je suis convaincue que c'est
un travail de pro. Lorsque je rentrerai en France (très très bientôt), j'irai faire une virée chez Raimo, mon glacier préféré, dans le 12e arrondissement de Paris ! Si la température le
permet...
Il y avait deux corossols bien mûrs (c'est à dire très mous) au départ, ce qui devait peser environ 1 kg. Une fois épluchés et épépinés (une opération plutôt fastidieuse car la chair est assez glissante et les pépins bien cachés), il devait en rester, disons, 700g. J'ai mixé tout çà le mieux possible. Le corossol, c'est mou mais çà se mixe difficilement. Il reste toujours des paquets de pulpe.
J'ai fait un sirop avec de l'eau et du sucre que j'ai fait chauffer avec les graines d'une demi-gousse de vanille, en maintenant à ébullition 2 minutes. J'ai versé ce sirop tiédi sur la pulpe de corossol et ajouté le jus d'un demi citron vert. J'ai remixé un coup puis passé l'ensemble au tamis (pour éliminer les morceaux de pulpe ayant résisté au mixeur).
Prise en sorbetière : 20 minutes, puis au congélateur 4 heures. Résultat : excellent pour le goût, un poil de
sucre en plus aurait été bienvenu bien que je ne sois pas un bec sucré. La consistance est un rien trop dure à mon goût, mais au moins, il ne fond pas à vue d'oeil dans la coupe. Du coup je l'ai
servi avec un filet de miel d'acacia, c'était divin... Je compte réessayer en mettant le miel directement dans la préparation.
mmmh extra!
Ton sorbet doit sûrement être délicieux et exotique à souhait!